00:00Je n'entrerai pas dans la polémique. Je vous ai dit que demain, je voyais le ministre de l'Intérieur,
00:04que j'ai, avec Emmanuel Grégoire et le maire de Lyon, demandé un rendez-vous au Premier ministre pour être
00:09reçu.
00:09J'ai demandé au président de la République à être reçu.
00:12Ça n'est pas ma conception de la République. Ça n'est pas mon idée de la liberté dans ce
00:17pays.
00:17Dans ce pays, il y a un État de droit. L'État de droit doit être respecté.
00:23Il y a des libertés fondamentales qui doivent être respectées.
00:27L'ordre fait partie de l'État de droit. Le droit de manifester fait partie de l'État de droit.
00:34Ni l'un ni l'autre n'ont été respectés. Je ne comprends pas pourquoi on a fait de la
00:38police de la chaire à canon.
00:39Je ne comprends pas pourquoi on a fait des lycéens de la chaire à canon.
00:43À quoi on joue ? À quoi est-ce qu'on joue ? À avoir voulu se faire plaisir en
00:50voyant des affrontements
00:52entre manifestants et forces de l'ordre pendant qu'à 100 mètres derrière, il y avait des scènes de guérilla
00:58urbaine.
00:59Pendant que je voyais, avec les moyens de la police municipale, et je veux dire ce matin,
01:04que ce sont plus de 700 forces de marins-pompiers et de policiers municipaux qui ont été sur le terrain
01:11toute la nuit.
01:13L'État aura à dire ce qu'il a déployé. Encore une fois, je veux bien me faire entendre.
01:20Je ne veux pas ici que quelqu'un remette en cause l'intégrité de ce qu'ont pu faire les
01:26policiers nationaux et les gendarmes.
01:28La question, c'est comment est-ce qu'ils ont été employés ? À quel escient ils ont été employés
01:32?
01:32Pourquoi est-ce qu'ils ont été employés ou non employés de cette manière-là ?