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00:00Europe 1 matin, 6h, 9h, Maëlle Laurent.
00:04Europe 1, il est 7h30, bienvenue à vous qui nous rejoignez à la une de l'actualité de ce dimanche.
00:09La mairie de Limoges brûlait l'hôtel de ville de Marseille vandalisé.
00:13Des commerces pillés, des voitures brûlées au lendemain de cette journée de mobilisation.
00:16Le bilan des émeutes urbaines est conséquent.
00:191200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés.
00:23Tous les détails dès le début de votre journal.
00:25Des restaurateurs, des commerçants victimes ou témoins de ces violences.
00:29Certains ont dû protéger leur établissement pour éviter le pillage.
00:32D'autres ont dû évacuer leurs clients pour les protéger.
00:34Europe 1 est allé à leur rencontre.
00:36Et puis face à ces violences extrêmes, les maires des grandes villes demandent à être reçus par le Premier ministre.
00:41Ils demandent des comptes et des moyens supplémentaires.
00:43C'est le cas notamment de Benoît Payan, le chef de la municipalité marseillaise qui a vu sa mairie vandaliser.
00:49Enfin, autres victimes de ces violences, les manifestants eux-mêmes.
00:51800 000 étaient mobilisés pour exprimer leurs revendications.
00:54Mais au lendemain de ces manifestations, leurs messages ont été totalement éclipsés par les casseurs.
01:00La tendance météo est telle la fronte.
01:01Eh bien, dynamique quasi identique ce matin à hier avec ce fait marquant.
01:04L'automne au thermomètre qui s'installe.
01:06Couvrez-vous bien, ça surprend.
01:07Bulletin complet après les informations.
01:09Europe 1
01:11Le journal de 7h30 sur Europe 1 avec Pierre Vesque.
01:14Bonjour Pierre.
01:14Bonjour Noël, bonjour à tous.
01:16La France se réveille avec une sacrée gueule de bois ce matin.
01:19Cette journée de mobilisation contre la vie chère a tout simplement tourné au fiasco.
01:24550 000 manifestants comptabilisés en toute la France par le ministère de l'Intérieur.
01:28800 000 selon les organisateurs.
01:30La convergence des luttes souhaitées par certains ont été balayées par les casseurs.
01:34Mairie en flamme ou saccagée, office de touristes parti en fumée, magasins pillés.
01:39Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées.
01:42Jean-Baptiste Marti.
01:43Oui, près de 1200 arrestations dont une bonne partie rien qu'à Paris.
01:47Selon les informations d'Europe 1, plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés dans les rues de la capitale.
01:53Des émeutiers dont le profil commence à se dessiner comme l'explique le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
01:59La très grande majorité d'entre eux sont des majeurs.
02:02On est loin de l'appel à manifester du mouvement lycéen.
02:05A Paris, 90% des interpellés ont 18 ans ou plus.
02:09Des jeunes hommes pour beaucoup proches de la mouvance d'ultra-gauche selon le ministre de l'Intérieur.
02:14Il y avait des anarcho-autonomes, il y avait des antifas, il y avait des mouvements de l'extrême-gauche
02:18radical.
02:19Des syndicats étudiants qui n'hésitent pas à parfois faire le coup de poing.
02:22Je pense que le point levé ça vous parle, la révolution permanente ça vous parle.
02:25Ces structures-là étaient présentes.
02:26Selon plusieurs sources policières, parmi les interpellés aussi, des jeunes émeutiers venus de banlieue.
02:32Ils ont profité de la situation de chaos pour participer au pillage de certains magasins.
02:37Et puis de nombreux blessés côté policier, près d'une cinquantaine.
02:41Un lourd bilan donc et des scènes de violences inédites selon un CRS mobilisé hier sur le terrain.
02:46Jean-Baptiste Marty du service police-justice d'Europe.
02:49Dans la capitale, derrière ce paysage de désolation, des vies sont bouleversées.
02:54Des restaurateurs, des commerçants ont perdu leur outil de travail en seulement quelques minutes.
02:57Arthur, patron d'une brasserie, décrit les scènes de violences dont il a été témoin.
03:02On sent tout le désespoir de cet homme.
03:04Il s'est exprimé au micro de Caroline Baudry pour Europe 1.
03:06C'est impressionnant, ça partait de tous les côtés.
03:09Ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient ramasser, ils balançaient sur les forces de l'ordre.
03:12Ils ont pris des vélos pour faire des barrages.
03:14Ils ont foutu le feu à tout un tas de vélos en libre-service qui ont complètement explosé avec les
03:19batteries.
03:20Ils ont rentré la boutique de meubles juste en face.
03:23Ils ont pris le canapé.
03:23À un moment, ils l'ont balancé dans le feu.
03:25On a passé un coup de balai.
03:26On a retrouvé des pavés, des boulons.
03:28Là, ce n'était pas des manifestants.
03:29C'était juste des gens qui avaient envie de casser.
03:32C'est de la violence gratuite, sans raison, juste comme ça.
03:36Pour la première fois, j'ai vu les forces de l'ordre à l'œuvre vraiment en face.
03:39Et je me dis, ils ne méritent pas ce qu'ils se prennent dans la tête pour nous protéger.
03:42J'avais vraiment de la peine pour eux.
03:43Parce que moi, je sais que je ne le ferai pas.
03:45Le maire de Paris a vivement réagi.
03:47Des rues entières ont été méthodiquement ravagées, déplore-t-il.
03:51Emmanuel Grégoire tient à faire la différence entre le mouvement social et des casseurs
03:56pour lesquels il n'y a aucune indulgence.
03:57À Marseille, c'est le même sentiment de désastre qui domine ce matin.
04:01La mairie de la ville a été vandalisée.
04:02La canobière est aussi victime de casseurs, de pilleurs.
04:05Le maire de la ville, Benoît Payan, assure avoir été obligé de demander des renforts
04:10auprès du président de la République pour protéger sa commune.
04:13Cyril Delamorinerie, de nombreux manifestants ont réussi à entrer dans ce bâtiment hautement symbolique.
04:19Oui, plusieurs dizaines d'individus ont réussi à pénétrer brièvement à l'intérieur de l'hôtel de ville de Marseille.
04:24Ils ont enfoncé la grande porte à l'aide de barrières et de barres de fer.
04:27En criant « C'est la révolution, on prend la Bastille ».
04:35Dans le hall d'entrée, un buste de Marianne, symbole de la République, a été renversé.
04:39Plusieurs murs ont été tagués.
04:41Le maire de Marseille a échangé avec le président de la République et a obtenu des renforts de police.
04:46Benoît Payan ne décolère pas contre ces individus qui ont saccagé sa mairie.
04:50Il faut, et je le demande d'ailleurs, la plus grande sévérité face à celles et ceux qui ne sont
04:54pas là pour manifester,
04:55qui n'ont aucune revendication, mais qui ne veulent faire que le mal autour d'eux.
04:59Ce sont des abrutis, des imbéciles, des voyous.
05:02Dans le centre-ville de Marseille, 30 à 40 magasins ont été vandalisés.
05:06Et une violence également dénoncée par Damien Gilet Jaune, venu manifester contre la Vichère, mais certainement pas pour casser.
05:12Cette violence, on ne veut pas l'avoir.
05:14Ce n'est pas notre délire.
05:15Nous, on veut vraiment fédérer, rassembler le maximum de personnes et que ça se passe le mieux possible, qu'on
05:19soit des millions dans la rue.
05:20Et selon le préfet de la région PACA, Jacques Witkowski, il y a eu 7 à 8000 émeutiers qui ont
05:25sévi à Marseille.
05:26Cyril Delamorinerie pour Europe 1.
05:27Le ministre de l'Intérieur est mis en cause par le maire de Marseille, qui dénonce un manque d'effectifs
05:32à l'Ouel à Cité Fossaine.
05:33Des accusations réfutées par Laurent Nunez, le locataire de la place Beauvau précise qu'il s'est expliqué avec Benoît
05:39Payan et Sébastien Lecornu par téléphone.
05:41Et puis même scénario de violence dans autres grandes villes de France, notamment Lyon.
05:45Sur place, certains commerçants ont dû rester sur le qui-vive toute la nuit pour protéger leurs établissements.
05:50C'est le cas de ce patron d'une boutique de vêtements de luxe.
05:52Grâce à son intervention, il a échappé de peu à une tentative de pillage.
05:56Témoignage recueilli par Noémie Loisel, correspondante d'Europe 1 à Lyon.
05:59Au moins une dizaine d'individus avec une barre de fer pour essayer de me casser la vitrine.
06:04J'étais à l'intérieur de la boutique et quand j'ai vu ça, je suis sorti à leur croix
06:07après.
06:08Ils sont partis en courant, donc ils ont laissé la barre par terre.
06:11Et donc si jamais j'étais pas là, ils me dépouillaient la boutique.
06:14Je restais toute la nuit parce qu'ils attendaient une chose, c'est que je ferme la boutique.
06:17Il y a une bonne partie des manifestants qui sont là juste pour casser, pour piller les gens en fait.
06:21J'ai l'impression de vivre une guerre civile.
06:23J'ai des voisins, des clients qui me donnent un coup de main pour sécuriser la boutique.
06:25Nous on est là pour essayer de vivre, de survivre, parce que c'est compliqué déjà le commerce.
06:29Avec tout ce qui se passe, tout ce qu'on a subi, entre le Covid, les gilets jaunes,
06:34avec tout ça qui se rajoute, c'est la catastrophe.
06:36Place Belcourt, toujours dans la capitale des Gaules, l'office de tourisme a tout simplement été brûlé,
06:41parti en fumée sous le regard désemparé de certains riverains.
06:44A Saint-Etienne, un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière lancée par les forces de l
06:49'ordre.
06:49Selon les premiers éléments de l'enquête, il aurait ramassé à la main le projectile.
06:53Et puis en fin de soirée, le Premier ministre s'est rendu et venu saluer les forces de l'ordre
06:57en compagnie du ministre de l'Intérieur et du préfet de police de Paris.
07:00Il s'est ensuite exprimé à la presse et après cette journée de violence,
07:03il appelle les Français à choisir leur camp.
07:06Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre,
07:09de celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois.
07:12Soit on est du côté des casseurs, fin de citation.
07:15Et du côté de l'opposition, on est particulièrement accusateurs, accusateurs des forces de l'ordre
07:20qui seraient à l'origine de ce chaos.
07:22Jean-Luc Mélenchon en tête, le leader insoumis déclare sur X dans Paris,
07:25le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos.
07:27Les chefs ne savent plus quoi faire, la troupe a peur et se déchaîne.
07:31Sandrine Rousseau, députée écologiste, met en cause, elle aussi les forces de l'ordre
07:35qu'elle juge responsable des violences.
07:37Allez, une note d'espoir pour terminer le journal, elle nous vient du Vatican.
07:40Le pape Léon XIV a quitté l'hôpital sous les applaudissements.
07:43Le visage serein, le pape de 71 ans a salué les dizaines de personnes réunies devant l'hôpital
07:49avant de monter en voiture direction le Vatican.
07:51Mais derrière cette image rassurante, cette épreuve a-t-elle marqué son pontificat ?
07:55La réponse du père Arnaud Allibert, rédacteur en chef à la Croix.
08:00C'était assez exceptionnel de le voir sortir à pied comme il était rentré à pied,
08:04prenant le temps même de s'attarder auprès des personnes malades.
08:08La suite de son pontificat, il est un peu trop tôt pour dire
08:11si elle sera durablement marquée par cette maladie.
08:14A court terme, son programme est allégé, mais son médecin personnel est favorable
08:21à ce qu'il maintienne son voyage en Amérique du Sud.
08:26On sait qu'il est très attaché à la perspective de retourner au Pérou
08:29et puis de faire un petit périple de 11 jours en Amérique du Sud.
08:35La seule question qui se pose, c'est est-ce qu'il pourra monter dans cette étape prévue à 3500
08:40mètres d'altitude ?
08:42Là, il est peut-être encore trop tôt pour le dire.
08:45Arnaud Allibert, rédacteur en chef à la Croix.
08:47Merci Pierre Vesque, c'était votre journal.
08:49On vous retrouve dans une heure.
08:50D'ici là, un nouveau point sur la météo.
08:52C'est avec vous Estelle Lafon.
08:54Estelle, l'automne frappe à la porte ce matin.
08:56Oui, encore une fois, c'est particulièrement nuageux et humide entre l'Alsace et les Pyrénées
09:00avec une pluie assez continue encore de nouveau du côté des Pyrénées
09:04et un petit peu plus sur la frange est ce matin.
09:06On va avoir aussi quelques éclatements orageux du côté de la Côte d'Azur.
09:10Sur la moitié nord, le long de l'Atlantique également, c'est là que les conditions sont les plus agréables
09:14aujourd'hui.
09:15Un grand et beau soleil, mais aussi les conditions les plus fraîches.
09:18Le thermomètre nous fait bien comprendre que nous sommes le 18 octobre.
09:21Je vais revenir à la fin de mon bulletin sur les valeurs.
09:23On a une exception quand même à ce beau temps du côté de la Manche,
09:26encore au même endroit entre le Pas-de-Calais et la Normandie,
09:28avec pas mal de vent, un temps assez agité, de la pluie qui peut aussi tirer vers la Bretagne
09:33d'ici la deuxième partie de journée.
09:34Et puis enfin, côté sud-est où le temps était plutôt clément hier.
09:38Aujourd'hui, les nuages ont gagné la partie.
09:40On a davantage de pluie qui va toucher le sud des Alpes et le Var dans la deuxième partie de
09:45journée.
09:45Donc, je le disais, fait notable, ce sont les températures qui nous montrent
09:48de quel bois l'automne se chauffe.
09:50En l'occurrence, on ne met pas de bois puisque là, il fait vraiment très très frais ce matin.
09:54Vous avez tout juste 3 degrés à Reims, 5 degrés pour Charleville-Mézières,
09:573 et Beauvais, 6 degrés pour Chartres, Rennes et Amiens,
10:017 à Paris, La Rochelle, Poitiers et Épinal,
10:038 degrés pour Mande et Lorient,
10:059 à Biarritz-Tarbes et Boulogne-sur-Mer,
10:0810 pour Brive-la-Bagaillarde et Toulouse,
10:0912 à Nîmes et Montpellier,
10:1113 à Manosque et Marseille,
10:1214 pour Perpignan et 17 pour Toulon.
10:14Il est temps de ressortir les mentaux.
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