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  • il y a 25 minutes
Avec Emmanuelle Brisson, Cadre et LR et présidente du mouvement "Vivement Demain" et Louis L'Haridon, Porte-parole des jeunes socialistes

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##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-10-31##

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News
Transcription
00:01Merci Jules. C'est l'heure du débat avec vous. Bonjour Emmanuelle Brisson.
00:05Bonjour, merci de me recevoir.
00:07Vous êtes présidente du mouvement Vivement Demain, vous êtes membre du parti Les Républicains.
00:11Et bonjour à vous Louis Laridon.
00:14Bonjour Jean-François Chigny.
00:15A qui l'est ?
00:16A qui, pardon ?
00:17Vous insultez les Corses à travers la prononciation.
00:20Pas de problème, excusez-moi.
00:22Porte parole des jeunes socialistes et vous êtes secrétaire nationale du PS.
00:26Bienvenue à tous les deux.
00:27Il y a cet acte 3 des manifestations.
00:30Ma première question, elle est un peu, on va dire, une question de réflexion avec tous les deux.
00:35La violence, parce qu'il y a encore ce risque aujourd'hui important, est-elle en train de confisquer la
00:41colère sociale ?
00:42Je commence par vous, Emmanuelle Brisson.
00:45Vous savez, il y a des millions de Français qui sont en colère.
00:47Il y a des millions de Français qui travaillent tous les jours, qui payent leurs impôts.
00:50Il y a des millions de Français qui n'arrivent plus à se loger et qui voient leur pouvoir d
00:55'achat diminuer jour après jour.
00:57Mais eux, ils ne vont pas aller brûler des voitures.
01:00Eux, ils ne vont pas aller piller des commerces.
01:02D'ailleurs, eux, ils ne sont même pas sur les manifs et ils ne vont pas cracher sur les policiers.
01:06Moi, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui souffrent, qui bossent, qui se lèvent tôt, qui se
01:10lèvent à 5h du matin et qui ne vont pas aller manifester.
01:13Parce qu'il faut le dire, en fait, les images que l'on voit, les gens qui vont manifester, c
01:17'est des gens qui sont là uniquement pour foutre le bordel.
01:21C'est des gens qui sont là parce qu'ils sont en quête de sens, qui ne savent pas ce
01:25qu'ils vont faire de leur journée.
01:27Et du coup, ils sont très contents d'aller manifester.
01:29Et moi, j'en ai marre.
01:30Et honnêtement, la gauche a une lourde responsabilité dans tout ça parce que ça fait des années qu'ils vont
01:36appeler à la violence.
01:37Ils ont fait la même chose pendant deux ans où ils disaient aux gens de se réunir tous les samedis,
01:42place de la République, pour manifester pour Gaza.
01:45Et en fait, on avait des gens qui étaient là avec leur bière et qui ne savaient même pas pourquoi
01:49ils étaient là.
01:50Et aujourd'hui, c'est la même chose.
01:52À l'approche de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et tous ses copains, en fait, ils font juste de
01:58la politique politicienne.
01:59Louis Larridon, qu'est-ce que vous répondez ?
02:01Vous savez, moi, je crois que ces manifestations, elles sont parfaitement légitimes.
02:04Elles appellent effectivement un sentiment.
02:06Et vous avez bien commencé, Emmanuel Brisson.
02:07Moi, je partageais ce que vous disiez sur le fait qu'il y a plein de gens qui travaillent dur
02:09aujourd'hui.
02:10Le travail ne permet plus de vivre dignement.
02:13On ne peut plus se loger dans nos villes.
02:14On ne peut plus avoir une meilleure vie.
02:17On ne peut pas, et c'est les lycéens qui nous l'ont montré ces derniers mois, avoir des conditions
02:20décentes et les conditions matérielles pour s'émanciper à travers les études, à travers l'école de la République.
02:25C'est pour ça qu'ils brûlent les lycées et les lycéens.
02:27La violence, c'est celle de la rupture de la promesse républicaine.
02:31Le fait qu'aujourd'hui, notre travail ne suffise pas à pouvoir nous émanciper, que là où on vient conditionne
02:36un peu trop notre parcours de vie.
02:38Donc oui, il y a cette violence-là.
02:40Après, moi, ce que je vois, c'est la semaine dernière, 800 000 personnes qui ont manifesté pacifiquement dans les
02:46rues pour revendiquer une vie plus juste.
02:48Et je pense qu'effectivement, à six mois d'une élection présidentielle, c'est un message qui doit être entendu
02:51par les politiques.
02:51Les Français réclament une vie plus juste, une vie meilleure.
02:55Aujourd'hui, après neuf années de désastre libéral d'Emmanuel Macron, le pays va mal.
02:59Il va vraiment mal.
03:01Et donc, il est temps de répondre à ces urgences sociales.
03:03Et vous l'avez dit, les Français, en introduction, ils en ont effectivement marre de ces manifestations.
03:08Pour autant, ils ne rejettent pas la cause des manifestations.
03:10Donc, il y a une réponse très simple à faire, c'est répondre à la colère sociale en y trouvant
03:15des solutions.
03:16Aujourd'hui, la copie du ministère sur la question lycée n'est parfaitement insuffisante.
03:19Qu'il la revoie, qu'il fasse une copie plus ambitieuse.
03:21Nous sommes à six mois d'un présidentiel, les caisses sont vides.
03:23Vous ne pensez pas que ce sont des questions importantes qui sont posées.
03:26Vous savez, moi, j'ai un fils lycéen, donc ça me concerne.
03:29Vous ne pensez pas quand même qu'est-ce qu'on peut obtenir alors que les caisses sont vides et
03:34on est à six mois d'une élection ?
03:35Je vous pose la question à tous les deux.
03:36Je commence par vous.
03:37Gardez la malle où il arrive dedans, mais échangez tous les deux là-dessus, s'il vous plaît.
03:41Déjà, oui, les caisses sont vides, peut-être, mais en fait, la question, c'est la répartition de ces caisses
03:47et comment est-ce qu'on les finance ?
03:48Aujourd'hui, sur le dernier mandat d'Emmanuel Macron, les cadeaux fiscaux ont été faits aux plus riches d'entre
03:52nous.
03:52Les plus grandes fortunes ont bénéficié de tous les avantages.
03:55Et aujourd'hui, c'est qui ? C'est les classes moyennes, les catégories populaires et les services publics qui
03:59ont été défendés.
04:00Je sais que ma collègue débatteuse ne sera pas d'accord, mais il y a une réalité, c'est qu
04:04'aujourd'hui, cet argent existe.
04:05Et il n'y a pas besoin de milliers d'euros, il y a aussi une réforme à faire sur
04:07le fonds, sur le logiciel.
04:08Ce n'est pas que de l'argent.
04:11Mais eux, c'est toujours la même chose, de toute façon, ils ont des cibles partout.
04:14Quand ce n'est pas les riches, c'est les juifs.
04:16Quand ce n'est pas les juifs, c'est encore les grands patrons.
04:18Non, la réalité, en fait, c'est qu'aujourd'hui, plus personne ne vous respecte.
04:22Les Français ne vous respectent plus, les travailleurs ne vous respectent plus, les ouvriers ne respectent plus la gauche.
04:27Pourquoi ? Parce que la gauche, ils vont avoir davantage de mots pour les casseurs,
04:32mais par contre, ils ne vont jamais défendre les policiers.
04:35Moi, je suis désolée, mais à chaque fois qu'il y a un policier qui est agressé,
04:38la gauche va expliquer qu'il y avait un contexte.
04:40À chaque fois qu'il y a un commerce qui va être détruit,
04:43ils nous l'ont dit, là, depuis trois semaines, ils vont dire
04:45« Oh, mais c'est la colère sociale, il faut comprendre pourquoi les gens cassent ».
04:49Moi, je ne comprends pas quand les gens cassent pour aller chercher des nikes,
04:52mais bon, ça, c'est vous, encore une fois.
04:54Et puis, quand il y a un bâtiment qui va être incendié,
04:57on va dire « Ah, c'est la frustration sociale ».
04:58Moi, je suis désolée, mais en fait, la gauche, vous avez toujours des explications pour les casseurs,
05:03tout simplement parce que c'est casseur, c'est votre électorat.
05:06Tout simplement parce que les gens qu'on voit dans la rue,
05:08les gens qui viennent des cités, les gens qui cassent,
05:11les gens qui touchent la CAF, qui touchent le RSA,
05:14c'est votre électorat, et vous les chouchoutez depuis de nombreuses années.
05:17Voilà la réalité.
05:18Lui, l'arrivée, répondez à Emmanuel Prisson.
05:21Vous avez dit une chose intéressante tout à l'heure,
05:23mais qui m'a, en tout cas, interpellé.
05:26Au fond, est-ce que vous validez, vous, au Parti Socialiste,
05:28la stratégie de la France insoumise qui passe par la rue ?
05:31Ça a été expliqué et assumé par Jean-Luc Mélenchon.
05:36Je vais dire déjà une chose, je suis en désaccord frontal et total
05:38avec tout ce que vous avez dit,
05:39et tous les propos que vous tenez,
05:42assez méprisants d'ailleurs sur les Français,
05:44sur les petits gens, sur ces gens-ci qui ont des conditions sociales difficiles.
05:45Est-ce que vous condamnez les casseurs ?
05:47Oui, bien sûr, je condamne les casseurs et les violences.
05:48Moi, je suis contre la violence.
05:49Vous savez, je suis un social-démocrate, donc je crois...
05:51Est-ce que vous soutenez la police aujourd'hui en France ?
05:53Moi, je suis d'ailleurs élu de la République,
05:55donc je soutiens la police républicaine quand elle accomplit ses fonctions.
05:58Je suis à côté, je pense qu'il faut une doctrine d'emploi de l'ordre
06:01qui permette aux manifestants de manifester
06:02et aux policiers de faire leur travail correctement.
06:05Et aujourd'hui, il y a un problème de doctrine d'emploi de l'ordre.
06:07Quelle doctrine ?
06:07Aujourd'hui, la manière dont sont gérées les manifestations par les forces de l'ordre
06:10ne permettent pas, un, des manifestations qui se déroulent bien,
06:13et deux, que l'ordre républicain soit établi et respecté.
06:17Donc je pense qu'il y a un problème d'emploi par le ministère.
06:19Mais je vais quand même finir, parce que je voulais quand même le dire,
06:21parce que j'ai été pris à partie.
06:22Moi, je suis un social-démocrate.
06:24Je crois, comme les socialistes, que nous devons organiser démocratiquement
06:27le débat et les revendications.
06:29Donc oui, les violences, c'est un problème.
06:31Mais la violence étatique est aussi un problème.
06:33Aujourd'hui, il y a une disproportion complète
06:35dans l'usage de la violence par les forces de l'ordre sur les manifestants.
06:39Et je le répète, il y a une violence que les gens subissent au quotidien,
06:42c'est la fin de cette promesse républicaine, c'est cet échec.
06:45C'est de dire, demain, votre vie sera moins bonne que celle de vos parents.
06:48Et ça, c'est d'une violence absolue et totale,
06:51et c'est celle à laquelle le gouvernement doit répondre.
06:54Et pour vous répondre, nous, nous ne sommes pas la France insoumise,
06:56mais nous, nous croyons que c'est au mouvement social de s'organiser,
06:59ce n'est pas aux politiques de le récupérer.
07:01Le mouvement social, c'est les syndicats, c'est les gens,
07:03ils appellent à leur manifestation, ils font leur manifestation,
07:05à nous de dire si on soutient ou pas les mots d'ordre,
07:06mais ce n'est pas nous de les encourager, ni de les déclencher.
07:10C'est à la rue et au mouvement syndical de s'organiser.
07:12Emmanuel Brissot ?
07:13Là où je le rejoins, c'est sur l'État.
07:16Actuellement, la politique d'Emmanuel Macron,
07:18tout simplement, va être faible avec tous ceux qui n'aiment pas la France.
07:21Vous savez, vous, demain, si vous ne payez pas vos impôts,
07:24tout de suite, l'administration française, elle va vous retrouver.
07:27Si demain, vous ne respectez pas une obligation administrative,
07:31vous allez recevoir plein de courriers chez vous.
07:33Donc en fait, on remarque que l'État, quand l'État veut être fort,
07:35ils savent faire, en fait. Il y a deux poids, deux mesures dans cet État.
07:38Mais en revanche, quand il faut être ferme avec tous ceux qui nous crèchent dessus,
07:43matin, midi et soir, qui sont vos amis d'ailleurs, qui sont votre électorat,
07:46là, tout d'un coup, il y a un problème.
07:48Et en fait, je pense qu'aujourd'hui, la vraie réponse que les Français attendent,
07:52c'est faire respecter l'ordre.
07:53Moi, vous savez, je ne suis pas au Rassemblement National,
07:55mais je comprends pourquoi les gens votent Rassemblement National.
07:58Aujourd'hui, quand on voit un RN qui est à 35%,
08:01il faut peut-être se poser des questions.
08:02C'est parce qu'aujourd'hui, il n'y a plus d'ordre dans notre pays.
08:06Et vous, et vos alliés,
08:07vous n'arrêtez pas, justement, d'inciter à la violence.
08:11Vous justifiez constamment la violence,
08:13les manifestations,
08:14et c'est quand même dramatique,
08:16c'est extrêmement dangereux ce que vous êtes en train de faire.
08:17Allez, encore un mot et c'est la pause, Louis.
08:19Je crois que ce n'est pas ce que j'ai entendu dans mes propos.
08:21D'ailleurs, il faut écouter.
08:23Je pense que le problème du débat aussi,
08:24qu'est-ce qui fait monter le RN ?
08:25C'est l'incapacité d'écouter,
08:26c'est les postures doctrinales, dogmatiques,
08:29comme celles que vous prenez en ce moment.
08:30La gauche, caca.
08:32Rien ne va bien, tout est mauvais.
08:34Vos amis, il est cassé et tout.
08:36Et la droite, nous, dès qu'on aborde certains sujets,
08:37on est des fachos.
08:38Donc au bout d'un moment,
08:39je n'ai aucune leçon à recevoir de vous.
08:40Nous avons aujourd'hui un problème social profond.
08:44C'est pour ça que les gens sont dans la rue.
08:45Et le rôle d'un gouvernement,
08:47même s'il ne lui reste que six mois d'exercice,
08:49peut-être que ça l'honorerait dans ces six derniers mois
08:51de répondre aux revendications sociales du pays.
08:53Allez, nous marquons une pause.
08:54Nous évoquons le trap juste après avec tous les deux.
08:58A tout de suite pour la suite de ce débat du samedi
09:00dans le Grand Matin Week-end Sud Radio.
09:03Sud Radio.
09:08Sud Radio, le Grand Matin Week-end,
09:106h-10h, Jean-François Ackéli.
09:139h et 21 minutes avec nos deux débatteurs,
09:16Emmanuel Brisson, président du mouvement
09:18Vivement Dimanche, membre des Républicains,
09:20et Louis Laridon, porte-parole des jeunes socialistes
09:22et secrétaire national du PS 0826 300 300.
09:26Vous savez que l'antenne ouverte démarre à 9h30.
09:28Je prendrai un appel juste avant quand même
09:30avec nos deux débatteurs.
09:33Parlons de trap.
09:34L'attentat à caractère raciste de trap.
09:37Est-ce qu'il faut interdire la théorie du grand remplacement
09:41comme le réclame le maire de trap,
09:43Ali Rabé, maire génération,
09:45qui appelle à modifier la loi pour sanctionner
09:47les discours présentant certaines populations
09:50comme des envahisseurs, dit-il.
09:52Ce sont ses arguments.
09:53Je rappelle qu'il y a eu des rassemblements en hommage
09:56et à Trappes et à la Verrière dans les Yvelines.
09:59C'était une semaine après cet attentat
10:01qui a causé la mort d'un homme de 26 ans,
10:03Pingo Bossio Vangui,
10:05et blessé 7 personnes dans cette fillette de 12 ans.
10:07Je commence par vous, Louis Laridon.
10:10Est-ce que, dans ce moment-là,
10:11la politique devrait se mettre en retrait ?
10:13Les hommages sont nécessaires.
10:15Il y a le temps aussi de la souffrance et du deuil.
10:18Peut-être éviter de réouvrir l'agenda politique tous azimuts ?
10:22Moi, je pense qu'Ali Rabé est le maire d'une ville
10:24qui a été frappée par un drame,
10:26frappée par le décès, lui,
10:27aujourd'hui, le représentant de la République dans cette ville.
10:29Et il a eu des mots très justes.
10:31Et je pense qu'il dit quelque chose
10:33de la responsabilité collective de notre société
10:35dans cet attentat.
10:36C'est aussi parce qu'il y a un agenda politique
10:38qui nourrit les idées d'extrême droite violentes,
10:40un agenda médiatique, un agenda sociétal,
10:43avec des gens qui, partout dans le pays,
10:45nourrissent, permettent d'établir des gens,
10:48des esprits faibles, qui vont céder.
10:50Non, mais pardon, attendez,
10:51c'est vous qui avez appelé à la violence depuis des mois,
10:53donc vous n'allez pas nous faire croire
10:54que maintenant c'est la droite.
10:56Attendez, laissez-moi finir.
10:58En même temps, vous réagissez, Emmanuel Brisson ?
11:00Et je pense qu'effectivement,
11:01aujourd'hui, Ali Rabé a raison de poser cette proposition.
11:04Ça fait trop longtemps que l'agenda médiatique
11:06de notre pays, l'agenda politique et les idées
11:08dérivent vers la droite ultra-radicale
11:10et l'extrême droite.
11:11Et je pense qu'en posant cette mesure,
11:12il pose la bonne question.
11:13Est-ce qu'on peut tout dire dans notre société ?
11:15Et est-ce que tous les mots les plus violents,
11:17y compris envers nos concitoyens, sont permis ?
11:19Emmanuel Brisson ?
11:20Je ne suis pas d'accord.
11:21Moi, je trouve que c'est un maire
11:22qui est complètement communautariste,
11:24qui attise la haine.
11:25Hier, le rassemblement à Trappes
11:27était un rassemblement pour la France insoumise.
11:29D'ailleurs, on voyait très bien
11:30Rimet Hassan, Jean-Luc Mélenchon,
11:31qui étaient tout sourire.
11:32Pour des gens qui sont soi-disant tristes
11:34pour le racisme qui se passe en France,
11:37franchement, il faut regarder les images.
11:39Mais honnêtement, on vit dans un monde
11:41où les gens sont de plus en plus
11:42les uns contre les autres.
11:43Et en fait, le rôle du responsable politique,
11:46justement, c'est de rassembler.
11:47Et que fait la France insoumise ?
11:49Moi, je vais vous prendre un exemple très simple.
11:51Vendredi soir, à Strasbourg,
11:52la maire de Strasbourg,
11:53qui est une maire de gauche,
11:54organise un rassemblement
11:56en hommage aux victimes.
11:57Qu'a fait la France insoumise là-bas ?
11:59Ils ont fait un contre-rassemblement.
12:01Pourquoi ?
12:01Parce qu'en fait,
12:02ils ne veulent pas justement
12:03s'opposer au racisme.
12:05Ils veulent s'opposer
12:06aux autres responsables politiques.
12:08Et ça, c'est très grave.
12:10LFI est tout le temps
12:11dans le politique.
12:12Et quand le maire de Trappes
12:14dit qu'il veut interdire
12:15un débat public,
12:16en fait,
12:17il veut interdire
12:18le fait qu'on puisse parler
12:19d'immigration en France.
12:21Et ça, c'est dangereux
12:22parce que l'immigration,
12:23c'est un thème majeur
12:25aujourd'hui en France.
12:25C'est un thème
12:26qui intéresse les Français.
12:27Alors, répondez à ça,
12:28vous l'arrêtez, s'il vous plaît.
12:29Juste, en complément,
12:30si vous le permettez,
12:31également, vous dites
12:32dérive d'ultra-droite,
12:33n'est-il pas aussi
12:34une dérive d'ultra-gauche
12:35quand on voit
12:36tout ce qui se passe dans les rues ?
12:37Moi, je pense qu'aujourd'hui,
12:37on a vécu un attentat raciste
12:38d'extrême-droite.
12:39Et rappelez une chose,
12:40la présidente du groupe
12:41Rassemblement National
12:42au Sénat, cette semaine,
12:43a rappelé les propos du RN
12:45sur la ville de Trappes.
12:46C'est une ville islamique,
12:48la capitale du djihad en Europe.
12:49Mais c'est la réalité.
12:51Ce sont ces propos-là
12:52qui ont permis
12:52à un terroriste d'extrême-droite
12:54de passer à la...
12:54Moi, je ne vous entends jamais
12:56quand les gens tuent
12:57des catholiques.
12:58Je ne vous entends jamais
12:59quand les gens tuent des blancs.
13:01Mais par contre,
13:02là, tout le monde est là.
13:05Vous entendez toujours la gauche
13:07antisémite sont un problème.
13:08La violence et le meurtre
13:09est un problème.
13:09Elle est permise
13:10par un agenda politique,
13:11médiatique et sociétal.
13:12Et aujourd'hui, oui,
13:13c'est le RN qui est le tenant
13:14de ces idées.
13:15C'est l'extrême-droite
13:15qui permet et qui encourage
13:17des gens à passer à l'acte.
13:17Vous allez encore une fois
13:18chercher un vote communautariste.
13:19Mais vous étiez où
13:20pour la petite Lola ?
13:21Mais moi, j'en ai marre.
13:22Vous êtes un donneur de leçons.
13:23Ce n'est pas possible.
13:24Non, mais dès qu'il y a
13:25un attentat contre les cathos,
13:27contre les juifs,
13:28vous n'êtes plus là.
13:29Franchement, je ne vous vois jamais là.
13:29Je viens de citer l'attentat
13:31de Mohamed Merah
13:31qui était aussi un attentat
13:33raciste antisémite.
13:33Vous savez, moi,
13:34je suis contre tous les attentats
13:35racistes.
13:35On ne devrait pas mourir
13:37en raison de qui on est,
13:38de ce qu'on est.
13:38C'est ça, la République unie
13:39celle en France.
13:39Vous, vous avez quand même
13:40l'indignation à géométrie variable
13:41parce que vous n'êtes même
13:42pas capable à une semaine
13:44d'un attentat raciste
13:45de rappeler que vous êtes
13:47en train d'attaquer.
13:48Le rassemblement unitaire
13:50qui a eu lieu à Trappes hier
13:51qui rappelait quand même
13:52à un moment donné les choses,
13:53les valeurs de la République.
13:54Oui, le maire de Trappes,
13:54c'est le représentant
13:55de la République dans sa ville.
13:56C'est lui, c'est sa ville
13:57qui a été touchée
13:58et frappée par le deuil
13:59d'un attentat raciste
14:00d'extrême droite.
14:00Louis Laridon,
14:01juste pour bien comprendre,
14:03sur Trappes et la montée
14:04d'une forme de radicalité
14:07d'un islam politique radical,
14:10ça a été documenté
14:11par toutes sortes de médias,
14:13par des livres,
14:14même celui de Raphaël Baquet
14:15et Ariane Chemin
14:16qui avaient expliqué à l'époque,
14:19il y a eu beaucoup
14:19d'interviews là-dessus,
14:20qu'il y avait un très fort contingent
14:22qui avait rejoint
14:23les rangs de l'État islamique
14:25partis de Trappes.
14:26Tout ça est documenté,
14:28vous le niez ?
14:29Moi, ce que je dis,
14:30c'est que par son discours
14:31politique et médiatique,
14:32le RN et ses élus
14:33ont mis une cible
14:35sur le dos
14:35des habitants de Trappes
14:36en les indiquant
14:37comme celles et ceux
14:39qu'il faut abattre
14:40pour défendre une République
14:41qui est, selon eux,
14:42en danger par les habitants de Trappes.
14:43Oui, je pense que c'est dangereux
14:44de tenir un discours
14:45qui stigmatise,
14:46qui pointe du doigt
14:46les habitants d'une ville.
14:47Et Jean-Luc Mélenchon,
14:48il fait quoi avec les Juifs
14:49depuis deux ans ?
14:50Il ne stigmatise pas ?
14:51Non, il ne crée pas
14:53l'antisémitisme,
14:53Jean-Luc Mélenchon ?
14:54Il ne dit pas non plus
14:55qu'il faut une nouvelle France,
14:56qu'il faut que les gens
14:57soient remplacés.
14:58Il ne stigmatise jamais.
14:59Moi, j'aimerais savoir
15:00ce que vous pensez
15:00de vos alliés.
15:01Moi, je n'ai jamais vu
15:03un responsable de gauche
15:04appeler au meurtre
15:05et à mettre une cible
15:06sur le dos
15:07d'une partie
15:08de nos concitoyens.
15:10Est-ce que vous avez
15:11très précisément,
15:12et j'attends
15:14les précisions,
15:15c'est important,
15:15factuellement,
15:17un responsable
15:18des partis
15:18que vous désignez,
15:19notamment celui
15:20de Marine Le Pen,
15:21qui aurait appelé
15:22au meurtre ?
15:23Non, mais quand les propos
15:25qui sont tenus...
15:26Attendez, attendez,
15:27je me permets d'insister,
15:29quand vous dites cela
15:30sur l'antenne
15:31de cette radio,
15:32ça m'engage.
15:33Comprenez,
15:33je suis censé modérer
15:34un débat.
15:35Vous le modérez ?
15:36Moi, ce que je dis,
15:37oui ou non,
15:37ce que je dis,
15:38c'est que...
15:38Non, mais fort heureusement.
15:40Vous venez de dire l'inverse.
15:42Vous avez dit
15:42que le RN avait appelé au meurtre.
15:44Par leur propos,
15:45par le discours qu'il tient,
15:47ce sont des discours
15:48qui encouragent
15:48et qui mettent un climat
15:49qui fait passer à l'acte.
15:50Mais quel propos ?
15:51Oui, je dis que oui.
15:52Ok, citez-moi un propos
15:53d'un responsable politique de droit.
15:55Cette semaine encore,
15:56quand la présidente
15:57du groupe au Sénat
15:58du RN disait
16:00que Trapp
16:02était la capitale
16:03d'une ville islamique
16:05en miniature,
16:06oui, je pense
16:06que c'est profondément
16:08problématique
16:08et ça stigmatise.
16:09C'est la réalité.
16:10Vous savez,
16:10il y a des statistiques
16:11en France
16:11sur le nombre d'origines.
16:13Moi, je pense que
16:13vous parlez
16:14que si on pouvait tout faire...
16:14Non, mais vous êtes
16:16un espèce de bobo
16:16qui vivait dans le 6ème arrondissement
16:18et après,
16:18vous allez nous donner des leçons.
16:19Je suis né en banlieue
16:20dans le Val-d'Oise
16:20où je suis élu
16:20et adjoint en mer.
16:21Donc non, je n'habite pas
16:22dans le 6ème
16:22et je ne donne pas
16:22de leçons de boboïsme.
16:23Moi, je suis élu en banlieue.
16:24Moi, j'habite un vrai territoire.
16:26La gauche cavière,
16:27vous savez,
16:27elle n'habite pas en banlieue.
16:28Moi, je suis né en banlieue.
16:30J'y vis encore
16:30et j'y suis élu.
16:31Donc, vous n'allez pas
16:32me donner des leçons
16:32sur le boboïsme.
16:33Je suis un élu
16:34de la République,
16:35compris dans un territoire
16:36où l'immigration existe,
16:37où les personnes
16:38d'origine étrangère existent
16:39et où la concorde républicaine
16:40est possible
16:41et elle est attaquée
16:42par l'extrême droite.
16:43Vous avez pris un risque,
16:43là, Emmanuel Vrisson.
16:44Je complète ma question.
16:48Quand vous voyez,
16:49et il s'appelle
16:52Elias Dimalzelne
16:53qui est présent
16:54derrière le maire Ali Rabé
16:56quand il s'exprime
16:57et cet homme,
16:58j'avais traité le sujet,
16:59je me rappelle,
17:00avait appelé
17:01l'intifada
17:02dans les rues de Paris.
17:03Pas un problème ?
17:04Ah ben, je condamne
17:05tous les appels
17:06à la violence.
17:07Non, mais vous dites
17:07que c'est d'un bord
17:08mais pas de l'autre.
17:09Il n'y a pas d'un bord.
17:10Non, mais moi,
17:11je suis très clair.
17:12Moi, je condamne
17:12tous les appels
17:13à la violence.
17:13Je pense que,
17:14je vous l'ai dit
17:15dans la première partie
17:15du débat,
17:16je suis en social-démocrate,
17:16je pense qu'on résout
17:17les choses
17:18par le débat démocratique
17:19et aujourd'hui,
17:20je pense que c'est
17:20effectivement l'extrême droite
17:21qui nuit à ces possibilités.
17:23Ne bougez pas tous les deux,
17:23Emmanuel Vrisson,
17:24Louis Laridon,
17:24je vous prends au téléphone
17:26Laurent de Bordeaux.
17:27Bonjour Laurent.
17:28Oui, bonjour.
17:29Je voudrais que
17:30bonjour,
17:30soyez bienvenus.
17:32C'est vous qui êtes
17:33le premier de cordée
17:34pour notre antenne ouverte.
17:35Laurent,
17:36que dites-vous du débat
17:37que vous venez d'entendre ?
17:38Alors,
17:39plusieurs choses sur Trappes.
17:41Moi,
17:41je trouve honteux
17:42la récupération politique
17:43du maire de Trappes
17:44qui a transformé
17:45un hommage aux victimes
17:47en récupération politique
17:49et en meeting anti-RN.
17:51Ça,
17:52c'est indécent.
17:54Donc,
17:55voilà.
17:56Après,
17:57concernant le débat,
17:58moi,
17:59je suis profondément
18:00anti-éléphiste
18:01et anti-bordialisation
18:01de la France,
18:02je prends de l'apaisement.
18:05Mais,
18:06votre invité
18:08qui,
18:10madame,
18:11j'ai perdu son nom,
18:12excusez-moi.
18:12Emmanuel Brisson.
18:13Emmanuel Brisson.
18:15Elle dit des choses justes,
18:16mais ça serait
18:17avec beaucoup d'enthousiasme.
18:19Mais j'aimerais
18:19qu'elle serait plus audible
18:21si elle mettait
18:22un peu moins de violences
18:23et dans l'attitude
18:23et dans ses mots
18:25pour exprimer ses idées.
18:28Voilà.
18:28Vous voulez dire
18:29plus de...
18:30de civilité
18:32dans un des choses,
18:33dans un débat contradictoire.
18:34Oui.
18:35On a le droit
18:35de ne pas être d'accord.
18:36On peut aussi respecter
18:37son adversaire.
18:39Ce pays a besoin
18:40de plus de calme,
18:41vous nous dites,
18:41Laurent,
18:42ce matin,
18:42depuis Bordeaux.
18:43Exactement.
18:44et vous voyez,
18:45ça fait un lien
18:47avec les manifestations,
18:48justement.
18:49Parce que moi,
18:50c'est votre sujet du jour aussi
18:51et c'est un sujet
18:52qui me tient à cœur
18:53parce que moi,
18:53je suis commerçant
18:54et j'avais une boutique
18:56à Bordeaux Centre
18:58que j'ai fermée
18:59à cause
19:01de la manif
19:02des Gilets jaunes
19:03à l'époque.
19:04j'ai perdu 70%
19:05de mon chiffre
19:08et donc,
19:08j'ai dû licencer
19:09une personne
19:11et donc,
19:12je dis,
19:13le droit de manifester
19:14est bien,
19:15il faut le garder,
19:16il n'y a aucun débat
19:17là-dessus,
19:18mais il faut aussi
19:19savoir préserver
19:20nos centres-villes.
19:21Donc,
19:21vous parlez d'expérience,
19:23Laurent,
19:24visiblement,
19:25oui.
19:26Exactement,
19:26oui.
19:27Et les centres-villes,
19:28si on n'arrive pas
19:28à les préserver,
19:29ils vont se vider
19:29et on ne va pas
19:31améliorer la situation.
19:32Donc,
19:32ça,
19:32c'est déjà une première chose.
19:34Après,
19:35les manifestations
19:36pour manifester
19:37avec une pancarte
19:38pas content,
19:39pas content,
19:39ça ne sert à rien.
19:40Il faut quand même
19:40avoir des revendications
19:42mais aussi et surtout
19:44des propositions.
19:45Et ça,
19:46moi,
19:47je ne vois pas
19:47vous dire beaucoup.
19:48Je pense que
19:49ça serait pas mal
19:49qu'on réinstaure
19:50des cours d'économie
19:51à tous les Français.
19:52Parce qu'augmenter
19:53les salaires,
19:54c'est une bonne chose
19:55mais qui paye ?
19:57Et si c'est fournir
19:57la rentabilité des entreprises,
19:59on va augmenter du chômage.
20:00Et le dernier point
20:02qui me tient à cœur aussi,
20:03c'est l'État-providence.
20:05On est rentré
20:06dans un système
20:07depuis quelques années
20:08où dès qu'on a un problème,
20:10on attend un chèque de l'État.
20:11Mais le prochain président,
20:13il a du boulot
20:13parce qu'il va falloir
20:14sortir de cet État-providence
20:16où on attend tout l'État
20:17et on n'arrive même plus
20:18à se débrouiller soi-même.
20:19Oui,
20:20on finit avec le collège.
20:21On finit avec l'État-nounou, oui.
20:23Moi, je suis commerçant
20:24mais aujourd'hui,
20:25j'ai des soucis,
20:26je ne le cache pas
20:27parce que la crise de Trump,
20:29les canicules,
20:30les incendies,
20:31enfin,
20:32ma boîte en est vraiment
20:33en difficulté en ce moment.
20:34Ça commence à faire beaucoup.
20:36Et je me bats tous les jours,
20:38je bosse,
20:39je me bats,
20:40j'essaye de trouver des solutions
20:42et je ne suis pas
20:43dans la rue
20:45en train de chouiner
20:46en disant
20:47que fait l'État pour moi.
20:49Merci Laurent,
20:50merci,
20:50message reçu Laurent
20:52et je vous souhaite
20:53de bon courage Laurent
20:54pour cette journée,
20:56message reçu.
20:56Merci à tous les deux,
20:57le temps a tourné.
20:59Emmanuel Brisson,
21:00merci.
21:01Merci infiniment
21:01et pour répondre à Laurent
21:02en deux secondes,
21:03moi je suis comme
21:04beaucoup de Français,
21:05j'en ai assez
21:05et je pense que ça fait
21:06une quinzaine,
21:07vingtaine d'années
21:08que la droite
21:09s'est centrisée,
21:10la droite était devenue
21:11un centre mou
21:12et au bout d'un moment,
21:13nous aussi on a le droit
21:13de dire les choses
21:14et je pense que justement
21:15il faut se révolter
21:16et d'arrêter d'être
21:17dans la majorité silencieuse.
21:19Allez,
21:19vous le dites fortement,
21:21président du mouvement
21:22Vivement Demain,
21:23membre des Républicains,
21:23merci Louis Laridon.
21:24Merci pour l'invitation
21:25et merci pour cet échange,
21:27ceci tandis que j'ai trouvé intéressant,
21:28vous savez moi je ne suis pas
21:29LFiste,
21:30il est de droit,
21:30je pense que vous dites
21:31des choses qui sont
21:31très intéressantes monsieur,
21:33je partagerai avec vous
21:34mais je pense que la solution
21:35de la rupture de l'État prévident
21:36ce n'est pas la bonne chose,
21:37la question c'est comment
21:37on a de l'efficacité
21:39du service public.
21:40Quand je dis l'État nounou,
21:41cher Louis Laridon,
21:42porte-parole des jeunes socialistes
21:43et secrétaire national du PS,
21:44je veux dire aussi
21:45qu'il serait temps
21:47que les majorités successives,
21:48celles qui alternent,
21:49qui vont alterner,
21:51il serait temps désormais
21:51qu'on puisse optimiser
21:53la marge de l'État,
21:55ne pas renoncer
21:55au service public,
21:56au contraire,
21:57on en a bien besoin
21:58mais on va dire
21:59de manière plus efficace,
22:02notamment dans les zones rurales.
22:04On va bien finir ce débat
22:04parce qu'on va être d'accord.
22:05Voilà,
22:06nous sommes d'accord avec ça.
22:06Merci à tous les deux,
22:07vous revenez,
22:08promis.
22:08Allez,
22:08la suite du 0800 26 300 300,
22:10vous nous appelez après la pause.
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