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  • il y a 10 minutes
Le ministère de l'Intérieur annonce ce dimanche 25 octobre que 1.314 personnes ont été interpellées et que 53 membres des forces de l'ordre ont été blessés au terme de la nouvelle journée de mobilisation sociale, ce samedi 24 octobre.

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Transcription
00:00– Écoutez, déjà, première chose, c'est que le gouvernement,
00:03tout comme il essaye de dire quelle manif serait légitime ou illégitime,
00:06en disant qu'on n'autorise que les manifestations qui viennent des syndicats,
00:10là, il essaye de dire en fait quel interlocuteur est légitime ou non.
00:13Et si le gouvernement, ce qu'il veut faire demain à Matignon,
00:16c'est en fait de dire on va prendre des interlocuteurs,
00:19quelques têtes des syndicats et des représentants,
00:21on va faire une petite négociation et on va donner quelques miettes
00:23et après ça sera fini, s'il pense que ça va se passer comme ça,
00:25le gouvernement, il se trompe.
00:27Et nous, on dit, aujourd'hui, il faut qu'ils répondent sur nos revendications.
00:30Là, il y a la question, j'entendais, là, des présidences d'universités juste avant,
00:33qui disaient qu'en fait, ils voulaient une alternative à Parcoursup
00:37si on venait à retirer Parcoursup.
00:39Nous, on le dit, il faut l'abrogation de Parcoursup et on a une alternative.
00:42– Pour aller dans le sens de ce que vous dites, je vais alimenter votre propos,
00:45il y a eu une communication des présidents d'universités,
00:47bien évidemment qu'ils sont extrêmement concernés par ce qui se passe,
00:49ils ont dit, supprimer Parcoursup, c'est pas la solution magique,
00:53il ne faut pas confondre l'outil et la politique délibérée de réduction de moyens,
00:56une suppression précipitée de Parcoursup sans solution de remplacement
01:00conduirait à une catastrophe à court terme.
01:01Vous, vous nous dites, nous, on a une solution.
01:03– Bah oui, écoutez, c'est très simple.
01:04Aujourd'hui, il suffit de prendre, on prend un peu d'argent, là, dans le budget pour la guerre,
01:08un peu d'argent du MEDEF, on le met dans les universités,
01:11il suffit de construire des bâtiments, d'embaucher des enseignants,
01:14d'embaucher des secrétaires, et on a créé des places.
01:16Eh bah si, si, aujourd'hui, attendez, le gouvernement,
01:18il n'est pas capable aujourd'hui de créer des places à l'université.
01:20– Quand vous dites l'argent du MEDEF, vous faites référence à quoi ?
01:26– Bah, au fait qu'aujourd'hui, on est dans une société où il y a plein d'argent
01:29pour une minorité, oui, du MEDEF, de riches, de patrons, de gens du gouvernement,
01:34et après, on viendrait nous dire que ce n'est pas possible de régler
01:36le problème de la sélection à l'entrée de l'université.
01:37Mais attendez, il sert à quoi, ce gouvernement,
01:39si on ne peut même pas créer des places à l'université ?
01:41Et donc, nous, on le dit, oui, c'est possible d'abroger Parcoursup,
01:43et c'est ça, aujourd'hui, qu'il faut.
01:44Et donc, l'alternative, c'est simple, c'est des moyens dans l'enseignement supérieur.
01:47Et nous, on n'attendra rien d'autre.
01:49Et Matignon, on le dit, le rendez-vous pour demain, quand même,
01:51si le gouvernement, en fait, il pense qu'il peut régler ça très rapidement
01:53en donnant des miettes et en n'ayant que quelques interlocuteurs,
01:57eh bah, en fait, il se trompe.
01:57Et nous, on continuera la mobilisation, et les organisations syndicales n'ont pas le mandat.
02:01Les organisations syndicales, juste pour vous dire, n'ont pas le mandat pour négocier.
02:04Si on propose une refonte et pas une abrogation, insuffisant ?
02:08On le dit depuis le début, abrogation de Parcoursup, de mon master,
02:11de l'argent dans l'enseignement supérieur.
02:13On n'arrête pas de le dire, dans la mobilisation, il y a de l'argent partout en France,
02:17mais juste, ils décident de le mettre dans 10 milliards d'euros pour un porte-avions,
02:20de l'argent pour la guerre, pour mettre en place un service militaire volontaire dans les lycées.
02:24Regardez aujourd'hui les dividendes faits par le CAC 40,
02:27et on viendrait nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour créer des places à entrer à
02:29l'université.
02:29Ils se moquent de nous, c'est n'importe quoi, il faut qu'ils comprennent que nous, on continuera.
02:33Et il va falloir arrêter d'essayer d'interdire les manifestations, de nous réprimer.
02:36Ils parlent d'état d'urgence, toutes les excuses possibles pour esquiver une chose,
02:39c'est ses propres responsabilités, c'est lui qui est responsable de la colère.
02:42Et demain, on attend des réponses très concrètes, et on le dit,
02:44les syndicats et les organisations n'ont pas le mandat pour négocier,
02:47et encore moins pour négocier des miettes.
02:49Donc on continuera la mobilisation, il y a une assemblée générale Interfac,
02:52Île-de-France, qui a lieu pour que vous le sachiez, mardi à 18h.
02:54On invite l'ensemble des étudiants et étudiantes à venir,
02:56parce que c'est ça aujourd'hui le cœur de la mobilisation et le calendrier des mobilisations.
03:00Vous restez avec nous.

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