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Éric Coquerel, député "La France insoumise" et président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, était invité sur le plateau de BFMTV, ce mardi 20 octobre. 

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Transcription
00:00Quel est l'intérêt ? Que ça vire au vinaigre, alors que ça ne peut que lui retomber dessus ?
00:04Mais je vais vous dire, M. Tréard, parce que vous connaissez comme moi,
00:07même si vous ne le regardez pas du même point de vue,
00:09toute l'histoire des mouvements de ce type depuis des années.
00:12À chaque fois, le gouvernement essaye souvent de faire face avec deux choses.
00:15Un, la répression, en se disant, on va réprimer,
00:18et puis tout ça va finir par s'intimider et rentrer dans leurs établissements
00:22ou partir en vacances comme ils l'espéraient.
00:24Et deux, le coup de la manipulation complotisse et les filles derrière tout ça.
00:28On va en parler dans un instant.
00:30Mais c'est toujours la même chose.
00:32Moi, j'ai connu 86 de Vaquay, Pasqua a utilisé la même chose.
00:35C'est toujours le même principe.
00:36Vous essayez de pourrir un mouvement en essayant de le marginaliser,
00:39de le minoriser par des images de violence.
00:42Alors, vous allez me dire, ah mais vous faites des accusations graves.
00:44Je fais des accusations...
00:45La situation est complètement différente.
00:46Oui, mais sur la méthode utilisée au départ, la situation n'est pas différente.
00:50Et pourquoi ont-ils, à un moment donné, reculé ?
00:52C'est que le bilan, c'est qu'il y a eu deux éborgnés,
00:55une personne qui a été mutilée, plus des actes de violence,
00:58qu'on a vues un peu partout.
00:59Là, dont le Premier ministre, à un moment donné, dit,
01:02ce sont des accidents, je ne sais pas si vous vous souvenez.
01:04Là-dessus, laissez-moi finir.
01:06Là-dessus, du coup, ça a calmé pendant un moment des choses,
01:08notamment en termes d'intervention de police.
01:10Et la semaine dernière, certainement parce qu'ils se sont dit,
01:13comme ils n'avaient pas de mesures politiques à proposer,
01:15il fallait repartir là-dessus.
01:16On est reparti sur un cycle de répression,
01:18qui a notamment pris, par exemple, pour forme,
01:21le fait qu'on réautorise les grenades de désencerclements
01:24sur demande des policiers, des syndicats policiers, le vendredi.
01:28Et qu'encore une fois, le parcours, par exemple,
01:30tout était, je veux dire, en fonction de ce qui pouvait se passer,
01:33y compris, alors ça, c'est peut-être une faillite de leur renseignement,
01:37manifestement, on demandait surtout au renseignement
01:38de dire que les filles étaient responsables.
01:40Mais ils n'ont pas anticipé les choses,
01:43et ils n'ont pas seulement pas anticipé les choses,
01:45ils ont, à partir de là, fait ce qu'ils savent faire d'habitude
01:48dans les manifestations depuis longtemps,
01:49c'est-à-dire, on balance des lacrymogènes,
01:51on fonce, et puis après, on fera le tri.
01:53Éric Ocrel, on parle.
01:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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