00:02Bientôt, il sera le pokking des nuits parisiennes, avec sa boîte de nuit.
00:26Spectacular, spectacular !
00:31L'ouverture, c'était le 1er octobre, et rien n'a été négligé.
00:35Tapis rouge pour défiler de personnalités, toutes venues encourager Johnny.
00:40Laetitia, sa femme, est la première à le soutenir.
00:46Il ne manque qu'un mot d'encouragement, celui de sa propre fille.
00:51Que bonne chance !
00:54C'est en famille, avec son beau-père, que Johnny se lance dans cette nouvelle aventure.
00:58Les deux hommes étaient prêts à tout, ou presque, pour travailler ensemble.
01:02Je crois qu'aujourd'hui, il est un peu le patriarche d'une famille,
01:06qui lui a beaucoup manqué pendant son existence,
01:08et la notion de famille est très importante pour lui.
01:11Le patriarche, dit son beau-père.
01:14Ce n'est pas sûr que ce surnom-là convienne à Johnny.
01:18Un homme que rien ne semble jamais arrêter.
01:21Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime.
01:32Que je t'aime, que je t'aime.
01:41Je t'aime.
01:48Merci beaucoup.
01:55Je vous demande de faire une ovation à un homme qui sait tout faire.
01:59Johnny Hallyday.
02:00Je t'aime, je t'aime.
02:34Bonsoir, Johnny.
02:35Asseyez-vous, Johnny.
02:36Bonsoir, bonsoir.
02:37Comment ça va ?
02:39Très bien.
02:39En pleine forme ?
02:40Ça va, oui.
02:42La boîte de nuit pour vous, Johnny, c'est un sens particulier.
02:44Je crois savoir que c'est dans une boîte que vous avez rencontré Laetitia.
02:47Dans l'Amnésia de Miami, oui.
02:49Tout un symbole.
02:51Oui, puis ça fait très longtemps que j'avais envie d'ouvrir un club
02:56où on peut recevoir des amis, où on peut recevoir des gens.
03:00C'est formidable.
03:01J'aime bien la nuit parce que les gens, la nuit, ont moins de problèmes que les gens le jour.
03:06Et puis, c'est vrai que la nuit, on ne voit pas obligatoirement le jour, les gens qu'on voit
03:11la nuit.
03:12Et c'est convivial.
03:14Même si ça vous attire quelques jalousies dont on ne parlera pas ce soir.
03:16Oui, bon, les jalousies, vous savez, dans France, quand on réussit, on est obligatoirement jalousé.
03:25Les gens n'aiment pas l'air, les sites en France.
03:27Alors, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?
03:29Je ne voulais pas redevenir à rien du tout pour faire plaisir aux gens.
03:40Mais des fois, ce qui fait mal, c'est que les gens attaquent vos proches, ils attaquent votre famille.
03:46Et je trouve ça injuste parce que ce sont des gens qui sont là pour m'aider.
03:51Ce ne sont pas des gens qui sont là pour me mettre des bâtons dans les roues.
03:55Et je trouve ça très injuste.
03:58Ça m'écœure un peu, quoi.
04:01Et toutes les choses que je fais, que j'ai faites, jusqu'à présent que je fais, c'est des
04:04choses que j'ai voulu, moi.
04:05Et je ne suis absolument dite de rien et je ne suis absolument pas manœuvré par personne.
04:11J'ai besoin de faire des choses que je n'ai pas encore faites.
04:14Il n'y a rien de pire que de refaire les choses qu'on a déjà faites.
04:18Quand je fais un spectacle, c'est vrai que j'ai fait un spectacle cet été, je pourrais très bien
04:22m'attourner d'hiver et refaire le même spectacle que c'était.
04:25Et ça m'ennuie.
04:25Oui, je change mon spectacle avec une nouvelle scène pour le spectacle d'hiver, pour ne pas refaire ce que
04:32j'ai fait cet été.
04:32J'ai une question encore personnelle, pardon.
04:34Je suis comme vous, je suis un grand timide.
04:36J'ai l'impression que c'est difficile pour vous de sortir de l'ombre.
04:39Dans cette émission qui s'appelle Dans la lumière, j'ai envie de savoir comment vous, après cette carrière, pendant
04:43cette carrière,
04:44essentiellement Fête de Réussite, comment vous regardez vos années d'ombre derrière vous ?
04:51Écoutez, d'abord je ne me regarde jamais en arrière, parce que je préfère regarder devant moi, parce que j
04:57'ai encore du temps, malgré mes 60 ans.
04:59Je crois qu'on est là, on est tout ça.
05:01Vous savez, dans la vie, il faut avoir envie de faire des choses, et puis ce sont les gens qui
05:05vous donnent envie.
05:05D'ailleurs, Goldman m'avait écrit une très jolie chanson qui s'appelle Donnez-moi l'envie d'avoir envie.
05:09Et bien ça, ça me tient, et ça, je vis comme ça depuis trop longtemps.
05:14Alors vous êtes...
05:18Profitez-en, applaudissez Johnny, c'est un événement d'avoir Johnny sur un plateau de télévision.
05:22Profitez-en tout de même.
05:29Alors vous êtes au cœur de l'actualité musicale, puisque la semaine prochaine sort votre album live,
05:34Parc des Princes 2003.
05:36Un DVD d'ailleurs va également sortir, c'était au mois de juin dernier, à l'occasion de vos 60
05:41ans.
05:41Et ce soir, en exclusivité, vous nous offrez les toutes premières images.
05:45On va vous voir en train d'interpréter Je n'ai jamais pleuré, qui est donc votre nouveau single.
05:56Je n'ai jamais pleuré, je m'ai moqué, je m'ai quitté.
06:20De la carte en mariée, je n'ai rien oublié, on m'a meurtri, on m'a banni, on m
06:29'a trahi, on m'a aïe.
06:31Je n'ai jamais pleuré, je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais pas pu m'arrêter
06:45de pleurer.
06:49Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais jamais cessé.
06:56Je n'ai jamais pleuré, je n'ai jamais pleuré.
07:14Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais pas pu m'arrêter de pleurer.
07:38Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, je n'aurais jamais cessé.
07:49Je n'ai jamais pleuré.
07:59On m'a cassé, on m'a vexé, insulté, bien souvent déchiré, comme une feuille de papier.
08:09On m'a maudit, on m'a sali, agréanti, à mes dépenses j'y appris, qui étaient mes amis.
08:17Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais pas pu m'arrêter de pleurer.
08:32Si j'avais commencé, j'aurais jamais cessé.
08:40Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais pas pu m'arrêter de pleurer.
08:52Je n'ai jamais pleuré, si j'avais commencé, j'aurais jamais cessé de pleurer.
09:14Je pleurais...
09:20Je pleurais...
09:22Je pleurais...
09:26Je pleurais...
11:56Un petit cadeau de Noël avant l'heure. Un programme chargé comme ça, ça se prépare comment ? Comment est
12:02-ce qu'on remet la machine en route ? Vous faites du sport, vous vous entraînez, vous vous sentez totalement
12:07prêt ?
12:08Oui, mais je ne fais pas vraiment du sport uniquement pour l'occasion de la scène, quand je vais sur
12:15scène, j'en fais un petit peu toute l'année du sport. Donc c'est une façon de vivre que
12:20j'ai adoptée depuis longtemps maintenant et moi ça me permet d'être bien dans ma tête. Quand je passe
12:2915 jours sans faire de sport, je me sens pas en forme, je me sens fatigué. Moi ça m'aide
12:33de faire des sports.
12:35Moi je me demande, est-ce que vous avez encore le track ?
12:38C'est pas le même genre de track que quand j'ai commencé il y a 40 ans.
12:46C'est plutôt de la nervosité. C'est plutôt l'angoisse que les choses ne marchent pas. On a tellement
12:56de décors de choses maintenant qui doivent marcher à la seconde près.
13:00Quand je dis tiens, si l'ascenseur tombe en panne et que moi je me retrouve au milieu, qu'est
13:03-ce que je vais faire là-haut ?
13:04Et alors il y a toujours l'angoisse de quelque chose qui ne marche pas ou qui ne marche pas
13:09au moment où il faut que ça marche.
13:12Et puis une fois que c'est parti, finalement on n'y pense plus.
13:14Mais c'est vrai qu'au Parc des Princes, pendant toute la tournée, quand je descendais de cette nacelle jusqu
13:20'en bas, parce que c'était quand même assez haut,
13:22moi en plus j'ai le vertige, j'étais pas bien à chaque fois que je devais monter là-haut.
13:27Et je me disais toujours en partant de là-haut, pourvu que ça ne s'arrête pas, que ça ne
13:33tombe pas en panne.
13:34Parce que si ça tombe en panne, je vais me sentir très mal.
13:36Ça me fait plaisir de vous rencontrer ainsi et de voir à quel point vous êtes tout à fait humain,
13:40finalement.
13:41Vous savez, moi je suis un homme tout à fait normal. Je chante, c'est tout.
13:47C'est aussi simple que ça, vraiment, vous ne croyez pas que vous êtes un peu plus que ça.
13:54On fait aller. Il faut que ça aille. On fait aller.
13:59On n'est pas toujours à l'aise dans les choses qu'on fait, parce qu'on essaie de faire
14:04beaucoup de choses pour que ce soit bien.
14:06Parce que quand je présente quelque chose aux gens, je veux que ce soit bien.
14:09Quand je commence un film, j'ai l'angoisse d'être mauvais dans les films en tant que comédien.
14:14Et puis bon, je suis rassuré quand je vois les premières roches.
14:17Mais je veux être bien dans le film. Je veux être bien quand je vais sur scène.
14:21Je veux que le spectacle plaise aux gens.
14:23Chaque fois que je fais quelque chose, c'est vrai, j'ai l'angoisse de me dire, pourvu que je
14:27ne me trompe pas.
14:29Alors bon, quand on voit qu'on ne se trompe pas trop, en tout cas, on est déjà pas mal
14:34contents.
14:34Je dis, il est déjà le temps de vous remercier, d'être venu nous voir, de vous applaudir encore une
14:39fois.
14:39Je sais, oui, ils ne seront pas contents de vous partir.
14:41Alors peut-être que vous pouvez vous lever pour leur remercier d'être venu passer ces quelques minutes en notre
14:47compagnie dans la lumière.
14:51Je voudrais, avant de vous laisser partir, juste un mot de la personne que nous allons recevoir dans un instant
14:58à votre place.
14:59C'est Stéphanie Fugin.
15:00C'est quelqu'un d'une famille que vous connaissez, que vous avez aidé dans ce moment.
15:04J'adore, j'adore, j'adore la famille Fugin.
15:07Vous les avez aidé dans un moment, on ne peut pas dire douloureux, c'est pire.
15:11Enfin, je les ai aidé, j'ai fait ce que j'ai pu pour essayer d'amoindrir leurs souffrances.
15:16Et ce sont des gens que je respecte, que j'aime beaucoup, que je connais de longue date.
15:21Et voilà, quoi.
15:23Eh bien, le combat de Stéphanie.
15:27Merci Johnny, merci de cet hommage aussi à un combat qui est celui de Stéphanie.
15:32Ça n'a pas empêché Stéphanie, depuis la mort de Lorette, de se battre à chaque seconde pour que la
15:38leucémie recule un peu,
15:39pour que ce combat prenne enfin des couleurs d'espoir.
15:45Le plus beau souvenir de Johnny dans cette décennie...