00:00À l'élection présidentielle, président des LR, l'attentat raciste de Trappes qui a fait un mort et cinq blessés
00:05la semaine dernière, Bruno Retailleau,
00:07a donné lieu à des affrontements politiciens très violents hier à l'Assemblée nationale.
00:11Après la minute de silence qui a été observée pour les victimes, l'extrême gauche, la gauche aussi,
00:16se sont livrées à des attaques d'une grande virulence contre le gouvernement, le Rassemblement national et même les médias.
00:21Ils ont aussi accusé la droite d'alimenter un climat raciste et xénophobe.
00:25Est-ce que vous pensez avoir, vous, alimenté le racisme et la xénophobie ou pas, Bruno Retailleau ?
00:30Écoutez, ce qui est en train de se passer est absolument indigne.
00:33D'abord, il faut condamner avec la plus grande fermeté ce crime qui est un crime abominable.
00:38Bien sûr, tous les crimes sont terribles, mais tuer parce qu'on n'a pas la même couleur de peau,
00:43la même religion, c'est quelque chose d'abject.
00:45Mais aujourd'hui, il y a aussi quelque chose qui est indigne, qui est absolument misérable.
00:50C'est l'instrumentalisation que fait la gauche et surtout l'extrême gauche qui est en train de propager, de
00:56brumiser un climat de violence dans la France.
00:59Vous savez, la violence, ça commence par les altercations, par le discours politique, la conflictualisation du discours politique à l
01:05'Assemblée nationale.
01:06Je l'ai vécu, moi, commissaire de l'intérieur, et ça se termine dans la rue.
01:10Ce que LFI est en train de faire aujourd'hui en France, c'est de cultiver cette culture, justement, de
01:16la violence.
01:17La parole est créatrice, elle engendre la violence ?
01:19La violence commence par des mots, se termine toujours par des actes.
01:24Je cite toujours, ça m'a beaucoup, beaucoup impressionné, quand j'ai été ministre, je dissous la jeune garde,
01:29dont certains sont impliqués dans le meurtre du jeune Quentin de Ranque à Lyon.
01:33Et la jeune garde, le Conseil d'État va me donner raison, et j'entends quelques jours après la dissolution,
01:39Jean-Luc Mélenchon dire, s'adressant à ses troupes, en leur disant, allez-y, continuez, bravo, je leur donne raison,
01:45vous vous rendez compte ?
01:47Mais l'accusation aussi de l'extrême gauche, c'est-à-dire, vous parlez d'immigration, la droite parle d
01:51'immigration,
01:52donc elle entretient ce climat-là ?
01:53C'est l'inverse.
01:54C'est parce que, justement, pendant trop longtemps, on a voulu être dans le déni.
01:59On a voulu ne pas voir ce que tous les Français voyaient, qu'on a augmenté les tensions.
02:04Il faut, en politique, il faut décrire la réalité, telle qu'on la voit.
02:08Il ne faut pas tricher.
02:09Et moi, ce que je pense, c'est que trop longtemps, la parole publique s'est décrédibilisée,
02:13elle est à l'origine du malaise démocratique parce qu'on a triché avec cette réalité,
02:18parce qu'on a voulu la relativiser, la minimiser, le féminiser.
02:21Non, voyons les choses, et quand on critique le voile, on a le droit, en France, de critiquer le voile.
02:26Est-ce qu'on va dire que les Iraniennes, qui, au prix de leur vie, ont lutté contre, justement, le
02:32voile,
02:33ont finalement généré une quelconque violence en France ?
02:36Mais on est devenus fous.