00:00Pauline Revena, la chef du service police-justice de BFMTV, est avec nous.
00:03Comment a débuté cette garde à vue avant qu'elle ne soit donc interrompue pour l'observation psychiatrique ?
00:07Elle a démarré samedi matin et les enquêteurs, ils étaient dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois
00:13-Paris.
00:13Ils ont commencé par le plus simple, si je puis dire, c'est l'interrogatoire de personnalité.
00:16Comment vous vous appelez, d'où vous venez, quel âge vous avez, qu'est-ce que vous faites dans la
00:19vie ?
00:19Ça, il a pu répondre aux questions ensuite.
00:22Parallèlement, il a été vu d'abord par un premier médecin qui a dit que la garde à vue était
00:25compatible.
00:26Et parallèlement, il y a eu des analyses de sang qui ont été faites.
00:28Et quand le retour des analyses de sang est arrivé avec le côté positif à la cocaïne et au cannabis,
00:34il a fallu ensuite attaquer l'interrogatoire de fond.
00:37L'interrogatoire de fond, vous savez ce que c'est ?
00:38C'est quand on demande pourquoi est-ce que vous êtes passé à l'axe ?
00:41Quel est le mobile de la terreur que vous avez semée sur ce périple meurtrier ?
00:45Eh bien, cet interrogatoire de fond, il n'a pas eu lieu parce qu'à ce moment-là,
00:50le psychiatre a dit qu'il fallait suspendre pour raison psychiatrique,
00:53raison pour laquelle il a été transféré devant cette unité de la préfecture de police.
00:58On aura la réponse dans l'après-midi, savoir s'il peut poursuivre cette garde à vue.
01:01Je rappelle qu'en matière de terrorisme, elle peut aller jusqu'à 96 heures.