00:00Quand on fait nos courses, avant on ne regardait pas forcément les prix, maintenant on regarde les prix.
00:03Je limite tout ce que j'achète.
00:05Je faisais deux ou trois activités généralement dans ma semaine et du coup on a un peu coupé là-dedans.
00:09Malgré les risques, des centaines de milliers de personnes ont tenu à manifester le 24 octobre pour exprimer leur colère.
00:14Et ce qui revient beaucoup, c'est la hausse des prix. On leur a demandé comment ça les affecte concrètement.
00:19J'ai dû déménager à Gentilly cette année parce que j'avais malheureusement plus les moyens de vivre à Paris,
00:23les loyers sont trop chers.
00:25Habitant en province, j'utilise beaucoup la voiture. Je fais déjà 50 km pour aller venir du travail tous les
00:30jours et forcément ça a un impact.
00:32J'ai minimum 200 euros d'essence par mois.
00:34Au niveau de la bouffe, on fait plus attention, on va être un peu plus à compter.
00:38Je vais peut-être prendre en plus petite quantité ou je vais changer de marque ou alors je vais prendre
00:42en vrac parce que du coup le prix maintenant en supermarché classique c'est le même prix qu'en vrac.
00:46On a supprimé voiture, on a supprimé certains voyages, les week-ends on reste à la maison.
00:51Ça veut dire supprimer beaucoup de loisirs, beaucoup de choses qu'on pouvait partager avec d'autres gens et qu
00:55'on ne fait plus parce que ce n'est pas possible.
00:57On commence à avoir froid chez nous. Malheureusement, je n'ai pas forcément les moyens nécessaires pour pouvoir allumer tout
01:02de suite le chauffage.
01:03Je vais sûrement essayer d'attendre, repousser le plus possible.
01:05Je suis quand même consciente de ma position, que je suis privilégiée de vivre chez moi.
01:10Et en même temps, c'est un choix parce que si j'avais à faire une semaine en tant qu
01:15'étudiant qui vit toute seule sur mon salaire, etc.,
01:18je me rendrais compte que c'est trop short, trop léger.
01:21Je me rendrais compte que c'est trop long, c'est trop long, c'est trop long.