00:00L'heure d'Afrique avec le volume cocaïna et d'abord les principes au titre.
00:03Les représentants de l'AES et de la CDAO se sont réunis ce week-end à Dakar pour définir le
00:08cadre juridique de leur coopération.
00:10Un accord 4 qui va permettre de structurer les contours de la relation future.
00:15C'est le verdict d'un procès hors normes que le Kenya attend aujourd'hui, celui du pasteur Paul McKenzie,
00:20accusé d'avoir affamé jusqu'à la mort plusieurs centaines de personnes au nom d'un culte macabre.
00:26Et puis le Niger a célébré son patrimoine culinaire lors de la première édition de son salon national de la
00:32gastronomie.
00:33Un salon qui s'est clôturé hier et où pendant trois jours, les spécialités de huit régions du pays ont
00:38été présentées.
00:39Jean Gébri William, notre correspondant sur place, nous les fera découvrir.
00:46Il est 8h10 à Rabat, presque 11 d'ailleurs, même heure à Dakar.
00:50Dakar où les représentants des états de l'AES et de la CDAO se sont réunis samedi pour définir les
00:56contours de leur coopération.
00:58Un accord 4 qui va permettre de poser les bases de leurs futures relations et qui devra être équilibré, réaliste,
01:04mais qui va devoir aussi assurer la préservation des intérêts des peuples, précise le communiqué conjoint.
01:10Des échanges dans la continuité des premières consultations entre les deux organisations qui ont eu lieu à Bamako en mai
01:162025.
01:16Aujourd'hui, nous sommes là en tant que ministre mandaté pour poser les premiers pas de ce dialogue après l
01:28'étape de Bamako.
01:30Il s'agira donc pour nous de confirmer ce que nous avions arrêté à Bamako en 2025,
01:37savoir les secteurs d'intérêt majeur sur lesquels nous devons réfléchir et aussi les nouveaux instruments à mettre en place
01:46qui vont désormais régir les rapports entre la CDAO et la Confédération des Etats du Sahel.
01:54Direction le Kenya à présent. Il est 11h12 à Mombasa.
01:58Mombasa dont les tribunaux vont rendre le verdict d'un procès inouï, celui du pasteur Paul McKenzie et de ses
02:06complices accusés d'avoir affamé 191 personnes,
02:09des enfants pour la plupart. Des centaines de corps ont été découverts en 2023 dans des forêts de la côte
02:15est du pays
02:15et récemment d'autres ont été déterrés autour des mêmes zones, portant le nombre total à plus de 400.
02:22C'est l'une des pires tragédies liées à des dérives sectaires.
02:25Paul McKenzie est accusé d'avoir encouragé ses disciples à mourir de faim pour rencontrer Jésus.
02:30Beaucoup de Kenyans bouleversés par cette tragédie ont appelé à une plus forte réglementation des cultes religieux.
02:39On reste au Kenya où 8 personnes sont désormais officiellement atteintes du virus Ebola.
02:44Un huitième cas qui a été confirmé hier par les autorités sanitaires.
02:48C'était un soignant. C'est un soignant de l'hôpital qui était en contact avec le premier malade détecté
02:53en début du mois.
02:54Un soignant qui a été directement pris en charge dès l'apparition des premiers symptômes.
02:59Depuis ce week-end, le nombre de cas est passé de 2 à 8 et pourtant la méfiance dans les
03:04rues de la capitale continue.
03:07Ebola est une réalité. Il ne faut pas croire que c'est une fausse maladie.
03:11Quand le Covid est apparu, certains l'ont pris à la légère.
03:14Mais nous avons vu beaucoup de gens perdre la vie.
03:17L'essentiel est que chacun se protège sans attendre qu'on lui dise de le faire.
03:23Des patients, notamment en République démocratique du Congo, épicentre de l'épidémie,
03:29qui en plus de la maladie physique, doivent aussi être vigilants à l'état de leur santé mentale.
03:34Peur, isolement, deuil, autant de traumatismes que les hôpitaux tentent également de soigner.
03:42Au centre de santé mentale Lobico, des patients tentent de surmonter la perte de leurs proches et l'isolement provoqué
03:50par l'épidémie.
03:52La peur peut aussi empêcher les gestes les plus élémentaires de solidarité jusqu'à abandonner les malades à leur sort.
04:03Nous avions peur, mais nous sommes allés à l'hôpital, à la maison.
04:06Tout le monde avait peur. Les voisins n'osaient plus s'approcher de nous.
04:09C'est comme si cette maladie vous laissait seul.
04:11Nous étions tellement terrifiés qu'on aurait voulu fuir toute personne présente dans la maison.
04:15Dès que quelqu'un présentait des symptômes, tout le monde était traumatisé.
04:19Personne ne s'approchait de lui.
04:20On pouvait mourir sans que personne ne vienne prendre soin de nous.
04:26Cette stigmatisation touche aussi les soignants et les survivants, explique Anissette Katembo, infirmier au centre.
04:35Ça nous touche, presque tout le monde.
04:38Ça touche le corps soignant, les malades lui-même, même les survivants de cette maladie ici.
04:44Parce que dans la communauté, il y aura souvent de la stigmatisation, l'isolément de ces malades.
04:55Et quand les malades, par exemple, se retrouvent dans un centre de traitement de la maladie, ils se sont isolés.
05:04Une détresse est gravée par les violences qui frappent déjà la région depuis plusieurs années.
05:09La crise, la guerre et les conflits internes rendent une communauté déjà fragile encore plus vulnérable.
05:17Ebola est un facteur supplémentaire qui fragilise la santé mentale de la population.
05:23Selon les autorités congolaises, l'épidémie a fait plus de 4 400 morts.
05:29Une maladie qui laisse aussi des blessures psychologiques profondes.
05:36On prend en présent la direction de l'Ethiopie. Il est à 10h15 à Adigrat.
05:40Adigrat, ville du Tigre, est située à une quarantaine de kilomètres au sud de la frontière avec l'Erythrée,
05:45dont a chassé l'armée fédérale et rebelle du Tigre, mais aussi l'armée érythréenne.
05:49Et de ces combats, il ne reste plus que des camions calcinés au milieu des routes et des munitions qui
05:55jonchent le sol.
05:56Dans les rues de la ville, des forces fédérales continuent de patrouiller.
06:00Les écoles sont fermées depuis plusieurs jours.
06:02Les commerces et les restaurants sont, eux, ouverts.
06:05Bien qu'il manque de marchandises, mais ce que les habitants attendent surtout, c'est la paix.
06:09Et cette fois-ci, c'est une paix qui pourrait durer.
06:15Mon espoir pour l'avenir, c'est la paix.
06:18Nous voulons vivre en paix, surtout pour nous les jeunes.
06:21Tout ce que nous voulons, c'est la paix.
06:26Comme à Rabat, il est 8h16 à Niamey.
06:29Niamey au Niger et comme dans d'autres villes du pays, elle doit faire face à une pénurie de carburant.
06:37Depuis hier, les files d'attente deviennent de plus en plus longues devant les stations-service.
06:41Et actuellement, la raffinerie nationale à Zinder, avec une capacité de production de 20 000 barils par jour,
06:46ne couvre pas l'ensemble de la demande.
06:48Alors, pour garantir le ravitaillement du marché local, le ministère du Commerce vient d'interdire l'exportation du gasoil,
06:55mais aussi de l'essence super.
06:56Et afin de satisfaire les besoins du pays, la Sonideb, compagnie nationale pétrolière,
07:01doit importer de l'essence, ce qui pourrait, in fine, augmenter les prix à la pompe.
07:07Mais malgré ces contraintes, le Niger a pris le temps de célébrer son patrimoine culinaire.
07:11Et durant trois jours, des milliers de visiteurs ont afflué vers la première édition du Salon national de la gastronomie
07:17qui s'est clôturée hier, l'occasion donc de découvrir les spécialités des huit régions du pays.
07:23Jean-Gybril William.
07:25Un pays, huit régions et mille saveurs.
07:28Le slogan donne l'eau à la bouche, autant que la multitude de préparations au menu de cette première édition
07:34du Salon national de la gastronomie à Bichine-Niger.
07:39Je prépare actuellement du Massa, qui est une galette à base de farine de mille qui est très populaire au
07:44Niger.
07:45Son goût salé se marie bien avec du miel ou même du piment, et la plupart des gens la consomment
07:50au petit-déjeuner.
07:53Gouziri, c'est pour les guéris ou quoi ?
07:55Ces boulettes, que l'on appelle gouziri, sont une pâtisserie typique de la région de Zender
08:00que l'on distribuait autrefois aux hommes lorsqu'ils allaient à la guerre.
08:03Nous avons également cuisiné un plat traditionnel qui s'appelle soukoura nawake
08:08et qui est une pâte de haricots accompagnée d'une sauce à la pintade.
08:13Des amuse-bouches comme le al-kaki à la viande séchée communément appelée kilichi,
08:18en passant par les sauces koptou ou encore le miyankaji.
08:22Durant trois jours, le Salon a ainsi été l'occasion pour une centaine d'exposants
08:26de revisiter le patrimoine et la diversité culinaire propres aux différentes régions du Niger.
08:32Chaque région a son climat, ses cultures, ses élevages, ses marchés et donc ses recettes.
08:39Les plats du fleuve ne sont pas celles de l'aïe, les saveurs du manga ne sont pas celles de
08:44la d'air.
08:45Cette pluralité n'est pas une justaposition, c'est une richesse commune
08:50que ce Salon nous invite à découvrir les uns chez les autres.
08:53Une promenade gourmande pour des milliers de visiteurs
08:57venus pour la plupart découvrir les saveurs des différents terroirs
09:00et pour certains, raviver des souvenirs d'antan.
09:03J'ai apprécié des galettes vraiment ici locales que j'ai goûtées.
09:07Ils appellent ça le kangomassa.
09:09Vraiment c'était, je ne sais pas, c'est quelque chose où je sais que dans l'enfance j'ai
09:13mangé ça.
09:14Ça faisait très longtemps.
09:15Donc je suis revenu au pays et j'ai encore goûté, c'est toujours le même goût.
09:19C'était de ouf, vraiment j'ai kiffé.
09:22Ça m'a permis de découvrir déjà des plats de mon pays que je ne connaissais pas avant.
09:26Et en plus j'ai découvert aussi ou bien j'ai vu déjà beaucoup de plats que je connaissais
09:31et ça a été l'occasion de discuter beaucoup avec ceux qui les préparent, comment c'est fait,
09:36est-ce que c'est des produits locaux qui ont été utilisés.
09:39Et c'est vraiment une bonne chose.
09:40A travers ce rendez-vous dédié aux traditions culinaires locales,
09:44les légères souhaitent désormais faire de sa gastronomie un levier de développement du tourisme.
09:50Plusieurs panels et séances de renforcement de capacité ont ainsi été dédiées aux restaurateurs,
09:55notamment sur les thèmes de la sécurité et de l'hygiène alimentaire.
10:01C'est vrai que ça donne l'eau à la bouche.
10:02Merci beaucoup Mme Cocaïne, c'était l'un d'Afrique.