00:00Mais ce n'est pas vivable, monsieur, d'avoir un commerce dans ces situations-là.
00:06Ce n'est pas vivable. On ne peut pas continuer comme ça.
00:09On est au bord de la guerre civile, il faut le comprendre.
00:12Vous avez eu vos collègues commerçants, on sent votre émotion, Nicole-Richard-Lespérenne, on la comprend.
00:18Justement, est-ce que vous avez pu avoir les commerçants marseillais, peut-être, au téléphone, très tôt ce matin ou
00:24dans la nuit ?
00:25On a un WhatsApp, on communique, on communique au travers d'un WhatsApp.
00:29Mais vous ne pouvez pas vous... On est entre l'abattement et la révolte.
00:34Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:35Quand vous arrivez chez vous, que vous voyez que tout a été pillé, il y a des magasins qui sont
00:39vides, au-delà des débris, des vitrines.
00:43On les a vus entrer en direct dans les vitrines.
00:46Des commerçants qui sont autour de chez moi, à coups de pied, ils ont défoncé les vitrines, à leur tomber
00:52dessus, ça ne fait rien.
00:52Ils entraient quand même, ils prenaient, ils faisaient leur marché.
00:55On a vu la boutique Boulanger qui est à 50 mètres de chez moi.
00:58Ils partaient tous avec des casseroles, avec des téléviseurs.
01:01Mais comment on peut supporter ça ?
01:03Merci.
01:03Merci.