00:04Le ski de vitesse c'est un sport qui est super simple à comprendre.
00:07L'objectif c'est d'être le skieur le plus rapide. On part d'un point A à un point
00:12B
00:12en ligne droite. T'arrives en haut, t'as forcément peur, tu peux pas dire j'ai pas peur.
00:22C'est le sport non motorisé plus rapide sur la planète.
00:27La sensation qu'on retrouve à haute vitesse, à 250 km heure, c'est incroyable.
00:38Faire un record du monde est une chose vraiment, vraiment importante.
00:42C'est beaucoup plus de vincere une médaille ou une copa du monde.
00:50Je pense que ce sport a sa place au JO et je pense que si ce sport est
00:54olympique en 2030, ça sera un tel succès que le CIO souhaitera le reconduire
00:59sur les années qui suivent.
01:00яв sans étudier interest
01:12le groupe scored
01:12Le Grand Aire
01:12Le Grand Aire
01:12f Slims Le
01:14Grand Aire Le
01:15Grand Aire Le
01:17Grand Aire Le
01:21Grand Aire Deroyances
01:24Franck manque
01:25un filet là GOOD.
01:31Ça se mesure en vitesse, mais c'est la vitesse moyenne sur les 100 derniers mètres, la portion qui est
01:37rouge à notre niveau.
01:39Donc il y a une cellule d'entrée qui déclenche un chronomètre, une cellule qui arrête le chronomètre et le
01:44chronomètre calcule la vitesse moyenne du skieur.
01:49La piste de Chabrière, elle est incroyable. C'est un petit peu ce que Kitzbul peut être pour les descendeurs
01:56en ski alpin.
01:56C'est la piste la plus rapide du monde, tout simplement. C'est caractéristique hors normes.
02:17Chabrière, tu partes du sommet de la montagne, alors tu bascules, tu skis comme ça, et tu vois la pente,
02:23c'est vraiment hyper raide.
02:26C'est dans un couloir, dans une montagne, et l'accélération du sommet, c'est brutal.
02:34Il faut quand même imaginer qu'on passe de 0 à 200 km heure en 6 secondes sur Chabrière, et
02:38ça, il faut pouvoir l'encaisser.
02:47Donc c'est vraiment l'extrême vitesse, et c'est l'essence même de notre discipline.
02:52Chabrière est spéciale, avant tout, parce qu'elle nous permet de faire les records du monde, qui n'est pas
02:58peu.
02:59Cette piste, elle nous effraie, elle nous fait peur, mais en même temps, elle nous fascine.
03:04On est en train avec le 10.
03:08C'est toujours une grande impression, parce que finalement, je sais ce que c'est que de partir de là.
03:23J'ai une relation avec cette piste, qui a 35 ans maintenant, et je suis venu m'installer à Vars
03:28en 1992 pour cette piste.
03:30La famille a grandi ici, Simon est né là.
03:35La relation que j'ai avec Chabrière, elle me vient de mon père, je dirais que j'ai ça dans
03:41le sang,
03:42parce que mon père a été un skier de vitesse, il a eu de nombreux titres, il a été recordman
03:47du monde.
03:50Il a fait ses records sur la piste de Chabrière, j'ai vécu sa carrière du bord de piste,
03:58et ça m'a toujours fasciné.
04:00J'ai toujours rêvé de skier dans ses traces et d'aller chercher un record du monde.
04:03C'est un peu comme au Bélix, on est tombé dans la marmite, gamin.
04:16Il confirme qu'il est en forme, qu'il est abouti, et que c'est le meilleur au monde dans
04:21ce monde.
04:25Et c'est parti !
04:33Pour expliquer, les 250 kmh, le skier de vitesse, c'est injouable, parce que c'est un monde à part.
04:40On fait une bataille avec l'air, parce qu'à cette vitesse, imaginez quand vous êtes en voiture,
04:46à 100 kmh, tu sors de la main de la fenêtre et tu entends l'air.
04:51À plus de 200, l'air sur ton corps, ça devient quelque chose de solide.
04:59Nous, en fait, on est en train de se faire ouvrir en deux par le vent,
05:01et toi, avec tes skis, t'essayes de contrôler, t'es comme un peu en apesanteur,
05:04puisque tu commences à voler un peu sur la piste.
05:06C'est vraiment cette sensation qu'on ralentit le temps,
05:10et que carrément, à un moment donné, le temps s'arrête.
05:25On descend sur de la neige, sauf que c'est une goutte qui va se former sous le ski,
05:29et en fait, on va déjà être sur de l'aquaplaning,
05:31donc c'est pas vraiment du ski basique, où tu te dis, je suis sur la neige directement.
05:35Et cette sensation-là, c'est que les skis flottent,
05:37donc ils ont tendance à partir tout le temps.
05:42Je suis tellement concentré sur ce que je fais,
05:45que je ne pense pas, oh, c'est beau, c'est un peu plus rapide,
05:47mais quand on est à 240 km heureux,
05:50on sait qu'on est un peu plus rapide,
05:52mais en fait, on ne percebe pas beaucoup de temps,
05:55jusqu'à ce qu'on ne peut pas arrêter.
06:21La chute fait partie à part entière du ski de vitesse,
06:25parce qu'on passe tous par là à un moment donné.
06:28Moi, je suis tombé à 230 km heure en 2017.
06:35Il va vite là.
06:41Ça a été un vrai traumatisme.
06:44Personnellement, je suis resté conscient tout le long de la chute.
06:46J'ai eu peur, j'ai eu très peur, je n'ai pas honte de le dire.
06:50Oh merde !
06:53Je crois qu'il s'est fait mal là.
06:55Mais quelque part, je suis rassuré,
06:56parce qu'on chute à 230 km heure,
06:58mais les pistes sont calibrées pour le ski de vitesse.
07:02Les pistes sont faites d'une telle façon
07:04que maintenant, par exemple,
07:06je suis tombé à 243 km heureux sur Vars.
07:08En fait, je glisse, je vais me brûler fort.
07:14On peut avoir une petite blessure sur le premier impact,
07:17mais derrière, il ne nous arrive rien.
07:19C'est-à-dire qu'on n'a aucun obstacle,
07:20la piste est parfaite.
07:23C'est complètement moins dangereux, le ski de vitesse,
07:26qu'une épreuve comme la descente, par exemple,
07:28où là, à 150 km heure, tu fais des virages,
07:30mais derrière, il y a les filets qui arrivent très vite,
07:31il y a des arbres, il y a la piste, en fait.
07:33Tout le monde, il pense que le KL, c'est terrible.
07:36Non, ce n'est pas terrible,
07:37parce que tout le monde, il pense que si tu tombes,
07:39c'est fini, tout est mort.
07:41Non, ce n'est pas vrai.
07:42C'est insupportable, c'est ignoble,
07:43parce que ça brûle énormément.
07:45Tu passes d'une fesse sur le dos, sur la poitrine,
07:48mais finalement, ce n'est pas très, très dangereux.
08:03Je m'appelle Simone Arigone.
08:05Mon record personnel, c'est 254,050 km heure.
08:10La combine, c'est comme un deuxième pot.
08:14C'est quelque chose de très important.
08:17Pour la vitesse.
08:22Simone, c'est la légende de ce sport,
08:25légende vivante, il skie encore avec nous,
08:27il a 47 ans, mais il reste ultra performant.
08:29Simone, c'est peut-être le plus grand skieur de vitesse qu'il y a eu,
08:32il nous a fait progresser énormément,
08:33parce qu'il a fait beaucoup de recherches,
08:34et je pense que tout le monde s'en est inspiré.
08:36Dans d'autres sports,
08:37ce n'est pas que tu peux aller au magasin,
08:39tu achètes le matériel que tu as besoin,
08:41et tu commences.
08:43Il y a beaucoup de travaux artisanaux.
08:45Voilà, j'ai plusieurs ailerons.
08:50Ça, c'est un aileron que j'ai.
08:53Il y a la partie qui suit la chaussure.
08:55Sans aileron, il y a une énorme différence de vitesse.
08:58Dans les kilomètres, c'est sûr,
09:00on utilise beaucoup, beaucoup, beaucoup de scotch.
09:03On doit travailler sur des petits détails.
09:06Et à la fin, tous des petits trucs ensemble
09:08pour faire la différence,
09:10ou quand même,
09:11c'est la petite différence qui te fait gagner
09:13ou arriver deuxième ou troisième.
09:16La préparation pour la compétition d'un jour de finale,
09:20ça prend environ 40-50 minutes
09:23pour être bien préparé, tout scotché.
09:26Ce mec, il travaille énormément.
09:29Il ne laisse rien passer.
09:31Chaque détail a toujours compté.
09:33Et en fait, moi,
09:34quand je suis arrivé dans le sport,
09:35il dominait déjà.
09:36Et je me suis dit,
09:37OK, donc ce mec,
09:38il va falloir que j'aille le chercher.
09:39C'est l'homme à abattre.
09:41Si je veux atteindre mes objectifs,
09:42il va falloir que je le batte.
09:58Les 20 secondes qui précèdent le départ d'une tentative de record du monde,
10:02c'est ultra puissant.
10:03Moi, personnellement, je suis dans une bulle.
10:06Je suis préparé pour ce jour.
10:07Mon père m'a conditionné depuis que je suis gamin.
10:10Il m'a toujours dit
10:10« Dans ta carrière,
10:11tu auras 4-5 occasions d'aller chercher un record du monde. »
10:44C'était le run de ma vie, je le savais.
10:46Quand on a vu la vitesse de Simonnet en haut,
10:48mon père s'est retourné direct.
10:50Il m'a dit « Aujourd'hui, c'est pour toi. »
10:51Et il fallait que je mette tout en place.
10:55J'ai bossé énormément pour ce jour-là.
10:57Aujourd'hui, je bats ce record du monde.
10:59C'est un feeling incroyable.
11:02Il a fait le run parfait.
11:04C'est une telle récompense pour lui,
11:06une satisfaction personnelle.
11:07Je suis trop heureux pour lui.
11:08Et toi, ça fait quoi ?
11:09Je craque parce que je suis,
11:10on dit, je suis papa le plus heureux du monde.
11:18Le ski de vitesse rêve de Gio.
11:20En 2030, je pense qu'on a une chance d'intégrer le format.
11:24Nous, il faut savoir que la discipline a été olympique en 1992.
11:27Ça fait un moment qu'on en entend parler,
11:29mais ça n'a jamais été aussi proche que là pour 2030.
11:34On a monté des dossiers,
11:36on a mis des choses en place.
11:37Aujourd'hui, la décision revient au COJOP.
11:41Ils vont décider ou non d'intégrer le ski de vitesse.
11:44Les réponses seront annoncées au mois de juin,
11:47mais cela va certainement se décider en avril et en mai.
11:52On a de grands espoirs.
11:56Il y a aussi quelque chose qui est très intéressant,
11:59c'est que les filles et les garçons courent en même temps,
12:02sur la même piste.
12:03Ça, c'est la seule discipline de ski qui offre ça.
12:07C'est Valentina Greggio, de l'équipe italienne,
12:11de scie de vitesse.
12:13J'ai le record du monde,
12:14de scie de vitesse femine, 247 km par an.
12:18Allez, allez !
12:26Elle a une capacité à skier à plat,
12:32à aller chercher la glisse,
12:34à laisser filer ses skis,
12:35qui est incroyable.
12:36Et moi, à chaque fois que je regarde ces runs,
12:37j'hallucine,
12:38j'apprends de Valentina.
12:42Je pense honnêtement et objectivement
12:44que Valentina,
12:46hommes et femmes confondus,
12:48est la meilleure skieuse.
12:50Je crois que c'est quelque chose d'unique.
12:53C'est la seule compétition
12:54où les hommes et les femmes
12:58font les mêmes deux parts,
12:59sur la même piste,
13:01aussi avec le même ski.
13:02Parce que la taille de ski
13:03entre moi et Valentina,
13:04c'est le même ski.
13:06Ce qui est cool en KL,
13:07c'est cette mixité.
13:08Et dans cette optique
13:10de devenir une discipline olympique,
13:12potentiellement,
13:13je pense que c'est un atout
13:14pour le ski de vitesse.
13:18Les Jeux olympiques,
13:19c'est le rêve
13:20de tous les sportifs.
13:23Quand un petit gamin,
13:24il rêve de faire des compétitions,
13:27il rêve les Jeux olympiques.
13:30J'espère vraiment
13:31que j'en ferai partie en 2030.
13:33Je veux aller chercher une médaille
13:35et j'arrêterai peut-être juste derrière,
13:36mais c'est quand même
13:38le gol d'une vie.
13:40Pour les Olimpiadi,
13:42nous espérons nous.
13:44Je suis sûrement déjà trop vieille,
13:47mais je me souhaitais
13:49pour le sport,
13:50si je peux arriver à l'Olimpiadi.
13:52C'est une discipline
13:53qui mérite beaucoup.