00:00Moi, si vous voulez, je pense que ce mouvement, il est plus politique que social.
00:03Et je rejoins Joachim, c'est-à-dire que les lycéens qui aujourd'hui s'auto-proclament porte-parole
00:09ne représentent pas, loin de là, l'ensemble des lycéens français.
00:14C'est-à-dire qu'on leur accorde un monopole de représentation qui n'est pas légitime, en l'occurrence,
00:18il faut le dire.
00:19Mais ensuite, moi je pense que véritablement, quel est l'objet d'un certain nombre, d'un grand nombre de
00:25manifestants
00:25ou en tout cas d'un grand nombre de ceux qui sont les plus en avant dans ces mobilisations aujourd
00:30'hui,
00:31c'est de préparer une sorte de répétition générale politique dans l'hypothèse où Marine Le Pen était élue à
00:39l'élection présidentielle.
00:41Personne n'est dupe. Et là où il y a une ambiguïté, c'est qu'en effet, d'une certaine
00:45façon,
00:45moi je pense que l'état d'urgence aurait dû être décrété très rapidement.
00:49Parce qu'on laisse traîner d'une certaine façon une situation qui est une situation qui n'est pas acceptable
00:55et qui enquiste, si vous voulez, un désordre qui d'une certaine façon vient mettre de l'attention
01:01sur un pays qui est déjà largement en tension.