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Eric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République, député des Alpes-Maritimes et maire de Nice, répond aux questions de Romain Desarbres.
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00:018h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Éric Ciotti ce matin.
00:05Bonjour Éric Ciotti.
00:06Bonjour.
00:07Président de l'UDR, maire de Nice, évidemment.
00:10Merci beaucoup d'être là.
00:11On est pendant une vingtaine de minutes ensemble, à la fois sur CNews et sur Europe 1.
00:15On va évidemment balayer tous les sujets d'actualité.
00:18Le gros sujet d'actualité que vivent tous les Français actuellement, c'est la canicule.
00:22Une grande partie du pays est confrontée, la quasi-totalité est confrontée à cette importante vague de chaleur.
00:28Je voulais savoir déjà, comment vous le vivez-vous ?
00:31Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que vous vous dites, c'est bientôt l'été et il
00:35fait un petit peu plus chaud que d'habitude ?
00:37Non, bien sûr, ça ne peut qu'inquiéter.
00:39On voit bien que ces épisodes sont de plus en plus fréquents, quasiment récurrents, chaque année,
00:47sur des durées de plus en plus longues, avec des nuits extrêmement chaudes,
00:52de ce qui pose d'ailleurs la problématique et que nous sommes face à un changement climatique.
01:00L'évidence, elle est là et la solution face à ce changement qui est devant nous,
01:06qui est grave, qui est inquiétant, qui peut modifier nos modes de vie, doit être l'adaptation.
01:11Ce mot d'adaptation, il a été ignoré pendant des années par ceux qui nous gouvernent,
01:17qui ont préféré aller vers des politiques d'interdiction, de décroissance,
01:23inspirées globalement par la gauche et l'extrême gauche.
01:25Or, il faut s'adapter.
01:27Nous avons un retard considérable.
01:29Regardez ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe au Japon, en Corée du Sud,
01:35dans des pays qui connaissent ces épisodes, comme nous, il s'y adapte.
01:41Il s'y adapte par la science, par le progrès, par l'énergie,
01:45par des modes de production d'énergie électrique massifs notamment,
01:50et il s'y adapte, c'est le sujet du jour qui fait polémique,
01:53alors que ça devrait être une évidence, par la climatisation.
01:58On a des taux d'équipement pour les ménages,
02:00à peine un quart des ménages ont un équipement de climatisation en France.
02:05C'est 91% au Japon, 90% aux États-Unis, 56% en Italie.
02:11Et derrière, il y a des victimes, derrière cette mauvaise préparation,
02:15et notamment les personnes vulnérables, les plus âgées,
02:18et il y a des enfants qui souffrent aussi.
02:20Marine Le Pen a déclenché une polémique à gauche
02:22en disant qu'il fallait développer la climatisation.
02:25Comment vous l'avez vécu ?
02:28La gauche est enfermée dans son obscurantisme et dans son idéologie.
02:33Là, on n'est pas face à de l'idéologie, on est face à du bon sens.
02:38Moi, j'ai deux réponses.
02:39Nous avons déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale
02:42pour rendre obligatoire la climatisation,
02:46qui d'ailleurs doit être réversible,
02:48avec du chauffage l'hiver, bien entendu,
02:51ce qui évitera l'émission de gaz à effet de serre,
02:54permettra de remplacer des chaudières au fioul ou au gaz.
02:58Donc, proposition de loi,
03:00obligation de la climatisation dans les établissements scolaires,
03:03obligation de la climatisation dans les maisons de retraite
03:07et dans les hôpitaux.
03:09Et deuxième réponse, je l'ai faite là en tant que maire de Nice.
03:12Ma première mesure, avec la baisse des impôts après mon élection,
03:16une semaine après à Nice,
03:18a été de lancer le plan de climatisation.
03:21D'ici l'année prochaine,
03:22nous aurons climatisé 1200 classes d'écoles.
03:26Toutes les classes des écoles niçoises seront climatisées.
03:30Nous avons déjà commencé pendant les vacances de Pâques.
03:33Les premières écoles ont été aménagées.
03:36Il y en a peu encore,
03:38parce qu'il faut lancer des procédures, des appels d'offres.
03:41Mais d'ici l'été 2027,
03:43quasiment toutes les écoles seront équipées.
03:46Là, on est dans du concret.
03:48Et les enseignants me remercient,
03:51les parents d'élèves aussi,
03:52parce qu'on est dans du concret,
03:54qu'ils soient de droite ou de gauche.
03:56Mais c'est tellement stupide de dire
03:58que la climatisation est de droite
04:00et que ça serait, je ne sais pas,
04:05quelque chose d'abominable,
04:07vu avec les lunettes un peu déformantes de l'extrême gauche.
04:11Éric Ciotti, invité de la grande interview
04:12chez News Europe 1.
04:13Ce matin, les écologistes proposent la création
04:15d'un congé climatique pour les salariés
04:18exposés aux fortes chaleurs.
04:20Qu'est-ce que ça vous inspire ?
04:21Je crois que ce n'est pas très réaliste.
04:24Il faut s'adapter.
04:25Le congé, c'est la décroissance et on s'arrête.
04:28Non, il faut s'adapter.
04:31Alors, il peut y avoir, justement,
04:33des créneaux horaires de travail
04:34peut-être différents,
04:37des mesures de protection,
04:39la climatisation aussi,
04:41dans certains lieux de travail.
04:42On ne peut pas le faire partout, naturellement,
04:44notamment pour les métiers
04:45qui travaillent dehors.
04:48Mais arrêter tout,
04:50non, ce n'est pas la solution.
04:51Ça, c'est la décroissance.
04:53Ça, c'est la vision des écologistes
04:55qui veulent arrêter l'économie
04:56parce qu'il y a un changement climatique.
04:57Nous, nous proposons de nous y adapter.
05:00Les défaillances de la justice.
05:02On va en parler avec vous, Éric Ciotti.
05:04On va parler, évidemment, du meurtre
05:06de la petite Liana.
05:07Le rapport de la mission d'inspection
05:08remis lundi au Premier ministre
05:10après la mort de Liana.
05:11met en lumière une réalité
05:13qui est implacable, insupportable
05:14pour les parents de la victime.
05:15Selon ce rapport,
05:16l'urgence de la situation
05:17n'a pas été prise en compte.
05:19C'est un rapport qui révèle
05:20notamment l'absence
05:21de suivi du dossier
05:23d'une autre fillette
05:24prénommée Rosa
05:25qui aurait été violée
05:26à plus de 50 reprises
05:28par Jérôme Barrella.
05:29Malgré une plainte déposée
05:31en août 2025,
05:32il y a près d'un an,
05:33Jérôme Barrella
05:34n'aurait jamais été entendu
05:36par la justice
05:37ni par les enquêteurs.
05:38D'ailleurs,
05:39Gérald Darmanin promet
05:39des sanctions
05:40pour les magistrats impliqués
05:42et Laurent Nunez,
05:42le ministre de l'Intérieur,
05:43prononce des mutations
05:44d'office
05:45pour deux gendarmes.
05:46Est-ce que la réponse
05:47est au niveau du choc,
05:48selon vous ?
05:50Il y a eu manifestement
05:51des fautes,
05:52en tout cas,
05:53le rapport pointe
05:54ces fautes.
05:55Ces fautes,
05:56elles doivent être sanctionnées.
05:58Personne,
05:59quelque fonction occupée
06:01que ce soit,
06:02ne peut être irresponsable
06:04dans notre pays.
06:05Il faut qu'il y ait
06:07cette responsabilité individuelle
06:09lorsqu'on est tenant,
06:11garante d'un service public.
06:13C'est vrai partout
06:14et ça doit l'être
06:15pour tous.
06:16Après,
06:17cette affaire,
06:18elle traduit aussi
06:20un dysfonctionnement global,
06:23l'absence chronique
06:24de moyens d'enquête.
06:26Moi, ça fait des années,
06:28des mois,
06:28que je lance
06:29un cri d'alarme
06:30sur le déficit
06:32d'enquêteurs
06:33dans notre pays.
06:34On a un déficit
06:35de magistrats.
06:36Il y a quatre fois moins
06:37de procureurs en moyenne
06:38qu'en Europe,
06:40en France.
06:40Il y a deux fois moins
06:41de juges
06:42qu'en Europe.
06:43Mais il y a aussi,
06:44aujourd'hui,
06:45un effondrement
06:46de la filière
06:47d'investigation,
06:48c'est-à-dire
06:48des enquêteurs,
06:50de ceux qui,
06:51sur le terrain,
06:52permettent
06:53d'avancer,
06:54de faire avancer
06:55les enquêtes.
06:56Parce que s'il n'y a pas
06:57d'enquêteurs,
06:58il y a une accumulation,
06:59on l'a vu,
07:00tous les dossiers
07:01qui ont été ressortis,
07:03ils étaient mis
07:04dans des tiroirs
07:05et on ne va pas
07:06au bout de la traque
07:09de ceux qui présentent
07:10un danger manifeste
07:12dans ces affaires,
07:13comme dans les affaires
07:14de stupéfiants,
07:15comme dans les affaires
07:16de criminalité organisée.
07:17Donc,
07:18aujourd'hui,
07:18on ne peut pas se cacher.
07:20Il faut beaucoup plus
07:21de moyens d'enquête.
07:22Ça,
07:23c'est,
07:23je dirais,
07:24le premier maillon
07:24de la chaîne.
07:25Et à la sortie,
07:26il faut beaucoup plus
07:28de places de prison aussi
07:29pour qu'il y ait
07:30de la fermeté.
07:31parce que si on interpelle
07:33et qu'immédiatement après,
07:35c'est souvent le cas
07:36en matière de stupéfiants,
07:37les personnes
07:38se retrouvent en liberté,
07:40eh bien,
07:40tout le travail
07:41qui est fait
07:42tombe à l'eau.
07:43Ça veut dire
07:44qu'il faut,
07:45aujourd'hui,
07:46réarmer
07:46notre chaîne pénale
07:49du début à la fin
07:50avec beaucoup plus
07:51de force.
07:52L'État
07:53est devenu obèse
07:55dans certains domaines
07:56où on aurait beaucoup,
07:58on aurait besoin
07:59de beaucoup plus
07:59de liberté,
08:00d'un État
08:00comme ?
08:01Plus modeste,
08:02je pense à toutes
08:03les normes,
08:04à la réglementation.
08:05Quand on fait un chantier,
08:07on est bloqué.
08:08En tant que maire de Nice,
08:09là,
08:09j'ai vécu la semaine dernière,
08:10on doit reconstruire
08:11une route
08:12après la tempête Alex.
08:13Eh bien,
08:14les travaux sont différés
08:15plusieurs mois
08:15parce qu'on a trouvé
08:16un escargot
08:17et que sur la route détruite,
08:19des herbes ont poussé
08:20et qu'il faut
08:20des autorisations
08:21de défrichement.
08:22Derrière tout ça,
08:23il y a des fonctionnaires
08:24qui sont payés
08:25à faire ça.
08:25Ils sont payés
08:26à faire ça,
08:27à bloquer,
08:29en utilisant,
08:30d'ailleurs,
08:30des lois stupides,
08:33on y revient,
08:34qui ont été votées.
08:35Mais ces moyens,
08:36et pendant le même temps,
08:37dans les commissariats,
08:39il manque des dizaines
08:40d'enquêteurs.
08:41Donc,
08:41il faut que l'État
08:42se réorganise,
08:44qu'il devienne plus léger
08:45quand il bloque,
08:47qu'il empêche,
08:48qu'il entrave
08:49la liberté
08:50qui nuit
08:50à l'initiative
08:51et qu'il devienne
08:53beaucoup plus fort
08:53dans les missions
08:55pour lesquelles il est fait,
08:56c'est-à-dire la police,
08:58la justice,
08:59la défense nationale.
09:00L'État régalien
09:01s'est effondré
09:02depuis des décennies.
09:04Ça n'a pas été
09:05la priorité
09:06de M. Macron.
09:07Ça n'a pas été
09:07la priorité
09:08de ceux qui nous gouvernent.
09:09Donc,
09:10il faut réarmer l'État
09:11et il faut
09:13un choc sécuritaire.
09:14Il faut un
09:15quoi qu'il en coûte
09:16sécuritaire.
09:17On dépense
09:18beaucoup d'argent
09:18inutilement
09:19dans beaucoup de domaines
09:20et aujourd'hui,
09:21nos policiers,
09:22nos magistrats
09:23sont dans une situation
09:24de quasi-disette.
09:26Une dernière question
09:27concernant
09:28le meurtre de Liana.
09:29Nicolas Dupont-Aignan
09:30souhaite rouvrir
09:31par référendum
09:32le débat
09:32sur la peine de mort.
09:33Jordan Berdella
09:34s'y oppose.
09:35Bruno Retailleau
09:35se dit favorable
09:36à une castration chimique
09:37obligatoire
09:38pour certains criminels
09:39sexuels.
09:40Et vous ?
09:40Moi, je m'oppose
09:41à la réouverture
09:42de ce débat
09:43sur la peine de mort.
09:44Ce n'est pas
09:45la réponse adaptée.
09:47Ça ne protégera pas plus
09:50malheureusement
09:50de ces terribles prédateurs.
09:52Il faut les traquer,
09:53il faut les isoler.
09:55Il y a ces procédures
09:57de rétention de sûreté
09:58qui avaient été votées
10:00lorsque Nicolas Sarkozy
10:01était président
10:02de la République
10:03dans les années
10:04après 2007.
10:05Il faut plus les appliquer.
10:07Il faut les appliquer
10:08peut-être
10:08et les élargir
10:10pour qu'on isole,
10:12qu'on protège
10:13notre société
10:13de ces prédateurs.
10:14Mais réouvrir le débat
10:15sur la peine de mort,
10:16pour moi, c'est non.
10:17Je voulais revenir
10:18avec vous
10:19sur ce qui s'est passé
10:20après la fête de la musique
10:21et sur ce qui se passe
10:22d'ailleurs
10:23après de nombreux
10:24matchs de football,
10:25finale de la Ligue des champions
10:26ou matchs
10:27de l'équipe de France.
10:28Justement,
10:29la France va affronter
10:30prochainement la Norvège
10:32à 21h,
10:33compte tenu
10:33de l'horaire
10:34de cette rencontre.
10:35Match à 21h,
10:36vendredi soir,
10:37est-ce que vous craignez
10:38de gros débordements
10:39et qu'est-ce que ça dit
10:40de l'époque ?
10:41Ça dit un ensauvagement
10:42de notre société.
10:44Ça dit des jeunes
10:46ou des moins jeunes
10:47qui n'ont plus aucun repère,
10:49qui ne respectent
10:50ni la loi
10:50ni les règles,
10:51qui trouvent
10:52n'importe quel prétexte,
10:54souvent un prétexte heureux,
10:57pour piller,
10:58détruire,
11:00brûler.
11:00Et on a vu
11:01ces véritables
11:03hordes barbares
11:05après la victoire
11:06du Paris Saint-Germain.
11:07On l'a vu
11:08dans toutes les villes.
11:09Je l'ai connu à Nice.
11:11On voit au-delà même
11:12des événements nationaux
11:14d'importance.
11:15Au quotidien,
11:16le soir,
11:18des rixes,
11:18des coups de couteau
11:20de plus en plus fréquents.
11:21Donc, il y a une violence
11:22qui s'est installée
11:23dans notre société
11:25et il faut que la société réagisse.
11:28Donc, c'est ce choc sécuritaire
11:29qu'il faut imposer.
11:31Mais ça,
11:31on ne peut pas le faire
11:32avec des gens
11:33qui ont démissionné,
11:34ceux qui nous gouvernent,
11:35qui n'ont aucune force,
11:37qui n'ont aucune volonté
11:39d'exprimer l'autorité.
11:40Il faut que l'autorité républicaine
11:42se réimpose.
11:43Et là, il faudra
11:45une confrontation
11:46avec ces barbares.
11:47Il faudra leur dire
11:48et leur prouver, surtout,
11:49que la société,
11:51la société démocratique,
11:53la vie en société,
11:54elle est plus forte
11:55que leur violence,
11:56que leurs règles.
11:57C'est tout cela
11:58qu'il faut engager.
11:59Ce sera un combat difficile.
12:02Mais pour cela,
12:02il faut de la volonté.
12:03Ceux qui nous gouvernent
12:04n'ont aucune volonté.
12:06Chaque fois,
12:06ils nous disent
12:06non, mais tout va bien.
12:07On a vu le ministre
12:08de l'Intérieur dire
12:09non, mais tout s'est
12:10parfaitement bien passé.
12:10Alors, qu'est-ce qui fait
12:11que vous y arriveriez ?
12:13Qu'est-ce qui ferait
12:13que vous y arriveriez ?
12:15Je crois qu'il faut...
12:16Parce que ce discours
12:17casseur-payeur,
12:18on l'a entendu,
12:19Gabriel Attal,
12:20et d'autres.
12:21Voilà, mais tout ça,
12:22c'est de la com'.
12:23Il faut trois ingrédients majeurs.
12:25Il faut de la volonté,
12:27parce que souvent,
12:29pour des raisons idéologiques,
12:30on ne bouge plus.
12:31Aujourd'hui,
12:32le gouvernement ne bouge plus
12:32parce qu'il est
12:34avec le pistolet sur la tempe
12:36du Parti Socialiste.
12:37Le Parti Socialiste,
12:39quelque part,
12:39cette situation,
12:40elle lui va bien.
12:41Il faut du courage.
12:43C'est ce qui manque
12:44à ceux qui nous gouvernent
12:45parce que ça va bouger.
12:46Lorsqu'il va falloir
12:47aller chercher chez eux
12:49ces barbares
12:50et les mettre
12:52hors d'état de nuire,
12:53ça va bouger
12:53dans certaines cités.
12:55Et puis,
12:56il faut des moyens.
12:57Je reviens à ce que je disais
12:58il y a quelques instants,
12:59sur des moyens policiers,
13:01justice,
13:01place de prison,
13:02majeurs,
13:03une chaîne pénale,
13:04des établissements
13:06pour les mineurs délinquants.
13:07Il y a une impunité totale
13:09sur les mineurs.
13:09Dans ces violences,
13:10il y a souvent des mineurs.
13:12Ces mineurs,
13:13ils ne risquent rien
13:14et ils le savent.
13:15C'est pour ça qu'ils cassent.
13:17Votre parti,
13:18l'UDR,
13:19Éric Ciotti,
13:19va avoir sa niche parlementaire.
13:22Demain.
13:23Demain.
13:23Voilà, demain.
13:24vous pourrez donc fixer
13:25l'ordre du jour.
13:26Vous avez annoncé,
13:27déposé une proposition de loi
13:28sur l'interdiction
13:29de célébrer
13:30le mariage d'étrangers
13:31en situation irrégulière
13:33résidant en France.
13:34De nombreux Français
13:35se disent
13:36que ce serait tout à fait normal.
13:38C'est du bon sens.
13:38C'est du bon sens.
13:39Voilà.
13:39Vous avez résumé
13:41parfaitement
13:42la situation
13:44et ce que je voulais dire.
13:45Robert Ménard
13:46va être jugé
13:48en septembre.
13:50Voilà, exactement.
13:51parce qu'il a refusé
13:52de célébrer le mariage
13:52d'un Algérien sous OQTF.
13:54Est-ce que vous avez...
13:56Est-ce que vous pourriez...
13:58Vous pourriez tenir votre promesse ?
13:59Est-ce que, selon vous,
14:00ce texte va être voté ou pas ?
14:02Je l'espère.
14:03Va passer ou pas ?
14:04Vous savez,
14:04nous l'avions déjà présenté
14:06il y a un an.
14:06C'est un texte qui vient du Sénat,
14:08d'ailleurs,
14:08d'un groupe centriste.
14:09C'est un texte de bon sens.
14:11Il dit quoi ?
14:12Il dit qu'on ne peut pas
14:13sanctionner un maire
14:14qui refuse de célébrer
14:16le mariage
14:17d'un citoyen français
14:18avec un étranger
14:20en situation irrégulière
14:22que l'État français
14:24demande d'expulser
14:25avec une OQTF.
14:27C'est un principe de base.
14:29On veut expulser quelqu'un,
14:30mais on l'autorise
14:31à se marier en France.
14:33Une fois qu'il sera marié,
14:34il va rester définitivement
14:35sur le territoire.
14:37Donc, on est au règne du Burrois.
14:40Et on a sanctionné des maires
14:42qui ont été menacés.
14:44Robert Ménard,
14:45mais d'autres en région parisienne également,
14:48qui, si on leur dit,
14:50si vous ne célébrez pas le mariage,
14:52vous allez payer chaque jour
14:53une astreinte
14:54de plusieurs milliers d'euros.
14:56Donc, souvent, ils cèdent
14:57parce qu'il y a cette pression.
14:59Je pense que la justice
15:00et l'État
15:01auraient sans doute
15:03d'autres priorités
15:04que celle-là
15:05a s'attaqué aux élus.
15:07Mais, donc,
15:07nous voulons changer la loi
15:08parce qu'elle est stupide
15:10aujourd'hui.
15:11L'année dernière,
15:12nous avions déposé ce texte.
15:13Il avait été bloqué
15:14une journée entière
15:16par LFI,
15:17par l'extrême gauche,
15:18par la gauche aussi.
15:19Et il n'avait pas été adopté
15:21par l'absence aussi
15:23des députés LR
15:24puisque M. Wauquiez
15:25leur avait demandé
15:26de ne pas être là.
15:27J'espère,
15:28j'espère demain,
15:29qu'il y aura ce retour
15:30du bon sens.
15:31Vous devez avoir des radars.
15:32J'ai changé.
15:33Qu'est-ce que vous disent vos...
15:34J'ai échangé hier
15:35avec le garde des Sceaux
15:36qui m'a fait part
15:37de son soutien.
15:38C'est lui qui représentera
15:39le gouvernement au banc.
15:41Donc, j'espère,
15:42j'espère
15:42que ce bon sens
15:44que j'évoquais
15:46sera au rendez-vous
15:47de nos débats,
15:48qu'il y aura
15:49une majorité
15:50pour l'adopter
15:51et qu'ensuite,
15:52la navette pourra
15:53faire son travail
15:53et qu'avant la fin
15:55de la session,
15:57on adopte définitivement
15:58ce texte
15:59pour protéger
16:00les maires
16:00parce qu'on ne peut pas
16:01laisser les maires
16:02dans cette incertitude
16:04juridique
16:06face à cette menace
16:07que les Français
16:08ne peuvent pas comprendre.
16:10On aura également
16:11un texte sur les squats
16:12aussi
16:12qui rendra obligatoire
16:14quand quelqu'un
16:15prend un abonnement
16:17électrique
16:18pour un logement
16:19de prouver
16:20qu'il a le droit
16:22d'occuper ce logement.
16:23Aujourd'hui,
16:24les fournisseurs
16:25d'électricité
16:26donnent l'abonnement,
16:28vous appelez,
16:29sans aucun contrôle
16:30à quelques clics.
16:32Et donc,
16:32une fois que les personnes
16:33ont l'abonnement,
16:35il reste des mois
16:36voire des années
16:37dans des logements.
16:38C'est un drame
16:39pour les propriétaires,
16:40c'est un drame
16:41pour les personnes.
16:41Je l'ai vécu à Nice.
16:42On a fait fermer
16:44par la force
16:44deux immeubles
16:46depuis que je suis maire.
16:47Il y avait
16:48une cinquantaine
16:49de squatteurs
16:49dans un immeuble
16:50qui pourrissait
16:51un quartier entier.
16:52On tient
16:53cet immeuble.
16:54Il y a une présence
16:55policière
16:57permanente.
16:57Donc,
16:57c'est un combat.
16:58mais il faut aussi
16:59qu'on ait
17:00les armes juridiques.
17:02Giorgia Meloni
17:02l'a fait en Italie
17:04avec beaucoup de force.
17:05Il faut qu'on le fasse
17:06également en France.
17:08Éric Ciotti,
17:09je voulais vous parler
17:10également du colloque
17:11hier soir
17:12que vous avez organisé
17:13à l'UDR,
17:14votre parti,
17:16afin de présenter
17:16l'intégralité
17:17de votre programme
17:18économique.
17:2070 propositions
17:21qui représentent,
17:22vous nous dites,
17:22200 milliards d'euros
17:23d'économie
17:24et 150 milliards
17:25d'impôts rendus
17:27aux Français.
17:27Rien que ça.
17:28Est-ce que vous pouvez
17:29nous le présenter ?
17:30C'est énorme.
17:31C'est une révolution.
17:32On a quelques axes.
17:34D'abord,
17:35il faut refaire
17:36une organisation
17:37territoriale.
17:38Je dirais plus que
17:39deux échelons territoriaux,
17:40la commune,
17:41la province,
17:42pour les collectivités
17:44comme pour l'État,
17:45beaucoup moins
17:46d'agences de l'État.
17:47On veut en supprimer
17:49400.
17:49On veut supprimer
17:51la moitié des normes.
17:53ça veut dire qu'il n'y a plus
17:53de départements,
17:54plus de régions ?
17:54Absolument,
17:55qui seraient regroupés
17:56dans une entité
17:57que nous appelons
17:57province
17:58et où toute l'organisation
17:59de l'État,
18:00notamment les préfets,
18:01on supprimerait les recteurs,
18:03tout serait placé
18:04sous l'autorité
18:05d'un préfet
18:06qui serait
18:06beaucoup plus efficace
18:08et de l'autre côté
18:09avec deux échelons
18:09de collectivité.
18:11Aujourd'hui,
18:11on ne sait plus
18:12qui fait quoi.
18:13Donc,
18:13on a cette réorganisation
18:14territoriale,
18:15on a des économies
18:16sur les dépenses
18:18de l'État,
18:19sur la suppression
18:20de toutes ces agences,
18:22de ces comités
18:23qui ne servent
18:24à pas grand-chose,
18:24voire à rien,
18:26mais qui coûtent beaucoup,
18:27la volonté aussi
18:29de réformer
18:31notre système
18:32de retraite.
18:34Il faudra y venir
18:35avec de la capitalisation.
18:37Aujourd'hui,
18:38on a un système
18:38par répartition.
18:40Compte tenu
18:41de l'évolution démographique,
18:43il y a moins de naissances,
18:45il y a plus de personnes,
18:46l'espérance de vie
18:47est plus importante,
18:48donc plus de personnes
18:49à la retraite.
18:51Le système par répartition
18:52n'est plus viable
18:53aujourd'hui tout seul.
18:54Il faut qu'il subsiste,
18:56ça soit le socle
18:56de notre retraite,
18:58mais que chacun
18:59puisse se constituer
19:00aussi une retraite individuelle
19:01par capitalisation.
19:03Ça a été fait
19:04dans tous les pays
19:05de l'Europe du Nord
19:05avec un immense succès
19:07et en plus,
19:08ces fonds de capitalisation
19:09peuvent être investis
19:11dans l'économie.
19:11C'est 2 000 milliards d'euros
19:14potentiellement
19:14dans 20 ans
19:15si on commence aujourd'hui.
19:16On ne l'a jamais fait
19:17en France,
19:18il faut commencer.
19:19On propose de l'étaler
19:20sur 15 ans
19:21avec une petite part
19:23des cotisations
19:24que nous payons
19:25aujourd'hui
19:26pour les retraites
19:26qui constituerait,
19:28qui amorcerait
19:28ce fonds de capitalisation
19:30pour faire
19:31sa propre retraite.
19:33Donc,
19:33il y a ces sujets.
19:34On a lancé
19:35un grand plan
19:36hier
19:36sur l'intelligence artificielle.
19:38On veut une loi cadre
19:39pour que l'administration
19:41passe à l'intelligence artificielle.
19:44Il y a des gains
19:45de productivité,
19:46il y a des gains
19:47de services.
19:47On aura sans doute
19:48besoin de moins d'emplois
19:50aussi aujourd'hui.
19:51Vous savez,
19:51hier,
19:52on avait au colloque,
19:53on avait notamment
19:53Jacques Delarousière
19:54qui a été le patron
19:56du FMI.
19:57C'est un immense
19:59économiste
19:59pour lequel
20:00j'ai beaucoup de respect.
20:01On avait
20:01Agnès Sarnot-Verdier-Molinier.
20:04On avait
20:04Renaud Dutreuil,
20:05l'ancien ministre
20:06qui est venu participer.
20:07Et le RN vous suivra ?
20:09Parce que c'est votre allié.
20:10On travaille ensemble.
20:11Vous ne serez pas candidat
20:12à la présidentielle,
20:13à priori.
20:13Je ne serai pas candidat.
20:14Donc ça sera soit Jordan Bardella,
20:16soit Marine Le Pen.
20:16Le candidat de l'Alliance nationale,
20:18du redressement national,
20:20du changement
20:21dont notre pays
20:22a tant besoin.
20:23On va travailler ensemble.
20:24La contribution de l'IDR,
20:26c'est d'apporter
20:27ces propositions.
20:27On a beaucoup travaillé
20:28avec des experts
20:29de très grande qualité.
20:31Ils étaient présents hier.
20:33Et on veut apporter
20:34cette contribution
20:35sur l'organisation territoriale,
20:38sur l'organisation de l'État,
20:39sur les salaires.
20:40On veut que les salaires
20:41augmentent aussi
20:42parce qu'en France,
20:43le coût salarial
20:44est quasiment le plus élevé
20:45en Europe,
20:46mais le salaire net
20:47est parmi les plus faibles.
20:49Pourquoi ?
20:49Parce qu'on prélève
20:50trop de charges.
20:52Donc il faut que
20:52le modèle social aujourd'hui
20:54qui pèse sur les salaires
20:56et la compétitivité
20:57des entreprises
20:58soit financé différemment,
21:01avec des économies aussi,
21:02avec une allocation sociale unique.
21:04Mais sur les emplois
21:05dans la fonction publique,
21:06Jacques Delarrozière
21:07disait ce chiffre,
21:08en 40 ans,
21:10on a créé un million
21:10de fonctionnaires en France.
21:12Il n'y en a plus
21:13qu'en Allemagne,
21:14alors que la population allemande
21:15est beaucoup plus importante.
21:17Il faudra une évolution.
21:18L'intelligence artificielle
21:20peut le faire.
21:20Voler sur l'industrialisation aussi.
21:23Notre industrie
21:24a été divisée par deux
21:25en 20 ans.
21:26C'est un drame
21:27pour le pays.
21:28Il faut redonner de la force
21:29à la production française.
21:31Merci beaucoup Éric Ciotti,
21:32invité de la grande interview
21:33chez News Europe.
21:34Bonne journée, à bientôt.
21:35Merci Éric Ciotti.
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