- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 28/10/2026.
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00:00C'est parti !
00:32C'est l'équipe du Soir Bonsoir !
00:34Je suis rentré de vacances et visiblement un petit peu en retard !
00:38Dans quelques minutes, l'émission va vraiment commencer, je vais me calmer tranquillement,
00:43mais on va s'appuyer sur des chroniqueurs expérimentés !
00:46Nicolas Barre, bonsoir !
00:49Une promesse ce soir d'arriver à l'heure comme moi, non ?
00:52Ah oui, tout à fait !
00:53Oui, d'accord, très bien !
00:54Ludovico Braignac !
00:55Comment ça va ?
00:56Ça va ! Vous êtes reposé un peu, vous avez des bonnes mines !
00:58Je suis surmené !
01:00Surmené en vacances !
01:02Je suis surmené !
01:03Oui, peut-être, je ne sais pas, autre chose !
01:06Dave Apadou, le professeur !
01:08Mémé, bonsoir !
01:10C'est Barry White ou Dave Apadou que j'ai ?
01:11J'ai une petite voix de crooner, quoi !
01:13Et ça valait le coup, parce qu'il y a un mot ce soir, c'est rencontre !
01:17On a rencontré Harry Kane, le ballon d'or, et on va vous raconter tout ça !
01:22Il y a eu des frais, il y a un essai, il y a un style, il y a quelque
01:25chose, un truc là !
01:26Vous avez changé de tailleur !
01:28Je dépense pas de tout mon argent dans des grands voyages très loin, donc voilà, j'ai fait les boutiques,
01:34c'est tout !
01:34Bon, vous regardez l'équipe du soir, le menu va s'afficher dans quelques minutes, on aura la rencontre d
01:38'Harry Kane, nouveau le rat du ballon d'or, interviewé par Dave Apadou, l'affaire Mbappé, incident diplomatique mondial avec
01:46la Chine, on y reviendra !
01:47Et puis beaucoup, beaucoup de surprises à vous accorder !
01:50D'ailleurs, tiens, on va peut-être entendre un bruit, petit bruit ? Est-ce qu'on peut mettre le
01:54bruit ?
01:55Quand on va entendre ça, il y aura des images d'actu, je vous ferai agir sur quelques images d
02:00'actu !
02:00Un brûle pour point, comme ça !
02:01Voilà, c'est produit mes petits !
02:03On va commencer par la fête à Harry Kane, ça s'est passé ce soir, le Bayern affrontait Magdebourg en
02:08Coupe d'Allemagne, et vous allez voir, c'est à la une, Harry Kane a été accueilli en héros, c
02:14'est le retour d'Harry Kane au pays.
02:17Regardez, on regarde comment ça s'est passé.
02:38Voilà, en devenant ballon d'or, Harry Kane, est-ce qu'il est devenu une superstar ?
02:47Pour vous ?
02:48Est-ce qu'il a changé de dimension ?
02:50Pour moi, non.
02:51Ah oui ?
02:52Mais non.
02:53Pourquoi ?
02:53Non.
02:54Parce qu'il n'a même pas cherché à devenir une superstar en recevant le ballon d'or, c'est
02:58-à-dire que tout ce qui a été derrière, c'était hyper contrôlé, la mèche était parfaite, pas comme Ludo
03:06Bragnac, lui s'était soigné, chaque mot était pesé, il n'y avait pas un mot au-dessus de l
03:12'autre.
03:12Et ça restait finalement le Harry Kane qu'on a connu avant et dont j'ai le sentiment qu'on
03:16le connaîtra après, c'est-à-dire un très très très grand joueur, mais qui ne postule même pas au
03:23statut de star, qui n'en a même pas envie lui-même et qui en tout cas ne dégage pas
03:27ça.
03:28Mais ça n'empêche pas d'être un immense joueur.
03:29Je crois qu'il ne faut pas le prendre par ce biais-là. Lui, peut-être que pour lui, et
03:33je suis assez d'accord avec Étienne, ce n'est pas quelqu'un qui va changer, mais la manière dont
03:37on va le voir, ce n'est plus pareil.
03:39En tout cas pour les gens, maintenant, c'est une superstar. Là, tu rentres dans le gratin, tu es au
03:43Panthéon.
03:44Ce n'est pas automatique.
03:47Pour vous, des joueurs, il s'est passé quelque chose, je trouve, avec lui. En plus, il y a aussi
03:54toute cette histoire.
03:55Il y a un truc assez romanesque, avec le truc du loser, qui enfin, finalement, arrive sur la fin comme
04:02ça, sur ses 33.
04:04Il va commencer à remporter des titres et puis il va aller chercher ce titre individuel qui est quand même
04:09plutôt flatteur.
04:10Moi, je crois que les gens ne le verront plus de la même manière.
04:14Ce n'est plus le mec qui ne gagnait plus à Tottenham, qui courait après je ne sais quoi.
04:18C'est devenu un golden boy.
04:21Étienne s'inscrit en faux et est généralement d'accord avec vous.
04:24Appréciez vos avis sur le holistique.
04:26Mais là, cette fois-ci, il y a une sorte de divorce.
04:28Non, mais ce n'est pas automatique. Ce n'est pas parce qu'on devient un ballon d'or qu
04:31'on devient une star.
04:33Et il y a dans l'histoire des ballons d'or, Dev, qui est très largement payé pour suivre la
04:39carrière de tous les ballons d'or depuis la nuit des temps,
04:41l'a payé trop, disent certains.
04:42Mais moi, je ne dis pas ça. On n'est jamais trop payé quand on travaille dans la presse.
04:45Je ne sais pas comment elle est ta chemise, en tout cas.
04:47Mais il y en a plein qui ne sont pas devenus des stars. Est-ce que Cannavaro s'est devenu
04:52une star parce qu'il a eu le ballon d'or ? Non.
04:54Est-ce que Belanov, il y en a parmi nos téléspectateurs qui ne s'amènent pas vraiment qui est Belanov
04:58?
04:58Igor Belanov, ballon d'or, 86.
05:01Est-ce que Nedved, c'était une star ? Est-ce que Mathias Sammer s'est devenu une star ?
05:06Non.
05:06Donc, ce n'est pas automatique. On peut avoir été le meilleur joueur de la saison, on peut être un
05:10immense footballeur et ne jamais devenir vraiment une star.
05:14Harry Kane est un joueur extraordinaire. Mais comment se fait-il ? Et on va voir quelques images.
05:17Là, on a plein d'images. On croule sous les images sur la chaîne d'équipe. Vous le savez bien.
05:21Et les images de football, puisque ce soir, le Bayern a écrasé Magdebourg au petit club de D2.
05:27C'est si sain.
05:29Olizé, notamment sur ses stats, a doublé, une passe décisive.
05:33La passe décisive, elle est pour son compère.
05:35C'est vrai. Comment se fait-il qu'il nous brûle la rétinolisée et pas Kane ? Il fait des
05:43choses merveilleuses, mais il colle là-bas.
05:46Déjà, ils ont pris un critère qui est un critère statistique. Déjà, au départ, on prend le nombre de buts.
05:51On dit de lui que c'est un meilleur lutteur. Moi, je rejoins plutôt ce que vous disiez.
05:56Pour moi, Étienne Moëti.
05:57Étienne. Tu connais Étienne ? C'est Étienne Moëti.
05:59C'est la première fois qu'on se retrouve, je crois.
06:02Oui, moi, je te connaissais même sans avoir fait des mises.
06:05En fait, on a un joueur qui a une carrière normale.
06:09Il a plein de problèmes. Il a des échecs. Il a des réussites. Il court après quelque chose. Il n
06:14'y arrive pas. Il quitte l'Angleterre.
06:15Il va en Allemagne. D'un seul coup, il tombe sur une super équipe du Bayern qui lui permet de
06:19s'exprimer.
06:20Il fait évoluer son jeu. Puis un jour, un truc, une saison un peu exceptionnelle qui fait que la lumière
06:25tombe dessus et on lui donne le ballon d'or.
06:27Voilà. Pour moi, c'est un épiphénomène, le ballon d'or. Et ça ne fait pas lui une star. Voilà.
06:32Parce qu'il n'a pas cette envie, je pense, de lui. Il n'a pas son comportement. Et le
06:36regard que j'ai sur lui maintenant, ça n'a rien changé pour moi.
06:39Alors, Nicole, pour résumer ce propos, fort intéressant, malgré tout, mes amis, Kane, ce n'était pas l'élu. Il
06:45y en a un qui n'était pas l'élu. C'était l'an dernier Dembélé.
06:48Et je trouve que Dembélé…
06:50Pareil, on ne le regarde plus pareil.
06:51On ne le regarde plus pareil.
06:52Moi, je dirais Dembélé, on ne le regarde plus pareil. Kane, moi, je ne suis pas lié, effectivement, avec ce
06:58joueur. Je trouve que c'est génial.
06:59Oui, parce qu'il est Dembélé, on est quand même lié un peu plus parce qu'on est français et
07:03qu'on est un peu chauvin. Vous allez en Angleterre, le prisme… Alors, il faudra peut-être demander à Dev,
07:09qui était là-bas, qui était sur place, qui a fait l'interview.
07:13C'est pour ça que je vais lui laisser la parole au dernier. Mais il doit se passer… Alors, ce
07:16n'est pas Beckham. Rassurons-nous, ce n'est pas Beckham.
07:19Mais ce n'est pas Bellingham.
07:20Tu sais quoi ? Voilà, ce n'est surtout pas Bellingham.
07:23Ce n'est pas Bellingham.
07:24Si Bellingham était ballon d'or, par exemple…
07:27Je pense que vous vous trompez. Il a une stature. Je pense que quand il va se présenter dans la
07:32rue, ça sera peut-être différent.
07:35Autour de lui, les gens vont le reconnaître.
07:37Ludovic, on ne se trompe jamais.
07:38Mais il y a quelque chose en plus.
07:39Ludovic, on ne se trompe jamais. Sinon, on est de mauvaise foi.
07:41Non, mais Ludo est tout juste.
07:43Ludo est tout juste.
07:44Pour une fois.
07:45Non, non, mais pour le coup, il est tout juste.
07:47C'est qu'en fait, il y a une espèce de reconnaissance absolue d'Arikan.
07:52C'est-à-dire qu'il est appelé Prince Harry. Il y a une référence même à la famille royale.
07:57Aujourd'hui, il est le prince de l'Angleterre.
08:01Et c'est une énorme résonance.
08:03Mais on est obligé de raconter son histoire.
08:05Comment il a travaillé, comment il a souffert, comment il a chagé.
08:09Non, non, mais c'est génial.
08:10Je sais que vous m'aimez. Vous aimez les choses qui se font très facilement.
08:13Vous aimez tout ce qui brille, etc.
08:15La culture de l'instant, vous cherchez cette expression.
08:19Vous êtes sur l'écume des choses, mais on vous aime comme ça.
08:21Il revient, Dave. Ne sois pas trop dur.
08:22Non, mais plaisanterie à part.
08:25Harry Kane, je comprends les propos sur le fait qu'il n'y a pas le côté superstar tel qu
08:30'on l'entend.
08:30C'est-à-dire le côté Kylian, Yamal, même Belliniam, tu as raison, etc.
08:34Mais il y a une espèce de survalidation là maintenant avec Harry Kane
08:38qui est en fait la référence désormais absolue au poste le plus envié du monde,
08:42c'est-à-dire celui de buteur, celui d'avance-centre.
08:45Aujourd'hui, il y a ça.
08:45C'est-à-dire, et là-dessus, Ludo a touché juste.
08:48C'est-à-dire qu'on va s'apercevoir que le regard sur lui va être différent.
08:53De la même façon que le regard sur Rodri avait changé.
08:56Rodri était d'un seul coup devenu la référence à son poste.
09:00D'un seul coup, le type qui...
09:01Pour toi, par exemple, Rodri, après son ballon d'or, s'est devenu une star.
09:04Je pense que Rodri...
09:08Etienne, il est malin, Dave, parce qu'il dit la référence à son poste.
09:12Il est malin, mais pas tant que ça, parce que je l'écoutais d'une oreille un peu distraite.
09:17Mais comme souvent, c'est caractérisant.
09:19C'est mon style, tu me connais.
09:21Mais quand il a sorti Rodri, ben non, justement, Rodri, c'était une consécration,
09:26de mon point de vue, totalement méritée.
09:28Et un ballon d'or que j'ai apprécié parce que, pour une fois,
09:32ce n'était pas simplement l'attaquant qui marquait des buts, etc.
09:34C'était quelqu'un qui pesait sur son équipe et qui était peut-être aussi une référence
09:39qu'on avait rarement vue à ce niveau de qualité, donc de meneur de jeu.
09:45Et il n'est pas devenu une star.
09:47Parce qu'en fait, lui, comme aujourd'hui, je pense à Riken, n'en a pas vraiment envie.
09:51Il met encore, il met Rodri, il met encore son maillot dans son short.
09:54Il n'a pas un mot de plus.
09:56Les joueurs de l'équipe d'Espagne se moquent de lui parce qu'il est old school, il est ringard.
10:00Visiblement, tu es un peu débraillé, c'est un peu compliqué.
10:02Il a légié ma voix, moi.
10:03C'est vrai, je t'ai envie.
10:04Il a juste eu besoin de trois matchs pour être élu meilleur joueur de la Coupe du Monde quand même.
10:07Donc ça montre le changement de stature quand même.
10:10Exactement.
10:10Non, mais ce que je veux dire, c'est que Etienne parle du changement éventuellement de comportement, etc.
10:15De comportement de star.
10:17Ce qui est différent.
10:18Là-dessus, tu as raison.
10:19Kane ne va jamais se lancer là-dedans et Rodri non plus.
10:21Mais il n'empêche que Rodri, à partir du moment où il était ballon d'or, d'un seul coup,
10:25il était l'épicentre de son poste.
10:26C'est-à-dire que tout le monde, tous ceux qui suivent le foot, reconnaissent Rodri comme le...
10:32Oui, mais là, on parle d'autre chose.
10:34Là, toi, tu nous fais l'importance du joueur.
10:37Et là, je te rejoins complètement.
10:39Mais par exemple, tu parles de Rodri.
10:40Moi, je fréquente beaucoup l'Espagne.
10:42Et en Espagne, mais il n'y a même pas besoin de fréquenter l'Espagne pour savoir que la star
10:46de l'équipe d'Espagne, ce n'est pas Rodri.
10:47C'est la mini Amal.
10:48Je veux dire, il n'y a même pas photo.
10:50Donc, je veux dire, la mini Amal, c'est une star.
10:53Pas Rodri.
10:53Et pas après son ballon d'or non plus.
10:55Etienne, il y a la star des tabloïdes et puis il y a la star à côté.
10:59Mais non, il y a la star.
11:00Il y a différents degrés de...
11:01Bellingham.
11:02Bellingham, il ne fait pas les tabloïdes.
11:03Enfin, je ne sais pas.
11:03Moi, je ne dis pas la presse.
11:04Mais attendez, vous croyez qu'en Angleterre, on parle plus de Bellingham que de Kane ?
11:10Présentez, j'espère.
11:11Bah oui.
11:11Mais non, mais Kane, je vous dis, Kane, c'est celui dont on parle le plus en Angleterre.
11:16Et pas simplement sur le ballon d'or.
11:17On va parler un peu pognon si ça ne vous dérange pas à gagner 2000 euros.
11:20Voilà, ça c'est Etienne, c'est le monde de l'émé.
11:23Pour vous faire taire, Dave, je suis obligé de parler avant.
11:25Je pense que sa voix va disparaître toute seule.
11:28Gagner 2000 euros grâce à l'équipe, c'est possible.
11:30Envoyer équipe au SMS suivant, 71 021.
11:35Vous allez répondre à la question du jour.
11:37Vous tentez votre chance.
11:38Et puis le tirage de sort aura lieu.
11:40Je regarde la date quand même.
11:41Le 9 novembre, lundi 9 novembre prochain.
11:43Alors, on dit à vous évidemment de jouer.
11:48Kane, entretien exclusif avec l'homme qui a perdu sa voix.
11:50C'est Dave Apadou qui a rencontré le lauréat 2026 du ballon d'or.
11:55Cet après-midi, ça s'est passé à…
11:57C'était hier après-midi.
11:58Hier après-midi.
11:59Voilà, hier en fin de journée.
12:01Donc c'était au lendemain du ballon d'or.
12:03Ça s'est passé à Munich.
12:04Ça s'est passé à Munich, au centre d'entraînement du Bayern.
12:09Et donc Kane nous a rejoint sur les coups de 17 heures à peu près.
12:13Et en fait, il avait dormi une heure.
12:15Donc vraiment.
12:16Et en fait, on l'a vu en pleine forme.
12:18C'est ce que nous expliquait.
12:20Pas comme vous.
12:20Pas comme moi, oui.
12:21Non mais c'est-à-dire qu'il nous expliquait qu'il tenait sur l'adrénaline.
12:24Et il nous a donné donc une heure de son temps.
12:27Le Bayern était même un peu moyennement chaud pour dire.
12:30Mais attendez, il est fatigué, etc.
12:31On va demander s'il est ok.
12:33Et en fait, lui, c'est la journée.
12:35Il voulait en profiter, etc.
12:36Je sais que c'est fatigant de parler avec vous.
12:37Un petit peu.
12:39Je précise, j'étais avec Olivier Bossard, mon collègue.
12:41Et pour compléter l'équipe, parce qu'Arakein, c'est un sport d'équipe.
12:44Donc on va suivre ses préceptes.
12:46Alexis Réaud a fait la photo.
12:48Il a fait des photos fantastiques.
12:49Et Antoine Ronté pour la captation vidéo.
12:51OK.
12:52Ça sent la grosse interview.
12:53C'est ça, la grosse interview du joueur de la scène.
12:56On va juste défleurer un petit peu votre travail.
12:59Et le travail d'Olivier Bossard.
13:00Quand il devient ballon d'or, on va arriver au moment clé.
13:04C'est le moment où Ronaldo, sur la scène, va lancer le gagnant.
13:06On va revivre ce moment.
13:08C'était lundi.
13:09Vous l'avez vécu.
13:11Regardez.
13:11Puis, petite question à poser à Dave.
13:19Ballon d'or, winner, is Harry Kane.
13:43Ballon d'or, winner, is Harry Kane.
14:11Il vous a embrassé comme ça, non ?
14:13Il vous a fait le...
14:14Il y a eu un tir avec une complicité, clairement.
14:15Non, mais je suis revenu sur ça parce qu'en lisant pas mal d'ouvrages sur le ballon d'or,
14:19il y a un moment de sidération où, en général, le lauréat découvre qu'il est ballon d'or.
14:25Est-ce que vous lui avez posé la question et comment il a vécu ?
14:27Oui.
14:28En plus, la spécificité depuis quelques années, c'est que le lauréat l'apprend sur scène.
14:33C'est-à-dire qu'il n'est pas prévenu, comme c'était le cas il y a bien des
14:37années,
14:38où on prévenait le lauréat, on allait faire l'interview, faire les photos, etc.
14:42Donc, quand il était annoncé sur scène, il le savait.
14:44Là, depuis quelques années, c'est comme aux Oscars, c'est que tu découvres sur scène que tu vas être
14:48ballon d'or.
14:48Ça rend la chose beaucoup plus authentique.
14:50C'est assez génial.
14:50Franchement, à vivre, on voit qu'il y a une tension dans la salle, c'est assez dingue.
14:54Et donc, évidemment, on est allé le chercher là-dessus sur comment il avait vécu ça.
14:58Donc, on lui a dit, faites-nous entrer dans votre tête sur ce moment précis.
15:02Et il explique qu'en fait, c'est quelque chose qui l'a surpris.
15:05C'est qu'en fait, son cœur a commencé à battre très très fort.
15:08Lui qui est beaucoup dans ses dramatiques.
15:09Je ne sais pas si tu as vu le nombre de fois qu'il a touché son veston.
15:12Tu n'avais pas fait gaffe, mais il y a un stress.
15:16Il remet sa veste en permanence.
15:18Il le fait au moins 15 ou 20 fois.
15:20Exactement.
15:21En tout cas, on voit sa réaction.
15:23Et d'ailleurs, sa réaction, c'est celle de quelqu'un qui est submergé.
15:25Donc, ce qu'il nous expliquait, c'était que sur les quelques secondes lui avait paru,
15:29il avait eu l'impression que Ronaldo avait pris 20 minutes pour annoncer le truc.
15:32Alors qu'il dit, j'ai revu les images, en fait, ça allait très très vite.
15:35Et ce qu'il explique, c'est qu'il y a tout qui se passe dans sa tête.
15:37C'est-à-dire qu'il y a un espoir, il y a l'idée de le perdre.
15:43La pression par rapport au fait qu'il a fait venir sa famille, etc.
15:47Et qu'eux l'encourager en disant, mais tu le mérites, etc.
15:50Donc, limite, il se sentait un peu investi pour eux de ne pas les avoir fait venir pour rien.
15:53Enfin, il y a tout ça qui se passe.
15:54Et ce qu'il explique, c'est qu'au moment où Ronaldo dit son nom,
15:58c'est quelque chose qui ne lui est jamais arrivé.
16:00C'est-à-dire un truc où il s'est censé submerger, lui qui est toujours très solide, très maîtrisé.
16:04Et il explique qu'il y a une espèce de laisser aller, je ne savais plus gérer mes émotions.
16:09Il y avait tout qui est arrivé.
16:11Et c'est marrant parce que Rodrigue nous avait expliqué la même chose.
16:14Oui, Rodrigue nous avait expliqué la même chose.
16:16Il refusait de se dire, c'est une récompense, c'est les autres qui désignent.
16:21Ce n'est pas moi qui interagis sur ça.
16:22Ça ne m'appartient pas, donc j'ai juste à le constater.
16:24Ça, c'est le côté rationnel.
16:25Exactement.
16:26Et en fait, il y a un truc qui est que quand tu es au pied du truc, à quelques
16:29secondes,
16:30il n'y a plus rien de rationnel.
16:31Et c'est ça qui est fou, c'est que des joueurs comme ça, qui sont tout le temps dans
16:34le contrôle,
16:35perdent le fil complet.
16:36Moi, j'ai trouvé quand même qu'il gardait du contrôle.
16:38Il ne s'est pas mis à dire, à faire n'importe quoi, à avoir des gestes de joie hyper
16:44expressifs, etc.
16:47Il avait écrit son discours, par exemple, sur plusieurs films.
16:49Ça, c'est clair.
16:50Ce que je veux dire, c'est que tu regardes, ses mains tremblaient sur les feuilles.
16:54C'est-à-dire que lui, il avait besoin, je pense, d'écrire son discours pour ne pas partir dans
16:58tous les sens.
16:59Par exemple, là où Ousmane Dembele, lui, s'était complètement laissé porter par ses émotions.
17:03C'était beau aussi, en 2025.
17:05Harry Kane, qui n'est pas du tout ce type de personnage et qui ne veut pas l'être.
17:09Organisé.
17:10Voilà, exactement.
17:11Il s'est dit, au moins avec ça, je me rassure.
17:12Dave, on est en train de rechercher des petites images en coulisses.
17:16C'est juste après la victoire, le triomphe d'Harry Kane.
17:19Il rentre en coulisses et croise le dernier anglais, Michael Owen, donc l'aurait en 2001.
17:242001.
17:25Enfin, 2001.
17:25Et il lui dit, c'était une torture, cette attente.
17:28J'aurais préféré être comme toi, avoir été mis au courant bien avant.
17:32Là, les quatre mois ont été, pour lui, insupportables.
17:36Oui, c'est ça, exactement.
17:37C'est exactement ce qu'il nous a dit.
17:38Oui, enfin, pas insupportable, il n'a pas utilisé ça.
17:40Mais un truc comme ça, il le dit en sortie de scène.
17:42Voilà, exactement.
17:43Mais là, il a dit qu'en fait, oui, c'est ça, c'était que ce mélange d'émotions.
17:47Il ne s'attendait pas à ça, en fait.
17:48Parce qu'il expliquait, parce qu'on va le chercher.
17:50On lui dit, mais attendez, vous avez joué des grands matchs, vous avez joué des matchs à émotion directe, etc.
17:53Enfin, c'est deux coupes du monde, des trucs comme ça.
17:55Il dit, oui, mais ce sont des choses sur lesquelles j'ai des contrôles.
17:57Je peux interagir, c'est à moi d'être bon, etc.
17:59Il dit, là, en fait, ton destin, il est dans les mains de quelqu'un d'autre.
18:03Et c'est horrible.
18:03Enfin, ce n'est pas horrible, mais c'est fort à vie.
18:05C'est dingue, c'est que pour un joueur, comment on le dépeint, c'est-à-dire un joueur de
18:09club,
18:09quelqu'un qui devrait, allez, tout vraisemblance, ne pas se soucier trop de cela.
18:16Le ballon d'or est quand même rentré dans notre culture footballistique, qu'on le veuille ou non,
18:20qu'il y ait des individuels, qu'il y ait des collectifs, qu'il y ait des quoi que ce
18:23soit.
18:23Même un garçon comme ça, pendant quatre mois, ça lui a pris la tête.
18:26Ludo, j'ai l'impression que vous venez d'enfoncer une porte ouverte selon le nom.
18:29Faites gaffe, parce que j'ai joué.
18:31Non, mais tu pouvais.
18:31Mais ça n'empêche pas, quand la porte est ouverte, de mettre un bon coup d'épaule.
18:35Là, on est sûr de passer comme ça.
18:36Je ne sais pas que ça l'avait impacté autant que ça.
18:38Non, mais évidemment, quand même, n'importe quel joueur, on peut imaginer que...
18:42Non, je ne fais pas les faux naïfs, mais j'ai lu dernièrement pas mal de témoignages sur les anciens
18:47lauréats,
18:48et notamment Modric, qui a une personnalité, qui a un caractère et tout ça,
18:52au moment où l'ancien directeur Pascal Ferré l'appelle.
18:55Schell.
18:55Modric, Schell, et bug, et bug totalement.
18:58C'est rentré dans une galaxie dans laquelle tu ne peux pas imaginer une seule seconde,
19:04même quand tu es un immense joueur, pouvoir rentrer.
19:06Quand on regarde la liste des ballons d'or, alors même s'il y a eu quelques ratés que j
19:11'ai cités tout à l'heure,
19:12c'est quand même des joueurs qui ont marqué l'histoire du foot.
19:15Quand tu as eu la carrière d'Harry Kane avec des bas, des hauts, avec une galère,
19:20des titres qui ne sont jamais remportés, le loser intégral,
19:23et que tu termines ballon d'or, et que ce soit Ronaldo qui te l'annonce,
19:28forcément ça doit faire quelque chose.
19:30Juste, le côté coulisses, quelques secondes après son triomphe,
19:34Kane revient en coulisses, après avoir fait son discours,
19:37maîtrisé selon Etiel Moati, on va dire plein de sensibilité selon Dave Apadou.
19:41On regarde cet échange avec Michael Owen.
20:01Voilà, vous avez eu la traduction, je vous la refais si vous prenez l'émission en cours,
20:06j'aurais préféré être comme toi, donc découvrir ma victoire un petit peu plus tôt,
20:10et pas avoir à supporter ces quatre mois, on va dire, horribles ?
20:14Ou non, il n'a pas dit horribles, mais il y a quatre mois en fait...
20:17Horrible, horrible, horrible, il confirme horrible, non mais horrible...
20:20D'ailleurs, il y a eu un truc assez cocasse avec Owen d'ailleurs.
20:24Il y a un journaliste qui lui a quand même posé la question de savoir
20:26qu'elle était pour lui, il avait été sa meilleure place au ballon d'or.
20:30Il pleut pour participer, je l'ai gagné en fait.
20:34C'est peut-être qu'il n'est pas devenu une star lui non plus.
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