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Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026 / PAS DE BARRE, un JOYSTICK visite de l'IMOCA du recordman du monde de vitesse à la voile en 24h00
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00:00Sur mon dernier tour du monde, j'ai battu le record absolu en monocoque sur 24 heures en solitaire.
00:05Je m'appelle Sébastien Simon, je m'apprête à prendre le départ de la route du Rhum
00:08et je vous invite à visiter mon IMOCA, groupe du Breuer Carré.
00:26Ça fait partie des monocoques les plus rapides du monde avec ses foils qu'on voit sur les côtés.
00:31Avec un cockpit complètement fermé, on rentre par le dessus.
00:34On a à bord 7 voiles qui pendulent comme tous les autres IMOCA, c'est la particularité de ces bateaux.
00:39On a des safrans qui peuvent s'incliner, se remonter.
00:43Et puis après, aujourd'hui, on a beaucoup de panneaux solaires sur nos bateaux
00:46puisqu'on doit essayer d'atteindre une autonomie énergétique.
00:50C'est un enjeu pour l'édition 2028 du Vendée Globe.
00:54Mais ça va être un bon test sur cette route du Rhum de naviguer dans cette configuration.
01:05Ce bateau a été mis à l'eau il y a seulement un mois et demi à peu près.
01:08Ce sera sa première transatlantique sur la route du Rhum.
01:10C'est un bateau complètement innovant de par sa forme de coque.
01:14On a l'impression qu'on a ajouté le flotteur d'un multicoque sous la coque d'un bateau existant
01:19pour lui apporter plus de stabilité en vol, pour lui apporter aussi un comportement dans la mer
01:24et un passage dans la mer un peu plus smooth, un peu plus calme, disons,
01:28parce que ces bateaux sont quand même très violents.
01:30On prend plus de 4 à 5 G verticaux, un peu comme dans un avion de chasse.
01:34Et donc forcément, c'est très très violent à bord, très violent pour la structure,
01:38très violent pour le skipper.
01:39Et donc on avait besoin d'avoir un comportement de bateau un petit peu plus sain,
01:43qui passe mieux la mer, plus marin aussi.
01:45Et en plus de ça, c'est des bateaux qui sont semi-volants, avec notamment ces foils.
01:51Et du coup, évidemment, on vole en équilibre instable.
01:54C'est un peu comme si on faisait voler un avion sans son empennage arrière,
01:58puisqu'aujourd'hui, on n'a pas le droit au plan porteur à l'arrière du bateau.
02:01Donc du coup, il faut trouver cet équilibre instable en permanence.
02:04Et donc, grâce à cette forme de coque, on espère être beaucoup plus stable en vol
02:07et donc aller plus vite à long terme.
02:12On peut embarquer 7 voiles à bord.
02:14Donc c'est un choix qu'on va faire quelques jours avant la course,
02:17en fonction des conditions météo.
02:18Et pour chaque bateau, en fait, les voiles sont complètement différentes.
02:21Donc c'est un travail de design qui est fait entre le voilier et l'équipe.
02:25Et donc, voilà, nous, on apporte des inputs.
02:27Et le voilier nous propose des designs de voiles, des formes de voiles.
02:31En fait, ça fonctionne comme une aile d'avion.
02:33Donc en fait, si tu changes le profil de ta voile,
02:35le comportement du bateau va forcément changer.
02:37Et moi, je travaille avec Maxime Paul, qui est le designer chez Incidence.
02:41Je travaille avec lui depuis le tout début de ma carrière pro en Figaro.
02:44C'est aussi grâce à lui, notamment, que j'ai gagné la solitaire du Figaro
02:47avec une partie de ses voiles.
02:54Au départ, quand on conçoit un nouveau bateau,
02:56en fait, on ne sait pas trop à quoi s'attendre,
02:58si ce n'est les outils de simulation qu'on peut avoir.
03:00Donc on a des comportements, enfin, on a quelques attentes
03:04au niveau des vitesses du bateau, etc., de son comportement.
03:07Et donc du coup, on va lui donner un petit peu notre ressenti
03:10par rapport à ce qu'on avait sur le bateau précédent.
03:12Donc c'est ce que j'ai fait avec Maxime Paul en lui disant
03:15« Voilà, je pense que le bateau va plus vite dans ces conditions-là.
03:19Donc je pense que cette voile, elle va fonctionner avec telle force de vent,
03:23tel angle de vent apparent.
03:25Et donc du coup, je voudrais une voile un peu plus plate
03:27avec des creux plus avancés ou plus reculés ou plus haut ou plus bas, etc.
03:30Un profil de voile plus fin à cet endroit-là, telle surface, etc.
03:35parce que j'ai besoin de puissance ou j'ai besoin d'avoir une voile réactive
03:38ou j'ai besoin d'avoir une voile polyvalente, etc.
03:41Ou alors j'ai besoin de surface pour avoir justement toute la puissance nécessaire.
03:45Et donc tout ça, c'est un peu au début, quand on design un nouveau bateau,
03:48on ne sait pas trop à quoi s'attendre.
03:49On a pas mal de simulations, on a pas mal d'outils qui nous permettent de prédire
03:53ce que sera le nouveau bateau.
03:54Mais en réalité, on ne sait pas trop, c'est un peu de la magie noire.
03:57Donc au début, on a des attentes et donc on design les voiles comme ça
04:01par rapport à notre expérience passée sur le précédent bateau,
04:04qui a fait troisième du Vendée Globe.
04:06Et là, je pense que cette année va être très enrichissante pour nous,
04:09pour savoir quelles seront les voies de développement dans les années futures.
04:13Ah voilà, il y a beaucoup, beaucoup de possibilités.
04:15En fait, ça rend les choses très intéressantes.
04:17Il ne faut pas forcément essayer de copier ce que font les autres.
04:19Il faut plutôt essayer de s'adapter à ce dont le bateau a besoin.
04:25Donc là, on s'apprête à rentrer dans le cockpit du bateau.
04:27C'est là où on passe le plus de temps.
04:29Un cockpit complètement fermé, que je peux ouvrir et fermer avec cette trappe,
04:32complètement étanche avec ce joint.
04:34Et donc, c'est là-dedans que je passe la plupart du temps en mer,
04:38complètement à l'abri.
04:39Alors évidemment, on met la tête dehors pour aller parfois regarder les voiles
04:44parce que la visibilité parfois pas assez bonne à l'intérieur.
04:47Ou alors quand on sort du port et qu'on rentre au port,
04:50évidemment pour voir les bateaux qui sont autour.
04:51Ou au moment des départs, on laisse les trappes ouvertes
04:54pour avoir la possibilité de sortir la tête rapidement.
04:57Mais une fois qu'on est en mer, cette trappe, elle est fermée et elle reste fermée.
05:06Quand on est dans un cockpit complètement fermé,
05:08on se demande comment est-ce qu'on peut surveiller ce qui se passe autour.
05:11Donc on a pas mal de systèmes différents.
05:13On a déjà le radar, qui est un système assez traditionnel.
05:15On a aussi une caméra avec de l'intelligence artificielle en haut du mât
05:18qui va détecter les autres bateaux,
05:21mais aussi tous les objets qui flottent sur l'eau.
05:23Donc qui va nous aider.
05:24Elle a aussi une caméra infrarouge.
05:25Donc même la nuit, en fait, ça nous permet de voir quand même devant.
05:28Et puis en plus de ça, on a aussi un système assez traditionnel qui est l'AIS.
05:32Donc en fait, ça détecte avec les liaisons VHF
05:34tous les autres bateaux qui sont autour de moi.
05:37En tout cas, tous ceux qui sont équipés.
05:38Et donc ça, ça apparaît sur l'écran d'ordinateur.
05:40Donc en fait, j'ai trois signaux différents
05:42pour savoir ce qu'il y a autour de moi.
05:44Et donc c'est quand même très utile
05:45quand on a un cockpit complètement fermé.
05:47Et quand on est en mer, surtout en solitaire,
05:49parce qu'on est amené parfois à dormir.
05:51Et donc la veille n'est plus vraiment très attentive.
05:54Mais du coup, on fait confiance à tous nos instruments
05:56avec les alarmes, etc.
05:57pour nous réveiller si jamais il y a un obstacle.
05:59Allez, je vous invite à l'intérieur du cockpit
06:01de Groupe du Brouillard Caribe.
06:16Bienvenue à bord de l'IMOCA Groupe du Brouillard Caribe
06:19dans le cockpit.
06:20Donc c'est un peu l'œuvre d'art de ce bateau
06:22avec ses belles finitions.
06:24Et donc la chose la plus importante à voir ici,
06:26c'est notre inspiration avec l'aérien.
06:33Donc ce siège et notamment cette façon
06:35de piloter le bateau avec le joystick.
06:37Donc vraiment, c'est comme dans un Airbus A350.
06:41Eux, ils font décoller et atterrir leur avion
06:43avec un joystick.
06:44Donc nous, on s'est dit,
06:45pourquoi pas barrer un bateau avec un joystick.
06:47Et effectivement, en fait, ce joystick nous permet
06:49de soit complètement barrer le bateau,
06:52donc classiquement,
06:53donc donner de l'angle au gouvernail
06:56et donc diriger le bateau,
06:57soit en fait d'intervenir par-dessus le pilote.
07:00Et en fait, comme une voiture aujourd'hui
07:02qui en fait suivrait les deux lignes blanches
07:03à droite et à gauche,
07:05en fait, peut nous permettre de,
07:06par-dessus le pilote, en fait,
07:09d'avoir, de définir ces deux lignes blanches
07:11et de pouvoir piloter le bateau entre ces deux-là.
07:13Donc du coup, beaucoup moins,
07:14on a besoin de beaucoup moins de concentration
07:16pour pouvoir piloter le bateau.
07:18Vous imaginez bien que quand vous conduisez votre voiture
07:21ou que vous êtes sur votre vélo,
07:22si vous tournez la tête à gauche,
07:24bizarrement, on va à gauche.
07:25Voilà.
07:25En bateau, c'est pareil,
07:26ça demande énormément de concentration.
07:29Et donc du coup,
07:29le fait de pouvoir piloter le bateau
07:31par-dessus le pilote automatique
07:33grâce à ce joystick,
07:34on n'a pas forcément besoin
07:36de regarder tout le temps devant.
07:37On peut aussi regarder nos écrans
07:38et donc on peut piloter le bateau
07:40entre ces deux lignes blanches artificielles.
07:42Voilà.
07:42Et donc ça, c'est vraiment l'innovation.
07:44C'est un pilote,
07:45c'est un joystick électronique.
07:47Et donc du coup, en fait,
07:48on a fait, comme dans les jeux vidéo,
07:50un système de retour de force
07:52pour sentir le bateau
07:53et avoir les mêmes sensations
07:54que si on barrait le bateau
07:55avec une barre classique.
07:59Donc là, on voit qu'on s'est inspiré
08:01pleinement de l'aérien
08:03et des avions.
08:05J'ai passé pas mal de temps
08:06avec les équipes d'Air Caraïbes,
08:08notamment.
08:09Et donc, vous voyez,
08:11en fait, on a un cockpit
08:11avec l'écran d'ordinateur.
08:13J'ai tout qui est accessible,
08:15le clavier, la souris.
08:17Donc j'ai mon ordinateur,
08:18j'ai un iPad,
08:19la télécommande du pilote,
08:20la télécommande pour l'angulation
08:22de la key.
08:23J'ai un petit ventilateur,
08:25quand il fait trop chaud
08:26pour les alizés.
08:44Le but, c'est d'avoir absolument
08:45tout à la portée de la main.
08:47Donc pouvoir piloter le bateau,
08:48pouvoir checker la météo,
08:49pouvoir checker la cartographie,
08:51le GPS,
08:52les infos du bord
08:53et puis aussi pouvoir se reposer.
08:55Donc si, par exemple,
08:57voilà, j'ai envie de me coucher
08:58dans mon siège,
08:59je peux me coucher dans mon siège,
09:00je peux me reposer.
09:01Et avec la position des fenêtres,
09:03j'ai la vue sur les voiles,
09:05sur tous les instruments
09:07dont j'ai besoin.
09:09Voilà.
09:10Donc j'ai pas besoin de bouger,
09:13je peux rester là.
09:14J'ai eu une commotion cérébrale,
09:16j'ai dû me recoudre le front.
09:18Moi-même,
09:19en pleine train atlantique,
09:20je me suis fracturé les cervicales
09:21et donc ça a été une expérience
09:23assez douloureuse pour moi.
09:24Et évidemment,
09:25ça a été beaucoup de discussions
09:27et d'échanges avec notre partenaire
09:28pour rendre ce bateau
09:31forcément plus efficace,
09:32toujours plus rapide,
09:33puisqu'on est quand même
09:34dans la recherche de performance,
09:36mais aussi plus safe,
09:39parce qu'il ne s'agit pas
09:40de me blesser,
09:41au contraire,
09:41je ne fais pas ça
09:42pour me mettre en danger.
09:43Au contraire,
09:44je pense qu'on a bénéficié,
09:46malheureusement,
09:47ce moment qui aurait pu être dramatique
09:50nous a servi d'expérience.
09:52Et aujourd'hui,
09:52c'est aussi en partie
09:53ce qui donne ce résultat
09:54avec un cockpit très optimisé
09:57aussi pour le solitaire,
09:58en essayant de réduire les espaces
09:59pour que je puisse me déplacer
10:01en sécurité
10:02et aussi être dans une position
10:03où quoi qu'il arrive,
10:05le moindre impact,
10:06le moindre choc,
10:07je sais qu'il n'arrivera rien.
10:11Je vais essayer de vous mettre
10:12dans la situation
10:12d'un record de 24 heures,
10:14comme j'ai pu le vivre
10:15il y a déjà bientôt deux ans.
10:18Donc tout simplement,
10:19les conditions qui nous attendent
10:20sont prévues.
10:21On sait quelle configuration
10:23de voile est-ce qu'on va avoir,
10:24on sait quelles conditions
10:25est-ce qu'on va avoir.
10:26Il faut qu'il y ait
10:27une mer relativement plate,
10:28avec peut-être un peu de dos
10:30pour aussi nous aider,
10:31avec des vents un petit peu portants
10:33aux alentours.
10:34Il ne nous faut pas forcément
10:35beaucoup de vent,
10:36aux alentours des 18 à 25 nœuds de vent,
10:39c'est parfait,
10:40c'est tout ce qu'il nous faut.
10:40On n'a pas besoin de plus
10:41pour exploiter 100%
10:43du potentiel
10:43de ce magnifique Imoka.
10:46Et donc,
10:46on va s'y préparer,
10:48on va d'abord manger,
10:49on va se reposer.
10:50C'est important
10:51pour vivre ces 24 heures
10:52à haute intensité.
10:54Et puis ensuite,
10:55au fur et à mesure,
10:56on va commencer
10:56à se positionner
10:58par rapport à la dépression
10:59qui va être derrière nous.
11:01et on sait que ça va être
11:02une course un peu
11:03contre les éléments,
11:04contre cette dépression.
11:05Essayer de rester devant
11:06le plus longtemps possible
11:07pour qu'elle nous téléporte
11:08vers un point plus loin,
11:11suivant.
11:12Et donc,
11:12voilà,
11:13je vais régler mes voiles,
11:14essayer d'optimiser,
11:15bien fermer le cockpit
11:16pour être bien au sec,
11:17bien confort.
11:18Je sais que j'aurais bien mangé,
11:21je serais reposé.
11:22Et puis,
11:2324 heures,
11:23c'est quand même long.
11:24Donc,
11:25en 24 heures,
11:25il faut quand même réussir
11:26à dormir
11:26pour ne pas impacter
11:27le reste de la course.
11:28Donc,
11:29de temps en temps,
11:30je vais m'accorder
11:30une petite sieste,
11:32un peu de repos,
11:32même si ce n'est pas
11:33du sommeil profond.
11:34Je vais m'allonger
11:35dans mon siège,
11:36dormir 5 minutes,
11:3710 minutes,
11:38continuer de grignoter
11:39un petit peu,
11:40essayer de garder
11:40un rythme biologique,
11:42voilà,
11:42sans essayer
11:43de tout miser
11:44sur 24 heures,
11:45mais plutôt de penser
11:46à plus long terme
11:47aussi à la course.
11:49Et donc,
11:49battre un record,
11:50c'est plus de 25 nœuds,
11:5126 nœuds de moyenne
11:52sur 24 heures.
11:54Peut-être qu'avec
11:55cette Imoca,
11:55ce sera 27 nœuds.
11:57Et donc,
11:57du coup,
11:58c'est violent,
11:58c'est le port d'un casque.
12:01Voilà,
12:01mes amis,
12:02ils m'ont mis
12:02un petit autocollant
12:03Yaya.
12:06Le port d'un casque,
12:07c'est automatique
12:08et là,
12:09pendant 24 heures,
12:10je sais que je vais l'avoir
12:11et que je ne pourrai pas l'enlever.
12:20Quand on a fini 3e
12:21du dernier Vendée Globe,
12:22on avait l'envie,
12:23avec la famille Dubreuil,
12:24de poursuivre cette aventure
12:26en 2028,
12:27avec,
12:28on l'espère,
12:29une victoire,
12:29puisque c'est quand même
12:30un rêve d'enfant pour moi.
12:31Et donc,
12:31on s'est posé la question
12:32de comment réussir
12:33à atteindre cet objectif.
12:34On savait que nos bateaux
12:35étaient quand même
12:36très performants,
12:37mais relativement difficiles
12:39dans le passage dans la mer,
12:40etc.
12:40C'était des bateaux très plats,
12:42un peu comme un fer à repasser
12:43sur la mer.
12:44Et donc,
12:44forcément,
12:44quand on tape la mer,
12:46c'est des impacts
12:47qui sont très violents.
12:48Et donc,
12:49on a rencontré Guillaume Verdier,
12:50qui était l'architecte
12:51de notre précédent IMOCA.
12:52Et il nous a présenté
12:53les designs
12:54sur lesquels il travaillait.
12:55Et évidemment,
12:56on a été convaincus
12:57puisque le potentiel théorique
12:59de ce nouvel IMOCA
13:00est bien plus grand
13:02que celui de notre précédent bateau.
13:10Nous voilà dans la zone de vie
13:12de l'IMOCA groupe
13:13du broyeur Caraïbes.
13:14Donc, en gros,
13:15je vais stocker mon ciré,
13:16par exemple.
13:19J'aurai ma petite cuisine
13:20qui est ici.
13:22Vous voyez,
13:22j'ai de quoi poser,
13:24alors,
13:25je n'ai pas tout ici,
13:25mais j'ai de quoi poser
13:26une casserole,
13:28j'ai de quoi faire bouillir de l'eau,
13:30j'ai de quoi faire réchauffer des plats.
13:31J'ai tout l'équipement ici
13:33à ma disposition,
13:35comme vous voyez,
13:36de l'huile d'olive,
13:37du produit vaisselle.
13:39J'ai une petite poubelle aussi,
13:40pareil,
13:40accessible depuis le cockpit,
13:42où tout est fait à la main,
13:43tout est imaginé par nos soins
13:46et fabriqué par nous-mêmes aussi.
13:48Et puis aussi,
13:49on avait envie,
13:50puisque l'électronique,
13:51on est très dépendant
13:53de l'équipement électronique
13:54à bord de ces bateaux,
13:56surtout en solitaire.
13:57Donc, du coup,
13:57on avait à cœur
13:58de vouloir vraiment
14:00regrouper tout l'électronique
14:01dans un même endroit
14:02et avoir beaucoup de redondance.
14:03un peu comme dans les avions.
14:05On dit qu'un avion
14:06ne tombe jamais en panne.
14:07En fait, si.
14:08Mais c'est juste
14:09qu'il y a tellement
14:09de capteurs différents
14:11et de systèmes différents
14:13qu'ils sont capables
14:14de parer à toute panne
14:16et de switcher
14:16d'un système à un autre
14:17assez facilement.
14:18Et donc,
14:18on s'est aussi beaucoup inspiré
14:20sur la partie énergétique
14:21et électronique
14:22de l'aérien.
14:23Et donc,
14:23on se retrouve
14:24avec un mur d'électronique ici
14:25qui est assez impressionnant.
14:27Et donc,
14:28tout ça,
14:29vous allez d'un bateau
14:29à un autre,
14:30ce sera complètement différent.
14:32Merci à tous.
14:33Je suis content
14:33de vous avoir fait inviter
14:34l'IMOCA
14:35Groupe du Brouillard Caraïbes.
14:36J'espère que ça vous a plu.
14:37En tout cas,
14:37nous, on est très fiers
14:38de ce travail.
14:39Et je vous invite
14:40à nous retrouver
14:40sur le départ
14:41de la route du Rhum
14:42le 1er novembre.
14:42A bientôt.
14:45A bientôt.