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[#InterviewExclusive] Yannick Ebibie, PDG Ebibie Stratégie et Innovation

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00:09Mesdames et Messieurs, bonsoir. Bienvenue dans Interview Exclusif, votre rendez-vous hebdomadaire du décryptage de l'actualité politique, économique et
00:19sociale.
00:19Ce soir, nous avons l'honneur de recevoir Yannick Ebibi, PDG de Ebibi Stratégie et Innovation et par ailleurs ancien
00:28directeur général de la SING, la Société d'Incubation Numérique du Gabon.
00:33Cher invité, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:36Merci de m'avoir invité.
00:38Alors peut-être avant de rentrer dans le vif du sujet, nous dire un peu ce que vous faites concrètement
00:42dans le cadre de vos activités.
00:44Vous êtes PDG de Ebibi Stratégie et Innovation. C'est quoi cette structure et que proposez-vous comme offre ?
00:49Alors Ebibi Stratégie et Innovation est un cabinet de conseil qui est spécialisé dans la stratégie, l'organisation, l'innovation
00:58et les services numériques.
01:00Nous avons trois produits phares. Le premier, c'est les delivery units, donc des unités d'exécution qui vont prendre
01:06en charge des projets complexes au sein d'une organisation pour pouvoir délivrer dans des temps rapides délivrables.
01:13Et puis nous avons également une start-up studio. Donc nous avons identifié des start-up qui maîtrisent des technologies
01:19avancées et intéressantes,
01:20telles que l'intelligence artificielle, les fintechs, la blockchain, la cybersécurité, avec lesquelles nous pouvons apporter des solutions aux entreprises
01:27clients de chez nous.
01:28Et notre dernière offre, c'est la Digital Factory. Donc nous avons une squad d'ingénieurs et de développeurs qui
01:33sont capables de développer des solutions et des applications numériques dans des cycles très courts.
01:37Et au Gabon, il y a vraiment un marché pour toutes ces différentes...
01:42Oui, parce que l'une des grosses difficultés qu'ont aujourd'hui les entreprises et même les administrations, c'est
01:46que très souvent les décisions sont prises au haut niveau.
01:49Le président peut prendre une décision, un directeur général, enfin un président de conseil d'administration peut prendre une décision
01:54et parfois ça prend du temps pour se concrétiser.
01:59Et donc ce que fait l'unité d'exécution, c'est qu'elle vient, apporte l'expertise nécessaire pour pouvoir
02:04délivrer le livrable attendu et faire un transfert de compétences ou un transfert en tout cas de services aux équipes
02:10internes.
02:11C'est bien pour les équipes internes parce que ça les permet de se focaliser sur leur métier et de
02:15ensuite prendre en main le livrable qui a été apporté.
02:17Et pour les donneurs d'ordre, donc ceux qui prennent des décisions, ça leur permet d'aller rapidement sur des
02:24livrables.
02:25C'est d'ailleurs l'Institut Tony Blair qui a inventé ce concept-là et qui travaille dans plusieurs gouvernements,
02:31plusieurs administrations et ça permet d'avoir des livrables au concret.
02:35Sur les deux autres types de produits, les gens voient qu'il y a beaucoup de start-up qui essaient
02:41de travailler avec les grandes entreprises mais qui ont du mal.
02:43Donc ici avec la Start-up Studio, nous nous positionnons de tiers de confiance pour introduire ces start-up-là
02:47au sein des entreprises et favoriser l'innovation ouverte.
02:50D'accord, parlons des réseaux sociaux, le gouvernement a rétabli l'accès aux réseaux sociaux.
02:56Vous en tant qu'acteur du numérique, comment l'avez-vous vécu et est-ce que c'est une décision
03:03que vous attendiez particulièrement ?
03:05Oui, je pense que j'avais fait plusieurs plaidoyés dans ce sens parce que les réseaux sociaux sont à la
03:12fois un outil qui permet de maintenir du lien entre les personnes dans notre pays
03:18mais c'était également de devenir un outil qui permet aujourd'hui à beaucoup de jeunes et de femmes de
03:23vivre grâce à leur activité.
03:25Donc c'était un outil de travail et c'est vrai que le gouvernement avait pris cette décision pour pouvoir
03:31rationaliser un peu l'utilisation de ces réseaux sociaux,
03:34les rendre beaucoup plus sûrs et il était temps que les réseaux sociaux soient à nouveau libérés pour permettre justement
03:40à notre économie numérique de se déployer.
03:43Alors à l'époque nous vous avons reçu sur le début de la suspension, nous vous avons reçu sur ce
03:47plateau, vous étiez alors directeur général de la SING et là vous avez quand même dressé un bilan d'étape
03:56deux mois après
03:56qui était quand même alarmant, nous avons perdu des milliards, il me semble que le chiffre qui avait avancé était
04:03celui de 28 milliards, si je ne m'abuse.
04:06Est-ce que vous avez par la suite poursuivi ce travail de mise à jour des pertes économiques ?
04:13Alors je vous avoue que nous n'avons pas fait de manière spécifique une mise à jour mais voilà, cette
04:22estimation qui avait été faite était proportionnelle au temps de suspension qu'il y avait à l'époque.
04:27Donc on peut imaginer qu'entre cette époque et maintenant, l'impact a été beaucoup plus lourd.
04:32D'ailleurs c'est pour ça que sur d'autres médias, j'ai lancé comme ça l'idée peut-être
04:38de voir dans quelles mesures mettre en place une commission
04:41qui pourrait non seulement évaluer l'impact d'une telle décision et puis réfléchir peut-être à comment déjà sensibiliser
04:48les nouveaux utilisateurs
04:50au nouveau cadre réglementaire dans lequel on se trouve pour que d'autres ne retombent pas dans ce piège et
04:55qu'on ne se retrouve pas à nouveau dans la situation dans laquelle on était avant.
04:57Et comment accompagner tous ceux qui vivent aujourd'hui des réseaux sociaux pour qu'ils puissent continuer à se développer
05:04et que ceux qui étaient sur le point de fermer puissent être accompagnés pour qu'ils puissent rebondir.
05:10Alors vous êtes un acteur du numérique, je l'ai dit, de l'économie numérique de notre pays.
05:16Que vous disent les entrepreneurs avec qui vous discutez ?
05:19Comment ils ont perçu ce retour aux réseaux sociaux ?
05:22Et surtout, est-ce qu'il y a aussi parmi ce beau monde des structures avec qui vous avez peut
05:31-être travaillé,
05:31que vous avez peut-être accompagné et qui ont fait faillite pour faute de pouvoir suivre avec ce rythme de
05:38suspension ?
05:39Alors, faillite, non. Je n'ai pas enregistré de structures qui ont fait faillite.
05:45Des structures qui ont été en difficulté, oui, notamment tous ceux qui étaient dans la grande distribution,
05:53services aux clients, ceux qui dépendent beaucoup de la promotion.
05:57Ça a été un peu difficile pour nous, mais je ne dirais pas jusqu'à faire faillite,
06:01puisque pour beaucoup d'entreprises, ils ont trouvé des moyens de contournement.
06:05Vous avez vu que les V-PEN se sont mis en place, d'autres ont trouvé d'autres moyens de
06:09communiquer,
06:11ce qui les a permis d'éviter la fermeture.
06:16Alors, pardon, mais on a eu comme le sentiment, durant cette suspension,
06:19que l'État a minimisé la part de l'économie numérique dans la part des richesses produites au Gabon.
06:26Existe-t-il un véritable modèle économique numérique structuré et viable ?
06:30Alors, aujourd'hui, lorsque vous regardez le plan national pour le développement et la croissance,
06:36le PNCD, la digitalisation, fait partie des priorités du chef de l'État.
06:40Donc, je pense qu'il y a une volonté politique, quand même, de digitaliser notre économie.
06:45Et j'entendais encore le ministre de l'économie numérique attirer l'attention auprès de membres de l'administration
06:52en disant qu'aujourd'hui, le développement de notre pays va s'appuyer sur deux piliers,
06:56celui de la transformation locale des matières premières, mais aussi la digitalisation.
06:59Donc, c'est vraiment un axe qui est important.
07:03Aujourd'hui, dans l'économie moderne, il ne peut pas y avoir de modèle de développement économique
07:07sans un modèle de digitalisation de notre économie.
07:10Et il va falloir que l'on arrive à doubler le chiffre de la part du numérique dans notre économie.
07:17Et je suis très heureux, d'ailleurs, qu'en ce moment, c'est la semaine du numérique.
07:20Cette semaine du numérique permet de voir l'effervescence qu'il y a autour de ce sujet,
07:24de voir tous les jeunes qui créent des solutions, des produits autour du numérique,
07:28de voir que ce sont des questions qui intéressent l'ensemble du continent
07:32et que le Gabon continue de marquer des points, notamment avec le lancement de la 5G
07:36et le fait qu'on continue d'être l'un des pays les plus connectés du continent.
07:40Donc, on a tous les atouts aujourd'hui pour que cette économie numérique
07:43soit réellement un moyen de croissance,
07:46à condition que l'on fasse un peu plus, à mon avis,
07:49pour développer le secteur privé de l'économie numérique.
07:51– Vous avez évoqué la semaine du numérique, c'est la première édition,
07:57dire un peu l'importance que le gouvernement accorde à cette question.
08:01Et vous, qu'attendez-vous en tant qu'acteur du numérique,
08:05en tant qu'acteur qui accompagne les entreprises,
08:07qu'attendez-vous de cette semaine ?
08:09– Alors, de cette semaine, ce que nous attendons surtout,
08:12c'est le fait que le gouvernement dans la stratégie nationale de l'économie numérique
08:18fasse une place un peu plus grande, non seulement au secteur privé,
08:23mais également surtout aux start-up.
08:25Moi, je pense que les start-up et les PME sont la base sur laquelle le pays va se digitaliser.
08:30Donc, il faudrait que grâce à la digitalisation,
08:33de plus en plus de start-up se formalisent
08:36et viennent agrandir la sède fiscale dont a besoin l'État pour se développer.
08:40Et que ces start-up-là soient les outils par lesquels l'économie va se digitaliser.
08:46Je pense qu'on en a fait déjà beaucoup en termes d'infrastructures.
08:49On a fait beaucoup déjà en termes de cadres réglementaires,
08:53même s'il y a encore des choses à évoluer.
08:55Et là, je pense qu'il y a un volet important, qui va être important.
08:58Et ça peut être un plié supplémentaire de la stratégie nationale qui a été présentée.
09:02Une stratégie qui fait place au secteur privé,
09:04qui réfléchit à comment faire en sorte que les entreprises privées aient la confiance
09:07de pouvoir utiliser et mettre à disposition leurs données.
09:12Alors, réévoquons un autre sujet.
09:14Le chef de l'État l'a dit, il n'a de cesse de le dire,
09:17la fonction publique ne peut plus recruter.
09:21Il encourage les jeunes à s'investir dans l'auto-entreprenariat.
09:26Mais est-ce que le cadre et le climat des affaires aujourd'hui
09:29sont réunis pour favoriser le développement optimal des entreprises ?
09:33Vous savez, le climat des affaires, il est toujours perfectible.
09:38Aujourd'hui, il faut dire quand même qu'on a un climat qui est difficile.
09:45Il faudrait qu'il y ait difficile,
09:46mais qui ne reste pas au moins le plus difficile en Afrique centrale.
09:50Parce qu'il y a quand même des atouts qu'il y a dans notre pays
09:53qui feront en sorte qu'en termes d'entrepreneuriat, il faut se lancer.
09:57Maintenant, il y a des signaux qu'il faut qu'on renvoie,
09:59notamment aux investisseurs étrangers, sur la sécurité juridique des investissements.
10:05Là, j'ai vu que, par exemple, que sur la loi de finances 2027,
10:08il est prévu de taxer, par exemple, les plateformes numériques.
10:15Mais la taxation des plateformes numériques,
10:17ça peut être un signal que l'économie numérique va permettre
10:22de contribuer un peu plus aux richesses,
10:23mais ça peut être un signal négatif,
10:24notamment si on taxe de la même manière
10:26les grandes plateformes numériques internationales
10:28et les plateformes numériques locales, n'est-ce pas ?
10:30Dans le cadre des affaires, vous avez également,
10:35par exemple, au niveau des importations des boissons,
10:38des taxes qui sont prévues pour faciliter les importations de boissons,
10:44ce qui ne va pas ranger la situation des producteurs locaux.
10:47Donc, c'est pour ça que je disais que c'est toujours perfectible.
10:50Et notre équipement des affaires ne pourra continuer à s'améliorer
10:54que si on continue à maintenir un dialogue public-privé,
10:57il y a le conseil du ACI qui se met en place
11:00pour permettre ce dialogue public-privé.
11:02Il faut qu'il soit beaucoup plus intensif
11:03et qu'on sorte un peu de décisions qui passent un peu subites,
11:09surtout pour le secteur privé.
11:12Yannick Ebibi, président-directeur général de Ebibi Stratégie et Innovation,
11:18est notre invité dans l'interview exclusive.
11:20On marque une courte pause et on revient juste après.
11:39Voilà, ça c'est la première maison, la dernière maison.
11:43et l'habitant est sorti d'ici parce que les éléphants,
11:49vous voyez, vous voyez bien, ça c'est la cour des éléphants.
12:05Là, j'ai le message, là je peux appeler.
12:08Attends, pour avoir le réseau, il faut poser le téléphone ici.
12:11On pose le téléphone, tu déposes le téléphone comme ça.
12:13Ça veut dire que cette cabane, vous l'avez installée volontairement ?
12:15Voilà, c'est passé, c'est là où on a capté le réseau.
12:17C'est un signe de repère, si quelqu'un veut appeler,
12:20on lui dit, bon, c'est là où il faut appeler.
12:22Donc là où je suis là, je peux déjà appeler, voilà, ça signale même.
12:26Ce canton, c'est le canton qui produit électricité,
12:29qui alimente libre-vite.
12:30Quel paradoxe ?
12:31Non loin de Chimbelé, à Chimbelé, Kingelé, là.
12:36C'est à quelques kilomètres d'ici.
12:45De retour sur ce plateau avec Yannick Ebibi,
12:49qui est notre invité.
12:51Il est PDG de Ebibi, stratégie et innovation,
12:54et par ailleurs, ancien directeur général de la SING.
12:58Cher invité, on va poursuivre notre entrevue
13:02sur cette question de l'entrepreneuriat au Gabon.
13:08Quelle est la part de responsabilité de l'État
13:10dans les mots que dénoncent les entrepreneurs
13:13et même les grandes entreprises ?
13:15On parle très souvent d'un État mauvais payeur,
13:18de l'odeur administrative, impôts punitifs, corruption,
13:22le gré à gré qui est redevenu la norme
13:25plutôt que l'exception.
13:30Est-ce qu'au final, l'État n'est pas le premier ennemi
13:35du développement des entreprises au Gabon ?
13:37Vous verrez que dans toutes les économies libérales,
13:42on essaie de réduire au minimum le rôle
13:46que l'État joue dans l'économie.
13:50Parce que l'État doit avoir un rôle de régulateur,
13:52il doit pouvoir mettre en place le cadre
13:55qui favorise en fait l'entrepreneuriat.
13:57Donc ce n'est pas pour rien que les autorités
14:01sont en perpétuelle recherche de réformes.
14:04Parce que si on n'a pas une administration,
14:06si on n'a pas un État qui est efficace,
14:08qui est transparent et qui n'est pas en concurrence
14:10avec le secteur privé, on ne peut pas avoir
14:12une économie qui se développe.
14:13Oui, beaucoup d'entrepreneurs se plaignent
14:17du temps que l'on peut avoir dans le paiement de factures.
14:20Lorsqu'on a affaire à l'État,
14:24ils peuvent se plaindre de la difficulté
14:25à avoir accès au marché public,
14:27ils peuvent se plaindre parfois des conflits d'intérêts
14:30qu'il peut y avoir entre l'administration
14:33et le secteur privé.
14:34Mais de l'autre côté aussi,
14:35on a aussi parfois des entrepreneurs
14:37qui ne jouent pas sur le jeu,
14:39c'est-à-dire qu'ils vont parfois corrompre
14:41l'administration publique,
14:43qui ne va pas jouer son rôle de société citoyenne,
14:47qui ne va pas sans cesse investir dans leurs employés
14:51pour que leurs employés soient bien formés.
14:53C'est pour ça que moi,
14:54j'étais très intéressé au dernier
14:56Gabon Économique Forum qui avait été mis en place.
14:58Parce que là, c'était la réflexion de se dire
15:00comment le secteur privé réfléchit lui-même
15:02sur ces problématiques-là
15:03et les problématiques d'amélioration du cadre et des affaires.
15:07Donc comment on améliore nos pratiques,
15:08même entre nous, entre acteurs du secteur privé,
15:10comment on améliore les pratiques.
15:12La question de la formation,
15:14en partie d'adéquation, formation,
15:15Oui, il y a ceux que font l'État et les établissements,
15:20mais nous, au sein de nos entreprises,
15:22est-ce qu'on forme régulièrement nos employés ?
15:25Est-ce qu'on utilise un pourcentage de nos revenus
15:27pour que nos employés puissent continuer à s'améliorer
15:29le bien-être au sein des entreprises ?
15:31Est-ce que nos employés sont stressés ?
15:35Est-ce qu'on prend soin d'eux ?
15:37Tous ces éléments-là créent un cadre
15:40qui fait que l'entreprise,
15:41même lorsqu'elle est dans un cadre un peu difficile,
15:43elle a quand même une certaine forme de compétitivité.
15:46Donc effectivement, pour répondre exactement à votre question,
15:48c'est que dans tous les pays du monde,
15:50souvent l'État ne facilite pas le développement d'un secteur privé,
15:54et plus particulièrement au Gabon.
15:56C'est pour ça qu'il faut constamment être dans une vision réformiste de l'État
16:01et de faire de plus en plus de place au secteur privé,
16:03parce que c'est de là où viendra la croissance de notre pays.
16:05– Alors, les exonérations fiscales,
16:08qui a d'ailleurs fait l'objet aussi du dernier,
16:11enfin, qui a été évoqué dans le dernier rapport de la Banque mondiale,
16:14qui dit que les exonérations fiscales ont coûté cher,
16:20ont causé un manque à gagner important dans le budget de l'État.
16:24Quel mécanisme peut-on mettre en place
16:27pour à la fois favoriser l'attractivité économique du pays
16:30sans compromettre les recettes, les entrées d'argent au bénéfice de l'État ?
16:35– Il faut comprendre que les exonérations, elles ne sont pas interdites.
16:40C'est un outil qui est à disposition de l'État
16:43à condition que l'efficacité soit démontrée.
16:47Donc c'est pour ça qu'il faut régulièrement mettre en place des commissions
16:50qui étudient réellement l'efficacité des différentes exonérations
16:54et avoir le courage politique d'arrêter certaines exonérations lorsqu'elles ne préparent.
16:58– C'est sûr que le gouvernement ne s'est pas enchaîné ?
17:00– Exactement.
17:00Deuxièmement, il faut avoir les outils de contrôle.
17:03Alors c'est pour ça que lorsque je parlais ici des délivrés unités,
17:06des unités d'exécution, il faudrait que vous ayez des outils de contrôle
17:09qui permettent en temps réel de savoir si une exonération est efficace ou pas.
17:14Donc là, je vois par exemple, j'apprécie qu'on a annoncé lors de la semaine numérique
17:20la mise en place de Gabon Connect, ce qui va permettre de connecter…
17:25– C'était l'objet de ma prochaine question, mais vous pouvez poursuivre.
17:29Qu'est-ce que cela pourrait apporter à l'État en termes d'efficacité et de rentabilité ?
17:34– Voilà, donc des solutions comme Gabon Connect, c'est-à-dire qu'on va permettre maintenant
17:40aux usagers et à l'administration de pouvoir faire du télépayement
17:44auprès des demandes d'administration, de faire des téléprocédures auprès des administrations
17:48avec une interopérabilité entre la CNAMGS, les impôts et la CNSS.
17:56Donc tout ça, le fait de digitaliser, tout ça va permettre de pouvoir aussi avoir des données
17:59et de pouvoir mieux apprécier en temps réel est-ce que les exonérations fonctionnent ou pas.
18:03Mais l'une des exonérations qui a fait beaucoup de prix, c'est celui lié au carburant.
18:09Voilà, la subvention qui est accordée pour que le prix au niveau de la pompe soit intéressant.
18:16Le débat, c'est est-ce qu'il faut l'enlever ou pas ?
18:19– Vous avez un avis peut-être ?
18:21– Moi, mon avis, c'est qu'il faut le faire de manière ciblée.
18:25Il ne faut pas faire une exonération complète, sinon, lorsqu'on fait une exonération complète,
18:29peut-être que ceux qui ont les moyens ne seront pas touchés,
18:31mais ceux qui travaillent, ceux qui font le taxi, ceux qui doivent aller au travail tous les matins,
18:36pourraient être touchés.
18:37– C'est le mécanisme que recommande d'ailleurs la Banque mondiale.
18:40– Exactement. Il faudrait faire de manière ciblée, c'est qu'apporter de l'aide,
18:44faire en sorte que la subvention puisse aider plus ceux qui en ont le plus besoin
18:46et ceux qui en ont le plus besoin, avec les nouvelles technologies,
18:49avec des cartes de paiement dématérialisées,
18:53on peut permettre, par exemple, d'avoir des cartes qui permettent aux taxis man,
18:57de permettre aux familles qui utilisent le pétrole pour s'éclairer ou pour se déplacer,
19:04de pouvoir bénéficier de ces subventions-là.
19:07On peut imaginer des cartes de transport qui sont directement liées à ça,
19:09qui permettent aux gens de pouvoir utiliser des bus de transport.
19:12Et puis, pour tous ceux qui ont des foyers, qui ont plusieurs véhicules,
19:16qui ont les moyens, qu'on soit capable de pouvoir le faire.
19:18Mais pour tout ça, la digitisation va jouer un rôle central.
19:21C'est pour ça qu'il faudrait accélérer cette digitisation-là par les acteurs du secteur privé.
19:27Je pense que si on encourage, si on ouvre des marchés,
19:30si on ouvre des perspectives comme ça et qu'on fait des appels
19:33pour que les acteurs du secteur privé, les start-up, etc., trouvent des solutions,
19:37non seulement ça va régler les problématiques liées à l'État,
19:40mais ça va également créer de l'emploi pour nos jeunes.
19:43Est-ce que l'État écoute assez votre cri d'alarme ?
19:48Je parle des entrepreneurs.
19:51Est-ce que l'État vous écoute suffisamment lorsque vous dites
19:54que vous n'êtes pas assez impliqué dans la prise de décision qui impacte le secteur ?
19:58Alors, aujourd'hui, vous avez la Fédération des entreprises du Gabon,
20:03qui maintient ce dialogue-là entre l'État.
20:06Mais là, il s'agit des grands patrons.
20:08Alors, la FED, c'est plus de 1000 entreprises.
20:11Et dedans, vous avez des petits témoins d'entreprise.
20:13Moi, je fais partie de la FED, je ne suis pas encore un patron d'une multinationale,
20:18mais c'est pour dire qu'il y a de la place pour les pays et les entreprises.
20:20Mais le sujet ici, ce n'est pas tellement de dialoguer,
20:22mais c'est d'ouvrir des marchés.
20:23Donc, c'est pour ça qu'il nous faut une bourse de sous-traitance numérisée
20:27qui permet déjà, un, d'avoir accès au marché des grandes entreprises,
20:31mais aussi d'avoir accès au marché public pour ceux qui sont capables de le faire.
20:34Et deux, il faudrait qu'il y ait des initiatives venant réellement de l'État
20:40qui, en essayant de se réformer, ne s'appuient pas tout simplement sur des majors à l'international,
20:47mais essaient de s'appuyer sur des PME qui, elles-mêmes, peuvent devenir de plus en plus performants
20:51si on leur donne l'exposition et si on leur donne le défi.
20:54Alors, Yannick et Bibi, vous avez évoqué la question de l'adéquation formation-emploi.
20:58La Banque mondiale, dans sa note de conjoncture économique du Gabon,
21:03qui est sortie là il y a quelques jours,
21:06elle pointe des emplois et rémunérations sous-qualifiés pour des diplômés du supérieur
21:10ou encore des femmes diplômées qui sont davantage frappées par le chômage.
21:15Qu'est-ce que cela dit de notre modèle d'insertion professionnelle ?
21:20Cela veut dire tout simplement qu'aujourd'hui, on a une économie qui est structurellement différente.
21:26C'est-à-dire qu'on a encore une économie qui dépend beaucoup des extractions pétrolières et des mines,
21:30alors qu'on devait être une économie qui doit être de plus en plus digitalisée,
21:33beaucoup plus orientée vers le service.
21:35Parce que lorsqu'on est orienté vers le service,
21:37cela veut dire que vous et moi, chacun d'entre vous, peut démarrer son activité plus facilement.
21:41Donc je pense qu'il faudrait déjà, un, qu'une réforme globale autour de l'emploi
21:46doit déjà là-bas régler ce problème-là.
21:48Une fois qu'on a dit tout cela, il faut regarder notre système éducatif.
21:54Le système éducatif doit permettre à la fois aux personnes d'avoir un métier, si possible,
21:59mais surtout, il doit permettre aux personnes d'apprendre à apprendre.
22:03De telle manière que, quels que soient les changements qu'ils peuvent avoir dans l'économie,
22:08dans la manière de faire, les personnes ont les outils,
22:11en termes de compréhension, d'analyse, de lecture,
22:14de pouvoir s'adapter aux besoins des nouveaux métiers qui apparaissent.
22:19Et donc c'est pour cela qu'en termes d'adéquation, en termes d'employabilité,
22:25nous au niveau des biviers stratégiques et d'innovation, lorsqu'on aborde ces questions-là,
22:28on aborde plus la question d'amener les jeunes à comprendre comment ils créent de la valeur eux-mêmes,
22:33quel est leur modèle économique personnel,
22:35et comment ce modèle économique personnel s'aligne au modèle économique de l'organisation dans laquelle ils se trouvent.
22:39À partir du moment où les jeunes savent lire leur modèle économique personnel et savent lire le modèle économique de
22:44l'entreprise,
22:45ils peuvent s'adapter aux besoins de n'importe quelle entreprise, aux besoins de n'importe quel marché.
22:50Et puis à la fin, il faudra accompagner les familles.
22:52Dans une famille où il n'y a pas de cours, où on ne mange pas régulièrement,
22:57où il n'y a pas accès à la culture, où les femmes ne sont pas suffisamment éduquées,
23:03vous voyez un peu, c'est-à-dire qu'on va avoir peut-être des personnes qui ont des métiers,
23:06mais qui n'ont pas ce qu'on appelle les soft skills nécessaires pour pouvoir s'adapter aux différents types
23:10d'économies qui se mettent en place.
23:11Alors vous avez parlé de développer le secteur, enfin réformer le secteur des services,
23:17mais est-ce que l'État a suffisamment pris la mesure, ou alors l'intérêt économique que pourrait générer le
23:25secteur des services dans la part du PIB ?
23:28Prends l'exemple concret, c'est celui du billet d'avion.
23:33Et on est tous conscients que sans un secteur aérien attractif, les touristes ne peuvent pas arriver dans notre pays.
23:41Mais pourtant l'État persiste à mettre en place des taxes qui découragent des potentiels touristes.
23:48Est-ce que l'État a pris la mesure de cette situation ?
23:51Bon, écoutez, l'État, est-ce qu'il a pris la mesure de la situation ?
23:55Je pense que ça, il faudrait poser la question aux membres du gouvernement,
24:00mais toujours est-il que depuis plusieurs années, toutes nos stratégies nationales sont orientées vers la diversification de l'économie,
24:08vers le fait qu'on doit être moins dépendant des secteurs extractifs pour aller plus vers les services, n'est
24:14-ce pas ?
24:14Est-ce que ce n'est pas contradictoire avec ce qu'on observe là sur le terrain concrètement ?
24:18La loi des finances 2026 encore a mis en place une taxe carbone qui a davantage plombé le secteur.
24:25Justement, c'est pour ça qu'il faudrait avoir un dialogue entre le secteur privé et le secteur public.
24:29Parce que parfois, effectivement, il y a des décisions qui sont prises.
24:33Par exemple, il y a des décisions qui sont prises qui ont allé des charges patronales.
24:36Et ces charges patronales vont forcément se repercuter sur le pouvoir d'achat des personnes.
24:41Ce pouvoir d'achat qui en fait en sorte qu'il n'y a pas suffisamment de revenus disponibles pour
24:46pouvoir bénéficier des services.
24:48Oui, mais il faut aller vers les services.
24:50Le Gabon est un petit pays, je veux dire, quand je dis pays de pays, en termes de population.
24:55Le seul moyen pour nous de pouvoir compétir dans l'économie mondiale, c'est d'aller vers les services.
25:01Et quand vous regardez nos plus grandes entreprises, je ne vais pas les citer, mais vous prenez BGFI,
25:05qui est l'une des plus grandes entreprises au Gabon, c'est une entreprise qui est dans le service, qui
25:09est dans la banque.
25:10Lorsque vous prenez les plus grandes entreprises du monde, elles sont dans les services, notamment dans les nouvelles technologies.
25:15Donc il faudrait que la réflexion, à partir d'aujourd'hui, c'est de se dire comment on favorise le
25:20développement d'une vraie société de services au Gabon
25:22et comment on arrive à élargir le secteur privé.
25:26Parce qu'aujourd'hui, encore j'insiste, trop de politiques sont réfléchies de l'administration vers l'administration.
25:32C'est-à-dire que même quand on parle de digitisation, quand on parle d'employabilité, c'est à chaque
25:36fois, voilà, administration vers l'administration.
25:38Demain, on doit plutôt se demander comment on fait en sorte que les gens, finalement, ne sont plus tellement attirés
25:43par l'administration,
25:43mais ont envie d'aller dans le secteur privé parce qu'il y a des marchés, peut-être pas en
25:47local, mais même régional.
25:48Comment on fait des champions pour qu'on puisse attaquer les marchés, les pays voisins ?
25:52BGF est un exemple.
25:53C'est un exemple. Et ça, il faudrait qu'il y ait de plus en plus d'exemples comme ça.
25:57Alors, Yannick et Bibi, est-ce que le PNPE aujourd'hui et l'ANPI sont encore à la hauteur des
26:02défis à relever en matière d'insertion professionnelle ?
26:07Parlons par exemple de l'ANPI, on a régulièrement droit à des bilans sur le nombre d'entreprises créées,
26:15mais jamais un bilan sur le nombre d'entreprises qui disparaissent, sur la viabilité des entreprises créées au bout d
26:23'un an d'activité,
26:24le nombre d'emplois durables, etc.
26:27Est-ce que ces structures publiques sont encore à la hauteur des défis ?
26:32Alors, l'ANPI, la mission de l'ANPI, c'est de vous aider à créer des entreprises.
26:38C'est pour ça qu'ils communiquent sur le nombre d'entreprises créées.
26:41La survie de l'entreprise, la viabilité des entreprises doit être prise en charge par d'autres types de structures.
26:48Aujourd'hui, au Gabon, on n'a plus d'agence dédiée au PME.
26:51La dernière qui existait, ça s'appelait Promogabon.
26:53Vous avez eu des incubateurs comme la Signe et d'autres qui étaient là pour combler ce gap-là.
26:59Mais la réalité aujourd'hui, c'est qu'on n'a plus d'agence dédiée au PME,
27:02comme il existe la DPMU par exemple au Bénin.
27:05Mais bien sûr, vous avez la Chambre de commerce qui est là, qui est censée faire de la promotion,
27:09qui est censée permettre un dialogue, la mise en réseau.
27:13On a un écosystème de financement qui est l'un des plus avancés sur le continent.
27:17En partant des investisseurs philanthropiques comme le GAIN jusqu'au fonds d'investissement stratégique,
27:25en passant par les banques, les micro-finances et sociétés de garantie.
27:28Mais tout ce financement n'est pas accessible si les sociétés elles-mêmes ne sont pas viables, n'est-ce
27:33pas ?
27:33Et le manque de viabilité fait que parce qu'aujourd'hui, on n'a pas une structure d'accompagnement de
27:38ces PME-là.
27:39On a l'ANPI qui permet de créer les structures.
27:43Mais entre l'ANPI et la Chambre de commerce et la FEC, il y a un chénon manquant aussi,
27:49une agence dédiée aux PME qui serait capable de réagir comme un centre de gestion,
27:55c'est-à-dire qu'il pourrait accompagner fiscalement, comptablement les entreprises membres de ce centre-là.
28:01Et j'ajouterais dans l'accompagnement stratégique, comment comprendre les marchés,
28:07comment attaquer les marchés, comment développer des nouveaux marchés.
28:09Et c'est là où la collaboration avec les incubateurs serait intéressante.
28:11Il nous faudrait une bourse de sous-traitance, c'est-à-dire donner plus de transparence dans les marchés,
28:17à la fois dans le secteur privé, mais également dans l'administration publique.
28:21Et enfin, une espèce de sécurité juridique, c'est-à-dire que cette médiation-là puisse être digitalisée,
28:27également pour que les gens puissent accéder facilement à ça, à transparence.
28:31Et tout ça, c'est ce qui manque aujourd'hui au niveau du Cap.
28:33Mais est-ce que ce sont des questions que vous, en tant qu'acteur du secteur,
28:36vous soulevez régulièrement auprès du membre du gouvernement qui est à la charge de ce département,
28:41lorsque vous les rencontrez ?
28:43Écoutez, ce qui est bien, c'est que ce type de mission est suivi par les membres du gouvernement.
28:48J'espère que ce sera l'occasion.
28:49Mais oui, ce sont des sujets qui sont abordés depuis plusieurs années.
28:53Même par rapport aux outils dont je vous parle, il y a eu des tentatives de vouloir les mettre en
28:57place
28:58sans que l'on puisse aller réellement à l'opérationnalisation.
29:01Donc aujourd'hui, il faut aller parce qu'aujourd'hui, même au niveau des industries,
29:05vous avez des petites et moyennes industries qui doivent se développer.
29:09Mais ces petites et moyennes industries ne peuvent réellement tenir,
29:11ne peuvent réellement accéder au financement que si, en réalité,
29:14il y a des structures qui sont capables de l'accompagner au niveau de l'excellence opérationnelle,
29:18au niveau du génie industriel, au niveau de la connaissance des prérequis nécessaires
29:24pour mettre sur le marché des produits, etc.
29:26Donc tout ça, sans structure d'accompagnement pour ces PME,
29:30on aura toujours ce phénomène où on aura beaucoup d'entreprises qui se créent.
29:34On aura des financements, finalement, qui ne sont pas consommés.
29:36Pourquoi ? Pas tellement que le Gabonais ne veut pas entreprendre.
29:40Mais c'est juste qu'il n'a pas ce cadre-là, il n'a pas cette structure-là
29:43qui l'accompagne dans sa croissance.
29:46Yannick Abibi, une toute dernière question.
29:47Vous êtes membre de la FEG.
29:50On a vu les demandes du secteur privé via le dernier Gabon Économique Forum.
30:00Est-ce que les recommandations issues de cette deuxième édition du Gabon Économique Forum
30:06sont en train d'être déployées ? Qu'en est-il ?
30:09Alors, les recommandations qui ont été mises dans le Gabon Économique Forum
30:13ont touché plusieurs domaines.
30:15Certains sont en train de se mettre en place.
30:20Et là, je suis en train de penser, par exemple,
30:24à tout ce qui est autour de l'emploi habité des jeunes.
30:29En ce moment, il y a une initiative au niveau de la FEG,
30:32justement, de pouvoir identifier les besoins en emploi des entreprises d'ici 2030.
30:40Au sein de l'organisation, vous avez également une CVTech,
30:44donc les talents peuvent soumettre leur CV.
30:47S'ils sont de bonne qualité, ils peuvent mettre dans cette CVTech-là
30:49et les entreprises peuvent piocher là-dedans.
30:51Donc, il y a un débat continuel.
30:53D'accord, mais là, c'est pour ce qui est des entreprises.
30:55Vous, les entreprises, la FEG, vous faites, vous jouez votre jeu.
30:57Mais est-ce que l'État également, on a relevé ici la parafiscalité, etc.
31:02Il y a plusieurs choses qui ont été dénoncées, enfin, relevées comme moi par les patrons.
31:07Est-ce que l'État joue le jeu ?
31:09Est-ce qu'il y a des signaux qui vous ont été apportés depuis la fin de la deuxième édition
31:17du Gabon Économique Forum ?
31:18C'est-à-dire que les choses sont en mouvement.
31:22Je ne suis pas, je ne fais pas partie du gouvernement, donc je ne peux pas annoncer des choses ici.
31:26Mais les choses sont mises en mouvement, même si on aimerait que ça s'accélère.
31:31En termes de parafiscalité, comme vous savez, les entrepreneurs sont aujourd'hui frustrés.
31:35Parce que non seulement, il y a les taxes qui sont prévues, mais après, il y a tout ce qui
31:41est en dehors de la loi de finances, au niveau de la mairie, etc.
31:46Je ne vais pas citer son nom, mais on avait un célèbre ministre des Finances qui disait que tout ce
31:50qui n'est pas dans la loi de finances est illégal, n'est-ce pas ?
31:51Exactement.
31:52Voilà, donc c'est toujours dans cette direction-là qu'il faut aller.
31:56Bien entendu, nous, entrepreneurs, le message que je vais lancer, c'est un message de positivité.
32:01De se dire que de toute façon, il n'y aura jamais un climat qui sera complètement idéal.
32:05Je ne connais pas de pays au monde où les entrepreneurs vous disent que non, là, vraiment, tout va bien.
32:11Parce qu'en réalité, un entrepreneur, c'est de trouver justement des solutions là où se trouvent des obstacles.
32:15Et donc, j'encourage vraiment mes amis entrepreneurs de continuer à persévérer, même s'il faut que de l'autre
32:22côté, l'administration continue à mettre un cadre qui facilite justement le déploiement de ces entrepreneurs.
32:28Parce que ce sont eux-là qui vont régler les problématiques du pays.
32:31Yannick Ebibi, PDG de Ebibi Stratégie et Innovation, c'est sur cette note d'espoir qu'on met un terme
32:37à cette émission.
32:38Merci encore d'être passé chez nous.
32:40Merci, c'est toujours trop court, mais j'espère que vous m'aurez invité.
32:44Sans faute.
32:45Merci également à vous, chers internautes, pour votre fidélité.
32:48Merci à la prochaine pour un autre numéro d'interview exclusive.
32:51Sous-titrage Société Radio-Canada

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