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  • il y a 20 minutes
Une semaine après les événements du 17 octobre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce samedi 24 octobre, avec un parcours de manifestation qui fait débat à Paris. Laurent Nuñez a promis la mobilisation de 70.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire et une attention particulière à Orléans, où doit se tenir un congrès du RN sous haute tension.

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Transcription
00:00Il arrive d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nounès, on va écouter sa déclaration.
00:05On est sur la situation à 13h de la mobilisation aujourd'hui, donc du 24 octobre.
00:10Donc à date, on a enregistré 136 actions de voies publiques.
00:14Donc au moment où on se parle, à 13h, il y en avait eu 264 au même moment le 17
00:20octobre.
00:21Et nous avons comptabilisé 35 000 personnes sur l'espace public.
00:27C'était 60 000 le 17 octobre. Voilà pour les chiffres.
00:31Alors on a un dispositif évidemment qui est diffusé sur l'ensemble du territoire national,
00:38évidemment dans l'agglomération parisienne, à Paris, mais pas que, dans toutes les grandes villes.
00:41Un dispositif qui a été significativement renforcé, qui vise à encadrer les actions de voies publiques, d'une part,
00:48et qui, d'autre part, on a un gros dispositif de contrôle des flux, contrôle des flux des personnes qui
00:53arrivent,
00:54soit sur des rassemblements, soit ceux qui se rendent dans des centres-villes,
00:58soit qui se rendent dans des lieux pour des manifestations ou des actions de voies publiques.
01:03Donc ces contrôles, on en a mené énormément, c'est plus de 1 000 en région parisienne,
01:07et on en mène dans toutes les grandes villes, y compris dans la profondeur,
01:12c'est-à-dire sur les axes routiers qui vont dans les grandes villes où des actions sont prévues.
01:16Ce sont des contrôles qui s'effectuent en général sur réquisitions,
01:18en ayant sollicité des réquisitions des procureurs de la République,
01:22donc des contrôles avec fouilles, et donc nous avons saisi énormément de matériel,
01:27qu'il s'agisse de boules de pétanque, de billes de plomb, de mortiers, de frondes,
01:32de billes en acier, parfois d'armes par destination, on a même signalé un katana, d'armes airsoft,
01:38voilà, donc ces contrôles sont évidemment extrêmement productifs,
01:41et ça montre bien la détermination de la mouvance ultra-gauche et extrême-gauche radicale,
01:46de faire dégénérer un certain nombre de manifestations de voies publiques,
01:49d'où évidemment l'attention qui est la nôtre et qui est très soutenue,
01:51puisque beaucoup d'actions de voies publiques sont prévues pour se tenir cet après-midi.
01:56Donc nous ne sommes qu'à la mi-journée, on va rester extrêmement attentifs
02:00sur l'ensemble du territoire national, partout où des cortèges vont se tenir
02:08dans le cadre des déclarations qui ont été validées par les préfets,
02:11ou dans le cadre de cortèges sauvages.
02:15Évidemment, Orléans retient toute notre attention,
02:18puisqu'il y a une manifestation en cours, manifestation de voies publiques,
02:22qui pour l'instant se déroule dans le calme.
02:24Le préfet du Loiret, conformément aux instructions que j'ai passées à l'ensemble des préfets,
02:28a organisé ces fameux contrôles de flux, y compris dans la profondeur, là encore.
02:33Et donc voilà ce que je peux vous dire.
02:35Donc on va rester extrêmement attentifs cet après-midi.
02:38On a des appels clairs d'un certain nombre de mouvances ultra à faire dégénérer la situation.
02:43Donc bien évidemment, l'ensemble des policiers et des gendarmes,
02:47sous l'autorité des préfets et sous mon autorité,
02:49sont extrêmement mobilisés pour contenir tout roue à l'ordre public.
02:52Et les consignes de fermeté, évidemment, restent les mêmes et seront appliquées
02:55avec beaucoup de détermination.
02:57J'en profite pour vous donner le chiffre des interpellations à date.
03:00Nous sommes à 135 interpellations à 13h sur l'ensemble du territoire national.
03:05Pour la plupart, pour le coup, puisqu'il n'y a pas d'incident majeur au moment où je vous
03:09parle.
03:10Seulement au moment où je vous parle.
03:11J'insiste sur le fait d'être extrêmement prudent.
03:14Et l'essentiel de ces interpellations, en tout cas une grande partie,
03:18sont la résultante des contrôles de flux qui ont été effectués
03:21et de la saisie de matériel destiné à être utilisé comme arme par destination.
03:27Voilà ce que je peux vous dire à date.
03:30Je vous dirai également que le dispositif qu'on a mis en place
03:34est aussi un dispositif de sécurisation.
03:36Il y a l'encadrement des manifestations de voie publique,
03:38puis la sécurisation, notamment des commerces,
03:41notamment des commerces, y compris dans les zones commerciales
03:44à la périphérie des centres-villes.
03:46On avait enregistré quelques alertes.
03:48Et sur ces missions-là, je veux dire que pour les centres commerciaux
03:53à la périphérie des grandes villes, je veux dire qu'on a engagé
03:55en zone police, en zone de compétences police,
03:58énormément de forces militaires, de gendarmerie
04:01pour assurer une sécurisation des principaux centres commerciaux de ce pays.
04:05Voilà ce que je pouvais vous dire à date.
04:07Donc on va évidemment rester extrêmement prudent, extrêmement concentré
04:10sur les actions de voie publique qui vont se dérouler cet après-midi.
04:14En général, on en a un tiers le matin, deux tiers l'après-midi.
04:17Vous voyez qu'on est loin, loin, loin du bout de la journée.
04:20Et on va rester concentré, déterminé et pront à agir
04:24s'il devait y avoir le moindre incident.
04:26– Monsieur le ministre, une question par rapport au cortège parisien.
04:30Les syndicats avaient annoncé un défilé Bastille-République.
04:34Finalement, c'est un autre parcours.
04:35Est-ce que vous pouvez nous expliquer qu'est-ce qui s'était passé en fait ?
04:38– S'il s'est passé ce qui s'est passé partout sur le territoire national,
04:41conformément aux orientations, je dis bien orientations,
04:44qui ont été fixées par le président de la République,
04:47par le Premier ministre, par moi-même comme ministre de l'Intérieur,
04:49aux préfets.
04:50Ce sont des orientations, parce que les décisions sont prises
04:52par les préfets localement, au vu des circonstances locales.
04:56Il a été considéré par les préfets, d'abord, dans un premier temps,
04:59qu'un certain nombre de cortèges ne devaient pas,
05:02et ne se tiendraient pas, ne se tiendraient pas,
05:04dans les centres-villes, où il y avait eu des troubles à leur public,
05:07des exactions, des dégradations de commerce.
05:09Le 17 octobre, il aurait été irresponsable de laisser se dérouler
05:14des manifestations là où il y a eu des débordements,
05:16des troubles à leur public et des pillages.
05:18Donc les préfets, au vu de ces circonstances locales,
05:20ont pris des décisions interdisant les manifestations sur ces zones,
05:24mais les ont néanmoins autorisées sur un autre itinéraire.
05:27Ce sont des interditions qu'on appelle partielles.
05:29On interdit un cortège dans les centres-villes
05:31qui sont particulièrement exposés,
05:32mais on laisse se dérouler une manifestation sur un autre itinéraire moins exposé.
05:37Ça ne s'est pas passé qu'à Paris.
05:39Ça s'est passé aussi à Orléans.
05:41Ça s'est passé dans de nombreuses villes.
05:42Ce que je veux dire d'ailleurs, c'est que ces arrêtés,
05:44l'interdiction partielle, ont pour la plupart été attaqués
05:48au tribunal administratif, dans les tribunaux administratifs,
05:50qui les ont validés pour la plupart.
05:53Après, ce qui s'est passé à Orléans ou à Paris,
05:56c'est que le changement est intervenu la veille,
05:58mais pour des bonnes raisons.
05:59Ce n'est pas parce qu'un préfet convient d'un dispositif avec des organisateurs
06:05que les choses sont figées.
06:06Si le préfet a connaissance de troubles sérieux à l'ordre public
06:10qui sont susceptibles de survenir sur un itinéraire qu'il avait arrêté,
06:13il peut toujours, et c'est normal, c'est le droit qu'il le prévoit,
06:17décider in fine de modifier cet itinéraire
06:19parce qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public.
06:22C'est ce qui s'est passé à Orléans, c'est ce qui s'est passé à Paris.
06:24Voilà ma réponse.
06:25C'est très clair.
06:25Les préfets apprécient la situation au vu des circonstances locales
06:30et au vu des risques de troubles à l'ordre public
06:32qui, sur le mouvement en cours, sont très grands, sont énormes.
06:35Donc il faut rester vigilant.
06:35Vous savez, Orléans, la manifestation se tient en ce moment.
06:38C'est-à-dire la manifestation transpartisane intersyndicale,
06:41déclarée, validée par le préfet,
06:43sur un itinéraire qui avait été vu d'ailleurs avec le maire d'Orléans,
06:45que j'ai rencontré hier.
06:46Donc tout ça avait été calé.
06:49On attend...
06:50Aujourd'hui, c'est le congrès du Rassemblement national.
06:52Demain, il y a une autre réunion politique avec un meeting qui est organisé.
06:58Il y aura une manifestation qui, elle, pour le coup, n'est pas déclarée.
07:01L'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicales sont très présentes.
07:04On s'attend à ce qu'il y ait des débordements.
07:06Et on sera présent.
07:07On y répondra avec beaucoup de fermeté,
07:09en tout cas des tentatives de débordement.
07:11Donc voilà.
07:11Le point que je fais à date, c'est un point qui est tout sauf définitif.
07:16– Alors une dernière question, on va parler un petit peu de TRAP.
07:20À date, qu'est-ce que vous pouvez nous dire un peu sur la situation,
07:23l'évolution de l'enquête ?
07:24– Non, à TRAP, je ne peux rien dire.
07:26Il y a le procureur national antiterroriste qui est saisi de cette affaire.
07:30Je comprends par la presse qu'il y a d'autres interpellations.
07:32Voilà, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a des investigations
07:34qui sont menées sous son autorité,
07:36notamment par la SDAQ, la sous-direction de l'antiterrorisme
07:38de la Direction nationale de la pôle judiciaire,
07:41par la Direction générale de la Sécurité intérieure,
07:43par les fonctionnaires de PJ locale.
07:45Voilà, tout ce qui se passe, c'est le déroulement des investigations judiciaires
07:49et la communication relève du seul PNAT, mais voilà.
07:53– Peut-être que je fais une dernière question,
07:54avant tout le monde, s'il vous plaît.
07:56Vous parlez de la possible violence à l'initiative de la gauche et de l'ultra-gauche.
08:03Comment vous avez laissé des informations ?
08:04Est-ce que c'est des services de renseignement ?
08:06– Non, il faut essayer d'abord, évidemment, c'est des services de renseignement,
08:09mais la plupart des appels sont faits dans ce qu'on appelle,
08:11j'ouvre des guillemets, en source ouverte.
08:13Il suffit d'aller sur les sites de la mouvance pour voir qu'il y a une volonté
08:16de créer un acte 2 par rapport au 17 octobre,
08:19de créer des troubles à l'ordre public grave,
08:21de s'en prendre aux forces de l'ordre, de s'en prendre aux bâtiments publics,
08:24de poursuivre ce qu'ils appellent cette révolte dans la rue.
08:27Donc voilà, on va rester extrêmement concentrés.
08:29Et je le redis avec beaucoup de fermeté,
08:31on ne laissera passer aucun débordement, aucun trouble à l'ordre public.
08:33On a réparti énormément de forces mobiles sur l'ensemble du territoire national.
08:37On a supprimé les congés des fonctionnaires de police, des militaires de gendarmerie,
08:41une partie des congés pour leur permettre d'être plus importants en nombre,
08:45et surtout d'agir, c'est vraiment le cœur de notre doctrine,
08:48avec beaucoup d'agilité, de mobilité, de réactivité,
08:52pour aller impacter les groupes à risque qui viendraient à créer des troubles à l'ordre public.
08:58Merci beaucoup, merci à vous.
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