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  • il y a 5 heures
«Si l'État ne remet pas de l'ordre, ces scènes vont se multiplier», a déclaré Karima Brikh, journaliste, dans Punchline WE.

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Transcription
00:00Oui, on a quand même des images extrêmement fortes.
00:03C'est le début d'une forme d'insurrection.
00:05Et si l'État ne reprend pas, comme on dit, les rênes un peu
00:10pour essayer de remettre de l'ordre dans tout ça,
00:12en fait, ce sont des scènes qui vont se multiplier.
00:14Parce qu'avant, on voyait quelques prémisses de violence.
00:17Bon, il y avait des manifestations, on pouvait voir un peu de violence,
00:20mais ce à quoi on a assisté, ce sont des scènes de violence inouïe,
00:23de désordre inouïe et de défiance de l'État de façon assez inouïe aussi.
00:27Quand vous attaquez, non seulement les forces de l'ordre,
00:30il y a du personnel éducatif aussi qui a été attaqué.
00:34Quand on voit, par exemple, ce qui s'est passé à Limoges,
00:38on voit que ce sont des symboles non seulement de l'État, de la France.
00:41Il y a une forme de haine aussi de cette France.
00:43C'est une convergence de violence, mais une convergence de haine également.
00:47Donc, c'est extrêmement troublant.
00:49Et ce qui me frappe aussi, on parle de cette menace, de cette paix civile.
00:55Moi, c'est que je trouve, on parle des casseurs, on parle des pilleurs,
00:58on parle des émeutiers, on parle de groupes d'ultra-gauche, de black bloc.
01:03Mais on voit que la frontière, vous savez, cette étanchéité
01:07entre ces groupuscules qui étaient reconnus pour causer des exactions et des violences,
01:11eh bien, la frontière, elle est de moins en moins étanche
01:13entre cette fameuse délinquance d'opportunité
01:16où des gens qui se disent, finalement, c'est le bar ouvert, on peut y aller, allons-y.
01:21Ils ne sont pas nécessairement reliés à des groupes d'ultra-gauche.
01:24Et c'est ce qui fait qu'il y a eu des centaines et des centaines de personnes
01:27qui ont été interpellées.
01:28Donc, quand on parle d'insurrection, c'est que ça dépasse, justement,
01:32ces petits groupuscules.
01:33Il y a quelque chose de plus grave, de plus profond.
01:35Et ce qui encourage tout ça, je pense que ça fait des mois,
01:39particulièrement des semaines en particulier, mais des mois, sinon des années,
01:42cette complaisance à l'égard de ce discours sur la violence policière,
01:46comme si c'était autorisé, comme si le problème venait, finalement,
01:49de l'État, du capitalisme, nommé tout ce discours un peu
01:53qui vient de la gauche et de l'extrême-gauche,
01:56et notamment des LFI.
01:57Mais il y a une complaisance aussi au centre
01:59où on n'est pas capable de la nommer, cette violence,
02:02où il y a eu, finalement, une complaisance crasse
02:04qui fait en sorte qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a entendu?
02:07On a parlé du manque d'empathie des policiers,
02:09on a entendu parler que, finalement,
02:11c'est l'inversion des valeurs totales.

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