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  • il y a 19 minutes
Ce mercredi 21 octobre, retrouvez le replay de la tribune politique sur BFM Business

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Transcription
00:00Sébastien Krebs, la question de la responsabilité des LFI dans les violences tourne à l'affrontement entre le gouvernement et
00:05les Insoumis.
00:06Ils s'accusent mutuellement d'être à la source du chaos.
00:09Oui, et le ton est monté d'un cran hier à l'Assemblée Nationale.
00:12Les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, au premier chef, accusés de jeter de l'huile sur le feu.
00:16La chef des députés LFI, Mathilde Panot, refusant de condamner l'incendie de la mairie de Limoges.
00:22Et une passe d'armes qui a porté sur les services de renseignement.
00:25LFI crie à la manipulation depuis une enquête de Mediapart.
00:28Une enquête dans laquelle un commissaire du renseignement territorial affirme qu'il lui a été demandé d'écrire dans une
00:35note que c'est bien LFI qui est derrière le mouvement.
00:38Alors même, dit-il, que c'est faux.
00:40On se rappelle que Mathignon s'était justement appuyé sur ce type de note pour affirmer que les blocus lycéens
00:45étaient, je cite, une manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche.
00:50Les Insoumis dénoncent un scandale d'État.
00:52Ils veulent saisir la cour de justice de la République.
00:55Sébastien Lecornu, lui, dément.
00:57C'est impensable, dit-il, et il maintient ses accusations, parlant même d'un schéma insurrectionnel planifié par des groupuscules
01:03dans lesquels il semble inclure LFI.
01:05Le gouvernement se cherche un bouc émissaire.
01:08Ce qui est certain, c'est que la faillite de samedi, elle est d'abord sécuritaire.
01:11Et le ministre de l'Intérieur devra très vite rendre des comptes devant la commission d'enquête parlementaire qui a
01:16été lancée dès hier soir.
01:17Laurent Nunez, déjà dos au mur, contraint de reconnaître une perte de contrôle, un défaut d'anticipation.
01:23Il faudra comprendre pourquoi le renseignement n'a rien vu venir, pourquoi les moyens n'étaient pas là et aussi
01:29pourquoi un certain nombre de manifestants, de participants pacifiques, affirment avoir été empêchés de manifester par l'action des forces
01:36de l'ordre.
01:36Pour autant, il serait sans doute un peu précipité d'exonérer de toute responsabilité les Insoumis dans le climat général
01:43qui règne aujourd'hui.
01:44D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon assume lui-même de tout conflictualiser, ce sont ses mots.
01:49Oui, elle n'a pas besoin d'une note des renseignements pour s'en souvenir.
01:52C'est une stratégie qu'il a lui-même théorisée dès 2012, tout conflictualiser pour, je cite,
01:58« transformer un peuple révolté en peuple révolutionnaire, abatter la citadelle, abatter le système ».
02:04Voilà le type d'appel qu'il lance régulièrement à ses partisans, vocabulaire guerrier.
02:10Alors, il prend généralement le soin d'écarter les méthodes violentes, il l'a encore fait hier,
02:15mais il y met toujours des bémols sans jamais vraiment condamner les débordements
02:18et en renvoyant toujours la responsabilité de la violence à la police,
02:23dont il dénonce la sauvagerie des cow-boys sadiques qui mutilent nos enfants.
02:27Voilà ce qu'il écrivait il y a encore quelques jours.
02:28Et c'était encore le cas samedi.
02:30Oui, à coups de multiples messages sur les réseaux,
02:32l'affrontement semble être le but de la stratégie de maintien de l'ordre.
02:36La troupe a peur et se déchaîne.
02:38Au moment même où les casseurs et les pilleurs dévastaient Paris,
02:41c'est à nouveau la police que Jean-Luc Mélenchon pointait du doigt.
02:45De quoi galvaniser ses supporters.
02:46Continue aussi d'entretenir une haine anti-flic, désormais partie intégrante des cortèges.
02:51La police tue, reste un slogan assumé par les insoumis.
02:54La faim justifie les moyens, avait estimé la députée Alma Dufour
02:58au moment des émeutes de 2023.
02:59Tout cela a de quoi interroger, sans compter la proximité des insoumis
03:03avec certains groupes qui assument l'action violente,
03:06comme la jeune garde depuis 10 août,
03:08et qui avait été créée par le député Raphaël Arnaud.
03:11Quel est l'impact, en particulier chez les jeunes,
03:13de tels discours amplifiés par les réseaux sociaux
03:15et qui ont ainsi infusé depuis des années,
03:18jusqu'à affirmer, comme le maire de Saint-Denis, Balibakayoko,
03:21que la violence peut être légitime, c'était devant des lycéens.
03:24En tout cas, pour une bonne part de la classe politique,
03:27y compris une partie de la gauche, les insoumis,
03:29sont ainsi devenus les ingénieurs du chaos,
03:31attisant les tensions et soufflant sur les braises.
03:33Au point qu'à droite, Gérard Larcher, le président du Sénat,
03:36considère désormais qu'il faut se poser la question
03:38de la dissolution du mouvement,
03:40qui tient, selon lui, une grande part de responsabilité
03:43dans le discours de haine.
03:45Attention, dit-il, à ceux qui cherchent l'insurrection.
03:48Bruno Retailleau avait fait la même demande de dissolution
03:51de ce parti politique.
03:53Merci Sébastien Kretsch, du service politique de RMC.
03:56Une chronique à retrouver en podcast et en replay
03:58sur l'application BFM Business.
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