Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
L'exécutif peut-il parvenir à faire redescendre la colère? Dans une interview diffusée mercredi, Emmanuel Macron a appelé à un retour au calme dans les lycées, quelques heures après avoir participé à un conseil de défense et de sécurité nationale en vue des nouvelles manifestations prévues ce week-end en France. L'exécutif prévoit un nouveau dispositif policier d'ampleur pour prévenir les tensions et les violences. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonsoir Alain Bauer, merci de votre présence ce soir, professeur émérit de criminologie,
00:04auteur de « Il faut sauver nos enfants » aux éditions First.
00:08Pour ce samedi 31 octobre, Alain Bauer, qui va se prolonger avec la soirée d'Halloween,
00:12Laurent Nunez, on vient de l'entendre, a détaillé le dispositif sécuritaire.
00:16Comment vous le qualifiez ? Est-ce qu'il faut dire inédit, massif, impressionnant,
00:21ou alors calibré en des temps si troublés ?
00:24Tout ça en même temps probablement, parce que chacun va trouver l'argument qui lui convient.
00:30Alors inédit, je pense qu'on a dû atteindre des chiffres plus importants à des moments
00:36comme par exemple les jeux en Afrique, qui se sont étendus beaucoup plus longtemps.
00:41Là, on a plutôt une répétition du 24 octobre étendue à la nuit, on va dire.
00:46Voilà, ce n'est pas le 17, je pense.
00:49Alors comme toujours, les prévisionnistes ont ceci de merveilleux
00:53qu'en général ils essayent de faire oublier ce qu'ils ont dit le lendemain.
00:56Donc je vais essayer de tenir ma position.
00:58Le 17 a été un moment paroxystique.
01:01Là, on est dans l'entre-deux du 5 novembre.
01:04Mais il y a effectivement Halloween qui fait durer dans la nuit,
01:08ce qui traditionnellement se termine par quelques escarmouches.
01:11Là, on va avoir une longue nuit où vont se mélanger à la fois des gens déguisés,
01:16des gens masqués, des gens qui pratiquent des violences urbaines traditionnelles,
01:20comme il y en a le 31 décembre hélas aussi.
01:23Et donc c'est la durée qui va être, je pense, plus importante que l'intensité.
01:29Deuxièmement, la dispersion.
01:31En général, une manifestation, c'est un lieu central qui, par la masse de manœuvres des gens qui viennent manifester,
01:38permet à des casseurs de surfer sur la manifestation.
01:41Et en cas de débordement, c'est-à-dire au moment où la police est débordée,
01:45à des pilleurs de venir piller.
01:47Mais il faut qu'il y ait une conjonction de ça.
01:49Là, la diversité des lieux, la mobilité des casseurs et donc des pilleurs,
01:54qu'on a revu un peu moins le 24, mais encore un petit peu,
01:58là va amener à un retour, j'allais dire un retour de flammes,
02:01mais en tout cas un retour d'éparpillement,
02:04qui vont marquer par le nombre de lieux où ça peut se produire,
02:09la difficulté à la police de retrouver sa mobilité.
02:12Ce qui a été le changement, non pas de doctrine, mais de tactique du 24,
02:16qui a réduit considérablement les dégâts,
02:19mais qui commence à épuiser les forces de manière considérable.
02:23Il y a un excellent papier de Jean-Marc Leclerc dans Le Figaro,
02:26qui est un des très très grands connaisseurs de la difficulté de la vie policière.
02:30Et comme l'a rappelé le ministre, 1200 blessés, on ne les remet pas sur pied dans la seconde.
02:34Ce que vous disiez d'ailleurs depuis un certain temps,
02:35là pour le 31, ils ne vont pas être tout de suite...
02:39D'autant que pour moi, l'élément paroxystique,
02:41vraiment le sommet du risque, c'est le 5 novembre.
02:45Donc je suis...
02:46Voilà, je pense que ça sera moins pire que le 17,
02:50égal au 24, mais plus long en termes de temporalité,
02:54avec beaucoup plus de lieux à risque qu'avant.
02:58Qu'est-ce qui vous fait dire que le 5 novembre,
02:59ça pourrait être justement paroxystique ?
03:01Oui.
03:02Pourquoi ?
03:03Parce que je pense que c'est le moment où quelqu'un va dire
03:06« il faut savoir arrêter une grève »,
03:08version revisitée de 68 ou de Maurice Thorez.
03:14Il y a un enjeu là d'en sortir.
03:17Je crois qu'il est commun à tout le monde.
03:19Et je lis avec beaucoup d'attention
03:21les longues interviews très précis et très méticuleuses,
03:26écrites, des entretiens de Jean-Luc Mélenchon par exemple,
03:29qui expliquent ce qu'est la nature du mouvement social,
03:32comment on débouche d'une crise.
03:34Déboucher, c'est à la fois une solution et un effet des stops,
03:38pardon pour la publicité gratuite.
03:40Et donc les deux éléments sont réunis aujourd'hui pour en sortir,
03:43je pense, par une fin de lâchage par le gouvernement
03:48d'une version gilet jaune.
03:49Alors 10 milliards, 13 milliards, 9 milliards,
03:51tout ça n'a plus aucune importance.
03:53De toute façon, ce sont des engagements pris gratuitement
03:55pour le gouvernement suivant dans le cadre d'un budget
03:57dont vous avez pu constater qu'un seul parlementaire
03:59avait voté pour le budget de la Sécurité sociale.
04:02Et l'année dernière, un seul parlementaire
04:03avait voté pour le budget recette.
04:05Lâchage total ou alors ?
04:08Ah non, ou lâchage total ou lâchage total.
04:10Ah d'accord, donc à la fin ça se terminera.
04:11Mais alors pardonnez-moi, pourquoi autant de blessés ?
04:14Pourquoi autant de conjonctions de haine ?
04:16Pourquoi laisser tout ça sans quitter, sans raciner ?
04:18Parce que l'idée que l'État puisse s'aider,
04:20entre guillemets, aussi facilement...
04:23Voilà, Parcoursup c'est bon.
04:24Alors vous avez pu noter qu'il y a eu un débat
04:25sur comment on remplace Parcoursup.
04:27C'est le moment de révélation.
04:29Là, il n'y a plus personne.
04:31Parce que personne ne sait,
04:32puisque la question centrale de Parcoursup,
04:34ce n'est pas le process,
04:36c'est la dévalorisation du baccalauréat
04:38qui est un choix politique,
04:39assumé par le gouvernement.
04:41Les numerus clausus qui font qu'une fois
04:43qu'on a lâché sur le bac,
04:44on a commencé à fermer des filières,
04:46notamment les filières médicales.
04:47Alors si quelqu'un vient m'expliquer
04:48qu'on a trop de médecins et trop d'infirmières en France,
04:50je l'attends, mais deux pieds fermes.
04:53Mais l'État a fait ça,
04:54de la même manière qu'il avait réduit
04:55le nombre d'informaticiens.
04:57C'est-à-dire que l'État est le pire RH de la planète.
05:00Le nôtre.
05:01Donc on est en train de payer des années ?
05:03Des dizaines d'années.
05:05Parce que quand on vous dit
05:06amener une classe d'âge au niveau du bac,
05:08on ne dit pas donner le bac à tout le monde.
05:10Ça n'a jamais été écrit comme ça.
05:12Quand on dit collège unique,
05:14on réduit la possibilité d'accès
05:17à des formations courtes,
05:18accessibles et qui amènent à l'emploi
05:20de gens qui ont envie de faire ça,
05:23manuellement ou pas.
05:25Et nous, on ferme les filières courtes
05:27et on les rend sélectives à l'université
05:28et on ouvre les filières longues.
05:30Du coup, on dit on ne fait pas de sélection.
05:32Mais ce n'est pas vrai.
05:32On l'a fait par l'échec et l'abandon.
05:34C'est terrible.
05:34À Tolbiac, quand j'étais vice-président de Paris 1,
05:36il y avait 60% d'élimination
05:38au deuxième semestre de la première année.
05:41Là, même pas 30% des étudiants
05:44arrivent à finir leur licence.
05:46Où vont les autres ?
05:47En fait, on les écœure,
05:49on les lâche dans la nature.
05:51D'abord, on leur interdit de faire
05:52ce qu'ils ont envie de faire.
05:53Et ce n'est pas à nous de le décider.
05:54Nous n'avons aucune idée
05:55de ce que seront les emplois de demain.
05:57Aucune.
05:57Tous ceux qui vous racontent
05:59qu'il faut sélectionner
06:00ne comprennent même pas
06:01ce dont ils parlent.
06:02L'IA vient de tout révolutionner.
06:04La Chine vient de changer
06:05un tiers de ses formations
06:06en disant qu'on les met à la poubelle.
06:08Ça n'a plus aucun sens.
06:09Tout doit passer par l'IA.
06:10Mais alors leur angoisse...
06:11On est encore en train de se poser
06:12la question de savoir
06:13à quel moment il va falloir sélectionner
06:15pour faire des formations
06:16dont nous savons par ailleurs,
06:17par ailleurs,
06:18par les Américains ou les Chinois,
06:20qu'elles n'existent plus telles
06:22qu'elles appellent.
06:23Mais attendez, là,
06:24ça supposerait un changement total
06:26de paradigme et de système.
06:27Non, ça nécessiterait que tous ceux
06:29qui sont les acteurs du terrain,
06:31tous, qui savent tout ça,
06:33très très bien,
06:35au lieu de nous balancer des machins,
06:37des trucs, des sous-négociations,
06:38j'invite ci, mais j'invite pas ça,
06:39là, je parle aux youtubeurs
06:41avant de parler aux syndicats.
06:43Toutes les erreurs,
06:44même de grossièreté,
06:47qui sont faites vis-à-vis
06:49du mouvement social.
06:50Un mouvement social,
06:51c'est un mouvement social.
06:52On lui parle social.
06:53Donc il a été méprisé, selon vous ?
06:55Ah oui.
06:56L'arrogance, la suffisance
06:57et le mépris de l'État en général
07:01et du chef de l'État en particulier
07:03est un sujet récurrent.
07:05Donc il faut s'attendre
07:06à ce que le mouvement lycien étudiant
07:07soit encore très présent.
07:09D'abord, je pense qu'il le sera
07:11le 31, de toute façon.
07:12On le savait.
07:13Et pour la rentrée du lundi ?
07:14Mais je rappelle que le 17
07:15comme le 24,
07:16les manifestations étudiantes
07:17ont été massives
07:18et plutôt joyeuses
07:19et que la problématique
07:21était plutôt une sorte
07:23amateurise dans la gestion
07:24du maintien de l'ordre
07:25parce qu'ils n'en avaient jamais fait.
07:26Et que les étudiants
07:27sont arrivés un peu plus tard.
07:28La CGT, fort heureusement,
07:29est arrivée un peu plus tard.
07:30Et donc la reprise
07:31par des professionnels
07:32du maintien de l'ordre d'un côté
07:33et des professionnels
07:34du maintien de l'ordre
07:34du côté policier,
07:35CRS et gendarmes mobiles,
07:37les braves à Paris
07:38parce que c'est ça
07:40qui a commencé
07:40à reprendre le terrain
07:42quand il avait été
07:43totalement perdu.
07:44J'avais d'ailleurs salué
07:45l'action,
07:46je suis un des rares
07:47mais je continue,
07:47du préfet Lallemand
07:48et du patron des CRS
07:50de l'époque.
07:50Il n'y a pas avec nous
07:51lundi d'ailleurs
07:51sur ce plateau.
07:53L'un a repensé,
07:55l'autre a revisité
07:56et a permis
07:57une chute considérable
07:58du nombre de blessés
07:59dans les manifestants.
08:00Moi c'est un indicateur
08:02qui vaut ce qu'il vaut.
08:03Ce n'est pas la qualité
08:04du préfet Lallemand,
08:05c'est l'efficacité
08:06qui a compté
08:07en termes de réduction
08:08du nombre de blessés
08:09et de maintien
08:09de l'ordre public
08:10alors même qu'il y a
08:11des manifestations
08:12tous les samedis
08:13et tous les dimanches
08:13parce que les gilets jaunes
08:14c'était des gens
08:15qui travaillaient la journée,
08:17des travailleurs pauvres
08:18comme on dit,
08:19qui travaillaient la journée
08:20et qui venaient exprimer
08:21leurs revendications
08:21le week-end
08:22et qui n'avaient jamais eu
08:23aucun engagement politique,
08:25aucun engagement syndical
08:26et une très faible approche
08:27de ce que c'était
08:28que le droit de manifester
08:29qui est quand même
08:29relativement réglementé.
08:30Mais justement,
08:31vous nous rappelez
08:32souvent la longue histoire
08:33de Jacquerie en France
08:35Oui, Milan.
08:35Mais là, je trouve
08:37que le tableau
08:37est quand même très particulier.
08:39C'est un mélange
08:39qui est très hétéroclite.
08:41Totalement.
08:42Je ne sais pas,
08:42on a des gilets jaunes,
08:44des ex-gilets jaunes
08:45mais qui sont là.
08:46Des gilets jaunes
08:47qui n'ont pas digéré
08:48la fin de leur mouvement.
08:49Tout se sentient méprisées,
08:50abandonnées à raison d'accord.
08:51Non, et c'est surtout
08:52qu'ils ont compris
08:52que les cahiers de doléances
08:53n'avaient servi à rien.
08:54Parce que l'idée
08:55que les cahiers de doléances
08:56allaient pouvoir servir
08:57a été une porte de sortie
08:58intelligente du gouvernement.
08:59L'idée de les oublier
09:00le lendemain
09:01a été la pire baffe,
09:03la pire insulte,
09:03le crachat à la figure
09:05de ce peuple.
09:05Ah, donc queue de comète
09:07de certains gilets jaunes.
09:09Des jeunes qui vont repartir
09:10de plus belles
09:10après les vacances,
09:12ceux qui crient et hurlent
09:13contre la vie chère.
09:14Ils vont essayer de repartir
09:14de plus belles.
09:15C'est pour ça que je dis
09:16que le moment parochistique,
09:17c'est le 5.
09:18C'est le moment entre deux.
09:20On rentre, mais on ne rentre pas.
09:21On a obtenu,
09:22mais on n'a pas tout obtenu.
09:23Il y a des discussions,
09:25mais pas tout ce qu'on veut.
09:26C'est le moment
09:27où vous n'êtes pas dans
09:27on n'a rien obtenu.
09:29C'est le moment compliqué
09:31de on va s'y remettre
09:32parce que les parents,
09:34les études, les débouchés.
09:36Mais s'il n'y a pas
09:37une mise à plat de
09:38mais pourquoi on fait tout ça ?
09:40À quoi servent les diplômes ?
09:42Quelle est l'option
09:43des emplois de demain ?
09:44On ne prend pas ce chemin, là.
09:45Là, il y a de ce qui est
09:46à dire, c'est pas fini.
09:47Donc les anciens gilets jaunes,
09:49ces jeunes-là,
09:50ceux qui crient leur colère
09:51sur la vie chère,
09:52la génération qui affiche
09:54sa haine de flic,
09:55les transporteurs,
09:56les pompiers,
09:57les infirmières,
09:58les instituteurs,
09:59mes collègues,
10:01professeurs,
10:01les chercheurs.
10:02Si vous trouvez
10:03une catégorie sociale
10:05satisfaite de sa situation,
10:07il faut l'inviter
10:08et faire 8 jours de suite.
10:09Si tout le monde
10:10a quelque chose
10:10à revendiquer
10:11et certainement légitimement
10:13face à un État
10:13qui est en risque,
10:15parfois, il a dit lui-même,
10:15d'effondrement.
10:16Comment on fait ?
10:18On se parle.
10:19Le problème,
10:20c'est que l'État,
10:20dans ce pays,
10:21nous dit
10:21je sais tout,
10:22je fais tout
10:22et surtout ne vous occupez
10:23de rien.
10:23C'était sa promesse fondatrice.
10:25Il le fait plutôt bien.
10:27Vous avez dit hier
10:27Jean-Louis Bourleau
10:28à votre place.
10:29Oui.
10:30Nous parlons beaucoup
10:31avec Jean-Louis Bourleau.
10:32Pour moi,
10:32c'est une immense erreur
10:34de ne pas lui avoir confié
10:35au moment du plan banlieue
10:37le fait de faire
10:39que le président de la République
10:40sait tout,
10:40fait tout,
10:41croit tout
10:41et pense que tous les autres
10:43sont des cons.
10:43Ce qu'on a le droit de penser
10:44mais surtout,
10:45il leur dit,
10:45ce qui est beaucoup plus difficile
10:47à digérer.
10:48Ça se voit,
10:48ça s'entend
10:49et ça se comprend.
10:50Il y a un moment
10:50où il faut considérer
10:52que les autres
10:52servent à quelque chose,
10:53qu'il y a des gens
10:54sur le terrain
10:54qui pensent quelque chose.
10:55Jean-Louis Bourleau
10:56en fait partie.
10:57Vous aviez Michel-Édouard Lecœur.
10:58J'ai regardé avec beaucoup
10:59d'attention
10:59les émissions
11:00des derniers jours.
11:02Vous avez beaucoup
11:03d'opérateurs de terrain
11:04qui peuvent vous raconter
11:09là où vous voulez en venir,
11:10dites-moi si c'est le cas.
11:11En fait,
11:12les opérateurs de terrain
11:13en opposition
11:14à une promesse de l'État
11:15qui n'est plus tenue
11:16parce que la promesse de l'État,
11:18la première promesse,
11:19c'est la protection.
11:20Bien sûr.
11:21C'est le contrat.
11:21C'est l'hôpital,
11:22c'est l'éducation.
11:23Tous les services publics,
11:24il n'y en a plus aucun
11:24qui fonctionne
11:25sauf la perception de l'impôt.
11:26De ce point de vue-là,
11:28l'efficacité est réelle.
11:30Mais c'est un peu le problème.
11:32Mais rassurez-nous,
11:33l'État peut reprendre la main,
11:34Alain Bauer.
11:34Non, mais les citoyens
11:35qui sont la composante
11:37essentielle de l'État,
11:38donc la nation,
11:39c'est vrai qu'en France,
11:39c'est un peu particulier
11:40parce que l'État a créé la nation,
11:41il l'a inventée.
11:42Il lui a donné un joli...
11:44Il lui a fait un roman national
11:46magnifique.
11:47Le récit national
11:48est un peu plus complexe
11:49et les historiens sont là
11:50pour dire oui, non,
11:53nos ancêtres les Gaulois,
11:54pas vraiment.
11:55Les Francs,
11:55on a le nom de nos envahisseurs.
11:57Mais notre histoire
11:58est magnifique
11:59et vous avez un magnifique ouvrage
12:01de la France Pays merveilleux,
12:02je crois,
12:02qui nous redonne confiance
12:04dans notre propre histoire
12:05et qui est remarquable.
12:07Voilà,
12:08il y a plein de moments
12:09qui sont remarquables
12:11dans le pays
12:11et il y a plein de gens
12:12qui sont remarquables.
12:13Si la France
12:13voulait aller jusqu'au bout,
12:15après les cahiers d'oléance,
12:17on a droit aux États généraux.
12:18C'est ça qui nous manque,
12:19en fait.
12:20Mais des vrais États généraux.
12:21Des vrais.
12:22Pas des faunées
12:23d'États généraux.
12:24On oublie le lendemain.
12:25Pas un référendum
12:26dont on met le résultat
12:27à la problème le lendemain.
12:28est devenue une manière
12:29de s'exprimer dans le pays.
12:30L'émeute a toujours été
12:31une manière de s'exprimer
12:31dans le pays
12:32parce que l'État
12:32n'a jamais su négocier
12:33si ça n'était pas sérieux
12:34et donc s'il n'y avait pas
12:35une émeute.
12:36Ça n'a rien à voir
12:37avec ce moment précis.
12:38Là, ce qui change,
12:40c'est qu'on nous expliquait
12:40que cette jeunesse,
12:41elle était dépolitisée,
12:42qu'elle était tiktokisée,
12:43qu'elle s'occupait de rien.
12:44Quand on les voit sur le plateau,
12:46je peux vous dire
12:46qu'ils sont extrêmement
12:48politisés dans le français.
12:49Oui, mais ils parlent
12:50un excellent français,
12:51ils savent ce qu'ils veulent,
12:52ils sont extrêmement intelligents,
12:55déterminés.
12:56Je veux dire,
12:56c'est une jeunesse
12:57qui s'est réinvestie
12:58sur tous les secteurs
13:00Ça, c'est une bonne nouvelle alors ?
13:01C'est une super bonne nouvelle.
13:02Il faut donc en profiter.
13:04Au lieu de réprimer,
13:05il faut dialoguer.
13:06Oui, mais il y a à l'un bord...
13:08Ce qui ne veut pas dire
13:08qu'il ne faut pas taper
13:09sur les casseurs,
13:10arrêter les pilleurs.
13:12Si il y a cette jeunesse politisée,
13:12il y a une avant-garde
13:15qui est extrêmement...
13:17Radicale.
13:17Un mouvement social,
13:18c'est une génération politique,
13:19une avant-garde radicale,
13:20une réponse autoritaire et...
13:23Et après...
13:23Un débouché politique ?
13:25Soit un effondrement étatique,
13:27soit un débouché politique.
13:29Donc le gouvernement
13:29est au courant de tout cela,
13:30rassurez-moi.
13:31J'espère.
13:32Je pense qu'ils ont
13:33une de saines lectures.
13:35Contrairement à ce que
13:36beaucoup de gens disent,
13:36M. Lecornu est un très bon
13:38Premier ministre
13:39dans une situation ingérable.
13:41Donc il est très intelligent,
13:42très souple,
13:43c'est lui qui avait trouvé
13:43les cahiers de doléances,
13:44etc.
13:45Encore faut-il arriver
13:46à gérer le président
13:48qui fait tout.
13:49Premier ministre,
13:49ministre de l'Intérieur,
13:50directeur des services
13:51de renseignement,
13:52préfet de police...
13:52C'est un vrai sujet.
13:54Si chacun doit être
13:55dans son rôle,
13:55pourquoi le ministre de l'Intérieur
13:56reçoit les lycéens
13:57sur le maintien de l'ordre ?
13:58Est-ce que c'est pertinent ?
13:59Parce que le président de la République,
14:00comme les lycéens ont expliqué,
14:02a dit aux lycéens
14:03quand il les a reçus
14:04que pour le maintien d'ordre,
14:05ce n'est pas le ministre
14:05de l'Éducation
14:06de l'enseignement supérieur,
14:07mais le ministre de l'Intérieur,
14:08c'est plutôt une bonne nouvelle.
14:09D'ailleurs, en général,
14:09quand il y a des manifestations
14:10étudiantes,
14:11vous aviez, depuis 1986,
14:12au moment où moi,
14:13j'organisais des manifestations
14:14étudiantes,
14:15un correspondant
14:16de la préfecture de police
14:17qui gère avec vous
14:18les parcours,
14:18les débordements
14:20et la gestion
14:21la plus apaisée possible
14:23d'un mouvement.
14:24Au lieu d'avoir Paris
14:24à feu et à sang
14:25après la mort de Malik Ousekine,
14:27qui est un drame
14:28qui a totalement marqué
14:29et les policiers
14:30et les générations précédentes
14:32et encore aujourd'hui,
14:33on avait trouvé des solutions
14:35pour permettre des manifestations,
14:36les casques blancs,
14:37etc.
14:38Toutes choses que nous avions
14:39inventées à l'époque
14:40pour permettre la liberté
14:41de manifester
14:42et éloigner les casseurs
14:44le plus possible.
14:45Et d'ailleurs,
14:46nous avons eu un débouché
14:47politique qui était facile.
14:48Retrait de la loi.
14:49Ça, c'est simple.
14:49Je reconnais.
14:50Mais c'est un mouvement immense.
14:52Et donc,
14:52avec beaucoup de jeunes,
14:53lycéens et collégiens
14:55qui avaient des idées
14:55un peu bizarres
14:57de la manière
14:57dont ils voulaient exprimer
14:58leur mouvement
14:58avec des organisations étudiantes
15:00et syndicales ouvrières
15:01qui les voyaient arriver.
15:02Et notre seule préoccupation,
15:04c'était de les protéger
15:05d'eux-mêmes.
15:06Parce qu'ils étaient
15:07quand même,
15:09voilà,
15:10très joyeux
15:11et très difficiles
15:13à maîtriser
15:14dans leurs emportements
15:15de l'époque.
15:16Donc,
15:16on essayait de faire en sorte
15:18qu'ils puissent manifester.
15:19C'était la première fois
15:19qu'on y arrivait
15:20autant de lycéens
15:21et de collégiens
15:22déjà à l'époque
15:22et de s'intégrer
15:24dans le process
15:24alors qu'ils voulaient être
15:25devant le service d'ordre central.
15:27Il y avait ce qu'on appelait
15:27la nébuleuse.
15:28Déjà,
15:29ils nous dépassaient
15:30pour aller directement
15:31pousser le premier rang
15:32de policiers,
15:33ce qui ne pouvait pas se passer.
15:34Donc,
15:34on avait les plus grandes difficultés
15:36à maîtriser,
15:36je dirais,
15:37une sorte de détermination
15:38juvénile
15:39qui nous faisait peur
15:40pour eux.
15:41Nous,
15:41on était plutôt habitués
15:43au mouvement social.
15:44Et quand vous voyez
15:44comment les tracés
15:45Alain Bauer
15:46se négocient parfois
15:48à la dernière minute
15:49et les policiers
15:51qui regardent
15:51sur leur téléphone
15:52à la dernière minute
15:53c'est assez rare
15:54parce qu'il y a un problème.
15:55D'abord,
15:56vous venez discuter
15:57le tracé avec la préfecture
15:58au moment où vous déclarez.
15:59En fait,
15:59la préfecture ne décide pas
16:00le tracé.
16:01Elle vous dit
16:01non, non,
16:02là,
16:02ce n'est pas possible.
16:03Donc là,
16:03vous entrez dans la négociation
16:04et vous avez toujours
16:04deux ou trois tracés
16:06de dérivations.
16:07Alternatifs.
16:07Maintenant,
16:08il y a deux problèmes.
16:08D'abord,
16:09il y a trop de monde.
16:10Ça,
16:10vous ne pouvez pas
16:11l'anticiper.
16:12Et on l'a vu le 17.
16:13On voit d'ailleurs
16:14la manifestation de samedi 31 octobre.
16:16On aura de faire
16:16sur les parcours.
16:18Deux à trois fois plus
16:19de personnes qu'attendues.
16:21Deux,
16:21il y a eu le moment
16:22gilet jaune.
16:23L'Arc de Triomphe,
16:24l'Elysée,
16:25les Champs-Elysées.
16:25Une sorte d'élément
16:28genre Coupe du Monde.
16:29Là,
16:29c'était compliqué
16:30parce que c'est normalement
16:31toujours interdit
16:32et c'est toujours
16:33très compliqué à gérer
16:34à cause d'abord
16:35du risque de la casse
16:36et de la proximité
16:37des institutions.
16:39Après,
16:40vous avez la protection
16:40de l'Assemblée nationale,
16:41du Sénat,
16:42des chaînes de télévision
16:44parce que c'est quand même
16:45un sujet très important
16:46de laisser la liberté
16:47de l'information
16:48et de ne pas laisser
16:49des agresseurs
16:50prendre le contrôle
16:51des chaînes
16:51ou de les couper
16:51même si c'est arrivé
16:52en 68
16:53où des chaînes périphériques
16:55ont été coupées
16:56sur instruction du gouvernement.
16:57C'est comme TikTok
16:58en Nouvelle-Calédonie
16:59malgré une décision
17:00du Conseil d'État
17:01disant que ce n'était pas bien.
17:02Vous voyez,
17:02il y a toujours des moments
17:03où on prend des...
17:04Le tracé,
17:06il permet de maîtriser
17:07le cœur de la manifestation
17:08donc la masse de manœuvres.
17:09Mais,
17:10vous l'avez vu par exemple
17:11à Marseille,
17:12quand on vient très tôt le matin
17:13avant même le début
17:14de la manifestation
17:15et qu'on s'attaque
17:16non pas aux policiers
17:17mais aux véhicules
17:18des policiers
17:19qui sont gardés
17:19par un seul chauffeur
17:21qui n'ont de choix
17:22que la fuite
17:22dans ce cas-là
17:23en protégeant leur matériel
17:24ce qui du point de vue
17:25du denier public
17:26n'est pas si bête
17:27mais vous avez des images
17:28terribles pour la police
17:29en même temps.
17:30Et vous avez des forces
17:31de l'ordre...
17:32Ailleurs,
17:33qui courent
17:33pour arriver à sauver
17:35leurs collègues
17:35parce qu'ils n'ont pas anticipé
17:37un tout petit noyau
17:38très mobile
17:39et ça c'est l'hypermobilité
17:41c'est la problématique
17:43du nouveau maintien de l'ordre
17:44c'est-à-dire
17:45qu'on a des forces
17:46mobiles statiques
17:47qui protègent
17:48les institutions
17:48au lieu d'être
17:49mobiles, mobiles.
17:50Mais là ça va être
17:51la BRI,
17:51le GIGN est senti.
17:52On a réduit
17:53le nombre de policiers
17:54et de gendarmes
17:54par section
17:54le nombre de sections
17:55par compagnie
17:56et le nombre de compagnie.
17:57Nous avons un maintien
17:58de l'ordre à l'os.
17:59Ça c'est une décision
18:00bureaucratique et comptable.
18:02Ce n'est pas une décision politique.
18:061200 blessés.
18:08Rappelez le ministre.
18:09Cels-là on ne les remet pas
18:09sur pied tout de suite.
18:10Policiers et gendarmes.
18:11Donc il y a un sujet
18:13quand même général.
18:13Donc on prend
18:14tout ce qu'on a
18:15et ensuite on les répartit
18:16comme on peut.
18:18Le RET par exemple
18:19n'était pas ravi
18:20de revenir sur le terrain
18:23parce que la dernière fois
18:24à Marseille
18:24ça s'était assez mal passé.
18:27Le GIGN
18:27pour protéger
18:28des institutions
18:29extrêmement sensibles
18:30oui mais enfin
18:30s'il a une foule devant lui
18:31le GIGN
18:32il ne fait pas du maintien de l'ordre.
18:33C'est bien
18:34d'avoir le maximum
18:36d'opérateurs
18:36de maintien de l'ordre mobile
18:37et donc c'est une bonne solution
18:39mais en même temps
18:40ça montre
18:41la difficulté
18:42qu'on a
18:42à regarnir
18:43le maintien de l'ordre.
18:44Quand on vous parle
18:45de la CRS8
18:46ou des CRS8
18:47elles n'ont pas été créées
18:47en plus des autres.
18:49Elles ont été créées
18:49en piquant des effectifs
18:51aux autres.
18:52Tout ça n'a guère de sens.
18:54Mais alors
18:54quand le président de la République
18:55dit plus jamais
18:56le 17 octobre ?
18:57Heureusement.
18:58Il vaut mieux
18:59plus jamais le 17 octobre.
19:00Mais bien sûr
19:00mais il le lance
19:01comme une promesse
19:02à laquelle certains...
19:03Il dit l'État
19:04a tenu le 24
19:05ce qui veut dire
19:06que le 17
19:08ça ne devait pas être le cas.
19:10Mais est-ce que l'ordre
19:11Alain Bauer
19:11est-ce que l'ordre public
19:14est rétabli
19:14ou il est simplement maintenu ?
19:16Il a été simplement maintenu ?
19:17Là on est dans la gestion
19:18du désordre
19:18plutôt que dans le maintien
19:19de l'ordre.
19:19On est dans un processus
19:21qui n'est pas stabilisé.
19:22Même si vous le constatez
19:24entre deux manifestations
19:26une forte faux calme
19:28revient.
19:29Mais c'est le faux calme
19:30qui prépare
19:30la tempête suivante
19:31qui est annoncée.
19:33L'autre jour
19:33vous aviez des collègues
19:35à vous
19:35qui m'avaient fait
19:35un calendrier
19:36de toutes les annonces
19:37de manifestations
19:38semaine après semaine.
19:40Alors il y en a
19:416000 à Paris
19:42des manifestations par an.
19:44Donc voilà
19:44les forces de l'ordre
19:45elles sont mobilisées
19:46de manière récurrente.
19:47Mais là
19:48vous avez des rendez-vous
19:49ceux des Gilets jaunes
19:51revisités
19:52et du mouvement
19:53collégien et lycéen
19:55qui sont les samedis.
19:57Là vous avez un problème
19:58samedi-dimanche
19:58à cause d'Halloween
20:00et vous avez
20:01le grand rendez-vous
20:02du 5 novembre
20:02qui est un vendredi.
20:04Ça voudrait dire
20:04que paroxystiquement
20:05c'est pour ça que je dis
20:06que pour moi c'est l'enjeu
20:07c'est vendredi-samedi-dimanche.
20:10Et là
20:10on a à la fois
20:11l'intensité
20:13la durée
20:13et la dispersion.
20:15Force de l'ordre
20:17exténuée
20:18commerçant
20:18à bout de nerfs
20:19exaspéré
20:20et il faut bien reconnaître
20:21parce que sous les cendres
20:22fumantes encore
20:23du 17 octobre
20:24et les vitres
20:25brisées
20:25des commerçants
20:26il n'y avait pas
20:27que des revendications
20:28il y avait aussi
20:29un concentré de haine.
20:30Oui bien sûr
20:31de rage
20:31j'appelle ça
20:32la rageosphère
20:33vous savez bien.
20:34C'est ça la vraie
20:34conjonction.
20:35Toutes les rage
20:35toutes les colères
20:37parce qu'il y a une défiance
20:38complète vis-à-vis de l'État.
20:40Quand l'État
20:40ment un peu
20:41ça va
20:42quand il ment
20:42effrontément
20:43et tout le temps
20:43et qu'il n'explique jamais
20:45le passage d'un mensonge
20:46à un autre
20:47contradictoire
20:48avec le précédent
20:49pourquoi croire l'État ?
20:50Mais alors pardonnez-moi
20:51la défiance généralisée
20:52elle empêche l'État
20:53d'apporter
20:54une quelconque solution ?
20:55Non il pourrait
20:57il pourrait
20:57il pourrait
20:58recréer de la confiance
20:59c'est pas impossible.
21:00Donc via
21:00les acteurs de terrain
21:01les corps intermédiaires
21:03c'est c'est le mépris.
21:06Je précise que
21:06l'actuel pouvoir
21:08a décidé
21:09dans un ouvre magnifique
21:10qui s'appelait Révolution
21:11de dissoudre
21:12tout ce qui était
21:13intermédiaire
21:13parce que c'était vieux
21:15mais l'ancien monde
21:16c'est les gens
21:18il n'y a pas d'ancien monde
21:19il n'y a que des gens
21:20qui sont là
21:21et alors quand vous perdez
21:22à la fois les anciens
21:23et la nouvelle génération
21:25c'est donc
21:26que vous avez un problème
21:27qui ne s'appelle pas
21:27le en même temps
21:28mais l'entre-deux
21:28et donc la révision
21:31politique de ça
21:32le fait de parler
21:33C'est la crise de la confiance
21:34Je vous dis souvent
21:34tous les samedis
21:36il y a 15 jours
21:37j'étais à Fijac
21:37samedi dernier
21:38j'étais à Valence
21:39Fijac c'était le 17 octobre
21:40Valence c'était le 24
21:42donc des manifestants
21:43j'en ai vu
21:44ils sont venus me parler
21:45alors il y a l'effet télévisé
21:46ils ne sont pas du tout agressifs
21:48ils posent des questions
21:49quand vous avez 650 personnes
21:51à Fijac
21:51et 650 personnes à Valence
21:53dans une salle
21:53vous avez un concentré
21:55de la population
21:56qui ne vient pas uniquement
21:58parce que je suis une star
21:59du rock'n'roll
22:00ou un youtuber
22:01qui fait toc toc
22:03sur un pied
22:04je ne m'appelle pas Noah
22:05la réalité
22:06c'est qu'ils ont besoin
22:07de dialoguer
22:08d'être respectés
22:09et moi je les respecte
22:10quelles que soient leurs opinions
22:11et j'ai des fachos
22:13des gauchos
22:14des rien du toutot
22:14des perdus
22:16des gens qui veulent comprendre
22:17ce qui leur arrive
22:18et ils sont prêts
22:19à comprendre
22:20pourvu qu'on leur accorde
22:21le fait qu'il y a
22:22une intelligence individuelle
22:23et collective
22:24dans ce pays
22:24et pas un seul chef
22:26qui pense tout
22:27qui sait tout
22:27et qui hélas
22:29de temps en temps
22:29se trompe
22:31la sous-anticipation
22:32lors du 17 octobre
22:33rassurez-moi
22:34Alain Bauer
22:35on a tiré déjà
22:36oui le 24
22:37oui ça y est
22:38donc c'était assez rapide
22:39déjà
22:40c'est-à-dire que
22:41quand vous vous êtes planté
22:42une fois
22:42en général
22:43on ne se plante pas deux fois
22:44la question c'est
22:45qu'est-ce qui va nous arriver
22:46le 31
22:46parce que l'idée
22:47que ça soit la même chose
22:48au même moment
22:49et que cette fois-ci
22:50il nous laisse gagner
22:50est une idée
22:51qui n'a jamais marché
22:52on a changé le système
22:53on l'a rendu proactif
22:54rassurez-moi
22:55ah oui
22:55beaucoup plus en matière
22:56de réseaux sociaux
22:57mais le réseau social
22:58c'est aussi un enfumage
22:59si vous regardez
23:00la carte des mouvements
23:01annoncés pour le 31 octobre
23:03il y en a 2000 je crois
23:05donc vous n'avez pas
23:06les moyens
23:06de couvrir 2000 lieux
23:09avec les effectifs suffisants
23:11soit vous dégarnissez
23:12les effectifs
23:12et vous vous faites
23:13faire avoir
23:13soit vous ne voyez pas
23:14quelque chose
23:15qui est en train de se passer
23:16pour ça il faut faire
23:17beaucoup d'infiltrations
23:18de capacités
23:21de ténèbres
23:21vous savez
23:22Bismillah c'est des ténèbres
23:23le gag
23:24chez les lycéens
23:26il y a beaucoup d'éléments
23:27mais il faut le reconnaître
23:28le renseignement intérieur
23:29a mis beaucoup de temps
23:30à comprendre la nouvelle nature
23:31du terrorisme
23:31avant 2016
23:33l'attentat de Nice
23:33qui fut terrible
23:34il avait réussi
23:356 opérations préventives
23:37ou proactives
23:38depuis il en a réussi 60
23:39pourquoi ?
23:39parce qu'il a intégré
23:40la nouvelle forme
23:42d'analyse du renseignement
23:43d'analyse dynamique
23:44du renseignement
23:45d'infiltration des réseaux
23:46de prise en compte
23:47des nouveaux modes
23:48de communication
23:48le renseignement territoriel
23:49qui est beaucoup plus jeune
23:50et qui n'avait pas été confronté
23:52à une crise sociale
23:53de cette ampleur
23:54va le faire
23:54à la française
23:55on ferme l'écurie
23:56après que le cheval
23:58se soit échappé
23:59on crée les sapeurs-pompiers
24:00après l'incendie
24:01de l'ambassade de Vienne
24:02on refait les tunnels
24:04après le Mont-Blanc
24:05c'est notre histoire
24:05je crains que nous n'arrivions pas
24:07beaucoup à la modifier
24:08mais on saura ce qui s'est passé
24:09avec une commission d'enquête
24:11parlementaire
24:11ou c'est...
24:12visiblement
24:12ils ont quelques soucis
24:13de mise en place
24:14de la commission d'enquête
24:15en plus ils font une commission d'enquête
24:16dont le but essentiel
24:17est d'éliminer des gens
24:18de la commission d'enquête
24:19pour grosso modo
24:20faire en sorte
24:21qu'elles ne puissent pas réussir
24:22ce qui est dommage
24:22une commission d'enquête
24:23et bien elle enquête
24:24donc moi s'il faut 18 rapporteurs
24:27pour couvrir l'intégralité
24:28vous avez vous-même répondu
24:30à des...
24:30je ne sais pas si c'est des commissions
24:31oui
24:31bien sûr
24:33régulièrement je réponds
24:33à des commissions d'enquête
24:3410 ans après un truc
24:35en 86
24:36j'ai répondu à une commission d'enquête
24:37je suis devenu le colonel Boer
24:38donc j'ai été promu
24:40parce que la commission d'enquête
24:42du Sénat
24:42a fait une analyse
24:44extrêmement précise
24:45et fine
24:45de tout ce qui s'était passé
24:46de tout ce qui avait mal passé
24:47de comment on avait résolu le problème
24:49et trouvé un débouché à la crise
24:50et qu'on en était sorti
24:52par beaucoup de dialogues
24:52de négociations
24:53de discussions
24:55mais une difficulté
24:57c'est qu'on le fait après
24:58alors nous savons en général
24:59avant
25:00qu'un truc qui ne va pas marcher
25:02ne va pas marcher
25:02mais personne ne nous demande rien
25:04les réseaux sociaux
25:05l'incrimination des réseaux sociaux
25:07là encore
25:07c'est un manque d'anticipation
25:09la technologie
25:10mais qui est quand même
25:11un peu maîtrisée
25:12dans d'autres pays
25:13elle nous dépasse encore
25:14c'est toujours un...
25:15une bataille
25:16on a eu des émeutes
25:18des insurrections
25:19et des révolutions
25:19sans réseaux sociaux
25:20ça n'est qu'un élément
25:22d'accélération
25:22et de mobilité
25:24sur lequel on lit
25:25beaucoup de choses
25:25vraies et fausses
25:27si on écoute le gouvernement
25:28c'est quasiment
25:28un pilleur et un casseur
25:30qui est dans la rue
25:31les réseaux sociaux
25:32oui oui
25:33il faut toujours trouver
25:34une victime
25:34c'est l'arbre qui cache la forêt
25:35il faut toujours trouver
25:36une victime
25:36on peut couper
25:37des réseaux sociaux
25:38par exemple
25:39des pays dictatoriaux
25:40comme l'Iran
25:40la Russie etc
25:41ont une manipulation
25:42des réseaux
25:43pour des raisons d'information
25:44et de stabiliser
25:45non
25:46heureusement
25:47mais ça vous choque
25:48s'il y avait une suspension
25:49de certaines plateformes ?
25:52si c'est une plateforme
25:53par exemple
25:53où vous tombez
25:54parce que vous avez
25:55quelqu'un infiltré
25:56du renseignement
25:57sur
25:57alors les pillages
25:58auront lieu
25:59dans tel endroit
25:59le camion
26:00pour le pillage
26:01parce que le pillage
26:02il y a plusieurs
26:02il y a
26:02je ramasse la chaussure
26:03par terre
26:04ou la paire de chaussures
26:05il y a
26:05je vais dans le magasin
26:06et je mets tout
26:07dans un camion
26:08qui me permet
26:09d'en faire
26:09une sorte de semi-grossiste
26:11ah oui mais là
26:12c'est pas un vol d'opportunité
26:13là tout est prévu
26:14et donc ceux-là
26:16si vous tombez
26:16sur leur capacité de réseau
26:18et si vous avez
26:19possibilité de le couper
26:20je rappelle qu'aucun
26:20de ces réseaux
26:21n'est en France
26:21ou français
26:22vous pouvez évidemment
26:23prendre cette opportunité
26:24soit pour les interpeller
26:25plus tard
26:26soit pour couper le réseau
26:28et empêcher
26:29la possibilité de
26:30il arrive par exemple
26:31qu'on coupe des réseaux
26:32GSM
26:32pour des raisons
26:34politiques
26:34ou antiterroristes
26:35on a des moyens
26:36mais ça doit être
26:37très ciblé
26:37très pointu
26:38ça ne peut pas être
26:38généralisé
26:39et si c'était généralisé
26:41on trouvera toujours
26:41d'autres moyens
26:42puisque le peer-to-peer
26:43fonctionne toujours
26:44il y a des applications
26:45qui permettent
26:46de contourner
26:47la problématique
26:48des réseaux
26:49TikTok
26:49et autres
26:51Insta
26:52etc
26:52il faudrait couper
26:54tout le réseau
26:55téléphonique
26:55parce que le SMS
26:57remplacera
26:57les boucles
26:58des autres
27:00le WhatsApp
27:00remplacera autre chose
27:01il y en a tellement
27:02que la capacité
27:04des ports
27:06notamment de la population
27:07directement concernée
27:09c'est-à-dire les casseurs
27:09politisés
27:10et les payeurs
27:11semi-grossistes
27:12fait que
27:13tout ça ne changera
27:14pas grand-chose
27:15mais le gouverneur
27:16Pessier
27:16je rappelle qu'il a été
27:17censuré par le Conseil
27:18d'État
27:18sur la Nouvelle-Calédonie
27:19et qu'il ne peut pas dire
27:21qu'il ne le sait pas
27:22justement sur la censure
27:23à chaque fois
27:23comment ils adaptent
27:24les lois
27:24par exemple la loi
27:25casseurs-payeurs
27:26Alain Bauer
27:26il y a un progrès
27:28oui
27:29ils sont passés
27:30du pénal au civil
27:31et c'est probablement
27:33c'est comme ça
27:34qu'ils peuvent éviter
27:35quelqu'un a lu
27:36la décision du Conseil
27:37quand le Conseil constitutionnel
27:38vous censure
27:39il vous explique
27:39pourquoi il vous censure
27:40en général
27:41dans les notes
27:41du Conseil constitutionnel
27:42le truc de 36 pages
27:43qui suit
27:44que personne ne lit
27:45vous avez mode d'emploi
27:46pour ne pas faire censurer
27:47la prochaine fois
27:48donc visiblement
27:49quelqu'un a eu
27:50un moment
27:50de lecture attentive
27:52et en passant
27:53du civil au pénal
27:54il ouvre une voie
27:55dont je ne sais pas
27:56si le Conseil constitutionnel
27:57la censurera
27:58ou pas
27:59mais qui est inédite
28:00là
28:00en termes de capacité
28:02après il y a eu
28:03plein d'amendements
28:04liberticides
28:04le principe
28:05c'est que les casseurs
28:06payent là
28:06qu'on touche aux allocations
28:08et pas seulement familiales
28:09le Sénat veut aller jusqu'au RSA
28:11etc
28:11il y a eu beaucoup d'amendements
28:12qui ont alourdi
28:13je parle à l'Assemblée
28:15le texte
28:16on va voir ce que le Sénat
28:17en fera in fine
28:18mais il y a eu
28:19une sorte d'intelligence
28:21dans la démarche
28:23pour une fois
28:24on n'est pas dans
28:25on va réessayer
28:25une nouvelle fois
28:26c'est purement symbolique
28:27on sait qu'on va se prendre
28:28la porte dans la figure
28:28mais on l'a fait
28:29juste pour le principe
28:30là c'est autre chose
28:31et donc il faut voir
28:32où ira le Conseil constitutionnel
28:33dans son appréciation
28:34de la version civile
28:36du casseur payeur
28:37pour ne pas se prendre
28:38comme vous le dites
28:38la porte dans la figure
28:40il reste toujours
28:41un élément
28:42un outil
28:43l'état d'urgence
28:44il a été balayé
28:45d'un revers de main
28:46est-ce bien prudent
28:47est-ce qu'il ne vaut mieux pas
28:48quand une situation
28:49peut devenir
28:50hors de contrôle
28:51et d'ailleurs
28:51l'état a failli
28:52c'est le ministre de l'Intérieur
28:54qui l'a dit
28:55garder quand même
28:56sous la main
28:56une telle disposition
28:57dans notre état de droit
28:59elle n'a pas disparu
29:00vous pouvez la mettre
29:01en application
29:01quand vous voulez
29:02de même que
29:03toute une série
29:03de dispositions
29:04de la loi de 1955
29:05qui permet
29:06toute une série
29:07de procédures dégradées
29:10par rapport
29:11à l'état d'urgence
29:11ce qui est très surprenant
29:13c'est qu'en fait
29:14le choix de ne pas
29:15l'appliquer
29:16a été fait
29:16de toute façon
29:17c'était après
29:17donc c'était trop tard
29:18puis ça n'aurait pas servi
29:20à grand chose
29:20le 18 octobre
29:21le 24
29:22la démonstration
29:24a été faite
29:24qu'on pouvait faire
29:25à peu près 100
29:26la question
29:27c'est si on aurait pu
29:28le décider là
29:28par exemple
29:29à force de nous dire
29:30que ça va être terrible
29:30le 31 et le 1er
29:32d'ailleurs comment
29:32vous l'expliquez
29:33la stratégie de communication
29:35c'est cesser de chercher
29:36à comprendre
29:36ce qui se passe
29:37dans la tête du président
29:37on voudrait comprendre
29:38comment un ministre
29:40de l'Intérieur
29:40arrive avec le préfet
29:42et tout le monde
29:42et nous dire
29:43attention
29:43ça va être quelque chose
29:45le 31 octobre
29:46bah oui
29:46c'est le président
29:48qui a commencé
29:48donc je ne sais pas
29:50pour moi c'est un mystère
29:51parce que vous avez
29:52en même temps
29:52le président
29:52qui dit
29:52je ne prends pas
29:53l'article 16
29:54et deux jours après
29:54qui convoque un conseil
29:56de renseignement
29:57même pas de défense
29:58et qui dit
29:58j'interdirais les manifestations
30:01qui avec zéro pouvoir
30:02puisqu'il ne s'est pas donné
30:04mais l'air d'avoir de lui
30:06décidé
30:06qui déclare ou pas
30:07une manifestation
30:08qui a le droit
30:09de manifester ou pas
30:10et on a vu d'ailleurs
30:11assez rapidement
30:12que les tribunaux
30:13d'un côté
30:13et les préfets
30:15qui sont en général
30:16professionnels
30:16expérimentés
30:17ont trouvé d'autres moyens
30:18vous regardez
30:18le préfet Moutou
30:19a géré
30:20une situation
30:21à Orléans
30:22une situation
30:23extraordinairement tendue
30:24et sensible
30:25de manière
30:26que saviez-vous
30:26d'ailleurs de la situation
30:27à Orléans
30:28je rappelle
30:28il y a un congrès
30:29du RN
30:29c'était un samedi
30:30il y avait
30:31deux jours
30:31les discours
30:32sur dimanche
30:33il y avait véritablement
30:34un risque réel
30:36dans cette vie
30:36le renseignement
30:37l'avait indiqué
30:37les opérateurs
30:39l'avaient indiqué
30:40mais devant
30:41l'organisation
30:42vous avez vu
30:43la conférence de presse
30:44j'ai préféré Moutou
30:45c'était clinique
30:46c'était assez carré
30:46j'avais l'impression
30:47d'être
30:48vous savez
30:48dans un cours
30:49de médecine légale
30:50donc on va couper ici
30:52on va couper là
30:52là on peut
30:55n'essayez pas
30:56parce que
30:56je trouvais ça
30:57très propre
30:58très carré
30:58il a commencé
30:59par la liberté
31:00de manifestation
31:00et la garantie
31:02absolue
31:02de cette liberté
31:03ce qui est le minimum
31:04mais qui était très bien fait
31:05moi je trouvais
31:05que c'était un modèle
31:07donc l'état
31:07quand il veut
31:09il peut
31:10mais c'est pour ça
31:10qu'on vous interroge
31:11Alain Bohor
31:12sur l'agitation politique
31:13ou en tout cas
31:13l'affichage
31:14quand le président
31:14convoque un conseil
31:16de défense
31:17et de sécurité
31:17moi quand j'ai vu ça
31:19je dis conseil de défense
31:20mais où est l'ennemi ?
31:22l'ennemi il est là
31:24c'est tout le problème
31:25de l'état
31:25il est intérieur
31:26il a un problème
31:26non c'est même pas intérieur
31:28l'ennemi intérieur
31:28c'est la cinquième colonne
31:30je parlais oui
31:31non c'est le peuple
31:32l'état a peur du peuple
31:33c'est son drame
31:35une peur panique
31:35ce qui explique
31:36le problème du référendum
31:37alors pas si
31:38pas ça
31:38pas comme si
31:39pas comme ça
31:40un pays qui considère
31:41son peuple comme ennemi
31:43il en a peur
31:44il y a un état
31:44un état
31:45oui un état
31:46non pas le pays
31:46le pays c'est le nôtre
31:47évidemment
31:47non on a un problème
31:49entre la confiance
31:50entre la nation et l'état
31:51quand la nation sous-traite
31:53à l'état
31:53sa protection
31:54et tout le reste
31:55et que ça marche
31:56tout le monde est content
31:57de temps en temps
31:57vous avez des fractions
31:58de la nation
31:59qui ne sont pas contentes
32:00parce que
32:01le phylloxéra
32:02le prix de l'essence
32:03c'est un sujet
32:04qui d'ailleurs
32:05souvent le Covid
32:06c'est pas l'état
32:07qui l'a inventé
32:07il fait comme il peut
32:09plus ou moins bien
32:10avec des erreurs
32:11de la com
32:12qui entre dans le bêtisier
32:14historique
32:15sur les masques
32:16mais au moins
32:17on peut dire
32:18il fait comme il peut
32:19et d'ailleurs le premier ministre
32:20Philippe avait dit
32:22écoutez je fais ce que je peux
32:23comme je peux
32:23avec les moyens que j'ai
32:24et il avait gagné
32:2518 points d'opinion favorable
32:27parce que
32:28honnête
32:29mais l'état il peut être honnête
32:30quand on sait pas
32:31on sait pas
32:31quand on sait on sait
32:32quand on se trompe
32:33on se trompe
32:33il faut juste le reconnaître
32:35c'est de dire
32:36dire la vérité
32:37la vérité
32:37c'est un principe rocardia
32:39et vous estimez que
32:40les acteurs de terrain
32:41les préfets
32:42comme Hugues Moutou
32:43et d'autres
32:43de manière clinique
32:44disent les choses
32:45en tout cas
32:46je reconnais
32:47vous avez vu
32:47le procureur antiterroriste
32:49sur l'affaire de Trappes
32:51il vous dit
32:51ce qui est
32:52et ce qui n'est pas
32:52puis le lendemain
32:54il vous dit
32:54ben voilà ce qu'on a découvert
32:55et voilà ce qui est
32:56et qu'est-ce que vous voulez dire
32:58à ça ?
32:58c'est-à-dire considérer
32:59le pays
32:59le procureur antiterroriste
33:01comme le procureur Molins
33:02avant lui
33:04à qui vous faites confiance
33:05parce que vous avez le sentiment
33:06qu'il vous dit
33:07les choses
33:08de manière carrée
33:09claire
33:10et qu'il fait appel
33:11à votre intelligence
33:12il vous donne pas
33:13des injonctions contradictoires
33:14il vous dit pas
33:15que vous savez rien
33:16que vous êtes débile
33:17et qu'il suffit de traverser
33:18la rue
33:18il vous dit
33:19voilà ce qui est
33:19voilà ce que je fais
33:20et voilà comment ça marche
33:22et ensuite il prend des questions
33:24parlons-en
33:24ça c'est l'attentat raciste
33:26de Trappes
33:27est-ce que tout ce dont
33:27nous parlons là
33:28se déroule à Lamboer
33:29dans un climat politique
33:31délétère
33:31délétère vraiment
33:34paroxystique
33:34mais vraiment délétère
33:35un hommage national
33:36est prévu
33:37c'est généralement
33:38un hommage national
33:39pour les victimes
33:39un moment de recueillement
33:41un moment de
33:42je veux dire
33:43d'unité
33:44vous croyez encore
33:45à une unité possible
33:46dans un tel pays
33:47j'ai pas vu ça
33:47à l'Assemblée nationale
33:48dans le moment
33:49de silence
33:50que madame la présidente
33:52de l'Assemblée
33:52avait voulu faire
33:54à l'hommage
33:54de la victime
33:56décédée
33:59et donc
34:00j'ai beaucoup regretté
34:01mais
34:02je veux dire
34:03l'Assemblée
34:04est devenue un spectacle
34:05plus qu'un parlement
34:06donc ça me désole
34:07parce que
34:08moi je suis pour la représentation
34:10la démocratie parlementaire
34:11c'est le coeur battant
34:12de notre démocratie
34:13oui mais
34:13elle s'est beaucoup dégradée
34:15d'ailleurs la plupart
34:15des parlementaires
34:16ayant un peu d'ancienneté
34:17vous disent qu'ils ne reconnaissent
34:19eux-mêmes pas
34:19l'Assemblée nationale
34:20je salue le rôle
34:23relativement paisible
34:24du Sénat
34:25oui
34:26toujours en toi
34:26mais y compris son apport
34:28en termes de commission d'enquête
34:29madame Évren sur le pays scolaire
34:31la commission d'enquête
34:32sur le narcotrafic
34:33l'année dernière
34:33ont été des grands moments
34:34d'activité parlementaire
34:35consensuelle
34:37intelligente
34:38opérationnelle
34:38donc ça peut marcher
34:40ce qui est dommage
34:40c'est qu'à l'Assemblée
34:41on en soit loin
34:44on appelle ça le chaudron
34:45alors le chaudron
34:46le chaudron c'est également
34:47quand les responsables politiques
34:49et bien
34:50donnent leur avis sur tout
34:51et y compris sur des affaires
34:53ce qu'on leur demande
34:54oui mais sur des affaires judiciaires
34:55moi j'ai toujours compris
34:56Alain Bauer
34:57que c'est le système
34:58judiciaire
34:59et c'est le seul système
35:01d'ailleurs judiciaire
35:01qui décide de l'incrimination
35:03et du caractère à retenir
35:04c'est le cas d'ailleurs
35:04là c'est le cas
35:05c'est clairement raciste
35:07clairement anti-musulman
35:09dans l'attentat
35:09c'est désormais prémédité
35:11et prémédité
35:12donc très organisé
35:13et c'est donc un assassinat
35:13planifié
35:14effectivement
35:15il y a eu une mise en examen
35:17que les politiques aillent parfois
35:19quel que soit le bord politique
35:21mais plus vite que la musique
35:22sur des attentats
35:24et des affaires
35:25et des moments aussi sensibles
35:27c'est le drame du moment
35:29d'abord on s'exprime beaucoup
35:30sur les réseaux
35:31avant de s'exprimer
35:31sur les plateaux
35:32et beaucoup trop vite
35:33sur les plateaux
35:34avant d'écouter le procureur
35:35d'un côté
35:36où le magistrat
35:37l'instructeur
35:38le procureur vous donne
35:39un état des lieux
35:40c'est le magistrat
35:41qui a décidé de l'incrimination
35:42de la mise en examen
35:44de la détention
35:45vous avez un débat psychiatrique
35:47qui a été posé
35:48au moment des interrogatoires
35:50et qui maintenant
35:50va se reposer
35:51au moment de la possibilité
35:53de savoir s'il y avait
35:54abolition ou altération
35:55On sait qu'il sera jugé
35:57On peut être
35:58Il peut y avoir
35:59des contre-expertises
36:00On ne sait rien de tout ça
36:01On sait qu'il a été mis
36:02en examen
36:03et que pour assassinat
36:05avec ce qui a intitulé
36:07la préméditation
36:07et d'ailleurs
36:09c'est votre chaîne
36:09qui l'a révélé
36:10je crois
36:10une première agression
36:11Mais explique-moi
36:12quand il y a une préméditation
36:13est-ce que ça n'annile pas
36:15le fait qu'il va t'attard ?
36:16On peut être un fou
36:18même si ce mot
36:19ne veut absolument rien dire
36:21pardon à mes collègues psychiatres
36:22un fou
36:23n'est pas obligatoirement agité
36:24en train de hurler
36:26et il n'a pas
36:26le syndrome de Tourette
36:28On peut être un fou
36:29très rationnel
36:30un sociopathe totalement froid
36:31On peut avoir
36:32une maladie mentale
36:34en sens large
36:35qui peut amener
36:35une préméditation
36:36très carrée
36:38très méthodique
36:39et par exemple
36:40décider qu'on va
36:41tuer tous les enfants
36:42d'une maternelle
36:44On est donc
36:45en capacité
36:46et avoir
36:46une maladie psychiatrique
36:47qui vous empêcherait
36:48éventuellement
36:49d'être condamné
36:51après un débat
36:52entre des experts
36:53de la maladie mentale
36:54C'est insupportable
36:56je le conçois
36:57mais c'est comme ça
36:58que ça marche
36:58partout
36:59Donc la question
37:00elle est
37:01il a été reconnu
37:03apte à répondre
37:03aux questions
37:05avis psychiatrique
37:06Il a été mis en examen
37:08et maintenant
37:09sa défense
37:10et le magistrat
37:12ou les magistrats instructeurs
37:13je ne sais pas
37:13comment ça va se passer
37:14vont décider
37:15de savoir
37:16qui, pourquoi, comment
37:18avec une enquête
37:18beaucoup plus approfondie
37:20qui va montrer un acte préparatoire
37:22lors d'une agression
37:23dans une station service
37:25mais là
37:26à main nue
37:27je crois
37:29suivi de la découverte
37:30de ce qu'il y avait
37:31chez lui
37:31mais pas dans sa voiture
37:33et puis
37:34dans un troisième moment
37:36une décision
37:37de savoir
37:37s'il est apte
37:38à aller
37:39devant un procès
37:40Sur ce qui a été découvert
37:42chez lui
37:42en termes d'armes
37:43et des outils
37:44en nombre
37:45je voudrais qu'on écoute
37:46le procureur à ce sujet
37:47et que vous nous expliquiez
37:48comment
37:49comment
37:50se mit en examen
37:52cet individu
37:53peut avoir
37:54ce type d'armes
37:55chez lui
37:55qui manifestement
37:57ne vient pas
37:57des narcotrafiques
37:59ou autres
37:59dans notre pays
38:00ce ne sont pas
38:01des kalachnikovs
38:01écoutons le procureur
38:02Sten
38:03Oui
38:06Les investigations
38:07mettaient également
38:08en évidence
38:08la très grande préparation
38:10de l'action criminelle
38:11menée le 23 octobre
38:122026
38:12dont l'acquisition
38:14dès le 3 septembre
38:152026
38:16puis au cours
38:16de ce même mois
38:17de plusieurs éléments
38:18d'armes
38:18de nature
38:19à renforcer
38:19l'efficacité tactique
38:20du pistolet-mitrailleur
38:21Sten
38:22d'un brassard police
38:24et de menottes
38:25la mise en état
38:26de ses affaires personnelles
38:27par Kevin T
38:28notamment le remboursement
38:30de ses dettes familiales
38:31la suppression
38:32le 21 octobre
38:33soit deux jours
38:34avant les faits
38:35de l'ensemble
38:35de ses comptes
38:36de réseaux sociaux
38:37et la revente
38:37de son ordinateur portable
38:39la dissimulation
38:40de son téléphone portable
38:42et puis un chargeur
38:44deux points américains
38:45une baïonnette en acier
38:46et un silencieux
38:49il s'était préparé
38:51à une randonnée meurtrière
38:53un périple meurtrier
38:54qu'il a exécuté
38:56heureusement
38:57avec plus de difficultés
38:59puisqu'il aurait pu faire
39:00beaucoup plus de victimes
39:01au cours de ses
39:01je ne sais plus
39:02si c'est 6 ou 8
39:05s'arrêt
39:07une arme
39:08qui est d'une mauvaise qualité
39:09donc qui s'est enrayée
39:10alors je ne sais pas
39:11si c'est à cause de l'arme
39:11ce sont des armes anciennes
39:12qu'ils arrivent à se procurer
39:13parce que les propriétaires
39:14ne sont pas très regardants
39:16ce qu'ils les vendent
39:17non on les vole en général
39:17vous savez qu'il y a eu
39:18un hacking
39:19à la Fédération française
39:19il y a eu beaucoup de vols
39:21d'armes anciennes et modernes
39:22les données personnelles
39:23qui ont fuité aussi
39:24qui ont fuité
39:24donc les données personnelles
39:26permettant d'aller voler
39:27puisqu'on sait
39:27où sont les armes
39:29ou en tout cas
39:29les possesseurs
39:30ou les propriétaires
39:31donc non
39:33c'est une arme ancienne
39:33dont on sait
39:34qu'elle tire
39:36plus ou moins bien
39:37en fonction
39:37alors j'ai été rappelé
39:39par un spécialiste des armes
39:40disant non non
39:41ces armes peuvent
39:42tirer très bien
39:43mais il faut qu'elles soient
39:44très bien entretenues
39:45et que l'opérateur
39:48en soit
39:49très expérimenté
39:50donc je précise
39:51ce que j'ai dit
39:52préalablement
39:52c'est pas que ça tire mal
39:54etc
39:54c'est qu'en général
39:55c'est mal entretenu
39:56et que l'opérateur
39:57ne sait pas très bien
39:57s'en servir
39:58donc que ça tire mal
40:00mais là
40:01il aurait pu faire
40:01beaucoup beaucoup plus
40:02de dégâts
40:03déjà
40:04je pense à la petite fille
40:06qui a pris 8 balles
40:07je crois
40:07oui tout à fait
40:08mais il aurait pu
40:10tuer beaucoup plus de monde
40:11il a été retrouvé
40:12non pas des tracts
40:13du RN
40:14mais des autocollants
40:15qu'il a lui-même fabriqués
40:16marqués
40:17effectivement
40:17chez lui
40:18vive la France
40:18vive le RN
40:19vous avez vu la teneur
40:20du débat politique
40:22est-ce que vous pensez
40:23Alain Bauer
40:23qu'il serait encore possible
40:24d'avoir un débat serein
40:26sur la sécurité
40:27d'ailleurs
40:27sur les religions
40:29par ailleurs
40:30sur l'immigration
40:31et d'autres thèmes
40:32ou alors que
40:32nous vivons un moment
40:34paroxystique
40:34et que ça va
40:36se passer
40:37d'une manière
40:37assez inédite
40:39pendant les 5 mois et demi
40:40qui nous séparent
40:41de la présidentielle
40:41jusqu'à la présidence
40:42déjà c'est pas inédit
40:43moi je me rappelle
40:44les municipales de 83
40:44à Marseille
40:45où la question
40:46immigration et insécurité
40:47avait mis en balotage
40:48Gaston Defer
40:49j'y suis allé
40:50donc j'ai un souvenir
40:50et où la campagne
40:52était d'une brutalité
40:53dans les mots
40:55qui en général
40:56amène une certaine forme
40:57de brutalité
40:58dans les actes
40:59pensait que la violence
41:00des mots
41:01précède la violence
41:02des actes
41:02toujours
41:02il les justifie
41:04il crée
41:05en plus avec les algorithmes
41:07des réseaux sociaux
41:08qui ne sont pas
41:08les réseaux sociaux
41:09c'est-à-dire l'enfermement
41:10dans une voie de circulation
41:11où il n'y a plus de doutes
41:12plus de discussions
41:13et où le système
41:15ne vous met que des avis
41:16qui sont le même
41:17que le vôtre
41:17et qui le renforcent
41:18et qui l'enracinent
41:20et qui vous interdisent
41:21la discussion
41:22et le dialogue
41:23avec les autres
41:24oui
41:25je ne suis pas
41:26très optimiste
41:27sur la question
41:28des débats
41:28sur des sujets
41:30aussi difficiles
41:31que immigration
41:33et insécurité
41:34alors qu'en 83
41:35en 89
41:37les mêmes questions
41:38s'étaient posées
41:39en 95
41:40en 2002
41:41en 2007
41:41ce sont des longs moments
41:43mais chaque fois
41:46la population
41:47avait réussi à trancher
41:48parce que la réponse
41:48de l'État
41:49était soit claire
41:50soit cohérente
41:52là elle ne l'est plus
41:53mais que disent
41:54les renseignements
41:55c'est important
41:55sur ce qui pourrait
41:56advenir
41:57de ces mois
41:58avant une élection
41:59présidentielle
42:00et peut-être même
42:01du troisième tour
42:02électoral
42:03est-ce qu'il y a vraiment
42:03des craintes
42:04qu'il y ait une forme
42:05de délégitimation
42:06du scrutin
42:07oui parce que le scrutin
42:08est délégitimé partout
42:09désormais
42:10avant même
42:10que le scrutin ait lieu
42:11il est délégitimé
42:12aux États-Unis
42:12avant que les élections
42:13de midterme aient lieu
42:14il était délégitimé
42:15quand le président Trump
42:16a perdu
42:16contre le président Biden
42:18vous avez eu ce débat
42:19stop the steal
42:21il est actuellement
42:22en cours de délégitimation
42:25en Israël
42:25où on s'explique
42:26que les 20%
42:27de la population arabe
42:28qui ont voté
42:28pour des partis arabes
42:30en fait
42:30ils ont truqué
42:31le scrutin
42:32alors c'est très proportionnel
42:34ils auraient 40% des voix
42:35on pourrait dire
42:35qu'effectivement
42:36on a une surprise
42:36mais que pour la première fois
42:38la plupart des citoyens arabes
42:40d'Israël
42:40qui boycottaient
42:41l'élection au parlement
42:43israélien
42:43ont décidé d'aller voter
42:44pour se débarrasser
42:45de Benjamin Netanyahou
42:46c'est juste un problème
42:48pour Benjamin Netanyahou
42:49c'est pas un problème
42:50pour empêcher
42:50les citoyens arabes d'Israël
42:52qui sont donc
42:52des citoyens arabes d'Israël
42:54de voter pour qui ils veulent
42:55donc la question centrale
42:56elle est que
42:57voilà
42:58mais on était
42:58avec Antoine Oberdorf
42:59il y a quelques semaines
43:00on a échangé
43:02et on disait
43:02oui mais attention
43:03il se passe un truc
43:04c'est que le troisième tour
43:05est en train d'avoir lieu
43:05avant le premier
43:07tout le monde s'attendait
43:08à un troisième tour social
43:10nous sommes en train
43:10de le vivre
43:11attendez
43:11le troisième tour
43:12c'est un troisième tour électoral
43:14en réalité
43:14c'est-à-dire
43:15un mouvement social
43:16il a toujours
43:17un débouché politique
43:19donc bien avant l'heure
43:20de l'élection
43:20qui peut aller dans une manifestation
43:21aujourd'hui ?
43:22vous voulez dire
43:23de la classe politique
43:25oui les élus de la France insoumise
43:26oui
43:27pas les autres
43:28bah évidemment
43:29ils ont du mal
43:30alors voici à Orléans
43:31il y a une sorte
43:32de réunification
43:34de la gauche
43:35donc vous pensez
43:35que le débouché politique
43:36beaucoup des candidats
43:37se demandent
43:38regarde
43:38ils vous expliquent tous
43:39un truc assez fascinant
43:41toutes les revendications
43:42sont légitimes
43:42oui
43:43vous noterez que
43:43pas un de vos invités
43:44quelle que soit sa question
43:46difficile de les remettre en cause
43:47de l'ultra-ultra-droite
43:49à l'ultra-ultra-gauche
43:50vous dire
43:50ah non mais tout est légitime
43:51bon
43:52et pourtant
43:54ils ne sont pas en situation
43:55de discuter
43:56avec un mouvement
43:57dont ils sont les premiers
43:57à dire que c'est légitime
43:58moi quand je dis
43:58qu'un mouvement est légitime
43:59et que je vais manifester
44:00ça m'arrive pas
44:01mais imaginons que ça m'arrive
44:02ce qui pourrait
44:03avec les étudiants
44:04et les lycéens
44:05je pense que
44:06je ne vais pas me faire expulser
44:07du truc dans 3 minutes
44:09ni me faire cracher à la figure
44:10pourtant
44:11pour des raisons
44:12extrêmement curieuses
44:13il y a une sorte de rejet
44:15d'une partie de la classe politique
44:17alors même
44:18qu'elle ne dit pas
44:19non
44:19rien
44:20zéro
44:21il y a un truc
44:22qui est en train de se passer
44:23quand le monde a fait
44:24son enquête 13 000
44:26très intéressante enquête
44:27qui montre la vision
44:29que chaque groupe politique
44:30a des autres groupes politiques
44:31alors ils se détestent tous
44:32mais ce qui était fascinant
44:34c'est qu'ils détestent tous
44:36les abstentionnistes
44:37dont le principe fondateur
44:39c'est qu'ils ne sont pas
44:41partisans
44:41puisqu'ils sont abstentionnistes
44:43et bien même les abstentionnistes
44:44qui n'ont donc pas d'avis
44:45qui ne s'expriment pas
44:46et même si c'est une part importante
44:48de la population française
44:48sont détestés
44:49par tous les autres groupes politiques
44:51alors que d'habitude
44:51on va plutôt les chercher
44:53que les rejeter
44:54c'est-à-dire le niveau
44:55de conflictualité
44:57de radicalisation
44:59du débat politique
45:00chez les français
45:00pas seulement chez les responsables politiques
45:02mais bien sûr
45:02et pour conclure
45:03à votre livre
45:04évidemment
45:05Alain Bauer
45:06pour sauver nos enfants
45:08et là d'un péril
45:09ô combien important
45:11dévastateur
45:12la pédocriminalité
45:13le Sénat a voté le fait
45:14de rendre imprescriptibles
45:16les crimes sexuels
45:17contre les enfants
45:18je sais
45:20symboliquement
45:20ça marque
45:21que c'est
45:22c'est insupportable
45:24que ça ne s'effacera pas
45:26ça ne s'effacera
45:27c'est important
45:28d'abord ça ne s'efface pas
45:29chez les victimes
45:30donc c'est un problème
45:31de reconnaissance
45:31ensuite l'imprescriptibilité
45:33c'est un sujet intéressant
45:34mais un peu tard
45:35puisque c'est après
45:37quand on comprend que
45:38vous savez
45:395,5 millions de victimes
45:41d'une agression sexuelle
45:42pour les adultes vivants
45:44en France
45:44160 000 nouveaux par an
45:45une étude
45:46du ministère
45:47d'éducation nationale
45:48qui vient de paraître
45:49qui montre que
45:49dans le CE2
45:50en CE2
45:52cours élémentaire
45:53deuxième année
45:5440% des élèves
45:55sur un questionnaire
45:56indiquent
45:57avoir été victimes
45:58d'une agression sexuelle
45:59de diverses natures
46:00c'est-à-dire
46:01trois fois plus
46:02que ce que nous estimions
46:03qui était d'être
46:04de 10%
46:05l'ampleur du sujet
46:07n'est traité
46:08par
46:09à peu près
46:09aucun candidat
46:10à la présidentielle
46:11sauf une
46:14une curiosité
46:15et je ne comprends pas
46:17pourquoi
46:17une candidate
46:19et qui est
46:20Mme Le Pen
46:21elle a fait une heure
46:22sur le sujet
46:22c'est pas que
46:24non non
46:24c'est un constat
46:25c'est un fait
46:26où sont les autres
46:27où sont les autres
46:28sur un tel sujet
46:29c'est majeur
46:30parce que quand vous parlez
46:30à 5,5 millions de victimes
46:34aux parents
46:35qui ont peur
46:36du périscolaire
46:37de l'aide sociale
46:38à l'enfance
46:38des sports
46:39enfin qui ont peur
46:40d'à peu près tout
46:41désormais
46:41et que des parlementaires
46:43eux courageux
46:44essayent de reprendre
46:44les choses en main
46:45et que premier amendement
46:46à l'Assemblée
46:47c'est on ne va pas faire
46:48l'entretien scolaire
46:50parce qu'on n'a pas
46:50les moyens
46:51non c'est terrible
46:52c'est dévastateur
46:53peut-être en 2032
46:55alors facile
46:552032
46:5627, 28, 29, 30, 31, 32
46:59ça fait 6 fois 160 000
47:00ça fait 1 million
47:01de victimes de plus
47:02en attendant
47:02que quelqu'un
47:03se décide
47:04à adopter
47:05des textes
47:06l'imprescriptivité
47:08est un élément symbolique
47:09moi j'attends
47:09les éléments pratiques
47:10et c'est ce que
47:11j'ai voulu faire
47:11dans ce livre
47:12qui est mon livre
47:13aux éditions First
47:14oui
47:14c'est-à-dire créer
47:15une mobilisation
47:16pour que ce sujet
47:16devienne un sujet
47:17de la présidentielle
47:18et pas un truc
47:19dont on parle
47:20quand quelque chose
47:21se passe
47:21oui je vous en remercie
47:22et puis je serai
47:23votre attachement
47:24à ce sujet
47:25depuis bien plus longtemps
47:26que l'apparition
47:27de ce livre
47:28je vous remercie
47:29merci pour votre mot
47:30un hommage national
47:31prévu
47:31on vient d'en parler
47:32en mémoire des victimes
47:33et c'est-à-dire

Recommandations