00:00La préfecture montre une forme d'inquiétude. Il y a une forme d'inquiétude à quelques heures maintenant de cette
00:04journée du 17 octobre
00:05qui était cochée dans les agendas depuis longtemps mais qui en effet suscite désormais un certain nombre d'inquiétudes demain.
00:10Absolument, tout d'abord parce que c'est des manifestations très hétéroclites.
00:15Vous avez à la fois des gilets jaunes qui veulent revenir, qui veulent rejouer ce qui s'était passé au
00:19moment où Edouard Philippe était Premier ministre.
00:22Vous avez évidemment des syndicats de lycéens, vous avez des syndicats d'étudiants,
00:25vous avez des personnes qui veulent crier leur colère contre la vie chère, contre l'inflation.
00:30Il y en a aussi qui tout simplement veulent crier leur colère contre Emmanuel Macron, contre le gouvernement, contre à
00:36peu près tout.
00:36Il y a même des gens qui viennent pour des manifestations sur les questions climatiques, les enjeux environnementaux.
00:43Et donc pour l'institution policière, et j'inclui la gendarmerie dedans, pour les préfets qui supervisent un peu tout
00:51ça au ministère de l'Intérieur,
00:52c'est extrêmement compliqué à la fois de mesurer l'intensité de chaque parcours,
00:57parce que d'un parcours à l'autre vous allez avoir des manifestations qui ont une couleur très différente.
01:02Je pense, par exemple, il y a un parcours qui a été validé, qui est organisé par la CGT.
01:07Traditionnellement, on sait que la CGT maîtrise plutôt bien l'organisation de ces parcours, ces manifestations,
01:12parce qu'il y a un service de sécurité.
01:13Mais de l'autre, vous avez des organisations lycéennes très disparates, qui ne s'entendent pas forcément.
01:19Et puis, en lame de fond, c'est quand même le vrai sujet, c'est toute la dimension politique qu
01:25'il y a derrière.
01:25C'est la France insoumise qui souffle sur les braises pour essayer d'en faire un événement politique,
01:31non pas de contestation de tout ce qu'on peut entendre.
01:37Une sorte de climat pré-insurrectionnel.
01:38Mais l'idée, c'est le tour de chauffe pour la présidentielle et pour l'après-présidentiel,
01:43si Jean-Luc Mélenchon n'était pas élu président de l'arrivée.
01:45Regardez justement le tweet de Jean-Luc Mélenchon qui a publié un message il y a quelques instants
01:49en réaction au propos du préfet que vous venez d'entendre.
01:52Malgré la mauvaise volonté du préfet de police de Paris, ancien collaborateur direct de Macron,
01:55pour établir le point de départ et le parcours de la manif du 17,
01:58un rendez-vous est donné pour demain, 14h place de la République.
02:02Je renouvelle la demande d'un engagement à ne pas utiliser d'armes destinées aux mutilations de manifestants
02:05ou de charges en voiture, à moto ou à cheval contre les manifestants.
02:09Merci d'avoir regardé cette vidéo !