00:00Dans le temps de la reprise de garde à vue, Kevin T. a été entendu à six reprises par les
00:04enquêteurs de la SDAT,
00:06auditions au cours desquelles il a systématiquement été assisté d'un avocat.
00:10Sur son parcours, Kevin T. déclarait être célibataire et exercer une activité professionnelle à temps plein dans le cadre d
00:17'un CDI depuis cinq ans.
00:19Il précisait n'être adhérent ou sympathisant d'aucun parti politique.
00:24Il indiquait avoir lui-même dessiné les autocollants découverts à son domicile, puis en avoir commandé leur fabrication via Amazon
00:31il y a plus d'un an.
00:34Interrogé sur les photographies découvertes sur le site France-Palestine, daté du 21 février 2018, ou sur les réunions Stop
00:40Pub où il apparaissait,
00:42il se reconnaissait et indiquait qu'il avait, à un certain moment de sa vie, je cite, infiltré les gauchistes.
00:49Sur son état de santé, Kevin T. faisait état de problèmes psychologiques et psychiatriques,
00:54ainsi que d'une forte consommation de stupéfiants dès l'âge de 13 ans, ce que confirmaient les membres de
01:00son entourage familial et amical.
01:02Un épisode d'hospitalisation en psychiatrie était rapporté alors qu'il avait environ 25 ans,
01:07épisode depuis lequel il faisait l'objet d'un traitement médical.
01:11Il indiquait être suivi par un médecin auprès duquel son dossier médical était saisi,
01:15et précisait également ne pas être en rupture de traitement au jour des faits.
01:20Les premières analyses toxicologiques confirmaient ces éléments et révélaient, outre de la cocaïne et du cannabis,
01:26la présence dans le sang de Kevin T. de plusieurs molécules apparaissant cohérentes avec la prise des médicaments
01:31antipsychotiques et antidépresseurs prescrits sur une ordonnance découverte à son domicile.
01:37Pour mémoire, et comme évoqué lundi, l'examen psychiatrique réalisé par le médecin de l'infirmerie psychiatrique
01:44de la préfecture de police de Paris concluait que Kevin T. ne présentait pas les signes cliniques
01:49d'une pathologie psychiatrique aliénante décompensée pouvant justifier une hospitalisation sous contrainte.
01:56Selon le médecin, qui qualifiait de légère la posologie du médicament antipsychotique qu'il prenait quotidiennement,
02:03le diagnostic de schizophrénie allégué par Kevin T. était davantage une interprétation de l'intéressé qu'une conclusion médicale.