00:00Moi ce qui m'a marqué, c'est qu'il n'y en a pas un qui a présenté ces
00:04excuses aux commerçants, qui pourraient être leurs parents.
00:07Parce que moi j'ai vu des... Alors il y a eu certaines boutiques de luxe qui ont été pillées,
00:12mais il y a eu également des magasins qui vendent des pièces à 1 euro, des magasins de vêtements à
00:20bas prix, etc.
00:21Et là, ces jeunes qui pillent, ils n'ont aucune pitié pour ceux qui pourraient être leurs parents
00:28et qui doivent de leur commerce se dégager à peine un SMIC.
00:33Et voilà, c'est ce décalage moi qui m'inquiète et je pense qu'on doit avoir véritablement une réflexion.
00:39– Aucun remord donc, entendu, par ceux qui ont été mis en cause, par ceux qui ont été interpellés.
00:42– Aucun remord, aucun regret, aucune excuse.
00:44– Aucun moment, mais c'est pas tel... Non, oui, c'est-à-dire, c'est l'absence de prise
00:51de conscience qui est très inquiétante.
00:53C'est-à-dire, on va se dire, pas pour les délinquants d'habitude, pas pour ceux qui étaient organisés
01:01dont je vous parlais il y a quelques minutes,
01:02je parle de ceux qui, par opportunisme, sont venus faire leur marché.
01:08– Mais donc c'est quoi ? C'est qu'il y a un sentiment d'impunité, finalement, de dire
01:11que de toute façon, ils ne craignent pas grand-chose ?
01:14– Alors, le sentiment d'impunité, je pense que depuis ce qui s'est passé avec les comparutions immédiates à
01:23Marseille,
01:24je ne crois pas dire qu'on puisse dire qu'il y a un sentiment d'impunité.
01:27La moitié des personnes déférées ont été incarcérées, et après avoir été jugées,
01:3122 d'entre elles sont parties pour plusieurs mois, voire années de prison.
01:35Non, c'est l'absence de conscience morale, de la gravité des choses.
01:39Et ce que je dis, celui qui vient par opportuniste faire son marché, si vous me permettez cette expression triviale,
01:45il participe de la masse des 3000 qui va empêcher les forces de l'ordre de faire leur travail.