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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur les élections en Israël.

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00:00Israël avec vous, on va écouter. D'abord, est-ce qu'on a les résultats ?
00:04Mais non, demain, j'ai arrêté de regarder à 6h, c'est très confus, ça qui est bien les élections
00:09d'Israël,
00:10c'est que ça dure interminablement.
00:12Non, non, on n'a que... À 6h ce matin, ils avaient trié, ils avaient dépouillé un tiers des bulletins
00:18seulement.
00:19Donc on est vraiment à spéculer, à faire des évaluations.
00:24Mais la droite a gagné, quoi qu'il arrive, la droite a gagné.
00:27Tout le monde est de droite là-bas.
00:28Non mais pourquoi ?
00:31Par la droite molle, la droite radicale, la droite burbe.
00:37Pourquoi on dépouille en 3 jours ?
00:39Pourquoi, pardon ?
00:40Pourquoi on ne dépouille pas en 3 jours ? Pourquoi c'est plus long qu'ailleurs ?
00:43Parce que c'est de la proportionnelle intégrale, parce que c'est compliqué, parce que voilà, moi je n'en
00:48ai rien.
00:48160 millions de Brésiliens et on a le résultat, paf, une heure après, 7 millions d'Israéliens et ça prend
00:5448 heures.
00:55Bon, mais au moins, ce qui est bien, c'est que c'est une démocratie vivante, avec près de 78
01:01% de participation, vous vous rendez compte ?
01:03Combien ?
01:03Plus de 78.
01:04C'est-à-dire qu'il y a des milliers d'Israéliens qui vivent à l'étranger, dans la diaspora,
01:11qui reviennent, qui déboulent à Ben Gurion, juste pour voter.
01:16Et bien voilà, ils ont droit au suspense, ils ne sont pas venus pour rien.
01:18Bon, écoutons Netanyahou et vous allez me dire comment faut-il entendre ce qu'il a dit.
01:26Nous devons former un gouvernement de droite nationale et fort, voilà ce qu'il faut faire.
01:31Nous ne devons absolument pas maîtrer Israël en danger, en introduisant des partis arabes antisionistes dans un gouvernement.
01:40Ah oui, parce que retenez-vous de cette intervention.
01:43Un délinqueur du scrutin, à l'évidence, ce sont les deux coalitions, les deux partis, les deux groupes d'arabes,
01:52d'arabes israéliens.
01:54Il y avait deux blocs et alors là, ils ont vraiment raflé la mise parce qu'ils étaient dix députés
02:01dans la CNESAD sortante et ils en auraient au minimum dix-huit.
02:05Ce qui est beaucoup, vous savez que l'ensemble de l'Assemblée, c'est 120 élus, donc la majorité c
02:12'est 61.
02:13Aucun des deux grands groupes, celui derrière Netanyahou et celui derrière Gadi et Zenkot, n'a les 61 sièges.
02:22Donc, évidemment, il y a une tentation de se tourner vers les aigus.
02:27Alors, il en aurait 56, Benjamin Netanyahou, et M. Eisenkot, il en aurait 49.
02:33Et le bloc, ce que vous appelez le bloc arabe, je le définis comme ça, le bloc arabe, 15, moi
02:38j'en ai 15.
02:38Donc, il peut représenter effectivement la force d'appoint qui permettra à l'un des deux d'obtenir cette majorité.
02:44Mais qui est le plus proche de ce bloc, a priori, c'est plutôt M. Eisenkot ?
02:48Qui quoi ?
02:49Qui est le plus proche de ce bloc de 15 personnes ?
02:51Oui, bien sûr, il y a, parmi, dans la coalition de l'opposition,
02:56il y a des partis qui étaient tout à fait favorables à une coalition,
03:00je crois, à un regroupement avec les élus arabes.
03:03Mais, vous savez, ça veut dire quoi, en fait ?
03:04Vous avez le... On peut avoir des ministres arabes,
03:08on peut avoir le soutien sans participation,
03:10on peut aussi avoir une sorte de soutien tacite à un gouvernement minoritaire.
03:14Donc, c'est très ouvert.
03:15Les palettes peuvent durer des semaines.
03:17Ça va marchander, ça que les enjeux vont monter, ça doit commencer.
03:20Dès hier soir, il y avait un élu, l'un des tenants du RAM,
03:27d'un de ces partis arabes, qui expliquait qu'il avait eu un coup de fil d'un responsable du
03:31Ligoude
03:32pour déjà discuter.
03:34Moi, ce que je retiens, c'est qu'on dit souvent qu'Israël est uni,
03:38manifestement, dans les élections.
03:41Israël est divisé comme beaucoup de démocraties aujourd'hui.
03:43Non, personne ne vous dira qu'Israël est uni,
03:45et ils sont unis face à l'adversité, oui.
03:48Ils sont unis dans leur amour pour leur pays,
03:51ils sont unis, mais...
03:53Mais comme...
03:53Il y a une personne politique qui est totalement fragmentée, au contraire.
03:56Mais comme toutes les démocraties, comme toutes les démocraties aujourd'hui.
03:58Vous pouvez appeler ça une démocratie, oui.
04:00C'est-à-dire que nos démocraties deviennent ingouvernables.
04:04Pardonnez-moi de le dire comme ça.
04:05C'est-à-dire que c'est...
04:05Le système de proportionnel intégral à un tour,
04:09plus l'émiettement, le côté fractionné de la classe politique,
04:13fait qu'effectivement, c'est un peu la bouteille à l'encre au lendemain du scrutin.
04:16Et qu'on ne sait pas s'il y aura une majorité.
04:19Ils pourraient être amenés à re-voter.
04:21Le président Herzog, c'est pas qu'il s'y oppose, mais il y est hostile.
04:27Ils peuvent très bien être amenés à re-voter dans quelques semaines,
04:29parce qu'on ne sortira pas de l'impasse.
04:31Ils ont voté quatre fois en deux ans, entre 2020 et 2022.
04:35Quatre fois, ils sont retournés aux urnes.
04:36Vous en rendez compte ?
04:36Monsieur Eisenkot, Gadi Eisenkot, écoutons-le.
04:40La coalition de l'échec a perdu la confiance du peuple.
04:43Les Israéliens se sont prononcés contre le maintien de Netanyahou
04:46au poste de Premier ministre d'Israël.
04:48Bon.
04:49Oui, c'est ça qui est bien, c'est que non seulement ils peuvent dire
04:52« on a gagné » dans la confusion qui règne,
04:55il y a la sortie au cours du dépouillement,
04:58mais surtout ils peuvent dire « les autres ont perdu ».
05:00Et ça c'est formidable, parce qu'hier soir on dansait sur les tables au Likoud
05:04quand Netanyahou est arrivé au QG,
05:06parce qu'on disait qu'effectivement l'opposition avait perdu,
05:11et là on vient d'entendre M. Zankot expliquer que Bibi avait été chassé.
05:14C'est pas vrai.
05:16Visiblement, on nous présentait ça comme un référendum pour ou contre Netanyahou,
05:21visiblement il perdra peut-être le pouvoir,
05:23mais il n'est pas chassé honteusement comme l'espéraient tous ceux qui le détestent.
05:28Écoutez, Julien Balloul, qui intervient régulièrement sur notre antenne
05:31et qui propose cette analyse.
05:33Le bloc Netanyahou aurait 55 sièges,
05:36il en faut 61 au minimum pour avoir une coalition.
05:39Sa coalition sortante en avait 68,
05:41donc ça reste une forte chute pour lui,
05:45mais c'est mieux que les résultats d'hier soir pour lui.
05:48C'est-à-dire qu'hier soir, le bloc de l'opposition avait nettement plus de sièges que lui.
05:52Là, c'est l'inverse, il reprend le devant,
05:54donc on verra, à l'heure actuelle, on a à peu près 50% des bulletins qui ont été dépouillés.
06:00Le site de la commission électorale se met à jour toutes les heures,
06:04ça bouge, 56, 54, etc.
06:07Et si c'est serré, ça va prendre beaucoup de temps pour savoir.
06:11Pourquoi ? Parce qu'il y a également en Israël ce qu'on appelle
06:14les votes dans les bureaux de vote mobiles,
06:17c'est-à-dire les soldats, les diplomates à l'étranger, les hôpitaux, etc.
06:21Or, eux, on les compte que dans un second temps.
06:23Si les résultats sont serrés, et c'est que se jouent à deux sièges,
06:26ça peut tout faire basculer.
06:28S'il y a un écart, il y a un écart, dans tous les cas, ça ne changera rien.
06:30Mais du coup, ça va être très long.
06:32Je vous propose une analyse également qui m'arrive.
06:35Alors, il y aurait quand même 60% de dépouillés.
06:37Ça avance, oui.
06:38En plus, c'est-à-dire ce matin, ils ont travaillé.
06:40Alors, vous allez me dire ce que vous pensez de cette analyse.
06:42Un des problèmes est le vote des militaires.
06:44Les partis arabes ont un très bon score, mais pas 18, plutôt 15-16.
06:47Cette victoire plombe toute formule de soutien avec 100 participations.
06:51Netanyahou a gagné, mais il a perdu sa coalition.
06:53Les discussions ont porté sur un gouvernement d'union.
06:56Oui, c'est une version de l'histoire tout à fait vraisemblable.
07:01Donc, il a gagné, mais...
07:03On peut tout dire, c'est ça qui est bien.
07:05Bon, on va marquer une pause.
07:07On écoutera Donald Trump, qui a dit n'allez pas en France.
07:11C'est terrible.
07:12Dès qu'il prend la parole, c'est pour dire du mal de la France.
07:15Je ne sais pas, n'allez pas en France.
07:17Ce qu'il nous dit, d'ailleurs, est sur la terre d'immigration.
07:19Je ne sais pas, n'allez pas en France.

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