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00:00Et vous le voyez à l'image, on va prendre la direction justement d'Orléans, rejoindre le vice-président à
00:06l'Assemblée Nationale, Sébastien Chenu.
00:08Merci d'être avec nous, monsieur le député Sébastien Chenu, député du Rassemblement National.
00:17Si vous êtes à Orléans, c'est pour la Convention du Rassemblement National, dans un contexte où, je le rappelle,
00:26au niveau du lieu où se déroule cette Convention, vous avez quand même des blindés et des gendarmes un peu
00:32partout.
00:32Qu'est-ce que ça dit, vous le vice-président de l'Assemblée Nationale que vous êtes, député du Nord,
00:38du Rassemblement National,
00:39qu'est-ce que ça dit de l'état de notre démocratie ? Monsieur Chenu, bonsoir.
00:46Bonsoir, ça dit beaucoup de choses. Ça veut dire d'abord qu'effectivement, la démocratie, c'est quelque chose de
00:51fragile.
00:51Il faut savoir en prendre soin. Et nous, ici, militants, élus du Rassemblement National, nous faisons vivre la démocratie
00:58parce que nous sommes dans une convention, c'est-à-dire un moment démocratique, un moment, une respiration d'un
01:03parti politique.
01:04Nous préparons les prochaines échéances. Et la volonté qu'ont eu un certain nombre d'organisations de gauche de nous
01:09faire taire,
01:10de nous empêcher, de nous impressionner, eh bien, n'a pas fonctionné. Et n'a pas fonctionné pour deux raisons.
01:15D'abord, parce qu'ils n'étaient pas si nombreux. Finalement, c'était plutôt un bide pour cette gauche processionnaire.
01:20Il faut dire qu'il n'a plus aujourd'hui à Orléans. Ça a dû les faire reculer. La force
01:24de leur conviction s'écroule sous les gouttes de pluie.
01:26Et puis, parce qu'évidemment, il y a eu ici une sécurité qui a été assurée. Ça montre et ça
01:32dit que lorsqu'il y a une stratégie, des moyens, une volonté,
01:36eh bien, la sécurité peut être assurée ici comme dans notre pays. Donc, la démocratie, c'est fragile. Il faut
01:42savoir en prendre soin.
01:43C'est ce que nous faisons ici.
01:45Parmi les personnes présentes dans ce cortège, il y avait le maire de Trappes, Ali Rabais, alors que sa ville
01:54pleure.
01:55Je le rappelle la mort d'un innocent et de cinq autres blessés, dont une fillette de 12 ans,
02:04qui ont été victimes d'un terroriste, d'un terroriste qui, visiblement, est un terrorisme à caractère raciste.
02:14Et il ne faut pas rajouter de mets ou se contorsionner. Il faut parler du réel. Et ce réel est
02:19absolument insupportable.
02:20Il était présent à Orléans, monsieur le député. Si je vous en parle, c'est qu'il a dit qu
02:24'il a justifié sa présence
02:26en expliquant que le Rassemblement national, leurs dirigeants, n'ont eu de cesse d'affubler sa ville de République islamique,
02:33de Kaboul-Francilienne, des discours, je le cite, de croisades qui ont armé idéologiquement le terroriste
02:40qui a endeuillé notre pays. Il considère que vous avez, en soi, une part de responsabilité dans ce qu'il
02:47s'est passé à Trappes et à la Verrière.
02:50Que lui répondez-vous, monsieur le député ?
02:56D'abord, nous n'avons pas de leçons à recevoir de gens comme le maire de Trappes
03:01qui ont participé à la fois à la gestion du pays, puisqu'il vient du Parti Socialiste,
03:05mais aussi à la façon dont le pays, dans l'état dans lequel se retrouve notre pays,
03:09mais qui sont aussi associés à la France insoumise à toutes les élections.
03:13Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'eux.
03:15Et puis, ils ne peuvent pas s'empêcher, c'est plus fort qu'eux, de faire une sorte de récupération
03:19assez indigne
03:20de ce malheur, de cette tuerie abominable sur fond de racisme que nous condamnons.
03:24Et ce soir, moi, j'adresse mes pensées les plus affectueuses, évidemment, à la famille et aux familles
03:29qui sont ou endeuillées ou qui ont été attaquées par cette personne qui mérite, je crois, les peines les plus
03:37fortes.
03:37Mais la gauche ne peut pas s'empêcher de tenter de la récupération sur le dos de ces pauvres gens.
03:43La société dans laquelle nous évoluons, c'est la société qui nous a été livrée, léguée,
03:47par tous ces gens qui se sont succédés pendant des années dans les différents gouvernements,
03:51qui les ont soutenus, qui les ont fait élire.
03:53Donc nous, nous n'avons pas de responsabilité dans cela.
03:56Nous, ce que nous souhaitons, c'est redresser le pays, mais surtout unir les Français.
03:59Et pour nous, les Français, ils peuvent être de n'importe quelle couleur, de n'importe quelle religion,
04:03de n'importe quelle catégorie sociale.
04:05Nous souhaitons les unir autour d'un projet politique de redressement du pays.
04:09Eh bien, je crois que M. Rabet devrait plutôt se faire petit, se faire humble et se faire discret,
04:15et plutôt pleurer avec un peu plus de dignité.
04:19Cette jeune fille qui a été, je crois, victime de cet odieux acte sur fond de racisme, vous l'avez
04:24dit.
04:25Et qui lutte encore pour la vie.
04:27Et pensons à cette fillette de 12 ans.
04:30M. Chenu, député du Rassemblement National, est avec nous sur Europe 1 et sur CNews.
04:37Puisque nous parlons de ce drame, cet attentat terroriste à caractère raciste,
04:42je voudrais vous faire réagir également, et on reviendra dans quelques instants, sur les émeutes,
04:48du moins sur ces manifestations, parce que ce week-end, ce n'était pas des émeutes,
04:51mais des manifestations avec des violences importantes,
04:55contrairement au week-end dernier, où il y a eu des violences insurrectionnelles
04:58et effectivement des violences émeutières.
05:00Je voudrais vous faire réagir aussi au propos d'Emmanuel Macron hier soir,
05:05qui s'est rendu à trappe et qui expliquait que, finalement,
05:10c'était la première fois que des Français étaient visés et tués
05:12dans le cadre d'une opération terroriste planifiée,
05:15en raison de leur couleur de peau ou de leur religion.
05:19Et Jordan Bardella s'est fendu d'un message sur les réseaux sociaux
05:22pour rappeler que ce n'était pas la première fois dans notre histoire
05:27que, malheureusement, histoire récente, la France était frappée par le terrorisme
05:31à caractère raciste.
05:34L'Elysée a rétro-pédalé, a tenté de justifier, même Emmanuel Macron également.
05:39Mais qu'est-ce que ça dit de notre président, selon vous, Sébastien Chenu ?
05:47Ça dit que le président de la République, finalement, connaît très mal notre pays
05:51et que lorsqu'il vient, évidemment, tenir ses propos, il oublie Crépol et ce meurtre
05:57sur fond de racisme anti-blanc.
05:59Il oublie le père Jacques Hamel, assassiné en Normandie alors qu'il était prêtre catholique.
06:05Et il oublie l'école juive de Toulouse.
06:07Et il oublie, tout simplement, que notre pays a déjà traversé, sous son mandat,
06:11sous son mandat, Emmanuel Macron, des épisodes aussi épouvantables que ceux que je viens de citer.
06:16Un président qui ne connaît pas notre pays, qui ne l'a jamais vraiment finalement connu
06:20et peut-être jamais vraiment respecté ni aimé, comme un président de la République devrait le faire,
06:24un président hors sol.
06:25Eh bien, moi, j'ai envie de dire aux Français qui nous écoutent ce soir,
06:29tenez bon, encore six mois à tenir avec ce président si déconnecté, si loin de nous tous, si loin de
06:35la France.
06:37Sébastien Chenu, revenons à la situation sur le terrain aujourd'hui et en France.
06:43Je rappelle que vous êtes à Orléans pour la convention du Rassemblement National,
06:47convention durant laquelle aujourd'hui, eh bien, Jordan Bardella, qui était seul candidat à sa succession,
06:54a été réélu, donc, président du parti avec près de 99% des voix.
07:01La journée à Orléans, aujourd'hui, s'est bien déroulée.
07:05Demain, les autorités craignent l'arrivée massive d'éléments radicaux,
07:11alors que demain doivent prendre la parole Jordan Bardella et Eric Ciotti
07:15ou encore, bien sûr, Marine Le Pen.
07:19Je voudrais qu'on parle de cette situation en France.
07:21On a dû, eh bien, en quelque sorte, barricader le pays, vivre une sorte de confinement sécuritaire
07:28pour faire face à ces éléments radicaux qui étaient présents en nombre aujourd'hui.
07:34Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour retrouver l'ordre sur notre sol ?
07:39Sébastien Chenu, si demain vous êtes au pouvoir, qu'est-ce que vous allez faire ?
07:46Vous savez, on a l'impression que toutes les additions se payent en même temps,
07:49et qu'elles arrivent toutes en même temps.
07:50Notre pays traverse une crise économique, traverse une crise sécuritaire,
07:54une crise migratoire, une crise sociale, et tout ça n'est pas le fruit du hasard.
07:57C'est la conséquence des politiques qui ont été menées pendant des années,
08:00d'Edouard Philippe à Sébastien Lecornu, sous l'égide d'Emmanuel Macron.
08:03Nous payons les conséquences de la politique qui a été menée.
08:06Que faudrait-il faire ?
08:07Vous le voyez, dans tous les actes de délinquance,
08:10il y a une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration.
08:13Ça ne veut pas dire que tous les jeunes soient des délinquants,
08:15ça ne veut pas dire que tous les immigrés soient des délinquants,
08:17mais il y a, dans tous les actes de délinquance, dans l'insécurité,
08:21une surreprésentation des jeunes et de l'immigration.
08:23Tant que vous ne traitez pas ces deux problèmes,
08:25c'est-à-dire la sanction vis-à-vis des jeunes,
08:27la politique migratoire d'un pays, vous n'en parviendrez pas à vous.
08:30Nous, on considère qu'il y a des solutions,
08:32notamment l'excuse de minorité qui est toujours automatique.
08:35Eh bien, il faut revenir dessus,
08:37supprimer un certain nombre d'allocations sociales et d'aides sociales
08:39à des parents qui ne tiennent pas leurs gamins
08:41lorsqu'ils sont eux-mêmes délinquants,
08:42et puis gérer les flux migratoires.
08:44Notre pays ne peut pas accueillir 500 000 étrangers par an,
08:48c'est une évidence.
08:49Donc, vous voyez, traiter les problèmes liés à la jeunesse,
08:52traiter les problèmes liés à l'immigration,
08:54c'est en réalité traiter l'insécurité dans notre pays.
08:57Une dernière question, M. Chenu, M. le député, vice-président,
09:02je le rappelle de l'Assemblée nationale et député Rassemblement National du Nord,
09:07alors qu'il est 21h08, nous sommes en direct sur Europe 1 et sur CNews.
09:11Je voudrais vous faire réagir,
09:12parce que vous n'avez peut-être pas vu le message
09:14qui a été relayé sur les réseaux sociaux,
09:17en pleine convention du parti,
09:20mais je voudrais vous faire réagir à un message de Jean-Luc Mélenchon.
09:24Voilà ce qu'il a écrit à 18h58 aujourd'hui.
09:28« À Paris, pour gâcher la journée et se détendre,
09:31les soi-disant forces de l'ordre gazent et tirent dans le tas en fin de cortège,
09:36dans le but d'obtenir des images pour les chaînes domestiques
09:39qui ont diffusé toute la semaine les images
09:42qui ont motivé le tueur de trappe.
09:44La honte en continue. »
09:47Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui dans un tout dernier sondage
09:53présenté au second tour, quelles que soient les hypothèses.
09:57Comment vous expliquez aujourd'hui que ce type de message
10:02puisse être épousé par une partie de la France, monsieur le député ?
10:06Est-ce que ce message-là tombe sous le coup de la loi ?
10:09On l'a demandé à Laurent-Franc-Lénard, avocat,
10:11et il nous répondait par l'affirmative.
10:17Je ne sais pas, les juristes répondront mieux que moi à cette dernière interrogation.
10:21Ce que je sais, c'est que Jean-Luc Mélenchon vit à la fois dans un monde parallèle,
10:24car dans la réalité, les policiers ne tirent pas et ne gazent pas sur les Français.
10:28Ils protègent les Français, quels qu'ils soient.
10:30C'est le boulot des forces de l'ordre, et nous les en remercions partout dans le pays.
10:35Elles se sont données beaucoup de mal pour que la journée d'aujourd'hui
10:37ne soit pas la même catastrophe que la semaine dernière,
10:39même s'il y a eu, effectivement, et au moment où nous nous parlons,
10:41il y a dans le pays des heures et des magasins pillés,
10:44et de la délinquance, nous le savons.
10:45Et puis, Jean-Luc Mélenchon a une stratégie, c'est la bordélisation.
10:48Il utilise le réel, il tord le réel pour exciter des pauvres airs
10:52à qui il fait croire à la révolution demain.
10:55Moi, je crois que les Français sont des gens raisonnables.
10:57Les Français ont envie qu'on traite leurs problèmes,
10:59qu'on revienne sur les problématiques économiques, sécuritaires, migratoires, sociales.
11:03Il faut entendre le cri des Français, ce cri du peuple, tous les jours.
11:06Nous, nous sommes le cri du peuple sur le pouvoir d'achat.
11:09Moi, j'ai écouté ce que demandent les lycéens.
11:11Nous, nous l'avons écouté.
11:12Et M. Mélenchon s'est contenté d'exciter, de mettre de l'huile sur le feu.
11:15Je crois que les Français sont des gens raisonnables
11:17et qu'ils confieront à une présidente de la République raisonnable, Marine Le Pen,
11:21le destin de leur pays.
11:22Ils ne laisseront pas la France basculer dans ce que M. Mélenchon essaye de faire.
11:27Merci, Sébastien Chenu, d'avoir réagi en direct sur Europe 1 et sur CNews.
11:31Merci, monsieur.
11:32Député du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale.
11:35Alors que demain, à Orléans, là aussi, les autorités redoutent.
11:40Et on a beaucoup parlé des violences sur le terrain.
11:43On a aussi cette démocratie qui est en train de vaciller,
11:46puisque une simple convention d'un parti peut entraîner une mobilisation de la gauche radicale, mais pas que.
11:54Dites de gouvernement, s'agissant du Parti Socialiste.
11:58Oui, mais alors attendez, parce que le Parti Socialiste...
12:00Olivier Faure, j'ai eu de la peine pour lui aujourd'hui, il s'est fait balayer par Raphaël Luxman
12:04pendant la primaire.
12:06Il est toujours premier secrétaire du PS.
12:07Il ne représente plus personne, ou que très peu, du moins pour la présidentielle, et c'est ça que je
12:11veux dire.
12:11Oui, il est toujours premier secrétaire du PS.
12:13Mais je pense, en revanche, qu'on ouvre une ferme, une parenthèse,
12:18parce que je m'inquiète pour le temps de parole également,
12:22puisqu'il ne représente que lui-même désormais pour la présidentielle.
12:25Olivier Faure, il espère, non pas garder son poste pour la présidentielle,
12:31mais c'est surtout pour les législatives.
12:33Ils vont retaper dans la main de la France insoumise.
12:35Il tient à son siège, monsieur Faure.
12:37Donc c'est un politique habile.
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