00:00Musique
00:01Bienvenue sur Melody, la chaîne Vintage Forever.
00:22Vous l'avez voulu, vous l'avez réclamé, il est là.
00:25– Ben ouais, la France entière se l'arrache et il a pris un petit peu de temps pour
00:30venir nous voir entre deux galas, parce qu'en ce moment ça y va à fond, plus de 80 dates
00:37de tournées, plus de disques de platine, 100 000 exemplaires s'est passé largement,
00:43on est largement au-dessus déjà aujourd'hui, et notre ami Jean-Baptiste a décidé de nous
00:47parler de son genie, alors là il le connaît un peu mieux parce qu'il vient de naître,
00:51on est le 15 octobre 83, vous avez 6 mois là ?
00:55– Oui, ben exactement, oui.
00:56– Déjà vous êtes fan, 6 mois ?
00:58– Je suis venu le 14 mai 83, non, là je ne suis pas fan, bien évidemment je ne connaissais
01:02pas Johnny Hallyday à ce moment-là, parce que la première fois que j'ai vu Johnny,
01:05j'avais 9 ans, c'était en 92, à Bercy.
01:08Mais non, ça a commencé là en fait.
01:11– C'est Bercy le choc ?
01:13– Bercy a été pour moi un tournant, un moment très très très révélateur, oui.
01:21– On retrouve donc Johnny en 83, en octobre, qui présente son dernier album, bon l'époque
01:27n'est pas facile, il y a eu Ma Gueule en 79, et depuis Ma Gueule il n'y a pas eu beaucoup
01:31de cubes, il travaille avec Pierre Billon, il a fait des chansons en italien, il a fait des
01:37chansons, il sort des disques en Allemagne, là l'album s'appelle Entre violence et violence,
01:41c'est le 31ème album, réalisé par Pierre Billon, enregistré à Nashville.
01:46– Oui, Pierre Billon, effectivement.
01:47– Pierre Billon que vous connaissez bien ?
01:49– Que je connais très bien.
01:50– Vous connaissez tous les anciens de la bande à Johnny vous ?
01:52– Tous les anciens, non, mais Pierre Billon il fait partie d'un grand ami à Johnny.
01:58– Alors là il réalise, Pierre Billon, un album avec des chansons de L'Avillier quand même,
02:03on a oublié ça, que Johnny a chanté L'Avillier, des chansons de Mort Schumann et Claude Lemay.
02:07– Mort Schumann ça je savais.
02:09– L'Avillier vous aviez oublié ?
02:10– Mais L'Avillier je ne me rappelais pas en fait, mais bon.
02:13– Et Catherine Lara joue du violon dans cette édition, comme sur le disque,
02:18et en plus on a un duo Johnny et Eddie Mitchell ensemble.
02:22– Les saisons brûlent encore dans mes souvenirs, des clichés qui n'arrivent pas à mourir.
02:36– Là il la chante exceptionnellement ensemble, parce que dans l'album Johnny la chante tout seul.
02:42– Vous avez souvent rêvé en voyant les duos de Johnny, de chanter en avec lui,
02:47quand vous le voyez avec Eddie, chanter en duo, dire « Ah là là j'adorerais aller chanter avec lui »
02:51ça vous a souvent…
02:52– Avec Johnny ?
02:54– Ouais, vous vous avez dit en allant à la télé, un jour j'adorerais chanter avec Johnny.
02:57– Oui, enfin moi, à chaque fois que je voyais Johnny à la télé, c'était un grand moment pour moi.
03:02Je ne sais pas, je pense que c'était le seul interprète à pouvoir chanter vraiment des chansons très fortes.
03:11et qu'aujourd'hui il n'y a plus, voilà.
03:15– Bien bon ?
03:16– Oui, sûrement, peut-être, mais c'est vrai qu'en France c'est ce qui manque énormément,
03:22il manque un interprète comme ça, comme était Johnny à l'idée.
03:25– Oui, parce que c'était un grand chanteur avec des capacités vocales,
03:28mais un grand interprète qui savait faire passer les mots.
03:31Faire passer les mots, c'est difficile l'émotion.
03:33– Oui, c'était très dur, et c'est très dur de faire passer de ça.
03:38– Déjà, il avait cette capacité, c'est de s'approprier les chansons.
03:42Il pouvait prendre comme à l'époque, dans les années 90,
03:45où Daniel Balavoine lui avait d'ailleurs gentiment proposé une chanson qui est
03:50« Je ne suis pas héros », qu'il a refusé.
03:53Et quand il a vu que Balavoine, ça marchait avec lui en chantant,
03:57parce que Balavoine était quelqu'un vraiment d'extraordinaire et un sacré chanteur,
04:02il a dit bon, ça marche avec lui, je vais tout qu'on le fait,
04:05je vais peut-être l'apprendre et du coup, il l'a faite.
04:09– Et il l'a faite très très bien.
04:11– Il l'a fait très très bien.
04:12On retrouve Johnny Hallyday avec Michel Drucker, son grand copain depuis les années Tilt.
04:18On est en 83, c'est Champs-Elysées, vous allez voir que ça sonne blues,
04:22un peu comme la dernière époque de Johnny finalement.
04:24En 83, il y avait un retour au blues.
04:26– Oui, oui, exactement, puisque 83, ça a été une époque pour lui très…
04:32je dirais… oui, je crois qu'il a fait la rencontre de Michel Berger aussi.
04:36– Il était avec Nathalie Baye, il a fait du cinéma…
04:40– Ça a été important dans sa vie Johnny.
04:42Michel Berger, juste après l'album Gang qui est sorti avec Jean-Jacques Goldman,
04:48je pense qu'il a fallu vraiment que…
04:52c'était vraiment très très important pour Johnny de rencontrer Michel Berger.
04:58Je crois que ça l'a aidé énormément.
05:00– Alors là, il y a une tradition pour finir maintenant,
05:02il y a une tradition, c'est chanter un petit peu de blues.
05:04Toute la musique que j'aime, elle est un petit bout,
05:06parce qu'on me parle de blues, c'est quand même un blues la musique que j'aime.
05:09– Oui, toute la musique que j'aime, oui, enfin c'est Michel Mallory déjà.
05:12– Oui ? – Oui, oui.
05:13– Alors vous la chantez deux fois plus volontiers.
05:15Toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du blues.
05:20Les mots ne sont jamais les mêmes, pour exprimer ce qu'est le blues.
05:26J'y mets mes joies, j'y mets mes peines, et tout ça, ça devient le blues.
05:31Je le chante autant que je l'aime, et je le chanterai toujours.
05:36Il y a longtemps sur les guitares.
05:39– On aurait pu rester toute la journée, toute la nuit même,
05:42on aurait pu retenir la nuit avec Jean-Baptiste tellement c'était bon.
05:46On vous laisse, on se retrouve très vite avec de nouvelles anecdotes
05:49sur Jean-Baptiste Guégan qu'il faut aller voir sur scène et sur Johnny.
05:53Bonne émission à tous.
05:54– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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