00:00Le RAID, le GIGN et la BRI vont notamment être appelés en renfort pour les manifestations du samedi 24 octobre.
00:06Mais ces unités sont-elles adaptées au maintien de l'ordre ?
00:08Leur cœur de métier, ce sont les interventions à haut risque.
00:11Prise d'otages, terrorisme ou individus armés retranchés, par exemple.
00:15Contrairement au CRS, ces unités n'ont pas pour mission première de gérer les foules et les violences urbaines.
00:19Le syndicat de police unité affirme d'ailleurs que les effectifs du RAID sont très réticents à l'idée d
00:24'être déployés lors des prochaines manifestations.
00:26Ils iront, ils iront parce qu'ils ont le sens du métier, parce qu'ils sont professionnels, parce qu'ils
00:31aiment leur pays.
00:31Mais les violences urbaines ne sont absolument pas leur cœur de métier.
00:34Et je manquerais à ma mission de représentant du personnel, je ne faisais pas passer ce message.
00:38Il y a une forte inquiétude dans les rangs du RAID.
00:40Pour expliquer ces inquiétudes, le syndicat unité rappelle les émeutes de 2023 après la mort de Naël.
00:45Le RAID avait été déployé en renfort à Marseille où Mohamed Bendris, 27 ans, est mort après avoir été touché
00:50par un tir de LBD lors d'une intervention policière.
00:53Trois policiers du RAID ont été mis en examen.
00:55En 2025, une expertise a confirmé le rôle du tir dans la mort de Mohamed Bendris.
00:59L'affaire est toujours en phase d'instruction judiciaire.
01:01Le syndicat de police unité dénonce le fait que l'État et les autorités hiérarchiques n'ont jamais été responsabilisés
01:07dans le déploiement du RAID.
01:08En parallèle, le gouvernement mise samedi sur les militaires de l'opération Sentinelle pour renforcer ce dispositif.
01:14Leur rôle sera de sécuriser les sites sensibles pour permettre aux policiers et aux gendarmes de se concentrer sur le
01:19maintien de l'ordre.