00:00Monsieur le maire de Marseille, merci d'être avec nous, Benoît Payan.
00:04On a beaucoup de questions à vous poser et il est vrai tout à l'heure,
00:06quand on a appris les premières décisions, on verra si elles peuvent perdurer,
00:11puisqu'il y a évidemment des décisions de suite qui doivent être actées,
00:14de la suspension des transports pour le samedi, du couvre-feu élargi
00:19et de l'interdiction de manifester quel que soit le motif de cette manifestation,
00:24comment vous, le maire de Marseille, vous avez réagé ?
00:26Est-ce que vous êtes d'accord avec de telles décisions ?
00:28D'abord, je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose, pour tout vous dire.
00:31Je crois que le maintien de l'ordre, l'ordre républicain, l'État de droit,
00:34ne passe pas par la privation de liberté.
00:37Ramener l'ordre, et je crois qu'on a besoin de ça,
00:40est une chose qui passe par le respect des lois,
00:44par un nombre de policiers suffisant, formé, respecté,
00:49une mobilité, une doctrine, je crois qu'on a beaucoup parlé sur vos plateaux,
00:53de doctrine de maintien de l'ordre,
00:55qui doit être évidemment revue par rapport à ce qu'on a vécu.
00:59Priver une ville comme Marseille de transport,
01:02pas sûr et certain que ça fonctionne.
01:04Dire qu'on ne peut plus manifester,
01:06qui est un droit constitutionnel,
01:07je ne suis pas sûr non plus que ce soit exactement
01:10ce qui va empêcher des casseurs,
01:11qui ne sont pas des manifestants.
01:13Un casseur, c'est un voyou.
01:16Un casseur qui détruit une mairie,
01:18qui s'en prend à des policiers,
01:20qui s'en prend à des pompiers,
01:22qui s'en prend à des biens publics,
01:23qui ne s'est pas un manifestant.
01:24Alors c'est de l'autoritarisme de telle mesure ?
01:28Non, c'est quelque chose qui n'a pas de sens.
01:29Moi, je ne veux pas qualifier...
01:30Qui n'a pas de sens ?
01:32Disons que ça n'est pas efficace.
01:34Voilà, je crois que si on veut être efficace,
01:36il faut utiliser les moyens en notre possession
01:39pour pouvoir maintenir l'ordre.
01:42Ce n'est pas y'en c'est un...
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