00:00– Écoutez, déjà, première chose, c'est que le gouvernement,
00:03tout comme il essaye de dire quelle manif serait légitime ou illégitime,
00:06en disant qu'on n'autorise que les manifestations qui viennent des syndicats,
00:10là, il essaye de dire en fait quel interlocuteur est légitime ou non.
00:13Et si le gouvernement, ce qu'il veut faire demain à Matignon,
00:16c'est en fait de dire on va prendre des interlocuteurs,
00:19quelques têtes des syndicats et des représentants,
00:21on va faire une petite négociation et on va donner quelques miettes
00:23et après ça sera fini, s'il pense que ça va se passer comme ça,
00:25le gouvernement, il se trompe.
00:27Et nous, on dit, aujourd'hui, il faut qu'ils répondent sur nos revendications.
00:30Là, il y a la question, j'entendais, là, des présidences d'universités juste avant,
00:33qui disaient qu'en fait, ils voulaient une alternative à Parcoursup
00:37si on venait à retirer Parcoursup.
00:39Nous, on le dit, il faut l'abrogation de Parcoursup et on a une alternative.
00:42– Pour aller dans le sens de ce que vous dites, je vais alimenter votre propos,
00:45il y a eu une communication des présidents d'universités,
00:47bien évidemment qu'ils sont extrêmement concernés par ce qui se passe,
00:49ils ont dit, supprimer Parcoursup, c'est pas la solution magique,
00:53il ne faut pas confondre l'outil et la politique délibérée de réduction de moyens,
00:56une suppression précipitée de Parcoursup sans solution de remplacement
01:00conduirait à une catastrophe à court terme.
01:01Vous, vous nous dites, nous, on a une solution.
01:03– Bah oui, écoutez, c'est très simple.
01:04Aujourd'hui, il suffit de prendre, on prend un peu d'argent, là, dans le budget pour la guerre,
01:08un peu d'argent du MEDEF, on le met dans les universités,
01:11il suffit de construire des bâtiments, d'embaucher des enseignants,
01:14d'embaucher des secrétaires, et on a créé des places.
01:16Eh bah si, si, aujourd'hui, attendez, le gouvernement,
01:18il n'est pas capable aujourd'hui de créer des places à l'université.
01:20– Quand vous dites l'argent du MEDEF, vous faites référence à quoi ?
01:26– Bah, au fait qu'aujourd'hui, on est dans une société où il y a plein d'argent
01:29pour une minorité, oui, du MEDEF, de riches, de patrons, de gens du gouvernement,
01:34et après, on viendrait nous dire que ce n'est pas possible de régler
01:36le problème de la sélection à l'entrée de l'université.
01:37Mais attendez, il sert à quoi, ce gouvernement,
01:39si on ne peut même pas créer des places à l'université ?
01:41Et donc, nous, on le dit, oui, c'est possible d'abroger Parcoursup,
01:43et c'est ça, aujourd'hui, qu'il faut.
01:44Et donc, l'alternative, c'est simple, c'est des moyens dans l'enseignement supérieur.
01:47Et nous, on n'attendra rien d'autre.
01:49Et Matignon, on le dit, le rendez-vous pour demain, quand même,
01:51si le gouvernement, en fait, il pense qu'il peut régler ça très rapidement
01:53en donnant des miettes et en n'ayant que quelques interlocuteurs,
01:57eh bah, en fait, il se trompe.
01:57Et nous, on continuera la mobilisation, et les organisations syndicales n'ont pas le mandat.
02:01Les organisations syndicales, juste pour vous dire, n'ont pas le mandat pour négocier.
02:04Si on propose une refonte et pas une abrogation, insuffisant ?
02:08On le dit depuis le début, abrogation de Parcoursup, de mon master,
02:11de l'argent dans l'enseignement supérieur.
02:13On n'arrête pas de le dire, dans la mobilisation, il y a de l'argent partout en France,
02:17mais juste, ils décident de le mettre dans 10 milliards d'euros pour un porte-avions,
02:20de l'argent pour la guerre, pour mettre en place un service militaire volontaire dans les lycées.
02:24Regardez aujourd'hui les dividendes faits par le CAC 40,
02:27et on viendrait nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour créer des places à entrer à
02:29l'université.
02:29Ils se moquent de nous, c'est n'importe quoi, il faut qu'ils comprennent que nous, on continuera.
02:33Et il va falloir arrêter d'essayer d'interdire les manifestations, de nous réprimer.
02:36Ils parlent d'état d'urgence, toutes les excuses possibles pour esquiver une chose,
02:39c'est ses propres responsabilités, c'est lui qui est responsable de la colère.
02:42Et demain, on attend des réponses très concrètes, et on le dit,
02:44les syndicats et les organisations n'ont pas le mandat pour négocier,
02:47et encore moins pour négocier des miettes.
02:49Donc on continuera la mobilisation, il y a une assemblée générale Interfac,
02:52Île-de-France, qui a lieu pour que vous le sachiez, mardi à 18h.
02:54On invite l'ensemble des étudiants et étudiantes à venir,
02:56parce que c'est ça aujourd'hui le cœur de la mobilisation et le calendrier des mobilisations.
03:00Vous restez avec nous.