00:00Ce qui s'est passé, ce qui s'est passé partout sur le territoire national, conformément aux orientations, je dis
00:04bien orientations,
00:05qui ont été fixées par le président de la République, par le Premier ministre, par moi-même comme ministre de
00:10l'Intérieur, aux préfets.
00:12Ce sont des orientations, parce que les décisions sont prises par les préfets localement, au vu des circonstances locales.
00:17Il a été considéré par les préfets, d'abord, dans un premier temps, qu'un certain nombre de cortèges ne
00:23devaient pas et ne se tiendraient pas,
00:24ne se tiendraient pas dans les centres-villes, où il y avait eu des troubles à leur public, des exactions,
00:29des dégradations de commerce.
00:31Le 17 octobre, il aurait été irresponsable de laisser se dérouler des manifestations là où il y a eu des
00:37débordements, des troubles à leur public et des pillages.
00:39Donc les préfets, au vu de ces circonstances locales, ont pris des décisions interdisant les manifestations sur ces zones,
00:45mais les ont néanmoins autorisées sur un autre itinéraire. Ce sont des interditions qu'on appelle partielles.
00:50On interdit un cortège dans les centres-villes qui sont particulièrement exposés, mais on laisse se dérouler une manifestation sur
00:57un autre itinéraire moins exposé.
00:59Ça ne s'est pas passé qu'à Paris. Ça s'est passé aussi à Orléans. Ça s'est passé
01:03dans de nombreuses villes.
01:04Ce que je veux dire, d'ailleurs, c'est que ces arrêtés, l'interdiction partielle, ont pour la plupart été
01:09attaqués au tribunal administratif,
01:11dans les tribunaux administratifs, qui les ont validés pour la plupart.
01:15Après, ce qui s'est passé à Orléans ou à Paris, c'est que le changement est intervenu la veille.
01:19Mais pour des bonnes raisons. Ce n'est pas parce que vous arrêtez, ce n'est pas parce qu'un
01:23préfet convient d'un dispositif avec des organisateurs
01:26que les choses sont figées. Si le préfet a connaissance de troubles sérieux à l'ordre public qui sont susceptibles
01:32de survenir sur un itinéraire
01:33qu'il avait arrêté, il peut toujours, et c'est normal, c'est le droit qu'il le prévoit, décider
01:39in fine de modifier cet itinéraire
01:41parce qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public. C'est ce qui s'est
01:44passé à Orléans, c'est ce qui s'est passé à Paris.
01:45Voilà ma réponse. C'est très clair. Les préfets apprécient la situation au vu des circonstances locales
01:51et au vu des risques de troubles à l'ordre public qui, sur le mouvement en cours, sont très grands,
01:56sont énormes.
01:56Donc il faut rester vigilant. Vous savez, Orléans, la manifestation se tient en ce moment.
02:00C'est-à-dire la manifestation transpartisane intersyndicale, déclarée, validée par le préfet,
02:05sur un itinéraire qui avait été vu d'ailleurs avec le maire d'Orléans, que j'ai rencontré hier.
02:08Donc tout ça avait été calé. Aujourd'hui, c'est le congrès du RN. Demain, il y a une autre
02:15réunion politique
02:16avec un meeting qui est organisé. Il y aura une manifestation qui, elle, pour le coup, n'est pas déclarée.
02:23L'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicales sont très présentes. On s'attend à ce qu'il y ait
02:27des débordements.
02:28Et on sera présents. On y répondra avec beaucoup de fermeté, en tout cas des tentatives de débordement.
02:33Donc voilà. Le point que je fais à date, c'est un point qui est tout sauf définitif.