00:00Oui, on est rue Étienne Marcel actuellement. On constate effectivement les dégâts depuis ce matin.
00:04Il y a eu beaucoup de situations différentes, notamment des boulangeries parfois, des cafetiers également qui ont été touchés.
00:11Des choses qui sont assez surprenantes effectivement parce que lorsqu'on pense pillage, forcément on pense boutique,
00:16peut-être de luxe, en tout cas boutique où il y a la possibilité de piquer un certain nombre de
00:22choses, de voler, de dérober un certain nombre de choses.
00:25Je suis avec Asia, vous êtes la propriétaire ici du magasin Shinzo.
00:28On voit l'ampleur des dégâts depuis tout à l'heure. Comment est-ce que vous vous sentez depuis ce
00:33matin ?
00:34Vous me disiez que vous n'aviez pas vraiment réussi à fermer l'œil de la nuit.
00:37Alors non seulement je vous dirais que c'est anecdotique le fait de fermer l'œil.
00:41Aujourd'hui, moi je suis très, très, très, très en colère contre le pouvoir public.
00:48Le discours qu'on a entendu hier, il est pour moi inaudible.
00:54Il ne faut plus parler d'assurance. Oui, vous allez être remboursé par rapport aux assurances.
00:59Là, c'est l'État. Là, c'est l'État. Là, il y a un manquement qui est grave.
01:03Tout a été sous-estimé.
01:05Moi, je me suis vue téléphoner avec pas mal de nos voisins.
01:10Et vous savez ce qu'ils nous ont répondu ?
01:12Mais madame, arrêtez. Arrêtez de nous appeler.
01:15Alors, j'incrimine pas la police encore une fois.
01:17Mais arrêtez de nous appeler. Vous encombrez les lignes, madame. Arrêtez.
01:21Et moi, j'étais en corps à corps contre les gens qui voulaient pénétrer dans le magasin.
01:27Donc imaginez encore une fois comment on arrive dans notre société à ne plus pouvoir se défendre.
01:34Vous étiez ici pour revivre la scène ensemble.
01:36Vous étiez juste ici devant la porte d'entrée.
01:38Il y avait les pilleurs, les casseurs qui étaient là.
01:42Il y avait une barre métallique pour les repousser.
01:44Insuffisant. Parce que j'étais en infériorité nuérique, bien évidemment.
01:49Mais eux, en fait, ils agissent dès qu'on commence à faire nuit.
01:54Eh bien, vous les voyez arriver.
01:56Et c'est vrai que le dimanche, on a absolument sous-estimé leur capacité d'action.
02:02Et aujourd'hui, moi, ce que je demande, c'est que l'État prenne ses responsabilités,
02:07qu'ils mettent la main à la poche, qu'ils arrêtent de nous parler des assurances.
02:11Parce que oui, nous sommes assurés.
02:13Mais absolument pas avec l'ampleur des dégâts que nous avons actuellement.
02:17Il faut arrêter.
02:19Vous avez minimisé.
02:20Maintenant, il faut passer à la caisse.
02:23Stop maintenant.
02:23Et là, maintenant, vous voyez, je n'ai jamais fait de reportage.
02:27Je n'ai jamais parlé.
02:28Là, maintenant, il faut montrer réellement ce qui se passe.
02:32Vous êtes sentie livrée à vous-même ?
02:34Abandonnée.
02:35Même pas livrée.
02:36Abandonnée.
02:37Vous voyez, quand vous avez, au bout du téléphone, et on vous dit limite,
02:42vous arrêtez de nous harceler, vous arrêtez d'encombrer le téléphone,
02:46qu'est-ce que je dois dire, moi ?
02:47Et qu'est-ce que je dois penser ?
02:49La prochaine fois, c'est quoi ?
02:50Je me défends par moi-même.
02:52Mais là, ça ne sera pas des barres.
02:54Donc, comprenez ce que vous voulez comprendre.
02:56Et on verra.
02:58Donc, il y a un moment donné, là, si rien n'est fait,
03:00si le Cornu n'annonce pas des mesures radicales, mais il n'y a pas de petites mesurettes, là.
03:07Là, il faut vraiment voir ce qui s'est passé.
03:09Ce serait quoi, les mesures radicales ?
03:10Couvre-feu.
03:11Là, aujourd'hui, pour assainir, finalement, tout ce qui est couvre-feu,
03:16on ne peut plus gérer ce type de personnes
03:21qui ont entre 13 ans et 18 ans et qui viennent, sans aucune impunité,
03:29venir casser tous les magasins.
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