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  • il y a 2 jours

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00:00Mais je veux qu'on s'arrête un instant sur Nantes, puisque une bijouterie a été vandalisée aujourd'hui.
00:06Et c'est vrai que la situation est un peu plus calme du côté de Nantes,
00:09mais vous voyez pour les téléspectateurs de CNews, et je vais l'expliquer pour les auditeurs d'Europe 1,
00:16il y a encore du bleu, et il est en ombre dans les rues de Nantes,
00:20bien plus que la semaine dernière, où la semaine dernière vous aviez eu des dégâts matériels très importants,
00:27des pillages de magasins, des dégradations signalées également dans le centre-ville,
00:33l'hôtel de ville avait vu ses vitres brisées, et c'était plus d'une trentaine de commerces qui avaient
00:39été dégradés.
00:39Quelle est la situation sur place, et qu'est-ce que craignent les autorités pour la soirée, s'il vous
00:45plaît ?
00:48Eh bien écoutez, pour l'instant, la situation est relativement calme,
00:51pourtant il y avait un appel à se réunir ici à nouveau dès 20h.
00:55Ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a beaucoup de forces de l'ordre,
01:00gendarmerie notamment, qui ont été disposées ici,
01:03on compte au moins 10 fourgons de gendarmerie,
01:07et ils viennent eux, eh bien près de Toulouse,
01:09ils sont venus en renfort ici à Nantes,
01:11parce que toute la journée, eh bien la situation a été extrêmement tendue,
01:15beaucoup de face à face avec les forces de l'ordre,
01:18qui ont reçu toutes sortes de projectiles,
01:20des bouteilles en verre, des jets de cocktails Molotov, notamment.
01:24Ce qu'on peut vous dire, c'est que, eh bien certains magasins ont été pillés,
01:29comme cette bijouterie, où les casseurs sont d'abord venus une première fois casser cette première vitrine ici.
01:37Il y a eu cinq interpellations, il y a eu des forces de l'ordre qui ont protégé au mieux,
01:42en tout cas, ce trou dans cette vitre,
01:45mais d'autres manifestants, casseurs en tout cas, sont venus ici.
01:50Il y a eu un nouvel affrontement avec ces forces de l'ordre qui ont dû replier.
01:54Ils ont donc cassé une nouvelle fois l'autre vitrine qui se trouve juste à côté.
01:59Depuis, eh bien il y a eu des personnes qui sont venues protéger à nouveau ce commerce
02:05pour éviter en tout cas qu'il y ait d'autres pillages.
02:07Mais en tout cas, c'est vraiment ce que craignent les forces de l'ordre pour la soirée,
02:11c'est qu'il y ait d'autres personnes qui viennent pour piller, casser des magasins.
02:16Eh bien, merci pour tous ces témoignages et on va rester très attentifs
02:19et on va rester sur ces images du côté de Nantes,
02:21tout en gardant une image, bien sûr, du côté de Paris,
02:24puisque la dispersion reste compliquée à Paris,
02:30avec des forces de l'ordre qui sont mobilisées.
02:33Elle est finie, évidemment, la dispersion,
02:35mais il y a une inquiétude qu'il y ait des cortèges sauvages qui se forment.
02:40Et pendant plus de deux heures, au moment de la dispersion dans la capitale,
02:45c'est là où on a assisté aux scènes de violence.
02:50Dans quelques instants, on sera toujours avec nos équipes mobilisées,
02:53notamment à Bordeaux, on sera également à Marseille,
02:56mais on sera aussi à Lyon.
02:58Je voudrais un dernier mot avec Laurent-Franc Liénard,
03:01qui est toujours avec nous et qui nous a fait l'honneur
03:03d'être en direct dans l'heure des pros sur CNews et sur Europe 1,
03:06avocat spécialisé dans la défense des forces de l'ordre.
03:09Laurent-Franc Liénard, alors qu'on assiste à l'instant à Paris
03:14à une intervention des forces de l'ordre,
03:18peut-être pour appréhender des individus qui tenteraient de rentrer dans des cours.
03:23Soyons extrêmement prudents sur ce qu'on dit,
03:26mais visiblement, ils rentrent dans une cour...
03:30Une propriété privée.
03:30Une propriété privée.
03:31Merci, chère Sabrina.
03:33Laurent-Franc Liénard, il y a une question que tout le monde se pose.
03:36C'est comment, finalement, maintenir l'ordre ?
03:40Comment faire pour que l'ordre soit retrouvé sur notre sol ?
03:46C'est une vaste question.
03:48La question du choc d'autorité, ça suppose un prix à payer.
03:53Si on veut véritablement remettre de l'autorité dans ce pays,
03:57il va falloir être dur avec les délinquants.
04:00Et on n'est pas du tout dur avec les délinquants aujourd'hui.
04:04C'est un peu amusant de prendre un peu de recul par rapport à votre discours,
04:08qui est le mien aussi.
04:09C'est le discours des gens qui aiment notre pays et qui aiment notre structure sociale,
04:15qui aiment notre démocratie,
04:16qui considèrent que l'expression du peuple sépare le vote.
04:19Et ça s'oppose aux deux forces qui sont nos adversaires aujourd'hui,
04:27c'est-à-dire l'ultra-gauche qui veut faire tomber la République
04:30et qui veut faire tomber la démocratie pour mettre une dictature à la place.
04:34Et puis les imbéciles de casseurs qui vivent dans leur vase clos
04:39et qui n'ont pas de loi, qui sont sans voix ni loi.
04:45Voilà, et ces gens-là, si la branche sur laquelle ils sont assis,
04:49parce que quand il n'y aura plus de démocratie,
04:52quand il n'y aura plus de système social français,
04:55eh bien ce qui les a nouillis pendant des années, ça va s'aménuiser.
05:00Et ils ne se rendent pas compte de ça, parce qu'ils sont stupides,
05:04ils sont gouvernés par des idées qui sont soit des idéologies complètement ridicules,
05:14soit quelque chose de très alimentaire en bas du quartier,
05:17quand on fait son trafic, etc.
05:20Voilà, nous, nous autres, on s'oppose à ça parce que nous sommes des gens
05:25qui aimons notre système social, qui aimons notre système économique
05:31et qui y participons volontairement.
05:34Remettre de l'ordre, remettre de l'autorité, ça va être compliqué
05:39parce que nous n'arriverons pas à faire adhérer ces gens à notre système.
05:43Ils en sont complètement partis, et ils en sont partis volontairement.
05:47Soit parce que le deal de drogue rapporte beaucoup plus
05:50que ce qu'on pourra, nous, jamais gagner,
05:53soit parce qu'ils sont tellement endoctrinés
05:56et on leur a tellement lavé le cerveau
06:00que jamais ils n'accepteront que le système dans lequel nous vivons
06:03est finalement un bon système.
06:04Donc, si on ne les fait pas adhérer, il va falloir les casser.
06:09Et ça, c'est terrible.
06:11Il va falloir les mettre en détention,
06:13il va falloir les interpeller,
06:15il va falloir les mettre au banc de la société pendant longtemps.
06:19Et c'est la grande difficulté.
06:22Comment fait-on ?
06:23Comment fait-on si on ne veut pas être dur avec ces gens ?
06:28Parce qu'aujourd'hui, vous savez que le moindre coup de matraque
06:30ou le moindre menottage d'un policier est filmé,
06:34il est transmis sur les réseaux sociaux,
06:37et tout de suite, on plaît la bavure,
06:38et tout de suite, l'ultra-gauche va dire
06:40« Oh là là, ce sont des violences policières ! »
06:42La petite musique des violences policières
06:44qu'on entend depuis 10 ans
06:46et qui dérive l'action publique.
06:49Ça va de la violence policière à, du côté d'Arras,
06:53du côté de Belfort, pardonnez-moi,
06:54pourquoi on a voulu tuer un enfant manifestant
06:59en tentant de le noyer ?
07:00Il y a eu une plainte pour tentative de meurtre
07:03qui est toujours en cours, maître.
07:06Plainte qui avait été déposée
07:07alors que l'avocat qui l'a déposée,
07:09je ne vais pas le citer,
07:10n'avait pas lu le dossier,
07:11il n'avait pas rencontré son délignant.
07:13Il a déposé une plainte.
07:15Bien sûr.
07:15Mais vous pouvez le citer, son avocat ?
07:17En tout cas, moi je vais le faire,
07:18c'est M. Harri Alimi, j'ai le droit de le citer.
07:20Il est l'avocat de ce délignant.
07:20Il a déposé une plainte,
07:21une plainte qui n'a ni que ni tête,
07:23qui n'est fondée sur rien.
07:26La mère de son client était en garde à vue
07:29et la mère de son client ne parle pas français.
07:32Mais le lendemain de cette affaire,
07:34je ne comprends plus rien,
07:35je l'ai vue sur l'antenne
07:36notamment de nos confrères de BFM
07:38qui ont été malmenés cet après-midi sur le terrain
07:40et je leur apporte tout mon soutien
07:42à nos confrères de BFM.
07:44C'était le raciste.
07:45Mais moi je l'ai entendu,
07:47c'était un dimanche soir,
07:48expliquer que le policier avait tenté
07:51de noyer cet enfant
07:52et il répétait sans cesse,
07:54c'est un enfant.
07:5517 ans et 11 mois.
07:58C'est un enfant qui est aujourd'hui
07:59qu'en une voiture puisqu'il a 18 ans
08:02et moi je défends ce pauvre policier
08:05qui effectivement est tombé inconscient
08:09sous les coups.
08:10Et quand on frappe un homme à terre
08:12à coups de pied dans la tête
08:13jusqu'à le conduire inconscient,
08:16c'est que véritablement on veut le tuer ?
08:17Alors c'est qu'on est parjot,
08:19c'est qu'on est fou,
08:20mais il n'y a pas d'autres solutions.
08:23Laurent Franck-Lénard,
08:25merci d'avoir réagi en direct
08:28dans l'heure des pros,
08:29vous êtes avocat,
08:30et sur CNews et sur Europe 1,
08:31vous êtes avocat spécialiste
08:34justement dans la défense,
08:36spécialisé dans la défense
08:37des forces de l'ordre.
08:40Je regarde en même temps,
08:41parce que vous aviez pris la plume,
08:43si mes souvenirs sont bons,
08:44et je ne veux pas travestir
08:45le nom de votre ouvrage,
08:46l'un des ouvrages que vous avez publié,
08:48c'était « Avocat des flics ».
08:51Et je vous invite à lire
08:52ce livre absolument passionnant,
08:54« Avocat des flics ».

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