00:00Je pense que c'est l'heure de vérité pour l'état d'urgence le week-end prochain.
00:04Je vois très bien pourquoi Emmanuel Macron ne l'a pas décrété avant,
00:07c'est parce qu'il voulait se laisser, en cas de dégradation de la situation,
00:11une soupape supplémentaire, justement une marche à franchir,
00:14pour pouvoir le déclencher.
00:15Il faut quand même avoir en tête qu'au-dessus de l'état d'urgence,
00:17c'est l'état de siège.
00:19Donc il faut toujours...
00:20Non mais...
00:20Oui, oui, vous avez l'accord.
00:22Non mais dans la...
00:23Oui, ça c'est encore après.
00:25Non mais dans l'esprit des dirigeants,
00:27au ministère de l'Intérieur, à l'Élysée à Matignon,
00:29il y a toujours le fait de pouvoir se laisser une possibilité.
00:33Si ça dégénère partout, il y a quand même, a priori,
00:36selon une note du renseignement de la préfecture de police de Paris
00:39que Europe 1 a pu consulter tout à l'heure,
00:41il y a une augmentation de la mobilisation ce week-end à Paris
00:44et sur toute la plaque parisienne,
00:45avec 100 à 150 000 manifestants,
00:48alors je dis manifestants au sens large,
00:50et casseurs qui devraient se déplacer à Paris,
00:53et entre 300 et 600 casseurs nocturnes,
00:56vous savez, pour la fameuse nuit des ténèbres,
00:59la triste nuit des ténèbres,
01:02il y a des appels pour...
01:03C'est pour ça qu'ils ont appelé la soirée du 31 octobre.
01:06Exactement.
01:06Un détournement de Halloween.
01:08Exactement.
01:09Si le dispositif n'est pas suffisant,
01:11entre guillemets,
01:12ce n'est pas du tout la faute aux policiers,
01:13c'est simplement que si on voit qu'on a besoin
01:15d'utiliser d'autres leviers,
01:17et notamment des leviers administratifs,
01:18pour surtout pouvoir interpeller un peu avant,
01:21pour pouvoir donner beaucoup plus de pouvoir
01:23au préfet et à la police,
01:25à ce moment-là,
01:25Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix
01:27que de décréter l'état d'urgence,
01:28parce qu'il est aussi dans une situation politique
01:30où il est accusé de toute part d'être faible,
01:33d'avoir,
01:34c'est un peu ce que disait François de Rugy tout à l'heure,
01:36mais d'avoir découvert un peu l'ampleur du mouvement un peu tard.
01:39Il faut quand même se souvenir que,
01:40juste avant le premier week-end de casse,
01:42il était au concert de Céline Dion,
01:43ce qui montre qu'il n'avait pas en tête le fait
01:46que la France allait exploser,
01:48comme nous on l'a tous vu.
01:49Donc voilà,
01:50ce sera l'heure de vérité,
01:51donc samedi soir,
01:53après demain soir,
01:54je pense qu'on aura une décision du président de la République.
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