00:00Eric avait raison, on peut même remonter plus loin que les neuf dernières années.
00:04Je pense qu'on a un abandon et une volonté de même gouverner par la confrontation, par la tension.
00:10C'est plus facile de gouverner dans ces conditions-là.
00:13On pense que d'ailleurs on va circonscrire et on va contrôler cette capacité-là.
00:17On met la pression sur les uns et sur les autres.
00:19On oppose des gens, on joue effectivement de différences de traitement.
00:22Et il faut qu'il y ait des émeutes et il faut que de temps en temps il y ait
00:25ces violences-là.
00:26Et on accepte ça et on l'organise et on le concentre.
00:28Parce que la semaine dernière, je suis désolé, on ne peut pas ignorer ce qui va se passer.
00:32Comme aujourd'hui, on ne peut pas ne pas ignorer qu'au-delà du cortège, c'est une fable le
00:35cortège.
00:36Vous vous rendez compte que la blague qu'on nous donne, c'est qu'on va circonscrire les opérations sur
00:39ce trajet-là qu'on connaît.
00:41La semaine dernière, il y a eu 100, 150 points de rupture qui se sont fait partout.
00:45Parce que l'organisation de l'ultra-gauche avait commencé dès le matin, elle n'a pas attendu la manifestation.
00:49Donc elle est décorrélée de cette affaire-là.
00:51Pourquoi ? Parce qu'effectivement, maintenant, la différence, c'est qu'on a un objet d'agitation politique,
00:56mais de captation politique de ce qui est en train de se passer.
00:59Et je suis assez d'accord.
01:00Pour avoir parcouru un peu ce week-end les rues de cette ville,
01:03j'ai entendu et j'ai vu des gens qui n'avaient rien à voir avec ni les gens de
01:07l'ultra-gauche,
01:07ni les délinquants venus de je ne sais pas où, de banlieue ou d'ailleurs,
01:11qui viennent organiser, piller et se remêler parce que cette vague-là est impossible à contrôler.
01:16Il y avait des gens tout à fait politiquement différents.
01:19Des gens de gauche, des fonctionnaires, des gens qui avaient 40, 50, 60 ans,
01:23des gens qui avaient 30 ans et qui reprenaient les messages des manifestants durs,
01:28c'est-à-dire la France insoumise en particulier,
01:30mais aussi ceux qui étaient en train de faire le coup de poing avec les policiers,
01:33abat l'État, abat la police, la révolution.
01:36Et vous l'avez.
01:36Donc cette musique est entrée dans les cerveaux, mais elle n'a pas fait que passer.
01:39Elle s'est installée.
01:40Elle s'est installée chez les jeunes, effectivement, primo-délinquants
01:42qui sont des gens tout à fait normaux qu'on croise dans la rue,
01:45mais leurs parents aussi.
01:47Il ne faut pas croire simplement qu'on est face à une société
01:49qui est une société de rupture.
01:50Cette société a grossi et la performance de la France insoumise,
01:53c'est d'avoir fait diffuser ce message-là.
01:56Alors aujourd'hui, la question se pose effectivement au Bloc central
01:58et à tous les autres, parce qu'en allant jusqu'à les Républicains
02:02et jusqu'aux partis socialistes.