00:00Regardez cette carte, Dominique de Villepin, les unes après les autres, les interdictions de manifester, pleuvent pour samedi.
00:07Est-ce que c'est la meilleure décision à prendre ce soir ?
00:13Selon la formule consacrée, le tube de dentifrice s'est répandu.
00:20Alors, on peut vouloir faire rentrer à nouveau dans le tube la pâte à dentifrice.
00:27On veut, c'est le cas aujourd'hui, ligoter toute forme d'expression.
00:32Je ne crois pas que l'interdiction et que la limitation stricte des libertés publiques dans la France d'aujourd
00:42'hui,
00:42qui a soif d'expression, qui a soif de justice, qui a soif de reconnaissance, soit le bon positionnement et
00:51la bonne dimension.
00:52Vous dites que l'État a la main lourde, là ?
00:54Je trouve que l'État doit savoir faire les choix nécessaires.
00:59Que dans certaines circonstances, et c'est ce que l'État a d'ailleurs fait,
01:02on choisisse dans telle et telle commune, dans tel et tel quartier, un couvre-feu, c'est une chose.
01:09Que l'on veuille empêcher toute manifestation, c'est autre chose.
01:14Alors qu'on pose un certain nombre de règles, qu'on fixe des règles beaucoup plus claires au moment des
01:20dispersions,
01:20avec des panneaux lumineux qui permettent véritablement d'avertir chacun,
01:25que l'on écarte des cortèges très tôt les Black Blocs ou tout autre manifestant
01:34qui, eux, sont là clairement pour casser ou pour piller.
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