00:00Un chien, vous rentrez et il vous fait, quoi qu'il arrive, la fête.
00:04Bon, mais vous ne l'avez pas vu pendant une journée, pendant deux jours, pendant trois jours,
00:08et puis il est à votre disposition.
00:10Les êtres humains, il faut s'en occuper.
00:12Et si, effectivement, vous ne vous en occupez pas, si vous ne les écoutez pas,
00:16si, bon, il se détourne un peu de vous.
00:19Alors que le chien, c'est très facile, puisqu'il est, quoi qu'il arrive, il ne vous abandonne jamais.
00:24C'est vrai. Et c'est les hommes qui abandonnent les chiens.
00:26Oui, mais...
00:27D'où la lâcheté des hommes et la délicatesse des chiens.
00:31Oui, mais j'entends. Mais c'est un peu facile.
00:34Par exemple, on se barre pendant trois semaines en vacances, on met le chien, j'allais dire, chez la nourrice.
00:39Mais c'est une invitation à vous hausser au-dessus de vous-même.
00:43Il faut être à la hauteur des chiens.
00:45Les chiens font le pari de l'amour absolu et définitif.
00:48Quand un chien vous aime, qui que vous soyez, c'est jusqu'à la mort.
00:53Et d'ailleurs, dans mon livre, je raconte trois exécutions de Marie-Stoir, du duc d'Anguien et de la
01:01famille Romanov,
01:03où les chiens les ont suivis jusqu'au peloton d'exécution.
01:06Marie-Stoir, sous ses jupes, quand elle a été décapitée, avait son chien.
01:11Le duc d'Anguien, dans les fossés de Vincennes, n'avait son chien.
01:17Donc, et quand vous voyez les chiens, j'ai fait une entrée sur les punks à chiens.
01:23Les chiens, dans les rues, accompagnent les clochards, ce qu'on a appelé autrefois les clochards.
01:30Stéphane Hoffmann est avec nous, a acheté ce livre.
01:32Vraiment, pareil, si on ne le revoit pas, on le revoit.
01:36Ah, bien sûr.
01:36Un grand écrivain.
01:37Bien sûr.