- il y a 7 minutes
Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:02Générique
00:05...
00:11Bonsoir, bonsoir à tous. Vous regardez le Grand Oral 2027,
00:14le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec le Figaro
00:17chaque dimanche, 18h, le rendez-vous pour vivre la campagne présidentielle.
00:22Bonsoir François-Xavier Bellamy.
00:23Bonsoir.
00:24Et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
00:26Merci de votre invitation.
00:26Je le rappelle, vous êtes évidemment soutien de Bruno Retailleau,
00:30vice-président du parti Les Républicains et eurodéputé.
00:34On va évidemment vous interroger sur cette campagne présidentielle en cours.
00:38Pour vous interroger à nos côtés, Jim Jarassé, bonsoir.
00:40On sera rédacteur en chef du service politique du Figaro.
00:43Bonsoir Jim.
00:44François-Xavier Bellamy, dans quelques instants,
00:46on va revenir sur la charge du pape Léon XIV,
00:49très notable ce soir à Lourdes sur la question de la fin de vie.
00:53Vous étiez au Stade de France pour cette veillée géante.
00:56Vous étiez également à cette messe XXL, place de la Concorde.
01:00C'était hier après-midi aux côtés de près de 800 000 personnes
01:04et de nombreuses personnalités politiques.
01:06Vous avez été surpris par ces images, cette liesse, cette ferveur vraiment
01:11qui ont battu encore une fois tous les records.
01:13On attendait 600 000, 800 000 personnes hier.
01:16J'ai été surtout bouleversé, mais comme d'ailleurs des millions de Français,
01:21je pense, tous ceux qui ont participé à ce moment-là,
01:23tous ceux qui ont regardé ces images à travers le travail des journalistes
01:27qui les ont rapportées.
01:28Et ce qui me semble très marquant, c'est que ce moment a été,
01:32et tous les Français le sentent et le savent aujourd'hui,
01:35un moment de profonde unité pour le pays.
01:37Ça ne concerne pas que les catholiques,
01:40c'est une expérience qui a montré que notre pays pouvait se rassembler
01:45La Concorde à la Concorde, ont écrit certains commentateurs.
01:49Dans un pays qui, par ailleurs, est tellement fracturé,
01:51tellement tendu, tellement crispé,
01:53où n'importe quel sujet devient occasion de polémique,
01:56on a vécu ce moment-là comme un moment où enfin on pouvait aller
01:58un peu au-delà de nos querelles et de nos divisions.
02:01Et c'est ça qui m'a bouleversé.
02:03Je crois bien sûr que ce qui était marquant, c'était de voir le pape,
02:07de l'entendre, d'entendre sa parole, son message très fort,
02:10mais de voir aussi la France qui venait voir le pape,
02:13de voir cette France qui était...
02:16Et moi, j'ai vécu cette expérience de voir tant de gens profondément heureux,
02:20pour certains jusqu'à en pleurer,
02:22heureux de se retrouver et de voir qu'ils sont encore là.
02:26Cette France qui fait son travail, qui éduque ses enfants,
02:30qui creuse son sillon depuis si longtemps,
02:31qui prend soin de ses aînés.
02:33Cette France à qui on a...
02:34Ce n'est pas le moment de la polémique,
02:35donc je ne reviendrai même pas dessus,
02:36mais cette France à qui on a opposé si souvent beaucoup d'ironie,
02:40à qui on a opposé tant de moqueries,
02:42et à qui on a expliqué que c'était le moment de partir,
02:45que c'était fini tout ça, que c'était le passé.
02:45Vous dites qu'on a moqué cette France,
02:47ou cette France catholique, finalement,
02:50qui s'est retrouvée hier, place de la Concorde,
02:52et partue en France.
02:53Mais d'ailleurs, catholique,
02:55ou encore une fois, se posant beaucoup de questions,
02:57cette France qui, en tous les cas,
02:58tient à ses racines,
02:59tient à son identité,
03:00tient à son héritage,
03:02et à qui on a expliqué que cet héritage
03:03était justement ce qu'il s'agissait de dépasser,
03:06ce passé qu'il faudrait laisser derrière nous
03:08pour pouvoir se tourner vers l'avenir.
03:09Mais moi, je crois que ce qu'on a vu
03:12sur les Champs-Élysées, ce samedi,
03:15ce qu'on a vu,
03:15c'est la France qui regardait son avenir.
03:17Nos racines ne sont pas seulement notre histoire.
03:20Nos racines, elles sont aussi
03:21ce dans quoi nous pourrons puiser la sève
03:23pour nous tourner vers l'avenir.
03:24Et juste un mot sur ce stade de France
03:26plein à craquer,
03:27sur ces jeunes qui étaient là,
03:30ces jeunes qui ont montré
03:31qu'on pouvait faire la fête
03:32avec une forme de joie absolue,
03:35sans rien casser, sans rien détruire.
03:37– Ça veut dire quoi ça ?
03:38– Ça veut dire quoi quand vous dites
03:40qu'ils ont fait la fête sans rien casser ?
03:42Vous faites référence à autre chose,
03:43à d'autres gens ?
03:44– Non, je fais référence au fait que
03:46bien souvent, malheureusement,
03:47quand le stade de France est plein,
03:49ça se termine quand c'est pour des grands événements
03:51comme ceux qu'on vient de vivre
03:53avec des débordements, des tensions, des violences.
03:56Moi, j'ai vu ce week-end, partout,
03:58des gendarmes et des policiers applaudis,
04:01heureux, qui disaient eux-mêmes
04:03leur stupéfaction de vivre des moments comme cela.
04:05Vous avez vécu ça comme moi
04:07parce qu'il y avait des journalistes partout,
04:09il y avait des caméras partout.
04:10On n'a pas vécu un seul moment de tension.
04:13Et encore une fois, je lui dis…
04:15– J'en tirez quelle leçon ?
04:15– Mais j'en tire la leçon que la France,
04:17elle sait justement montrer ce visage-là d'elle-même.
04:20Et cette France dont je parlais à l'instant,
04:22qu'on a souvent cherché à reléguer au second plan,
04:25eh bien cette France-là,
04:26elle était là avec tout son avenir.
04:27Et cette jeunesse, c'est l'avenir du pays
04:29qu'on a sous nos yeux aujourd'hui
04:30et qui est prêt à s'engager.
04:32– Question peut-être plus personnelle,
04:33avant de venir aux aspects plus politiques de cette visite.
04:35Hier, place de la Concorde, à cette messe XXL,
04:38vous pouvez ne pas nous répondre.
04:39Avez-vous communié ?
04:40– Oui, j'ai communié.
04:42Parce que je suis catholique et je n'en ai jamais fait mystère,
04:44je n'en ai jamais fait non plus un programme politique.
04:46Et on peut être d'ailleurs catholique
04:48et s'engager dans des formations politiques
04:49ou pour des combats politiques différents.
04:51Ce n'est pas du tout que l'évangile puisse devenir
04:55une sorte de programme pour l'élection présidentielle.
04:58Mais en l'occurrence, quand on s'engage en politique,
05:00on doit aussi la transparence aux électeurs.
05:01Et moi, je n'ai jamais fait mystère de qui je suis.
05:04Et donc, j'ai communié, mais je suis sûr aussi
05:06qu'il y avait sur la place de la Concorde.
05:07Je le sais parce que j'ai vu, j'ai parlé avec des gens,
05:10j'étais au milieu de la foule.
05:11J'ai vu des gens qui me disaient,
05:12mais moi, je ne suis pas croyant,
05:13je suis venu ici pour voir et pour vivre ce moment.
05:16Et je suis sûr qu'il y a beaucoup de Français,
05:17j'en vois autour de nous qui sont en train de hocher la tête,
05:21il y a beaucoup de Français
05:22qui ne sont pas catholiques ou pas catholiques pratiquants,
05:24mais qui savent encore une fois
05:25que ça fait partie de l'identité de notre pays,
05:27de ce qui nous réunit
05:28et de ce qui peut aussi nous permettre
05:30de nous projeter vers l'avenir.
05:31Vous savez, Emmanuel Macron,
05:32dans son discours au Bernardin,
05:35il avait eu ce mot étonnant,
05:36il avait dit, vous savez,
05:37on parle beaucoup des racines chrétiennes de l'Europe
05:39ou de la France,
05:40on avait eu ce grand débat sur l'inscription
05:42des racines chrétiennes de l'Europe dans la Constitution.
05:44Et il avait dit, moi, ce qui m'intéresse,
05:45ce n'est pas les racines, c'est la sève.
05:47Et j'avais été très étonné par cette phrase.
05:49Je ne dis pas ça du tout pour polémiquer
05:50parce qu'encore une fois, ce n'est pas le sujet.
05:52Mais moi, je crois que personne ne peut espérer,
05:55si vous avez un jour planté un arbre,
05:57vous savez que personne ne peut espérer
05:58avoir de la sève
05:59si vous n'avez pas d'abord des racines.
06:01Et je pense que ce que la France revit aujourd'hui,
06:03c'est ce que le pape, Léon XIV,
06:04est venu rappeler à notre pays.
06:05C'est le sens même de la vocation de la France
06:08qui appartient à tous les Français,
06:09quelle que soit leur confession,
06:10leur histoire et leur religion.
06:12C'est ça qui est vraiment.
06:12Vous avez dit à deux reprises, en cinq minutes,
06:14l'heure n'est pas à la polémique.
06:15Est-ce que pour vous, l'absence d'Emmanuel Macron
06:18à cette messe de la Concorde
06:19et aux deux autres messes célébrées par le pape François,
06:22est une erreur de sa part ?
06:24Ça lui a été reproché,
06:25notamment par l'un des porte-parole
06:27du Rassemblement National,
06:28Julien Oudoul, qui dit
06:29« J'ai honte de ce président
06:31qui dégrade l'image de la France ».
06:32J'ajoute, pour être complet dans ma question,
06:35qu'Emmanuel Macron était venu assister à une messe
06:37au stade Vélodrome du pape précédent.
06:39Ça lui avait été reproché, parfois par d'autres.
06:41Est-ce qu'il aurait dû être là ?
06:43Il aurait pu être là.
06:44Pour moi, il n'y a pas de problème de laïcité.
06:46D'ailleurs, il l'avait montré en venant
06:47à cette messe du pape François, en effet,
06:49à Marseille, il y a quelques années.
06:51Maintenant, c'est son choix.
06:52Et moi, je ne veux surtout pas polémiquer là-dessus.
06:54Personne n'est jamais obligé
06:56de venir à une messe.
06:57Personne.
06:58Ce qui compte, c'est que la France était là.
07:00Moi, c'est ça qui m'intéresse.
07:01Vous savez, que le président ait choisi
07:02de ne pas venir, ça lui appartient.
07:04La France, elle était sur les Champs-Elysées
07:06ce jour-là.
07:07Et elle a magnifiquement accueilli
07:09le pape Léon XIV.
07:10Et l'État, d'ailleurs, y a concouru
07:11à travers ces policiers, ces gendarmes
07:13qui ont été si présents sur le terrain,
07:14à travers tous ceux qui se sont mobilisés
07:16pour qu'un tel événement puisse se réaliser aussi bien.
07:18Jim Charassé.
07:19Le président de la République
07:20a accueilli le pape à l'Élysée hier.
07:25Et le pape, face à lui,
07:27a exprimé son opposition
07:28sur la loi fin de vie
07:30en critiquant ce qu'il appelle
07:31l'offre de mort programmée.
07:34Et aujourd'hui, à Lourdes,
07:35il a été encore plus loin.
07:37On l'écoute.
07:39Mais aucune loi humaine
07:42ne doit vous faire perdre
07:43la certitude de votre dignité.
07:47C'est dans l'ombre de cette dignité
07:48inaliénable de la personne humaine
07:51que la tentation de donner la mort
07:54sous couvert de fausses compassions
07:56doit être fermement rejetée.
07:59Il est impossible de considérer
08:02comme normal de donner la mort.
08:05ce qui est légal
08:07n'est pas nécessairement moral.
08:11Alors François-Xavier Bellamy,
08:12on connaît évidemment
08:13la position de l'Église et du pape
08:15sur la question de la fin de vie,
08:17mais est-ce qu'il est dans son rôle,
08:18le pape, lorsqu'il dit ça
08:20sur le territoire français
08:22et en l'occurrence hier
08:23face au chef de l'État ?
08:25Bien sûr.
08:26Heureusement que le pape parle
08:28de ce qu'il rappelle inlassablement
08:32et de ce que nous avons aussi essayé
08:33de défendre dans ce débat si important
08:37sur la question de la fin de vie,
08:38il faut quand même rappeler
08:39que le message central du pape aujourd'hui,
08:40c'est d'abord celui qui consiste à dire
08:42que les malades sont, je le cite,
08:44le cœur battant de notre humanité.
08:46Nos malades, nos aînés,
08:48les personnes les plus vulnérables
08:49autour de nous, parmi nous,
08:51ceux que nous sommes tous d'ailleurs,
08:52parce que nous sommes tous marqués
08:54un jour par l'expérience de la faiblesse,
08:56par l'expérience de la dépendance.
08:57C'est la condition humaine,
08:59ce n'est pas un accident de la vie,
09:00la dépendance,
09:01c'est l'expérience même de la vie.
09:03Eh bien, le pape rappelle
09:04que cela ne retire rien
09:06à la dignité d'une personne.
09:07Et je pense que c'était fondamental
09:09que le pape le dise
09:10et qu'il le dise d'ailleurs aujourd'hui
09:12devant des malades,
09:13devant des personnes marquées
09:14par le handicap,
09:15marquées par le grand âge
09:16ou la dépendance,
09:17qui ont été, et j'en suis sûr,
09:18profondément touché d'entendre ce message.
09:20Dites en substance,
09:21c'est une loi amorale,
09:23la loi sur la fin de vie.
09:24Est-ce que vous reprenez ce terme ?
09:26Moi, je crois que cette loi
09:27est une loi,
09:28et je l'ai dit pendant tout ce débat,
09:29donc ça n'est pas non plus une surprise.
09:31Cette loi est une loi d'abandon,
09:32en effet, malheureusement.
09:34Parce que quand on est marqué
09:35par la maladie,
09:36par la souffrance,
09:37bien sûr que dans une situation
09:39d'extrême épreuve,
09:41chacun,
09:41il peut arriver à chacun
09:43d'avoir un jour
09:45envie d'en finir.
09:47Et ça peut m'arriver demain,
09:49et j'espère que si ça m'arrivait demain,
09:51j'espère que la personne
09:52à qui je confierais cela
09:53ne me dira pas
09:55« Tiens, je vais t'aider à mourir. »
09:57J'espère que cette personne
09:58me dira « Mais non,
09:59la vie est belle
09:59et ta vie est belle
10:00et je veux t'aider
10:01à retrouver goût à la vie. »
10:02Et cette loi,
10:03elle est d'autant plus désolante
10:04qu'elle intervient
10:05à un moment
10:05où on a,
10:06comme jamais dans l'histoire
10:07de l'humanité,
10:08les moyens de soulager
10:09la souffrance.
10:10Vous ne considérez pas
10:11qu'il y a assez de garde de fous
10:12dans ce texte
10:13voté au mois de juillet dernier ?
10:14On peut peut-être les rappeler.
10:15Tout le monde n'a pas forcément suivi.
10:17C'est un feuilleton
10:17qui a duré plusieurs années.
10:18La personne doit avoir
10:19une maladie grave et incurable
10:21engageant le pronostic vital.
10:22Elle doit être en capacité
10:23d'exprimer sa volonté.
10:25Ce qui ne veut pas dire
10:25qu'elle est en fin de vie.
10:26Ce n'est plus d'ailleurs
10:27une loi sur la fin de vie
10:28en réalité.
10:29Elle peut avoir
10:30un pronostic vital engagé
10:31mais vous savez,
10:32d'une certaine façon,
10:33c'est triste à dire
10:34mais c'est l'expérience
10:34à laquelle l'humanité
10:35est confrontée depuis toujours.
10:36Notre pronostic vital
10:37à tous est engagé.
10:39Elle doit être en capacité
10:40d'exprimer sa volonté
10:41de façon libre et éclairée,
10:42souffrir de manière insupportable.
10:44J'ajoute,
10:45une clause de conscience
10:46a été ajoutée à la loi
10:47qui permet aux soignants
10:48qui refuseraient
10:49de faire le dernier geste,
10:50de le faire effectivement.
10:51Ça ne vous suffit pas ?
10:52Vous, c'est une question
10:53de principe ?
10:54Bien sûr.
10:55Et encore une fois,
10:56cette question de principe,
10:58elle nous engage tous
11:00parce que c'est une question
11:01qui dépasse la politique
11:02d'une certaine manière.
11:03On vit dans un moment,
11:04vous savez,
11:05tous les Français le savent.
11:06Au moment où on se parle,
11:07notre hôpital public
11:08va très mal.
11:09Notre système de santé
11:10est à bout de souffle.
11:11Et donc,
11:12tous les Français savent
11:13qu'un jour,
11:13ils peuvent se trouver
11:14dans une situation
11:15où la souffrance physique,
11:16en effet,
11:17sera éprouvante
11:18pour eux
11:19et où au fond,
11:21ça devient presque
11:22une facilité pour nous
11:23comme société
11:24de leur donner le choix
11:25de partir
11:26au lieu de s'obliger
11:27à soulager,
11:29à prendre soin,
11:30à accompagner jusqu'au bout.
11:31Est-ce que je peux,
11:32moi aussi,
11:32vous poser,
11:32comme Marie l'a fait tout à l'heure,
11:33une question très personnelle ?
11:34Bien sûr.
11:35Quel est le rôle
11:36de votre foi
11:37dans ce que vous nous dites
11:38ce soir ?
11:39Est-ce que c'est parce
11:40que vous êtes croyant
11:41que vous considérez
11:42que la vie
11:43ne peut pas être retirée ?
11:44Est-ce qu'il y a eu,
11:45vous avez réfléchi,
11:46je suppose,
11:47pendant des années
11:47comme beaucoup de monde ?
11:48Est-ce que vous pourriez
11:49changer d'avis là-dessus ?
11:50Est-ce que je vous ai donné
11:51un seul argument confessionnel ?
11:53Un seul argument
11:54qui pourrait ne pas être partagé
11:55par tous les Français ?
11:56On peut ne pas être d'accord
11:57avec moi,
11:58mais c'est une question
11:58qui, encore une fois,
11:59je le redis,
12:00la foi ne constitue pas
12:02un programme politique.
12:02J'espère ne pas être incohérent.
12:04Non, mais vous dites
12:05concernant ce texte
12:06que ça dépasse la politique.
12:07Je me sens très heureux.
12:08Vous font aussi vos propos ce soir.
12:09Oui, parce que ça touche
12:10à la condition humaine.
12:12Moi, je suis professeur de philosophie.
12:13J'ai enseigné la philo
12:14pendant 12 ans.
12:16Et cette question-là,
12:17cette question de la mort...
12:18Et la philo,
12:18c'est le doute aussi ?
12:19Bien sûr, bien sûr.
12:21Mais je ne viens pas ici
12:22barder de certitudes.
12:23Je viens vous dire
12:24ce qui, je crois,
12:25doit être
12:26notre doute fondamental.
12:28Est-ce que
12:30considérer
12:30que la mort
12:32peut être un soin,
12:33ça n'est pas
12:35abandonner
12:35tous ceux auxquels
12:36nous allons proposer
12:37d'en finir
12:38parce qu'ils souffrent trop ?
12:39Et je le redis,
12:40moi, je crois
12:41qu'à ce doute,
12:41on ne devrait même pas
12:43tenter d'échapper
12:44par la proposition
12:45de ce que le pape
12:46appelle la mort programmée.
12:48On vient de créer,
12:49c'est ce qui vient
12:51de se passer en France,
12:52on vient de créer
12:53un service public
12:54du suicide
12:55et on voudrait
12:56nous expliquer
12:56que ça doit être
12:57un progrès.
12:58Encore une fois,
12:59avec des gardes fous
12:59législatifs,
13:00Marc les a rappelés.
13:01Et est-ce que vous nous entendez
13:02sans gouverner
13:03par les sondages ?
13:04Mais cette aspiration
13:05de toute une partie
13:06aujourd'hui
13:07de l'opinion publique française,
13:08de récentes enquêtes
13:09d'opinion ont été réalisées
13:10jusqu'à 87% des Français
13:12qui soutiennent
13:13cette possibilité
13:14pour les personnes
13:15en fin de vie
13:15de choisir
13:16entre soins palliatifs
13:17ou adactifs à mourir.
13:18Ça, c'est aussi
13:19une aspiration
13:19qui est à entendre
13:21aussi.
13:21Non, mais d'abord,
13:23c'est inexact.
13:25Tout dépend toujours
13:25sur ce sujet,
13:26en particulier
13:27de la manière
13:27dont on pose
13:28la question aux Français.
13:29Et quand on leur dit
13:29est-ce que vous voulez
13:31subir des souffrances
13:32épouvantables
13:32ou bien est-ce que
13:33vous préférez mourir ?
13:34Beaucoup de Français
13:35répondent qu'ils préfèrent
13:36mourir.
13:36Et je comprends ça,
13:38bien sûr.
13:38Mais la question
13:39qui nous est posée,
13:39c'est est-ce que nous
13:40devons nous résigner
13:41à ce que des Français
13:42soient laissés
13:42dans des souffrances
13:43insupportables ?
13:44Et sur la question
13:44des soins palliatifs
13:45que vous évoquiez,
13:46il faut le rappeler
13:46et le rappeler toujours.
13:48Le scandale dans notre pays,
13:49c'est que vous avez
13:50tous les jours
13:51des milliers de Français
13:52qui auraient besoin
13:52des soins palliatifs
13:53et qui n'y ont pas accès.
13:55Parce qu'il y a
13:56des départements,
13:57il y a 21 départements
13:58en France où vous n'avez
13:58pas un seul lit
13:59de soins palliatifs.
14:00Ça veut dire,
14:01François-Xavier Bellamy,
14:01que vous reviendrez
14:02sur cette loi.
14:03Ça veut dire que
14:04puisque vous proposiez
14:06que les Français
14:07soient consultés,
14:08moi je crois que c'est
14:08la bonne solution,
14:09bien sûr.
14:10Et ce que Bruno Retailleau
14:12a dit,
14:12c'est que cette loi,
14:13elle va s'appliquer
14:14puisqu'elle a été votée,
14:15elle va s'appliquer.
14:17On aura donc au moment
14:18où l'élection présidentielle
14:19arrivera quelques mois
14:20de recul
14:20qui permettront de l'évaluer
14:21et ça pourra être
14:22l'occasion de soumettre
14:24aux Français
14:25la décision.
14:26Parce que tout le monde
14:26constate que le processus
14:27parlementaire a été
14:28très insatisfaisant.
14:29Le Sénat et l'Assemblée,
14:30nos deux chambres
14:31n'ont pas voté la même chose.
14:33Et à la fin,
14:33il a fallu d'une certaine manière
14:35forcer la main
14:35de ce qui généralement,
14:37encore plus sur un sujet
14:38comme celui-là,
14:39doit permettre un consensus.
14:40Et donc à la fin,
14:43ce serait la meilleure
14:44des manières
14:44de sortir de cette question.
14:46Et je ne doute pas
14:46que la parole du pape
14:47qui aujourd'hui
14:48manifestement a marqué
14:49les Français,
14:50cette parole du pape
14:51elle peut aussi éclairer,
14:52encore une fois,
14:53ce n'est pas une question
14:53de croyant ou de non-croyant,
14:55elle peut éclairer
14:55toute la société
14:56sur la place
14:57que nous réservons
14:58à nos malades,
14:59à nos aînés.
15:00C'est vraiment la question.
15:00Il y a une autre parole du pape
15:02qu'on a aussi entendue
15:03lors de son passage à Paris.
15:04Il s'est rendu
15:05dans un centre d'accueil
15:06pour migrants
15:07et il dénonce
15:07le traitement
15:09qui est fait
15:09des migrants
15:10dans plusieurs pays.
15:11Il dit
15:11qu'il faut absolument
15:12les protéger
15:13et les soutenir.
15:14Est-ce que vous êtes aussi
15:15à l'aise,
15:16François-Xavier Bellamy,
15:17avec ce pape-là ?
15:18Bien sûr,
15:18totalement.
15:20Il n'est pas sur votre ligne
15:22sur l'immigration.
15:24Le pape,
15:25encore une fois,
15:25ne dicte pas
15:25un programme politique
15:26et ce ne serait d'ailleurs
15:27pas son rôle.
15:28Mais il alerte.
15:29Vous entendez
15:30sur ce point-là
15:31le côté pape de gauche
15:33de Léon XIV,
15:34plus conservateur
15:35sur les questions
15:36de société,
15:37mais sur les migrants,
15:38quand il dit
15:38qu'il faut les protéger,
15:39il ne dit pas
15:39qu'il faut les renvoyer.
15:40Vous savez,
15:40Marc Fouvel,
15:41je crois justement
15:41que ce que les Français...
15:42C'est le pape de gauche
15:43qui vous fait sourire.
15:44Non, mais ce que les Français
15:45ont tellement aimé
15:46dans la rencontre
15:47avec le pape
15:48ce week-end,
15:48c'est qu'enfin,
15:49ce n'était plus
15:49une question de droite,
15:51de gauche,
15:51de camp,
15:52de clan,
15:52de parti,
15:53et ça fait tellement du bien.
15:54Le pape dit,
15:55et il a raison de le dire,
15:57que la situation
15:58sur le plan migratoire
16:00est l'occasion
16:01d'une violation terrible,
16:02là encore,
16:02de la dignité humaine.
16:03Et c'est la dignité humaine
16:04son message fondamental.
16:05Je suis d'accord avec lui.
16:07Mais si je me bats
16:08au Parlement européen
16:08contre l'immigration illégale,
16:10si j'ai fait adopter
16:11le règlement retour
16:11il y a quelques mois de cela,
16:12c'est justement
16:13pour cette raison.
16:14Qu'est-ce qui fait aujourd'hui
16:16que tant de personnes
16:17sont conduites
16:17sur les routes
16:18de l'immigration
16:19et que tant de personnes,
16:20ils risquent leur vie
16:21et parfois,
16:22ils perdent leur vie ?
16:22Il y a trois jours,
16:23il y a trois jours,
16:24dans la Manche,
16:25tout près de chez nous,
16:27un migrant
16:28qu'on ne connaît pas,
16:29on ne sait pas son nom,
16:30on ne sait pas son âge,
16:31il avait une vingtaine d'années,
16:32a été retrouvé mort,
16:33noyé parce qu'il essayait
16:34de passer en Angleterre.
16:35Pourquoi ça ?
16:36Parce que des mafias
16:38de passeurs
16:39vendent un Eldorado
16:41à toute une jeunesse,
16:42en particulier
16:43sur le continent africain,
16:44qui se transforme
16:45en réalité en enfer.
16:46Le jour où
16:47le règlement retour s'appliquera,
16:49le jour où tout le monde
16:49Le règlement retour qui prévoit,
16:50pour ceux qui n'ont pas suivi,
16:52que l'Europe se dote
16:53de hubs,
16:54c'est-à-dire des centres
16:54de détention,
16:55de rétention des étrangers,
16:57en dehors des frontières
16:58de l'Union Européenne.
16:59On parle par exemple
17:00de lieux qui pourraient
17:01ouvrir en Afrique.
17:03Le règlement retour,
17:03je le résume en quelques mots.
17:04En un mot,
17:05le règlement retour,
17:05il veut mettre fin
17:06à la situation actuelle
17:07qui fait que vous avez
17:07moins de 10% des OQTF
17:09qui en France
17:10sont réellement exécutés.
17:11C'est-à-dire que vous avez
17:11l'immense majorité.
17:11Qu'on les renvoie
17:12dans les pays tiers
17:13en attendant de régler
17:13leur situation.
17:14En fait,
17:15tout le monde sait aujourd'hui,
17:16dans le monde entier,
17:17que si vous arrivez
17:17à rentrer illégalement
17:18sur le sol européen,
17:19vous avez toutes les chances
17:20d'y rester durablement.
17:21Et ça,
17:21c'est la clé
17:22du business model des passeurs.
17:23Le jour où tout le monde saura
17:25dans le monde entier
17:26que vous ne pouvez rentrer
17:28en Europe et y rester
17:29que si vous y êtes arrivé
17:30légalement,
17:31ce jour-là,
17:32il n'y aura plus un mort
17:33en mer Méditerranée.
17:34Ce jour-là,
17:34nous ne vivrons plus
17:35l'indignité de cette situation
17:37qui, en effet,
17:38conduit à ce que des êtres humains
17:39perdent leur vie
17:40et se trouvent piégés
17:41dans l'impasse
17:42de l'immigration illégale.
17:43Et d'ailleurs,
17:44quand le pape a été
17:45sur le continent africain,
17:46je ne doute pas
17:47que vous avez aussi
17:48entendu ce qu'il y a dit,
17:49il a parlé à la jeunesse
17:50des pays africains.
17:51Et il a dit à ces jeunes
17:52ne croyez pas
17:53à ces mensonges.
17:55Il a dénoncé
17:56toutes les causes
17:57de l'immigration en Afrique,
17:59la corruption des dirigeants,
18:01des régimes qui ne promettent
18:02aucune perspective
18:03à leur jeunesse.
18:04Et il a dit à ces jeunes
18:05c'est chez vous
18:06que vous êtes attendus
18:07pour développer vos pays.
18:08Et il a raison
18:08d'être allé à Lampedusa.
18:10Mais Lampedusa
18:10est un drame pour nous tous.
18:11Si j'ai fait voter
18:12le règlement en retour,
18:13encore une fois,
18:14Lampedusa doit nous empêcher
18:15de dormir.
18:15François-Xavier Bellamy,
18:16parce que nous avons
18:17de nombreux sujets
18:18à aborder.
18:19Juste avant,
18:20ces images,
18:20cette image à vous soumettre
18:22qui a été relayée
18:23sur les réseaux sociaux
18:24que par ailleurs,
18:25moi-même,
18:26en étant sur les Champs-Elysées,
18:28en a été le témoin
18:29de prêtres qui confessent,
18:31qui ont confessé
18:32ces croyants
18:32en marge de la messe hier
18:34sur le trottoir,
18:35sur des pas de porte,
18:36devant des magasins.
18:37Vous comprenez
18:38que ces images
18:40aient pu interroger
18:41à tout le moins
18:42ou peut-être même heurter
18:44certains de nos compatriotes.
18:45– Et vous auriez préféré
18:46voir des images
18:47de vitrines brisées ?
18:48Je ne vois pas
18:50une agression,
18:50je ne vois pas
18:51une violence,
18:52je vois des gens
18:53qui parlent paisiblement,
18:54des gens qui viennent
18:55confier ce qu'ils vivent,
18:57je vois des croyants
18:58qui pratiquent
18:59leur religion.
18:59La laïcité,
19:00ce n'est pas
19:00l'interdiction de croire,
19:01c'est le fait
19:02de précisément avoir
19:04la liberté de croire
19:05ou de ne pas croire.
19:06Vous auriez pu y aller vous,
19:07on aurait pu vous voir
19:08sur ces images ?
19:09– Moi j'ai été à la messe,
19:10vous m'avez demandé
19:12si j'avais communié,
19:13je vous ai répondu
19:14de manière très transparente.
19:15– Pour vous,
19:15ça n'enfreint pas
19:16les règles de la laïcité ?
19:17– C'est incroyable,
19:18j'ai vu un de vos confrères
19:19qui se promenait
19:19avec son appareil photo
19:20en essayant de traquer
19:21des gestes comme ceux-là,
19:22mais je ne sais pas
19:24à quel moment,
19:25vous voyez quand je disais
19:26que cette France-là,
19:27cette France qui était
19:28si paisible,
19:29si sereine,
19:29si joyeuse,
19:30que cette France a été
19:31si souvent méprisée
19:32et parfois insultée,
19:33mais c'est exactement
19:34ce qui se passe
19:34quand on essaye
19:36de prendre en photo
19:36ces gens qui vivent
19:37par ailleurs
19:37un moment assez intime,
19:39on ne s'est pas
19:39beaucoup préoccupés
19:40d'ailleurs de la manière
19:42dont ils allaient ressentir
19:43le fait que ces images
19:43soient publiées partout.
19:44– Là en l'espèce,
19:45on ne voit pas leur visage
19:46et on a fait attention à cela.
19:47– Et c'est tout à votre honneur,
19:49mais votre confrère
19:50n'a pas eu la même discrétion
19:51et il a publié un tweet
19:53en disant
19:53« Lala, quelle horreur ! »
19:55des prières de rue
19:57dans les rues de Paris.
19:58Non mais attendez,
19:59si ce qui menace…
20:00– Il n'est pas allé si loin
20:00dans le commentaire.
20:01– Je crois que le commentaire
20:02a été prière de rue.
20:04– Il n'a pas parlé d'horreur,
20:05en effet.
20:06– Je retire ce que j'ai dit,
20:07soyons précis.
20:08Mais la vérité,
20:08c'est que si c'est ça
20:10qui menace la France,
20:11la France va très bien en fait.
20:13Vous savez,
20:13moi je suis plus angoissé
20:15quand je vois
20:15qu'on ne sait plus vivre
20:17une fin de match de foot
20:18sans qu'il faille
20:18que tous les commerçants
20:20dans les vitrines,
20:21vous venez de l'afficher
20:22à l'instant,
20:22sont obligés d'être couverts
20:23de panneaux de bois
20:24pour ne pas être détruites.
20:25Ça, c'est ça qui m'inquiète.
20:26– François-Xavier Bédami,
20:27cette semaine,
20:28Emmanuel Macron a annoncé
20:28que la France va envoyer
20:29des troupes en Arabie Saoudite,
20:32des militaires français.
20:33Il s'agit de protéger
20:34un complexe pétrolier
20:35qui est l'un des plus importants
20:37de la région
20:38et donc espère Emmanuel Macron
20:39de faire baisser un peu
20:40les prix des carburants
20:42à l'échelle du monde
20:43et chez nous en France.
20:44Le ministre des Affaires étrangères,
20:45Jean-Noël Barraud,
20:46a donné quelques précisions
20:47aujourd'hui sur France 2.
20:49– Comme on l'a fait
20:51depuis le début de cette guerre,
20:52de manière strictement défensive,
20:54on met à disposition
20:55des moyens.
20:56– Défensif ?
20:57– Ces capacités,
20:58elles vont dépendre
20:59de la demande précise
21:00qui sera formulée
21:00par le partenaire.
21:01– En termes de soldats,
21:02est-ce que là encore,
21:03c'est une dizaine,
21:03une centaine de soldats ?
21:04– Ça dépend du besoin
21:06tel qu'il sera exprimé
21:07par le partenaire
21:08de nos propres capacités
21:09et de l'évolution
21:10de la situation.
21:11On ne peut pas comme ça
21:12attendre que la chose passe
21:14ou simplement
21:16proposer d'engouffrer
21:17tout le denier public
21:19pour régler une crise
21:20qui, je le disais,
21:23a une origine directe
21:24qu'est cette tension
21:25dans la région.
21:26– Est-ce que vous êtes
21:27de ceux qui disent
21:28« Attention, la France
21:28est en train de mettre
21:29un orteil
21:30ou même tout le pied
21:30dans la guerre ? »
21:31– Bien sûr que non.
21:32C'est une très bonne décision
21:34et je crois que
21:36le président de la République
21:37a pris une bonne initiative.
21:39C'est une bonne initiative
21:40à plusieurs titres.
21:40D'abord parce qu'aujourd'hui,
21:44nous avons besoin
21:45de montrer que la France
21:45est présente
21:46et qu'elle sait s'impliquer
21:48pour protéger
21:49des partenaires
21:50qui se trouvent
21:51fragilisés
21:52en particulier
21:53par le retrait
21:54des États-Unis.
21:54L'Arabie saoudite
21:55classiquement proche
21:57des États-Unis
21:58et le président Trump
21:59a décidé
21:59qu'il n'interviendrait pas.
22:00Il la laisse
22:01confronter au outil
22:02cette milice
22:03qui est en réalité
22:05intégralement financée
22:06par l'Iran.
22:07Et donc,
22:08c'est le moment
22:09de montrer
22:10que notre pays
22:10sait relever
22:11des défis comme cela
22:12de manière uniquement
22:13défensive encore une fois.
22:14Il ne s'agit pas
22:14de rentrer dans un conflit.
22:15– On entend ce que dit
22:15Jean-Noël Barraud
22:16de manière uniquement
22:17défensive.
22:18La question c'est
22:18si nos hommes
22:19ou nos femmes
22:20sur place
22:20sont frappés,
22:21sont touchés.
22:22Est-ce qu'il faudra
22:22répliquer ou pas ?
22:23– On parle d'abord
22:24de moyens de protection
22:25antiaérienne.
22:26– Des radars,
22:26a dit Emmanuel Macron,
22:27mais aussi des troupes.
22:28– Oui, parce qu'il faut
22:29bien effectivement
22:30assurer la conduite
22:31– Si les outils frappent
22:32les soldats français
22:33en Arabie saoudite,
22:34que fait-on ?
22:35– Mais d'abord,
22:35les outils s'en prennent
22:36déjà directement
22:37à nos intérêts.
22:38Je ne sais pas si
22:39ceux qui font cette critique
22:40le savent,
22:41mais les outils menacent
22:42des navires occidentaux,
22:45français,
22:46à tel point
22:47que la Marine nationale
22:48depuis des mois maintenant
22:49escorte des bateaux
22:51dans le détroit d'Hormuz
22:52ou dans cette région
22:54pour être certain
22:56que nos bateaux
22:57soient protégés.
22:58On n'a pas entendu
22:59ceux qui font cette remarque
23:01aujourd'hui
23:01au président de la République
23:02se plaindre
23:03que la Marine nationale
23:04pouvait être en première ligne
23:06quand elle était
23:06effectivement impliquée
23:07dans ces missions de protection.
23:08est-ce qu'on devient
23:10de fait possiblement
23:12des belligérants,
23:13des co-belligérants ?
23:14Et par ailleurs,
23:15est-ce que ce type
23:16de décision,
23:17cette annonce,
23:18doit être précédée
23:19par un vote au Parlement ?
23:20Ce que demandent
23:21notamment les Insoumis
23:22ou le Parti Socialiste.
23:24Est-ce qu'il faut
23:24qu'il soit organisé
23:25à l'Assemblée nationale
23:26un vote des députés
23:27pour dire oui ou non ?
23:29Allons-y en ce sens.
23:30– C'est important
23:31que le Parlement soit consulté,
23:32qu'il y ait un débat au Parlement,
23:33mais il n'y a aucune nécessité
23:34qu'il y ait un vote.
23:35Et d'ailleurs,
23:36on se souvient que
23:37Nicolas Sarkozy avait déjà,
23:39avec raison d'ailleurs,
23:40impliqué les troupes françaises
23:41dans le soutien
23:41à l'Arabie Saoudite
23:42dans des contextes passés.
23:44François Hollande,
23:45quand il a envoyé
23:45les troupes françaises
23:46pour le coup
23:46dans une opération
23:47de haute intensité
23:48pour l'opération Barkhane
23:50puis au Mali,
23:52n'avait pas consulté le Parlement.
23:54Et encore une fois,
23:55il avait eu raison de le faire
23:56parce qu'il s'agissait
23:56de lutter contre des islamistes
23:58qui menaçaient aussi
23:59directement la sécurité du pays.
24:01Juste un dernier mot,
24:02j'étais la semaine dernière
24:03en déplacement en Jordanie
24:04et dans ce pays
24:05qui est vraiment
24:06à l'épicentre
24:07de tous les conflits
24:07du Moyen-Orient.
24:08Et moi,
24:09je suis frappé de voir
24:09à quel point
24:10la France est attendue,
24:12à quel point
24:12nous avons un rôle à jouer
24:15pas pour rentrer en guerre
24:16mais pour protéger la paix.
24:18Et c'est ça le plus important.
24:20Et protéger la paix,
24:21c'est aussi protéger
24:21nos approvisionnements.
24:22Notre sécurité est en jeu.
24:24Et ceux qui aujourd'hui,
24:25au Rassemblement National
24:26ou bien au Parti Socialiste
24:27ou chez LFI,
24:28reprochent à Emmanuel Macron
24:29cette décision,
24:30je ne suis pas macroniste,
24:31soyez,
24:31mais je ne suis pas sectaire non plus.
24:34Ceux qui font cette critique-là,
24:36en fait,
24:37sont les plus grands supporters
24:39de l'explosion
24:40des prix des carburants
24:41pour les Français.
24:42Parce que si on veut réussir
24:43à sécuriser nos approvisionnements,
24:45il faut être capable
24:46d'appuyer
24:46les pays qui aujourd'hui
24:48ont besoin d'aide.
24:49Avant de parler des carburants,
24:50un mot sur les conséquences
24:52du conflit ukrainien.
24:55Emmanuel Macron a-t-il raison
24:56d'alerter sur une montée
24:58des menaces ?
24:58Il dit que l'attaque au drone
25:00qui s'est produit
25:01à l'aéroport de Leipzig
25:02pourrait se reproduire chez nous.
25:05Éric Ciotti dit
25:06qu'il s'agit d'une diversion
25:08pour masquer le déclin
25:09de la France.
25:10Est-ce que vous êtes d'accord
25:11avec lui ?
25:12Non, je pense que la menace
25:13est réelle.
25:14Elle est réelle
25:15et je le vois tous les jours
25:16au Parlement européen
25:17à travers nos collègues
25:19de tous les pays
25:19qui nous partagent aujourd'hui
25:21leurs inquiétudes.
25:22Ce n'est pas seulement
25:24l'attentat manqué de Leipzig,
25:26c'est aussi cette frappe
25:28qui a eu lieu
25:28à deux kilomètres
25:29de la frontière polonaise
25:30il y a quelques jours.
25:32C'est un hélicoptère danois
25:34qui a été directement ciblé
25:35par un bateau russe.
25:37Ce sont les pays baltes
25:39qui sont victimes
25:39presque tous les jours
25:40de tentatives d'intimidation.
25:41Donc la réalité
25:43de la tension est là.
25:44Je crois qu'il faut dire
25:45deux choses.
25:46Il faut bien sûr
25:46parler aux Français
25:47de ce qui est en train
25:48de se jouer
25:49mais il faut aussi leur dire
25:51que nous n'avons
25:52aucune raison
25:53d'avoir peur.
25:54Et je pense que
25:55tout discours politique
25:56qui consiste à tenter
25:57ou en tous les cas
25:58qui aboutit
26:00à susciter
26:01une forme de peur
26:02ou de panique
26:03dans l'opinion
26:04paradoxalement
26:04sert exactement
26:06l'agenda de Vladimir Poutine.
26:08Non, non, mais je dis juste
26:08que moi mon point d'attention
26:09il est là.
26:10Je pense qu'il faut être lucide
26:11sur la réalité de la menace
26:12et en même temps
26:13on doit dire aux Français
26:14que Vladimir Poutine
26:16qui a lancé son attaque
26:17contre l'Ukraine
26:18il y a maintenant
26:19plus de quatre ans
26:20il n'arrive pas en réalité
26:21à atteindre un but de guerre
26:22dont il avait dit
26:23qu'en trois jours
26:24il parviendrait
26:25à l'obtenir.
26:26Ce qui veut bien dire
26:27qu'en réalité
26:28il n'est pas si fort
26:29qu'il le prétend
26:30et ces tentatives
26:31de déstabilisation
26:31elles viennent précisément
26:33du fait
26:33qu'il essaye de nous inspirer
26:35la peur
26:35parce que lui-même
26:36n'arrive pas à gagner
26:37cette guerre injuste
26:38et scandaleuse
26:39qu'il a déclenché
26:40seul contre l'Ukraine.
26:41Olivier Vellamy
26:42dans son intervention
26:43aussi le chef de l'État
26:44pour la première fois
26:45n'a pas exclu
26:46de baisser les taxes
26:47sur le carburant
26:48qui ne cesse d'exploser
26:49si la situation
26:51encore une fois
26:52si elle s'aggrave
26:53encore et encore
26:54il dit
26:54qu'il n'y a pas
26:55de sujet tabou
26:56est-ce qu'il faut un geste
26:58est-ce qu'il faut aller
26:59plus loin
26:59pour tous les Français ?
27:01Non mais il faut un geste
27:02quand on dit un geste
27:03parfois on a l'impression
27:03qu'il y a quelqu'un
27:04qui vient quémander
27:05et on devrait faire un geste
27:06de bienveillance
27:07à son égard
27:07non
27:08les Français
27:09ils attendent des actions
27:10maintenant
27:10et ce n'est pas de la spéculation
27:12pour demain
27:12qu'on attend du président
27:13de la République
27:13c'est qu'il agisse
27:14maintenant
27:15Est-ce que vous dites
27:15que certains
27:16finalement jeudi soir
27:17c'était une intervention
27:18pour rien
27:18parce que certains
27:19pariaient peut-être
27:20sur une annonce
27:20peut-être plus spectaculaire
27:22qui n'a pas eu lieu
27:24mais il n'est pas allé jusque-là
27:25mais il ne l'exclut pas
27:26quand même
27:26Mais c'est très sympathique
27:28d'entendre qu'il n'exclut pas
27:29que ça arrive
27:30mais la vraie question
27:31c'est qu'est-ce qu'on fait
27:31maintenant
27:32parce que c'est maintenant
27:33que les Français souffrent
27:34vous baisseriez la TVA
27:35sur les carburants
27:36aujourd'hui ?
27:36Il y a des premières choses
27:37à faire pour commencer
27:38la première chose à faire
27:40Brune Retailleau
27:40le propose depuis
27:41trois semaines maintenant
27:42mais on en parlait
27:43depuis longtemps
27:43la première chose à faire
27:45c'est de suspendre
27:46les certificats d'économie
27:47d'énergie
27:48tout de suite
27:48ça ne coûte pas
27:50un euro
27:50au budget de l'État
27:51c'est un financement
27:52qui va
27:53à un fonctionnement
27:55d'aide
27:56à la transition
27:57qui est extrêmement
27:59c'est une taxe
28:00qui est payée
28:01par les énergéticiens
28:02et qui permet
28:03de financer
28:04la transition
28:04qui est payée
28:04par les Français
28:05écologique
28:05les énergéticiens
28:07ils font un truc
28:07très simple
28:08si ça leur répercute
28:09directement répercutée
28:12sur les Français
28:12directement
28:12poser la question
28:14à Total
28:15par exemple
28:15qui a une position
28:16très claire
28:17sur le sujet
28:18ils répercutent
28:19ensuite la taxe
28:20directement répercutée
28:20donc c'est les Français
28:21qui la payent
28:21c'est les gens
28:22qui sont autour de nous
28:22en l'occurrence
28:23cette taxe permet aussi
28:24de financer
28:25la transition écolo
28:26le leasing
28:26des voitures électriques
28:28le financement
28:29des pompes à chaleur
28:29est-ce que vous assumez
28:30de couper ce robinet
28:32au moment où on parle
28:33de réchauffement climatique
28:35de crise climatique
28:36on a vu cet été
28:37mais pour être très complet
28:39là c'est pas
28:40le réchauffement climatique
28:41dont on parle
28:41c'est surtout
28:42l'embolie fiscale
28:44et administrative française
28:46c'est la Cour des Comptes
28:47qui dit
28:48qu'il y a
28:49autour de ces financements
28:50un tiers
28:51de frais de fonctionnement
28:52que c'est une structure
28:53complètement opaque
28:55qui donne lieu
28:56à tous les contournements
28:57toutes les triches
28:57toutes les fraudes
28:58que vous avez
28:59un très grand nombre
28:59de dépenses
29:00qui sont faites
29:00avec ces financements
29:01qui n'ont jamais
29:02de justification véritable
29:04donc oui bien sûr
29:05il faut continuer
29:05à faire en sorte
29:06que les français
29:06puissent s'équiper
29:07de pompes à chaleur
29:08puissent rénover
29:09leur logement
29:09bien sûr
29:10mais c'est pas avec
29:11cette espèce d'usine à gaz
29:13qu'on va sauver la planète
29:14et donc pour l'instant
29:15son principal effet
29:16c'est pas de refroidir
29:18le climat
29:18c'est de faire s'envoler
29:20la facture des français
29:21donc il faut commencer
29:22par ça tout de suite
29:23et c'est pas demain
29:24ça fait baisser de combien ?
29:25ça fait baisser de 17 centimes par litre
29:26ça dépend si on parle
29:28de gasoil ou de sans plomb
29:29mais c'est déjà
29:30et ce sera pas assez
29:31mais c'est déjà
29:32un premier pas
29:33et encore une fois
29:34par cela
29:34vous aidez tout le monde
29:36ça touche tout le monde
29:38alors ça aussi
29:38c'est extraordinaire
29:39donc en fait
29:40quand on rend leur argent
29:41aux français
29:42on les aide
29:42mais non
29:43on n'est pas en train
29:44de les aider
29:44ceux qui en ont le plus besoin
29:46encore une fois
29:46on n'aide pas les français
29:48on leur rend leur salaire
29:49on leur rend leur argent
29:50on leur rend ce dont
29:51ils ont besoin pour vivre
29:52parce que cet argent
29:53c'est eux qui l'ont produit
29:54c'est pas l'état
29:55qui aide les français
29:55en l'occurrence aujourd'hui
29:56c'est les français
29:57qui font vivre l'état
29:58il faut peut-être
29:58qu'on renverse les choses
29:59et qu'on remette
30:00la perspective à l'endroit
30:00donc oui
30:01il faut suspendre tout de suite
30:02les certificats d'économie d'énergie
30:04parce que vous avez aujourd'hui
30:05des français
30:05qui ne peuvent même plus
30:08payer l'essence
30:08dont ils ont besoin
30:09pour aller travailler
30:10pour aller emmener leurs enfants
30:11à l'école
30:12ou faire des activités
30:13il y a des français
30:18pourquoi vous ne dites pas
30:19on baisse la TVA
30:20de 15 centimes
30:21est-ce que c'est parce que
30:22Marine Le Pen
30:23le réclame depuis des années ?
30:24non non mais commençons
30:25par les certificats d'économie d'énergie
30:26ça revient en même finalement
30:26ensuite il faudrait établir
30:28une TICPE flottante
30:29comme ça a pu être fait
30:30par le passé
30:30pour être certain
30:31que l'état au moins
30:32ne gagne jamais plus d'argent
30:34parce que la crise
30:36frappe les français
30:36ça ce serait la deuxième
30:38chose fondamentale à faire
30:39et pour le reste
30:40moi ce qui m'a frappé
30:41dans l'intervention
30:42du président de la république
30:43c'est que
30:44il faut quand même
30:45qu'on regarde
30:46la situation actuelle
30:48pour en tirer
30:48toutes les leçons
30:49qu'est-ce qu'on est en train
30:50de vivre aujourd'hui ?
30:51qu'est-ce que les français payent ?
30:53ils payent la facture
30:54de 10 ans
30:55d'inaction
30:57si on ne peut pas
30:58baisser massivement
30:59la TVA
30:59comme le propose
31:00Marine Le Pen
31:00si on ne peut pas
31:01baisser massivement
31:02les impôts
31:02c'est pour une raison
31:03très simple
31:04c'est qu'aujourd'hui
31:05on ne va pas passer
31:06d'une crise sociale
31:07à une crise financière
31:07ce n'est pas que
31:08les caisses sont vides
31:09c'est qu'avec
31:101000 milliards d'euros
31:10de dettes de plus
31:11pendant les 10 dernières années
31:15dire que les caisses
31:15sans vides
31:15ça voudrait dire
31:16qu'on n'a rien
31:16mais là on est
31:17à pire que rien
31:18on est en train
31:18de voler de l'argent
31:19à nos petits-enfants
31:20on en est là
31:21aujourd'hui
31:22et pas pour affronter
31:23des crises
31:23pas pour gérer
31:24des problèmes
31:25pas pour investir
31:26dans l'avenir
31:26on fait ça
31:27seulement pour payer
31:29nos dépenses
31:29de consommation courante
31:30aujourd'hui
31:31on a un État
31:32qui s'endette
31:32pour payer
31:33les retraites
31:34de nos aînés
31:34c'est un scandale
31:36moral
31:36alors justement
31:37la transition
31:38s'est trouvée
31:38les retraites
31:39on connait
31:39les contours
31:40du budget
31:40tel que le souhaite
31:42Sébastien Lecornu
31:4254 milliards d'euros
31:43d'économie
31:44c'est beaucoup
31:45et dans ces 54 milliards
31:46d'euros d'économie
31:476 milliards
31:48sur les pensions
31:49des retraités
31:49actuels
31:50est-ce que vous estimez
31:52que les retraités
31:52sont intouchables
31:53il est hors de question
31:55de geler leur retraite
31:56ou est-ce que vous dites
31:56certains d'entre eux
31:58peuvent être mis
31:59à contribution
31:59mais justement
32:00là aussi
32:01on est au cœur
32:02du problème
32:02que j'évoquais à l'instant
32:03il y a un an
32:05Sébastien Lecornu
32:06a décidé
32:07de sacrifier
32:08à Olivier Faure
32:09la réforme des retraites
32:10qui avait été votée
32:11en suspendant
32:12dans la réforme Borne
32:13insuffisante
32:13mais qui avait au moins
32:14été faite
32:15parce que nous l'avions
32:16soutenue à l'époque
32:17quelle que soit
32:18la difficulté de l'exercice
32:19mais pour remettre
32:20les choses à l'endroit
32:20cette réforme des retraites
32:21c'était 2 milliards
32:22première année
32:236 milliards
32:24deuxième année
32:24et donc on se retrouve
32:25avec un trou
32:26et donc les 6 milliards
32:27on va les chercher où
32:28on va être précis
32:28c'est 2 milliards
32:29l'an prochain
32:29et donc on ne paye pas
32:31encore le coût
32:32de la réforme Borne
32:32où est-ce qu'on va chercher
32:33maintenant ce qui nous manque
32:34dans la poche
32:35des retraités
32:36donc c'est non
32:37tout le problème
32:38et là encore une fois
32:39je le redis
32:39si la France aujourd'hui
32:41se trouve dans la situation actuelle
32:42c'est parce qu'on nous a expliqué
32:43pendant des années
32:44qu'on pouvait vivre
32:45dans le déni de réalité
32:46et que la dette
32:47n'était pas un problème
32:48et moi je me rappelle
32:48donc c'est une ligne rouge
32:49les retraités
32:50s'ils ne sont pas tous
32:51réindexés
32:53vous censurez le gouvernement
32:54Bruno Retailleau
32:55quand vous entendez aussi
32:56le ministre de l'économie
32:57dire qu'avec 2000 euros
32:58on vit correctement
33:00recommençons par le commencement
33:02il faut rétablir
33:03cette réforme
33:03il est assez peu probable
33:05je sais que c'est la journée
33:06des miracles
33:06on était à Lourdes hier
33:07avec le pape
33:08mais il est assez peu probable
33:09je peux me tromper
33:09qu'Emmanuel Macron
33:10ou Sébastien Lecornu
33:11décident de désuspendre
33:13la réforme des retraites
33:14d'ici l'élection présidentielle
33:15écartons peut-être
33:17écartons peut-être
33:17ce scénario
33:18pour voir ce qui pourrait se passer
33:19vous savez Max Weber
33:21dans le métier
33:22à la vocation de politique
33:22dit
33:23il est parfaitement exact de dire
33:25et toute l'expérience historique
33:26le confirme
33:27que jamais dans le monde
33:28on aurait pu atteindre le possible
33:29si l'on ne s'était
33:30sans cesse et toujours
33:31attaqué à l'impossible
33:32donc je commence comme ça
33:33impossible n'est pas français
33:34et je pense qu'il faut
33:35commencer par
33:36c'est peut-être pas impossible
33:37c'est même nécessaire
33:38de regarder nos problèmes en face
33:40mais vous ne m'avez pas répondu
33:40sur les retraites
33:41ce ne serait pas un miracle
33:42est-ce que les retraités
33:43peuvent être mis à contribution
33:45j'ai écarté le miracle
33:46que vous appelez de vos voeux
33:47est-ce qu'il faut mettre
33:48les retraités à contribution
33:49mais ce n'est pas un miracle
33:50c'est une nécessité
33:51mais il y a l'élection présidentielle
33:52pour ça
33:53mais non
33:53il faut le faire maintenant
33:54bon si on avait cette réforme
33:56des retraites aujourd'hui
33:57on n'aurait pas besoin
33:58d'aller chercher cet argent
33:59dans la poche des retraités
34:00mais il y a l'élection présidentielle
34:00et moi je suis désolé de le dire
34:01mais cette histoire de 2000 euros
34:03on est avec 2000 euros
34:04ça va très bien
34:09vous vous rappelez que François Hollande
34:10avait commencé à classer
34:11qui est riche et qui ne l'est pas
34:13moi je pense que 2000 euros
34:14avec 2000 euros
34:15il y a des gens qui peuvent vivre très bien
34:16mais avec 2000 euros
34:17ça peut être extrêmement dur
34:18ça dépend
34:18si vous avez besoin d'aller à l'EHPAD
34:20et si vous avez besoin
34:20de payer votre EHPAD
34:21un mois d'EHPAD
34:222000 euros de retraite
34:23je peux vous garantir
34:24que vous ne vous en sortez pas très bien
34:26pas partout très bien
34:26que ce n'est pas toujours facile
34:27donc la vérité c'est que
34:29non on ne doit pas faire
34:30de nos aînés
34:30une variable d'ajustement
34:31ils ont par ailleurs
34:33une situation particulière
34:34qui fait que
34:34quand vous êtes un salarié
34:36et bien si vous avez besoin
34:37de gagner plus
34:37il faut que vous puissiez
34:39travailler plus
34:39il faut
34:40et c'est tout le projet
34:41de Bruno Retailleux
34:41que le travail paye plus
34:42et paye mieux
34:43mais nos retraités
34:44eux pour le coup
34:45pour beaucoup d'entre eux
34:46évidemment ils sont dans une situation
34:47où ils ne peuvent pas
34:48augmenter leurs revenus
34:49et donc on ne peut pas
34:50les mettre dans une impasse sociale
34:51aujourd'hui
34:51Vous avez bien mis
34:52un mot de politique
34:55sur la campagne présidentielle
34:56vous soutenez
34:56un candidat
34:58Bruno Retailleux
34:59pour ceux qui nous prennent
35:00en cours d'émission
35:01voilà
35:01je précise
35:02dont on a cité
35:03le temps quelques fois ce soir
35:04qui présente ses réformes
35:06il a d'ailleurs présenté
35:07cette semaine
35:07sa réforme des retraites
35:09qui a un programme
35:10mais qui ne décolle pas
35:12il est toujours donné
35:13sous la barre
35:14des 10%
35:15dans les sondages
35:15comment vous expliquez
35:16justement ce décalage
35:18entre finalement
35:18l'avancement de la campagne
35:20de Bruno Retailleux
35:21et le fait que
35:22ça ne prend pas
35:23D'abord on est en début de campagne
35:24on est encore au mois de septembre
35:26si les sondages de septembre
35:28faisaient l'élection d'avril
35:29l'histoire politique de notre pays
35:30aurait été très différente
35:32et vous suivez
35:32la vie politique française
35:33avec suffisamment d'expérience
35:35pour savoir que
35:37les français sont capables
35:39de surprendre
35:40les sondeurs de septembre
35:41et ceux qui font
35:42les victoires trop certaines
35:44des débuts d'année
35:45Combien de temps il a
35:46pour inverser la tournance ?
35:46Donc nous on est très tranquille
35:48très serein
35:48et on avance
35:49avec beaucoup de détermination
35:50parce que notre certitude
35:51c'est que personne d'autre
35:53que Bruno Retailleux
35:54ne propose aux français
35:55l'offre politique
35:57qui pourra relever
35:57le pays demain
35:58Vous avez évoqué
36:00Edouard Philippe
36:01le moins qu'on puisse dire
36:02c'est qu'on attend encore
36:03avec impatience
36:04le programme massif
36:05qu'il nous présentait
36:06j'ai entendu
36:07qu'il disait l'autre jour
36:08que tiens oui c'est vrai
36:09pour sortir le budget de l'État
36:11de la difficulté
36:11dans laquelle on est
36:12on pourrait peut-être
36:12ne pas remplacer
36:147000 fonctionnaires
36:15l'an prochain
36:15Je précise
36:16il a dit ça
36:16pour financer
36:18la baisse des taxes
36:19sur les carburants
36:20ce n'était pas l'ensemble
36:21de son projet
36:21Oui
36:22mais enfin en tous les cas
36:23en termes de massif
36:24on a vu plus solide
36:25je pense qu'effectivement
36:26la France aujourd'hui
36:27et c'est le sens
36:28de l'engagement
36:29de Bruno Retailleux
36:29et c'est pour ça
36:30que je m'engage auprès de lui
36:31mais on entend que vous disiez
36:33la France elle est
36:34au bord du précipice
36:35je suis sûr
36:36qu'elle a tous les moyens
36:37de se relever
36:37je suis sûr qu'elle a
36:38tous les moyens
36:39de se reconstruire
36:39et on est dans un moment
36:40où on peut partager
36:41de l'espérance
36:42mais il va falloir
36:43faire des choix
36:44extrêmement courageux
36:45Et Bruno Retailleux
36:47c'est quelqu'un
36:48dont la clarté
36:49la constance
36:50on peut partager
36:51ou pas ses idées
36:51mais tout le monde
36:52lui reconnaît
36:52qu'il ne change pas
36:53de ligne
36:54la force de sa proposition
36:56c'est qu'elle est
36:56suffisamment radicale
36:58et en même temps
36:58suffisamment sérieuse
36:59pour permettre au pays
37:00de se relever demain
37:00Ça veut dire que
37:01quand il dit aujourd'hui
37:02j'irai jusqu'au bout
37:02quoi qu'il arrive
37:03il ira jusqu'au bout
37:04quoi qu'il arrive
37:05Oui et je suis convaincu
37:06qu'il peut gagner
37:07cette élection présidentielle
37:08Même en cas
37:08de la perspective
37:09d'un duel
37:10Mélenchon-Le Pen
37:10on en parle beaucoup
37:11mais c'est ce que
37:12les sondages
37:13nous donnent aussi
37:14aujourd'hui
37:15comme perspective
37:16même dans cette hypothèse
37:17il resterait candidat
37:18Vous savez
37:18le duel Mélenchon-Le Pen
37:19c'est la meilleure manière
37:20maintenant de nous interdire
37:21de réfléchir
37:22et alors il faudrait voter
37:23pour qui du coup ?
37:24Moi je vois qu'Edouard Philippe
37:25c'est son grand argument
37:26oh là là
37:26il y a un duel
37:27Mélenchon-Le Pen
37:27ça ne l'a pas empêché
37:28qu'en quelques mois
37:29vous disiez que Bruno Retailleux
37:31ne grimpe pas dans les sondages
37:32Edouard Philippe
37:32lui il a fortement descendu
37:34donc si c'était la solution
37:35pour éviter
37:37si c'était la solution
37:38pour éviter
37:39quelques duels que ce soit
37:40bon bah
37:40ça se serait déjà
37:42en un sens
37:42moi je crois que
37:43le plus important
37:44c'est pas d'abord de dire
37:45ce qu'on veut éviter
37:46c'est de dire
37:47ce qu'on veut servir
37:48pour le pays
37:49ce qu'on veut proposer
37:49ce qu'on veut offrir aux français
37:51comment on veut
37:52reconstruire la France
37:53il ne faut pas
37:54et je pense que
37:54ce qui épuise les français
37:55c'est qu'on leur parle tout le temps
37:56de ces questions
37:57de sondage ou d'écurie
37:58la seule chose qui compte pour eux
38:00c'est
38:00comment on reconstruit
38:01notre école demain
38:01comment on reconstruit
38:02notre hôpital
38:03comment on rend du salaire
38:04aux français qui travaillent
38:05comment on sort de l'appauvrissement
38:07que le pays est en train de connaître
38:08comment on garantit
38:09la paix et la sécurité
38:10au lieu d'être entraîné
38:11dans la spirale de la guerre
38:12qui semble se dessiner
38:13autour de nous
38:13c'est ça qui intéresse les français
38:15et sur tous ces sujets là
38:16je le redis
38:16je ne vois que Bruno Retailleau
38:18aujourd'hui
38:18qui fasse des propositions
38:19qui sont parfaitement claires
38:20parfaitement alignées
38:21avec ce qu'il a toujours dit
38:22toujours défendu
38:23toujours fait
38:24et prête aussi
38:25à ses propositions
38:27à reconstruire la France
38:28avec des appels
38:29quand même politiques
38:30dimanche dernier
38:31sur cette hôtel
38:32Eric Ciotti
38:33le patron de l'UDN
38:34allié de Marine Le Pen
38:35a lancé un appel direct
38:37à Bruno Retailleau
38:38écoutez-le
38:40je suis inquiet
38:41sur son positionnement futur
38:43et j'ai envie de lui dire
38:46aujourd'hui de nous rejoindre
38:47voilà
38:48on voit bien que sa démarche
38:49elle ne prospère pas
38:51parce qu'il ne peut pas
38:53prétendre à la victoire
38:54au second tour
38:55voilà
38:56donc là aussi
38:56je crois que le moment est fait
38:59pour mobiliser le courage
39:01pour additionner les forces
39:02et je dis à Bruno
39:04de nous rejoindre
39:05je lui dis
39:06de revenir
39:07dans une maison de droite
39:09forte
39:10courageuse
39:11audacieuse
39:12et avec nous
39:13de renverser la table
39:14il vous dit de
39:15les rejoindre
39:17est-ce que vous dites
39:18jamais
39:18au grand jamais
39:19vous ne rejoindrez
39:20le rassemblement national
39:21et je double ma question
39:23de certains commentaires
39:24de proches politiques
39:25je pense à
39:26Jean-François Copé
39:27s'il est encore proche
39:28par ailleurs
39:28qui vous accuse parfois
39:30de complaisance
39:31avec le parti
39:32de Marine Le Pen
39:32de ne pas être assez étanche
39:34ce sont ces termes
39:35plus précisément
39:36qui vous visent
39:37en particulier
39:38Jean-François Copé
39:38quand il dit
39:39il n'est pas étanche
39:40je n'ai jamais changé de ligne
39:42je vois que bien souvent
39:44quand la droite assume
39:45d'être de droite
39:45on l'accuse
39:46de toutes les dérives possibles
39:50mais la vérité
39:51c'est que
39:51il n'y a pas de dérive
39:53quand il y a de la clarté
39:54de la constance
39:55et ça a toujours été mon cas
39:56et le cas de Bruno Retailleau
39:58juste un mot sur Eric Ciotti
39:59il dit rejoignez-nous
40:00dans une maison de droite
40:03moi je crois en effet
40:04que
40:04et ce n'est pas parce que
40:05je tiens aux querelles inutiles
40:07mais je crois que
40:07dans le débat public
40:08et c'est assez sain
40:09il y a des clivages
40:10qui se constituent
40:11et qu'il y a une gauche
40:12et qu'il y a une droite
40:12je n'ai jamais été macroniste
40:14parce que je n'y ai jamais cru
40:15en même temps
40:16je ne pense pas
40:17que le en même temps
40:17ça existe
40:18je pense que la politique
40:19c'est comme la vie
40:19ça veut dire faire des choix
40:21et je vois qu'il y a dans ce pays
40:22une gauche
40:23qui assume d'être de gauche
40:24et je pense qu'il faut une droite
40:25qui assume d'être de droite
40:25ce n'est pas ce que fait
40:26le Rassemblement National
40:27Marine Le Pen a un point commun
40:28avec Emmanuel Macron
40:29elle non plus
40:30elle ne croit pas
40:31qu'il y a une gauche
40:32et une droite
40:32et elle est très cohérente là-dessus
40:34je ne lui reproche pas
40:35elle n'a jamais changé d'avis
40:35elle a toujours dit
40:36moi je ne veux pas être la droite
40:38et elle le montre d'ailleurs
40:39dans cette rentrée
40:40elle commence à rentrer
40:41en disant
40:41la retraite à 60 ans
40:43ça c'est quand même
40:44assez de gauche
40:45je ne sais pas comment
40:45Eric Ciotti le vit
40:46la retraite à 60 ans
40:47ou à 62 ans
40:49quand on a un système de retraite
40:50qui est au bord de l'effondrement
40:51ça me paraît irresponsable
40:52mais ça ne me paraît pas vraiment
40:55quand on lui propose
40:56de baisser le nombre de fonctionnaires
40:57vous voyez Edouard Philippe
40:58il dit 7000
40:58et bien Marine Le Pen
41:00elle dit
41:00baisser le nombre de fonctionnaires
41:01c'est un truc de droitard
41:03bon
41:03écoutez
41:04moi je pense qu'il faut
41:06qu'on ait cette cohérence
41:07qui nous permettra
41:08y compris de faire face
41:09aux problèmes migratoires
41:10parce que si vous n'affrontez pas
41:11avec des solutions de droite
41:13les problèmes de notre modèle social
41:14aujourd'hui
41:15vous continuerez d'avoir
41:16cette immigration massive
41:18qui arrivera dans le pays
41:19pour pallier
41:20à tous les dysfonctionnements
41:21de notre système économique
41:22sur les questions migratoires
41:23et sur les questions du règlement
41:25retour
41:26on l'a évoqué tout à l'heure
41:27au Parlement européen
41:28vous avez fait cette alliance
41:31cette union des droites
41:32comme on pourrait l'appeler
41:33puisque votre parti
41:35vos députés
41:36se sont associés
41:37à ceux du Rassemblement national
41:38pourquoi ne pas reproduire
41:39cette alliance au niveau national ?
41:40Ah non l'histoire
41:41est encore beaucoup plus simple
41:42j'ai défendu un texte
41:43que je porte depuis des années
41:45un texte que par ailleurs
41:46nous avons porté
41:47avec un commissaire européen
41:49autrichien du PPE
41:50notre famille politique
41:51qui se retrouvera à Toulouse
41:52à partir de demain
41:53de toute l'Europe
41:53c'est notre ligne
41:55que nous avons fait
41:56que nous avons fait valoir
41:59au Parlement européen
42:00à travers ce projet
42:01de règlement retour
42:02chacun a pris ses responsabilités
42:04toute la gauche
42:05a voté contre
42:06à quelques exceptions près
42:07les macronistes
42:08ont voté contre
42:09alors que leur propre groupe
42:10l'a soutenu majoritairement
42:12preuve qu'ils se sont associés
42:14à la gauche
42:14sur ce sujet
42:15comme sur tant d'autres
42:15et les groupes
42:16qui comme le Rassemblement national
42:19l'ont soutenu
42:20ont constitué une majorité
42:22pour faire que ce texte
42:23devienne une réalité
42:24moi je pense que
42:25quand la droite assume
42:26d'être ce qu'elle est
42:26elle peut gagner des batailles
42:27mais ce soir vous nous dites
42:28ça fait que effectivement
42:29vous avez
42:29mais ce soir vous nous dites
42:30vous pouvez rassurer
42:31Jean-François Copé
42:31qui dit il est plus étanche
42:33un jour il va rejoindre
42:33Marine Le Pen
42:34est-ce que vous pouvez lui dire
42:35Jean-François
42:36ça n'arrivera jamais
42:37mais Eric Ciotti
42:39était le président de notre parti
42:40il est parti au Rassemblement national
42:41est-ce qu'on l'a suivi ?
42:42non
42:42maintenant j'ai une question
42:43à poser à Jean-François Copé
42:45on va pas s'en sortir
42:45non mais quand il a commencé
42:47sa vie politique
42:47il héritait d'une droite
42:50hégémonique en France
42:50le RPR avait
42:51toutes les responsabilités
42:53tous les pouvoirs
42:53il a lui-même eu
42:54toutes les responsabilités
42:55il a été ministre
42:56il a même été président
42:57de cette famille politique
42:58quand il a commencé
42:59sa vie politique
42:59le Front National
43:00était un tout petit parti
43:01qui n'existait même pas
43:03dans la vie politique française
43:04qui ne pesait pas
43:05qui n'avait pas d'importance
43:06aujourd'hui
43:07le Rassemblement national
43:08a une certitude
43:09c'est qu'il sera au deuxième tour
43:10si la recette
43:12de Jean-François Copé
43:12marchait si bien
43:13pour combattre le Rassemblement national
43:15vous ne le rassurez pas
43:16vous ne le rassurez pas
43:16aujourd'hui
43:16donc je pense qu'il faut
43:17juste un peu plus d'humilité
43:18et moi je crois
43:19que la meilleure manière
43:20de faire revenir vers nous
43:21des électeurs
43:22qui se sont détournés de LR
43:23parce qu'ils ont été déçus
43:25parce qu'ils se sont sentis
43:26parfois trahis
43:27et je comprends
43:28que ça ait pu arriver
43:29par le passé
43:29la meilleure manière
43:30de les faire revenir
43:31c'est d'être clair
43:32sur nos idées
43:33c'est de ne pas reculer
43:35c'est quand on l'a vécu
43:36au Parlement européen
43:37quand toute la gauche
43:38nous a dit
43:39on ne soutiendra pas
43:39votre règlement retour
43:40quand les macronistes
43:43nous insultaient parfois
43:44comme Mme Keller
43:45qui disait que
43:45ce serait une régression terrible
43:47et qu'on allait sacrifier
43:48les droits de l'homme
43:48et bien on n'a pas tremblé
43:50on n'a pas reculé
43:50on a continué de défendre
43:52notre ligne
43:52c'est la ligne de personne d'autre
43:53mais c'est celle qui a gagné
43:54et c'est celle qui est en train
43:55de changer l'Europe maintenant
43:56comme elle changera la France demain
43:58François-Xavier Bellamy
43:59une petite phrase
43:59qui fait beaucoup parler
44:00celle du président de la République
44:02interrogé il y a quelques jours
44:04par nos confrères de Variety
44:06sur la possibilité
44:07de briguer un jour
44:08peut-être un troisième mandat
44:10voilà ce qu'il dit
44:10je n'exclus rien
44:11c'est assez inhabituel de revenir
44:13mais nous verrons bien
44:14la vie est un teint inventif
44:16parfois plus que le cinéma
44:18il pense déjà à son retour
44:19Emmanuel Macron selon vous ?
44:21Est-ce que les Français y pensent ?
44:23Ou il y pense peut-être
44:24un peu trop ?
44:25Non
44:25Il y pense un peu avant eux
44:26en tous les cas
44:27Il y pense un peu avant eux ?
44:28Mais vous savez moi
44:28ce qui m'intéresse
44:29ce n'est pas tellement la manière
44:30dont Emmanuel Macron
44:30se préoccupe de son avenir
44:32ce qui m'intéresse
44:33c'est d'abord de constater
44:35le bilan
44:35et je le dis sans aucune animosité
44:37le sujet n'est pas personnel
44:38la réalité du bilan
44:39c'est qu'encore une fois
44:41après dix ans de macronisme
44:42on a un pays qui est plus fracturé
44:44que jamais
44:44qui est plus tendu
44:45plus clivé que jamais
44:46un pays qui aussi décroche
44:48par tous les indicateurs possibles
44:51il suffit de poser notre regard
44:52sur n'importe quel secteur
44:54de la vie de la société
44:54pour voir que
44:55après dix ans de En Marche
44:57il n'y a vraiment plus rien
44:57qui marche
44:58On a compris
44:58vous ne voterez pas pour lui
44:59s'il revient
44:59je n'ai pas voté pour lui
45:02et non plus avant
45:02ce que je crois le plus important
45:04c'est qu'on sorte du macronisme
45:06et ça ce n'est pas la question de 2032
45:08c'est la question de 2027
45:09sortir du macronisme
45:10ça veut dire ne pas offrir
45:11un troisième mandat au macronisme
45:12ni avec Gabriel Attal
45:14ni avec Édouard Philippe
45:14qui en réalité
45:16poursuivrait l'heure en même temps
45:17qui a tellement abîmé la France
45:18C'est l'heure du petit oral
45:20François-Xavier Bellamy
45:21une série de questions
45:23courtes
45:23et des réponses courtes
45:25et parfois plus personnelles
45:26pour mieux vous connaître
45:28On a beaucoup parlé du pape ce soir
45:29quel est votre plus gros péché ?
45:32Oh là ça je...
45:34Vous savez dans la foi chrétienne
45:37il y a quelque chose de très important
45:38qui est le secret de confession
45:39donc on ne s'en a pas
45:41C'est très important d'ailleurs
45:42de protéger le secret de confession
45:43qui a été remis en cause
45:44par l'extrême gauche récemment
45:45mais qui fait partie je crois d'une...
45:47On n'aura pas le péché
45:48C'est un élément fondamental
45:49de la liberté de conscience
45:50François-Xavier Bellamy
45:50Est-ce que vous pourriez lire un livre
45:52en sachant qu'il a été écrit
45:54à l'aide de l'intelligence artificielle ?
45:57En tous les cas je voudrais savoir
45:59qu'il a été écrit
46:00par de l'intelligence artificielle
46:01Je ne sais pas si j'aurais très envie
46:03de le lire
46:03parce que lire un livre
46:04et en particulier dans la littérature
46:05c'est toujours une rencontre
46:06entre un lecteur et un auteur
46:08c'est ça qui est si beau
46:09dans le miracle de la lecture
46:10c'est qu'aujourd'hui encore
46:11vous ouvrez un livre
46:12vous pouvez rencontrer Montaigne, Pascal
46:14vous pouvez rencontrer Nietzsche et Hegel
46:17On est sûr que ça n'a pas été écrit avec l'IA
46:18Exactement
46:19Mais c'est cette rencontre extraordinaire
46:20qui fait que même des auteurs
46:21qui nous ont quittés depuis très longtemps
46:23sont toujours d'une incroyable actualité
46:25Donc ce ne serait pas la même émotion
46:27d'ouvrir un livre composé par de l'IA
46:29Je crois que pourtant
46:30le plus important
46:32ce serait d'alerter l'auteur
46:33à minima sur le fait
46:34que l'IA a été utilisée
46:35Marie ?
46:36Est-ce que vous partiriez plutôt en vacances
46:38avec Edouard Philippe
46:39ou avec Marine Le Pen ?
46:41Vous savez...
46:42Ça fait sourire le public derrière nous
46:44On a l'occasion de croiser
46:46beaucoup de responsables politiques
46:47dans cette vie étrange
46:49Ils étaient tous les deux à la Concordiaire
46:51Exactement
46:52Ils sont forcément partis en vacances avec eux
46:55Quand je pars en vacances
46:55je vous promets que
46:57j'essaye de déconnecter vraiment
47:00Si on vous obligeait à voter
47:02à la primaire socialiste
47:03dans quelques jours
47:03vous voteriez pour qui ?
47:05Je voterais
47:06Je ne sais pas si ça va l'aider
47:08si je dis ça
47:08Allez-y, on verra
47:09Je voterais pour Raphaël Glucksmann
47:11parce que Raphaël Glucksmann
47:13on ne pense pas du tout
47:14la même chose
47:15sur la plupart des sujets
47:16Il est de gauche
47:17Je suis de droite
47:18On a des désaccords immenses
47:19Mais je lui reconnais
47:21un courage
47:22qui me paraît fondamental
47:23C'est que lui
47:24a toujours refusé
47:25la soumission
47:26de la gauche
47:26à l'extrême gauche
47:27Vous savez qu'en disant ça
47:30Certains y verront
47:31à baiser
47:32à baiser de la gauche
47:33Mais je le redis
47:34Il est de gauche
47:34et on a des désaccords
47:36énormes
47:36sur énormément de sujets
47:37Mais il a
47:39Je veux dire
47:41moi comme un électeur
47:43de droite
47:43et qui me suis toujours
47:45senti héritier
47:46de cette famille
47:47de pensée
47:47J'espère que la gauche
47:49se sortira
47:51de cette espèce
47:52de soumission
47:52à l'extrême gauche
47:53qu'on a vécu
47:54au cours des dernières élections
47:55qui me paraît
47:56une trahison absolue
47:57de son histoire
47:57Quand vous pensez
47:59que vous avez aujourd'hui
48:00des dirigeants
48:01qui dans cette primaire
48:01ne renoncent pas
48:04explicitement
48:04à s'allier
48:05avec un Jean-Luc Mélenchon
48:06qui joue avec l'antisémitisme
48:08et ils le disent
48:08et ils le reconnaissent eux-mêmes
48:09il y a quand même
48:10une forme de trahison immense
48:11On a terminé l'émission
48:12la semaine dernière
48:13avec Séguène Royal
48:14qui venait de qualifier
48:16Raphaël Glucksmann
48:17de stagiaire
48:18et je lui ai dit
48:18surveillez votre portable
48:19il est possible
48:19qu'il vous appelle
48:20je vous dis la même chose
48:21peut-être que Raphaël Glucksmann
48:22aura un petit mot à vous dire
48:23ce soir après cette déclaration
48:25Non mais c'est pour ça
48:26je m'en veux
48:27parce que j'espère
48:27que ce ne sera pas
48:28utilisé contre lui
48:29mais parfois
48:30dans la vie politique
48:31je pense que c'est important
48:31d'être sincère
48:32vous m'avez posé la question
48:32je vous réponds
48:33Et de toute façon
48:33visiblement vous n'irez pas
48:34et vous ne participeriez pas
48:35Et je ne participerai
48:36C'est probable également
48:37Merci beaucoup François
48:38Je ne serai pas assez trimestre
48:40je le dis pour éviter
48:40tout soupçon de détournement
48:41Merci à vous François-Xavier Bellamy
48:43d'avoir été l'invité
48:44du Grand Oral BFM TV
48:45Le Figaro
48:46Merci au public
48:46qui nous a fait l'amitié
48:48d'être là ce soir
48:49Vous pouvez participer
48:49à cette émission
48:50en vous inscrivant
48:51sur le site
48:52weclap.fr
48:53Merci à tous
48:54Merci François-Xavier Bellamy
48:55Merci Jim
48:55Merci Marc
48:56Merci à tous
Commentaires