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  • il y a 18 minutes
Laurent Nuñez a reconnu lundi "une perte de contrôle" des forces de l'ordre dans "certaines grandes villes" samedi lors de la journée de mobilisation contre la vie chère, émaillée de violences et de pillages. Le ministre de l'Intérieur a également indiqué que 350 personnes avaient été interpellées dimanche et dans la nuit. 

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Transcription
00:00Oui, on est rue Étienne Marcel actuellement. On constate effectivement les dégâts depuis ce matin.
00:04Il y a eu beaucoup de situations différentes, notamment des boulangeries parfois, des cafetiers également qui ont été touchés.
00:11Des choses qui sont assez surprenantes effectivement parce que lorsqu'on pense pillage, forcément on pense boutique,
00:16peut-être de luxe, en tout cas boutique où il y a la possibilité de piquer un certain nombre de
00:22choses, de voler, de dérober un certain nombre de choses.
00:25Je suis avec Asia, vous êtes la propriétaire ici du magasin Shinzo.
00:28On voit l'ampleur des dégâts depuis tout à l'heure. Comment est-ce que vous vous sentez depuis ce
00:33matin ?
00:34Vous me disiez que vous n'aviez pas vraiment réussi à fermer l'œil de la nuit.
00:37Alors non seulement je vous dirais que c'est anecdotique le fait de fermer l'œil.
00:41Aujourd'hui, moi je suis très, très, très, très en colère contre le pouvoir public.
00:48Le discours qu'on a entendu hier, il est pour moi inaudible.
00:54Il ne faut plus parler d'assurance. Oui, vous allez être remboursé par rapport aux assurances.
00:59Là, c'est l'État. Là, c'est l'État. Là, il y a un manquement qui est grave.
01:03Tout a été sous-estimé.
01:05Moi, je me suis vue téléphoner avec pas mal de nos voisins.
01:10Et vous savez ce qu'ils nous ont répondu ?
01:12Mais madame, arrêtez. Arrêtez de nous appeler.
01:15Alors, j'incrimine pas la police encore une fois.
01:17Mais arrêtez de nous appeler. Vous encombrez les lignes, madame. Arrêtez.
01:21Et moi, j'étais en corps à corps contre les gens qui voulaient pénétrer dans le magasin.
01:27Donc imaginez encore une fois comment on arrive dans notre société à ne plus pouvoir se défendre.
01:34Vous étiez ici pour revivre la scène ensemble.
01:36Vous étiez juste ici devant la porte d'entrée.
01:38Il y avait les pilleurs, les casseurs qui étaient là.
01:42Il y avait une barre métallique pour les repousser.
01:44Insuffisant. Parce que j'étais en infériorité nuérique, bien évidemment.
01:49Mais eux, en fait, ils agissent dès qu'on commence à faire nuit.
01:54Eh bien, vous les voyez arriver.
01:56Et c'est vrai que le dimanche, on a absolument sous-estimé leur capacité d'action.
02:02Et aujourd'hui, moi, ce que je demande, c'est que l'État prenne ses responsabilités,
02:07qu'ils mettent la main à la poche, qu'ils arrêtent de nous parler des assurances.
02:11Parce que oui, nous sommes assurés.
02:13Mais absolument pas avec l'ampleur des dégâts que nous avons actuellement.
02:17Il faut arrêter.
02:19Vous avez minimisé.
02:20Maintenant, il faut passer à la caisse.
02:23Stop maintenant.
02:23Et là, maintenant, vous voyez, je n'ai jamais fait de reportage.
02:27Je n'ai jamais parlé.
02:28Là, maintenant, il faut montrer réellement ce qui se passe.
02:32Vous êtes sentie livrée à vous-même ?
02:34Abandonnée.
02:35Même pas livrée.
02:36Abandonnée.
02:37Vous voyez, quand vous avez, au bout du téléphone, et on vous dit limite,
02:42vous arrêtez de nous harceler, vous arrêtez d'encombrer le téléphone,
02:46qu'est-ce que je dois dire, moi ?
02:47Et qu'est-ce que je dois penser ?
02:49La prochaine fois, c'est quoi ?
02:50Je me défends par moi-même.
02:52Mais là, ça ne sera pas des barres.
02:54Donc, comprenez ce que vous voulez comprendre.
02:56Et on verra.
02:58Donc, il y a un moment donné, là, si rien n'est fait,
03:00si le Cornu n'annonce pas des mesures radicales, mais il n'y a pas de petites mesurettes, là.
03:07Là, il faut vraiment voir ce qui s'est passé.
03:09Ce serait quoi, les mesures radicales ?
03:10Couvre-feu.
03:11Là, aujourd'hui, pour assainir, finalement, tout ce qui est couvre-feu,
03:16on ne peut plus gérer ce type de personnes
03:21qui ont entre 13 ans et 18 ans et qui viennent, sans aucune impunité,
03:29venir casser tous les magasins.
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