00:00Croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National.
00:09L'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués.
00:18... sur l'attentat, par exemple, prospéré par Mohamed Veyra.
00:22Mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel
00:32politicien, marque une forme d'indignité.
00:37Et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement
00:46National.
00:47Vous devriez, justement, précisément, être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de
00:56la République.
01:06Les dirigeants du RN continuent à fanfaronner dans les médias en qualifiant la ville de Trappes de foyer djihadiste.
01:12Pas une condamnation de la part du président de la République après que Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur,
01:20ait crié « abat le voile ».
01:23Pas un mot d'excuse, monsieur le Premier ministre, de votre part, alors que mardi dernier, en ces lieux, vous
01:28n'avez pas dénoncé les amalgames entre immigration et pilleurs.
01:32Monsieur le Premier ministre, proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en l'honneur des
01:38victimes des attentats de Trappes et de la Verrière ?
01:40Le maire de Trappes a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste, et monsieur
01:46le maire, je me permets de la reprendre à mon compte,
01:48c'est « il y a des discours, en tout cas il y a des gens qui portent des discours
01:52et des mots qui finissent par armer d'autres qui, eux, passent à l'acte ».
01:57Je fais mienne complètement cette phrase. Et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la
02:03plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence.
02:08Dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte.
02:12Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre, y compris dans cette
02:17Assemblée,
02:18lorsqu'on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite avec la mort de Quentin,
02:26et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer un mort à un autre mort.