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  • il y a 8 heures
Interrogé sur le profil psychologique et l'état mental du suspect Kevin T., le psychiatre Samuel Lepastier apporte un éclairage clinique sur l'enquête. Selon le spécialiste, "l'explication de l'acte par le diagnostic (de schizophrénie) ne tient pas".

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Transcription
00:001 à 2% de la population adulte française est schizophrène.
00:05Ce ne sont pas pour autant des criminels, ce ne sont pas pour autant des meurtriers.
00:10Donc l'explication de l'acte par le diagnostic ne tient pas.
00:15Ce qu'il faut essayer de comprendre, c'est ce qui a pu pousser à agir.
00:19Bien sûr, quelqu'un qui tire dans le tas ne va pas très bien dans sa tête.
00:22Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:23On peut aussi penser qu'au fond, reprocher à d'autres leur inférité, leur menace,
00:31c'est très souvent une projection de ce qu'on ressent soi-même.
00:34Pour haïr les autres, il faut ne pas s'aimer beaucoup soi-même et être dérangé.
00:38Et on peut aussi dire que l'acte en lui-même est un acte paranoïaque.
00:43C'est-à-dire qu'au fond, on s'en menaçait par un des principes du racisme,
00:48on s'en menaçait par d'autres.
00:49Et donc, en prétendant persécuter, on devient en réalité persécuteur.

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