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00:11Bonsoir à toutes et à tous, ravis de vous retrouver dans le carrefour du soir sur Médien TV.
00:16Au programme ce soir, la formation du nouveau gouvernement marocain.
00:21Quels équilibres entre les partis, quelle place pour les femmes mais aussi pour les jeunes
00:25et quel profil pour porter les prochains chantiers.
00:30Nous en parlerons avec Abdellatif Komat, professeur universitaire et analyste politique.
00:35Également au programme ce soir, la viande rouge et ses prix.
00:38Pourquoi les importations ne suffisent-elles pas à faire baisser la facture ?
00:43Nous en parlerons avec Bouaz Zakhirati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur.
00:50Puis dans le monde en question, direction le nord de l'Ethiopie avec Papa Al-Younsar au Tigré.
00:56La situation fait craindre une nouvelle escalade.
00:58Pourquoi la paix reste-t-elle aussi fragile ? Nous prendrons le temps de comprendre.
01:04A mes côtés également, comme tous les soirs, Sarah Hamni, Nasseruddin, Unaïn et Nargis Bachiri.
01:10Bonsoir à vous trois.
01:12Bonsoir.
01:13Alors Nasser, on vous retrouve tout à l'heure pour votre éclairage économique.
01:17Aujourd'hui, Nasser capture le Maroc et le nouveau gouvernement parce que gouverner ensemble, Nasseruddin, c'est aussi s'accorder
01:24sur ses ambitions économiques.
01:26C'est bien ça ?
01:26Oui, c'est l'enjeu du futur programme gouvernemental.
01:28Il va falloir trouver des compromis entre les différents partis.
01:31On verra quelques points de divergence et aussi de convergence.
01:34Merci Nasser.
01:35Sarah, sur les réseaux sociaux, tout semble à première vue vrai.
01:39Encore faut-il avoir conscience de ce qu'on nous montre.
01:43Au programme ce soir, Selma, on va revenir sur une photo qui circule sur les réseaux sociaux encore une fois.
01:49On y voit un énorme rassemblement à l'occasion du dernier match de Messi.
01:52On va voir si la photo est véridique ou non.
01:56Merci beaucoup Sarah.
01:57A tout à l'heure.
01:58Et comme chaque soir, nous terminerons avec Nargis Bachiri et le Zoom Sport Nargis sur les réseaux sociaux.
02:05Les performances se commentent, les champions se racontent.
02:09Jusqu'où ces plateformes changent-elles la donne, Nargis ?
02:11Des millions de followers, des likes par milliers, mais aussi des insultes en un seul clic.
02:16Plus que de simples vitrines, les réseaux sociaux sont devenus de véritables outils d'influence et de business
02:22pour les sportifs de haut niveau.
02:24Merci beaucoup Nargis et on vous retrouve également pour le JT Sport un petit peu plus tard.
02:28Merci.
02:28Voilà, vous connaissez l'équipe, vous avez le programme.
02:31Place à présent au titre de votre journal.
02:34Sa Majesté le Roi Mohamed VI a présidé ce vendredi au Palais Royal de Rabat
02:38la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement de Fatima Zahra El Mansouri.
02:47Sous la présidence effective de la princesse Lalla Mriem,
02:50l'Observatoire national des droits de l'enfant, a lancé ce vendredi à Rabat
02:54le dispositif national d'éradication du travail des enfants.
02:58Un dispositif destiné à accompagner chaque enfant du retrait du travail à sa réintégration.
03:07Ce n'est pas le moment de cesser d'aider l'Ukraine ou de lever les sanctions contre la Russie.
03:12C'est ce qu'ont affirmé ce vendredi à Bruxelles les deux principaux dirigeants de l'Union européenne
03:17aux côtés de Volodymyr Zelensky.
03:19Le président ukrainien plaide pour un soutien réaffirmé de ses alliés européens réunis en sommet.
03:42A la une de l'actualité, ce vendredi, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a présidé aujourd'hui au Palais
03:47Royal à Rabat
03:48la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement.
03:52Fatima Zahra El Mansouri est donc chef du gouvernement.
03:56Abdel Wafi, Laftit, Nasser Bourita, Abdel Latif, Wahbi, Ahmed, Taufiq, Nizar Baraka,
04:04Riyad, Mzzour, Mehdi, Ben Saïd, Azdin, El Midaoui et Abdel Samad Qiyouh
04:08gardent leur portefeuille ministériel.
04:11Hassan Tariq est désigné secrétaire général du gouvernement.
04:16Fouzil Gja'a, ministre de l'économie, des finances et de la performance publique.
04:26Nabil Ben Abdullah, ministre de l'éducation nationale, du pré-scolaire, de la formation professionnelle et de la qualification.
04:36Younes Bjijou, ministre de la santé et de la protection sociale.
04:43Khalid Hatimi, ministre de l'agriculture, de la pêche maritime et de la souveraineté alimentaire.
04:52Sharafat Afaylal, ministre de l'énergie, des mines et du développement durable.
04:58Abdel Rahim Shahid, ministre de l'emploi et du dialogue social.
05:02Samir Belfki, ministre de l'aménagement du territoire national, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de
05:09la ville, porte-parole du gouvernement.
05:13Ahmed Rahou, ministre de l'intelligence artificielle, de la transformation numérique et de la réforme de l'administration.
05:21Jelal Sharaf, ministre du tourisme, de l'artisanat et de l'économie solidaire.
05:28Najwa Koukous est désigné ministre de la famille, du développement social et de l'égalité.
05:34Et à cette occasion, les membres du gouvernement nouvellement nommés ont prêté serment devant sa majesté le roi Mohamed VI.
05:46Je vous propose d'ailleurs d'écouter la déclaration de la chef du gouvernement, Fatima Zahra El Mansouri.
05:52Nous avons été honorés aujourd'hui de la nomination de sa majesté le roi, que Dieu l'assiste, des membres
06:00du gouvernement.
06:02C'est un gouvernement qui se compose de quatre partis politiques qui ont un référentiel proche et qui ont des
06:10programmes qui convergent.
06:13Et de cela, nous avons pu mettre en place un programme gouvernemental ambitieux, responsable, fort, empli de solutions pour les
06:24citoyennes et citoyens de ce pays,
06:26tel que nous l'avons ressenti lors des campagnes électorales.
06:30Les Marocains attendent de l'impact sur leur vie quotidienne, l'impact sur l'emploi, sur le pouvoir d'achat.
06:38Un certain nombre de problématiques, mais aussi un gouvernement qui est en mesure de relever les défis importants que nous
06:44a tracés sa majesté lors de ses derniers discours,
06:47notamment celui de l'ouverture du Parlement.
06:49C'est un gouvernement aussi, en plus de l'expertise qu'il apporte, il y a une forte représentation de
06:56la femme et de la jeunesse,
06:58parce que plus sensible aux problématiques qui sont les problématiques de notre société, des femmes et des jeunes.
07:05C'est un gouvernement qui porte l'optimisme.
07:10Sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohamed VI et sous la présidence effective de la princesse Lalla
07:16Meryem,
07:17l'Observatoire national des droits de l'enfant a lancé aujourd'hui à Rabat le dispositif national d'éradication du
07:23travail des enfants.
07:25Le dispositif assure une prise en charge globale et individualisée de chaque enfant concerné,
07:31depuis son identification et son retrait du travail jusqu'à sa réintégration, avec un soutien personnalisé de sa famille.
07:39Ce dispositif national renforce la coordination entre les acteurs institutionnels et associatifs
07:45et vient répondre aux principales limites des mécanismes existants,
07:49avec notamment une continuité de la chaîne d'intervention, un ciblage sectoriel et géographique,
07:55un dossier individuel et enfin un soutien économique à la famille à compter du jour de retrait.
08:05En exécution des hautes instructions royales, Abdeltaïf Lodi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement
08:13chargé de l'administration de la défense nationale, a reçu aujourd'hui une délégation du Congrès américain
08:19conduite par le congressman Mike Rogers, président de la commission des forces armées,
08:25de la chambre des représentants, en visite de travail dans le royaume.
08:29Les deux responsables ont passé en revue l'état de la coopération dans le domaine de la défense,
08:35marqué notamment par la signature en avril dernier de la feuille de route de coopération militaire,
08:402026-2036, la tenue régulière du comité consultatif de défense,
08:45l'échange fréquent des visites des hauts responsables et enfin l'organisation conjointe de l'exercice annuel d'envergure,
08:51African Lion, qui représente aujourd'hui un levier majeur de réussite,
08:57servant l'interopérabilité des forces armées des pays participants et notamment africains.
09:06Direction l'Arabie saoudite à présent, nouvelle série d'interceptions dans le ciel saoudien.
09:10La coalition menée par l'Arabie saoudite annonce ce vendredi avoir intercepté plusieurs missiles et drones
09:17au-dessus de Riyad et d'autres régions du royaume.
09:21Cette annonce intervient au lendemain d'une condamnation ferme du Conseil de sécurité des Nations Unies
09:26face à la multiplication des attaques des outils contre le territoire saoudien.
09:31Dans une déclaration de sa présidence, le Conseil de sécurité condamne avec la plus grande fermeté
09:37ces attaques, notamment celles visant des infrastructures aériennes, civiles et énergétiques,
09:43qui ont fait plusieurs morts et blessés.
09:45Ces membres réaffirment leur solidarité avec l'Arabie saoudite
09:48et reconnaissent son droit à la légitime défense conformément aux droits internationaux.
09:53Le Conseil dénonce également les attaques et les menaces persistantes des outils
09:57contre la navigation commerciale en mer Rouge et dans le détroit de Bebel Mendeb.
10:04L'aéroport international Kinkraled de Riyad, pris pour cible à 20 reprises depuis le début du mois d'octobre,
10:11c'est ce qu'affirme Turki El Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen.
10:17Lors d'une conférence de presse, il est revenu sur la multiplication des attaques outils
10:21contre les infrastructures saoudiennes. On l'écoute.
10:30Les Houthis doivent immédiatement mettre fin à toutes leurs opérations terroristes visant les civils,
10:37les infrastructures civiles, notamment les aéroports, les ports, les installations pétrolières
10:42et les infrastructures essentielles.
10:43Ces dernières années, les forces de la coalition ont mené des opérations militaires
10:48ciblant les capacités et les éléments des Houthis, tout en préservant les ressources du peuple yéménite
10:53et en évitant que les civils et les infrastructures civiles ne subissent des dommages collatéraux.
11:05À Bruxelles, les Européens resserrent les rangs autour de l'Ukraine.
11:10Mais derrière cette unité affichée, les incertitudes grandissent sur l'avenir du soutien américain.
11:16Entre l'intensification des frappes russes, les besoins militaires urgents de Kiev
11:21et sa dépendance aux technologies américaines, Volodymyr Zelensky fait face à plusieurs défis.
11:27Le point avec Dinamrini.
11:29À Bruxelles, l'heure est à la solidarité avec Kiev,
11:33mais aussi à la prise de conscience des dépendances stratégiques européennes.
11:38Réunis en sommet, les dirigeants de l'Union européenne ont accueilli Volodymyr Zelensky,
11:44venu réclamer un soutien militaire renforcé face aux attaques russes.
11:48Missiles intercepteurs, munitions et protections des infrastructures énergétiques,
11:54les besoins ukrainiens restent urgents.
11:56De son côté, Donald Trump appelle Moscou et Kiev à cesser cette guerre.
12:03Je veux que cette guerre s'arrête.
12:05Je veux que Zelensky arrête et je veux que Poutine arrête aussi.
12:08Si Zelensky s'attaque à nouveau aux raffineries, tout ce qu'il fait, c'est faire grimper les prix mondiaux
12:13du pétrole.
12:14Et il le fait très bien.
12:15Je trouve cela honteux.
12:16Il y a beaucoup d'autres cibles qui ne doivent pas être touchées.
12:19Il existe de nombreuses autres cibles qu'ils peuvent viser.
12:23Mais lorsqu'on s'attaque aux raffineries qui produisent du gasoil, dont nous avons besoin et dont le monde entier
12:28a besoin,
12:29on ne rend pas service au monde.
12:32Une autre fragilité s'impose au cœur des discussions,
12:36celle des communications satellitaires, essentielles aux opérations militaires sur le terrain.
12:41Les récentes restrictions du réseau militaire Starshield, exploitées par SpaceX,
12:46ont ravivé les inquiétudes de Kiev.
12:51Notre priorité, c'est avant tout de répondre aux besoins énergétiques.
12:55C'est le premier point, notre ordre du jour.
12:57Bien sûr, nous voulons mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible,
13:00mais nous ne voyons aucun signe de la part de la Russie indiquant qu'elle est prête à y mettre
13:04fin.
13:08Sur le plan politique, le message des 27 se veut sans ambiguïté.
13:13Le soutien à l'Ukraine doit se poursuivre.
13:19Notre message au président Zelensky est très simple.
13:22Le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine reste aussi fort que jamais.
13:25Ce n'est pas le moment de cesser de soutenir l'Ukraine,
13:28ni d'alléger les sanctions contre la Russie.
13:30C'est maintenant qu'il faut renforcer notre soutien.
13:36Pour l'Ukraine, l'enjeu est désormais de préserver l'appui européen,
13:41tout en faisant face aux incertitudes sur l'engagement américain.
13:46Une mise en garde sans détour du secrétaire général des Nations Unies.
13:51Pour Antonio Guterres, subventionner les énergies fossiles revient à subventionner le suicide.
13:58Une déclaration faite à Erevan, en Arménie,
14:00à quelques jours de l'ouverture de la COP17 consacrée à la biodiversité.
14:05Le chef de l'ONU dénonce les conséquences des hydrocarbures
14:08sur le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité.
14:13Il appelle les États à accélérer la réduction des subventions
14:16aux activités néfastes pour la nature.
14:18Un engagement pris dès 2022, mais dont la mise en œuvre reste insuffisante.
14:24Les progrès accomplis seront justement au cœur des discussions de cette COP17
14:28qui s'ouvre lundi en Arménie.
14:34Au Maroc, une opération financière d'envergure a été annoncée hier.
14:39Le groupe hôtelier Pical Batros a conclu un accord de financement
14:43de 250 millions de dollars avec la Société financière internationale
14:48et Atijari Wafa Bank.
14:50Opération présentée comme la plus importante,
14:52jamais soutenue par IFC dans le secteur hôtelier marocain.
14:56250 millions de dollars qui vont permettre au groupe
15:00de financer des acquisitions, des rénovations
15:03et la modernisation d'établissements à Casablanca, à Marrakech et à Gadir.
15:08Financement qui devrait contribuer à la création de 7500 emplois directs et indirects.
15:18Une voiture capable de s'envoler dans les airs.
15:21Elon Musk veut faire entrer l'automobile dans une nouvelle dimension.
15:25Le patron de Tesla a dévoilé jeudi soir au Texas son nouveau Roadster,
15:30un véhicule futuriste équipé de propulseurs inspirés des technologies spatiales de SpaceX.
15:36Devant un parterre d'invités, la démonstration avait des allures de films de science-fiction.
15:42Sans pilote à bord, le véhicule s'était lancé depuis nos rampes
15:46avant d'effectuer un tonneau complet dans les airs.
15:49Il a ensuite retrouvé le sol sur ses quatre roues grâce à un système du rétro-propulseur.
15:55Une spectaculaire démonstration technologique pour Elon Musk
15:58qui entend repousser les limites de l'automobile traditionnelle.
16:05Place à présent à notre invité, Abdelatif Komat.
16:20Bonsoir M. Komat.
16:23Bonsoir.
16:24M. Komat, ma première question concerne les membres des gouvernements.
16:29Forcément, 32 membres, 4 parties représentées,
16:33des ministres reconduits et de nouveaux entrants.
16:36Quelle lecture d'ensemble faites-vous de cette équipe, tout d'abord ?
16:42Oui, en fait, c'est une continuité en partie,
16:45mais également il y a une nouvelle équipe qui a rejoint des anciens ministres.
16:50Mais je crois qu'au-delà des personnes,
16:53c'est beaucoup plus la conception ou l'architecture de ce gouvernement
16:57qui interpelle et qui nous pousse justement à analyser
17:01au niveau de ses fondamentaux, de ses objectifs.
17:04Ce qui est remarqué, c'est en fait une architecture orientée résultat.
17:08Ça, c'est très important et on peut revenir en détail de ce volet-là,
17:13mais également, en fait, une architecture orientée,
17:19je dirais complémentarité sectorielle.
17:21Donc, il y a un souci de convergence et de complémentarité.
17:26Et puis, également, il y a un souci très important,
17:28c'est d'intégrer les enjeux et les défis du Maroc émergent.
17:32Donc, il y a fait de nouveaux enjeux pour le Maroc dans les prochaines années.
17:36Et je crois qu'il y a un souci d'intégrer comme priorité ces enjeux.
17:40Je crois que ce sont des aspects très, très importants
17:44parce que l'architecture a connu une modification qu'il faut révéler.
17:50Et Fatima Zahra El Mansouri doit diriger une équipe
17:52qui comprend des responsables politiques, expérimentés, comme vous le disiez,
17:56et plusieurs personnalités maintenues à des postes clés.
18:00Alors, quel levier cette composition lui donne-t-elle
18:03pour affirmer son autorité, mais aussi pour imprimer sa marque ?
18:08En fait, il y a une cohérence, tout d'abord, bien sûr,
18:10le nombre limité de partis politiques.
18:12Donc, on en a quatre avec une structure, en fait, qui est la coute-là,
18:16donc qui, en fait, aujourd'hui réunit par un certain nombre de principes
18:21et également de fondements historiques.
18:23Donc, ça devrait faciliter la coordination.
18:26Et puis, je dirais qu'il y a une feuille de route,
18:28qu'il y a des orientations également stratégiques, royales,
18:31qui, dans les dernières, ont été révélées dans le cadre du discours
18:34de Sa Majesté à l'ouverture du Parlement.
18:37Donc, il y a des orientations stratégiques
18:39sur lesquelles, certainement, le gouvernement va s'atteler.
18:43Et ce qui est, en fait, qui sort un peu de cette organisation,
18:47de cette structuration, c'est, comme je disais tout à l'heure,
18:51c'est la recherche tout d'abord de l'efficacité.
18:53Lorsqu'on voit le ministère de l'Économie et des Finances
18:55qui intègre la performance publique, c'est très important
18:59parce qu'il faut le rappeler, le Maroc est un pays grand investisseur,
19:03notamment l'investissement public.
19:04On part de plus de 380 milliards de dirhams.
19:08Mais, en fait, le débat a été toujours sur le retour
19:11de cet investissement, sur l'impact en termes de création
19:14des richesses et d'emplois.
19:16Et donc, l'efficacité en matière de politique publique
19:19est très, très recherchée et très requise.
19:22Nous avons également relevé l'extension du ministère du Commerce
19:26et de l'Industrie à tout ce qui est investissement
19:27et également l'inclusion économique.
19:30Là également, je dirais, c'est une convergence qui est souhaitable
19:34parce qu'il y a un lien très fort entre, justement,
19:37l'investissement, le commerce et l'efficacité.
19:40Très bien.
19:41On va aller dans le détail, mais parlons d'abord des équilibres.
19:44C'est important.
19:45Quand on regarde les responsabilités attribuées à chacun,
19:49est-ce qu'on retrouve le rapport de force électoral
19:52ou davantage une logique de compromis entre partenaires ?
19:56En fait, il y a les deux parce que le nombre de postes ministériels
20:00évolue et varie en fonction, bien sûr, de la place
20:03sur l'échiquier électoral des partis politiques.
20:06Il n'y a pas une différence très grande,
20:08mais je crois que ce n'est pas un enjeu numérique,
20:11c'est beaucoup plus un équilibre
20:12parce que ce qui est recherché, c'est la convergence,
20:15c'est la cohérence entre les parties de la majorité
20:18et puis des affinités entre les personnalités
20:20et les responsabilités qu'ils auront à assurer.
20:23Moi, je crois que c'est un bon départ en termes de recherche
20:26de cet équilibre, de cette cohérence, de cette continuïté.
20:29Et donc, moi, je crois que l'équilibre,
20:31il est relativement sur le plan numérique,
20:34mais surtout au niveau des portefeuilles,
20:36de la configuration des différents ministères
20:39et c'est ce qui est souhaitable
20:40pour assurer l'efficacité, une continuité
20:42et, je dirais, l'atteinte des objectifs
20:45qui sont escomptés.
20:48Fouzi, l'accès à l'économie et aux finances,
20:52Nizar Baraka à l'équipement et à l'eau,
20:55Nabil Benabdallah à l'éducation nationale.
20:58Ces ministères concentrent les moyens financiers,
21:01les investissements et les attentes sociales.
21:03Que nous dit leur attribution
21:05sur les équilibres de cette majorité ?
21:08Alors, tout d'abord, ce sont des personnalités
21:10à grande expérience.
21:12Bien sûr, Nizar Baraka,
21:15c'est Fouzi, c'est-à-dire qu'ils sont dans la continuïté,
21:17notamment de leur portefeuille,
21:19sur lequel ils ont fait du bon travail.
21:21Ils ont fait du bon travail.
21:22C'est normal qu'il y ait cette continuïté.
21:24Je rappelle, au niveau du ministère de l'Économie et des Finances,
21:27on est en fait en termes d'indicateurs, notamment financiers.
21:31Vous savez que le Maroc est un grand investisseur.
21:33Et malgré cela, on est entré dans des grands projets
21:36et on a maintenu ce qu'on appelle les équilibres macroéconomiques,
21:40les équilibres financiers en termes d'endettement,
21:43en termes de difficulté budgétaire,
21:45qui n'étaient pas seulement stabilisés,
21:48mais il y a une tendance à la baisse.
21:49Je crois que c'est très important comme indicateur financier
21:52parce que c'est l'image du Maroc,
21:54c'est l'autorité du Maroc
21:55et c'est la place du Maroc,
21:56notamment au niveau des sphères,
21:57des organisations financières internationales.
21:59Donc, c'est important.
22:00Et puis, Sinézar Baraka, également,
22:03il a géré le portefeuille de l'équipement de l'eau
22:05pendant cinq ans
22:06et on connaît un peu les difficultés
22:08par lesquelles est passé le Maroc
22:10pendant ces cinq dernières années.
22:12Et donc, les résultats étaient très probants
22:14en termes de grands projets de dessalement.
22:16Aujourd'hui, il faut dire qu'on est en train
22:17de multiplier par dix
22:19la capacité de dessalement de notre pays.
22:21On va passer à l'horizon 2030
22:23à 1,7 milliard de mètres cubes.
22:25Donc, c'est très, très important.
22:27Ça va réduire la vulnérabilité en eau de notre pays,
22:30aussi bien sur le plan agriculture
22:31qu'au niveau de l'eau potable.
22:33Et puis, bien sûr, au-delà de la question de l'eau,
22:37mais également toute la question de la logistique,
22:39des routes et tout cela est très important.
22:42Alors, en ce qui concerne le troisième portefeuille,
22:44c'est l'éducation.
22:45Là, également, c'était un portefeuille.
22:46Tout d'abord, il est très important.
22:47Il est déterminant.
22:48Donc, on connaît les attentes de notre pays
22:51par rapport au volet éducation.
22:52Mais ce qui est nouveau,
22:54c'est une extension à d'autres pans de la formation
22:57parce qu'il s'agit aujourd'hui d'intégrer le pré-scolaire,
23:00mais également la qualification,
23:02la formation professionnelle.
23:03Et donc, c'est un ministère également très, très important.
23:06Les enjeux, ils sont fondamentaux pour notre pays.
23:09Justement, à ce propos,
23:10Nabil Belarabdallah prend la tête d'un ministère
23:12réunissant l'éducation nationale,
23:15le pré-scolaire et la formation professionnelle
23:17avec deux ministres délégués,
23:19dont un chargé de la lutte contre la déperdition scolaire.
23:23Donc, que nous dit cette organisation
23:25sur les priorités éducatives de la nouvelle équipe ?
23:30Alors, je dirais, cette organisation,
23:32on peut au moins détecter deux grands principes fondamentaux.
23:36Le premier, c'est la continuité d'interaction
23:39entre éducation, formation professionnelle et qualification.
23:42Donc, ça, c'est une continuité qui est normale
23:44parce qu'il y a l'école de deuxième chance,
23:46il y a, en fait, je dirais, l'intégration des personnes
23:51et des jeunes dans le système de qualification
23:53et fondamentale que ce soit dans la continuité de l'éducation.
23:57Ça, c'est important.
23:58Alors, deuxième volet, c'est le volet de l'abondance scolaire.
24:02Là, également, c'est une problématique dont souffre notre pays.
24:05Or, bien qu'il y ait une petite baisse
24:06parce qu'on est passé de 320 000 à 280 000 abondants par année,
24:11ce qui est énorme,
24:13et cela n'est pas une bonne chose pour notre pays
24:15qui a fait l'effort de généraliser la scolarisation,
24:18de généraliser l'enseignement pré-scolaire
24:21et, en même temps, il y a de l'autre côté
24:24un taux important d'abondance qui alimente l'INIT,
24:27donc la problématique d'INIT que nous connaissons au Maroc,
24:30sans formation, sans emploi.
24:33Le fait qu'il y ait une politique de lutte contre l'abondance scolaire
24:37est également une action très, très importante
24:39sur laquelle il va falloir concentrer les efforts d'eau,
24:43la création d'une structure qui relève du ministère de l'éducation nationale
24:47qui aura en charge d'une manière particulière et très accentuée
24:51cette problématique, comme j'ai dit, qui est majeure pour notre pays.
24:54Et restons sur les secteurs clés,
24:56vous en avez parlé un petit peu tout à l'heure,
24:58Fosil et Géa qui passent du budget à la responsabilité
25:01de l'économie et des finances,
25:04donc entre engagements sociaux,
25:06soutien à l'investissement et préservation des équilibres budgétaires,
25:11où se situeront ces arbitrages les plus difficiles selon vous ?
25:16Alors les arbitrages, c'est un retour sur investissement,
25:19surtout en matière d'investissement public,
25:21d'où en fait la question,
25:23en fait le volet qui a été intégré dans le ministère de l'éducation nationale
25:26et de la finance, c'est la performance de la publique.
25:29Et lorsqu'on évoque la performance,
25:31c'est un lien entre les moyens et les résultats.
25:34Comme je disais tout à l'heure,
25:36le Maroc est un pays qui est investi énormément
25:38en matière d'investissement public,
25:40que ce soit dans les secteurs sociaux,
25:42dans l'éducation, dans la santé, dans la structure,
25:45mais on est en droit d'attendre un retour sur investissement
25:48à la hauteur de cet effort.
25:50Malheureusement, aujourd'hui,
25:51les statistiques au niveau international
25:54font écho que le Maroc est en deçà
25:56du potentialité qu'il a
25:57et des résultats réalisés par des pays émergents.
26:00Donc il y a un effort énorme à faire
26:03pour qu'il y ait un retour sur investissement
26:05par rapport à l'effort que fait l'État
26:08en matière d'investissement public
26:09et alors là, je dirais,
26:11c'est un portefeuille très, très important
26:12dont aura la charge de l'argent,
26:15en plus, bien sûr, de gérer
26:16les budgets de l'État
26:18et les finances de l'État
26:18pendant une période cruciale,
26:20on parle des cinq prochaines années,
26:22où il y a un enjeu important
26:24en matière de préparation
26:26des grandes séances du Maroc,
26:27mais en matière également
26:29de soutenir le pouvoir d'achat,
26:31en matière également
26:33de maintien des équilibres financiers,
26:35parce que l'enjeu, il est double,
26:37il faut continuer l'effort d'investissement,
26:40mais en même temps,
26:41il faut préserver les équilibres,
26:43comme je disais tout à l'heure,
26:44l'endettement, le budget, etc.
26:46Et donc, c'est un portefeuille fondamental
26:48pour les prochaines années.
26:50Merci, M. Komat.
26:52Parlons un petit peu de la place des femmes.
26:54On le sait, la chef du gouvernement est une femme.
26:57Cette équipe compte sept femmes
27:00sur trente de membres,
27:03quatre sont ministres déléguées,
27:04et aucune ne détient
27:06de portefeuille régalien,
27:09même si Charafat Afilel
27:11obtient la transition énergétique,
27:13un secteur stratégique.
27:15Que révèle cette répartition
27:17sur l'accès des femmes aux responsabilités ?
27:21Alors bon, bien sûr,
27:22il y a tout d'abord le nombre,
27:23sept sur trente-deux,
27:24c'est pratiquement 22%.
27:25Donc, on est un peu en deçà
27:27de la représentation au niveau du Parlement,
27:29où nous sommes aujourd'hui à 27%.
27:31Mais toujours utile...
27:32Et c'est le même chiffre
27:33que lors de la précédente législature.
27:36Effectivement.
27:36Effectivement.
27:37Donc, la femme garde, je dirais,
27:39le nombre de portefeuilles
27:41qu'il avait dans l'ancien gouvernement.
27:43Alors, bien sûr,
27:44il y a des postes qui sont stratégiques,
27:46comme on l'avait dit,
27:47surtout l'énergie.
27:48On connaît la question de l'énergie,
27:50l'importance de l'énergie.
27:52Donc, c'est un portefeuille
27:53très, très stratégique.
27:54La question, bien sûr,
27:55de la souveraineté énergétique
27:57également reste une question fondamentale.
28:01Alors, bien sûr,
28:01il y a du volet social
28:03qui est également très présent,
28:06mais également l'appui
28:07à des ministères de grande importance.
28:09Et donc, moi, je crois que,
28:12bon, la femme,
28:12d'une manière générale,
28:14en fait, bien évidemment,
28:16il voit son rôle monter
28:17au niveau de la sphère politique,
28:19que ce soit législative,
28:21que ce soit gouvernementale.
28:23Et bien sûr,
28:25en fait,
28:25c'est un processus.
28:27Nous sommes en pleine évolution,
28:30en fait,
28:30du rôle de la femme
28:31sur tous les niveaux.
28:32Et d'ailleurs,
28:33les questions fondamentales
28:35devraient être traitées,
28:36notamment la question
28:37de l'autonomisation économique
28:38des femmes,
28:39la question de l'encouragement
28:40de l'entrepreneuriat féminin.
28:41Et je crois qu'au niveau
28:43de la symbolique,
28:44le fait que déjà,
28:45une femme échappe du gouvernement
28:46au niveau international,
28:48mais également au niveau
28:49de l'intérêt
28:50qui sera accordé
28:51par ce gouvernement
28:52aux questions,
28:53d'une manière générale,
28:54qui portent sur la femme.
28:56Il faut rappeler
28:57que la femme
28:57est un levier fondamental
28:59dans notre pays,
29:01notamment sur le plan économique,
29:03lorsqu'on voit
29:03le taux d'activité des femmes
29:05qui est au niveau de 20 %,
29:06lorsqu'on voit
29:07le taux d'entrepreneuriat féminin
29:09qui est autour de 15 %,
29:11sachant que,
29:12en fait,
29:13le fait,
29:13et ça,
29:14c'est démontré scientifiquement
29:15et objectivement
29:16au niveau international,
29:17le fait d'euros,
29:19c'est le poids de la femme
29:20sur le plan politique
29:21et sur le plan économique,
29:23est un plus
29:23pour le PIB,
29:25pour la croissance,
29:26pour la création d'emplois.
29:27Donc,
29:28au-delà d'une somme
29:29en plus femmes,
29:30le fait qu'il y ait
29:31plus de femmes
29:31a un surplus
29:33en termes de création
29:34de richesses.
29:35Et donc,
29:35je crois que le processus
29:36est déclenché
29:37et il va falloir continuer
29:38tout à zimut,
29:39que ce soit la société civile,
29:41que ce soit le gouvernement.
29:41Il faut en faire
29:42une question nationale,
29:43une question sociétale.
29:45Question nationale.
29:46Effectivement.
29:47Très bien.
29:48dernière question,
29:48M. Komat,
29:49on arrive à la fin
29:49de cet entretien.
29:51Les nominations
29:51sont connues,
29:53mais les attentes
29:53portent désormais
29:54sur l'emploi,
29:56le pouvoir d'achat,
29:57la santé,
29:57mais aussi l'éducation.
29:59Les réformes
29:59prennent du temps.
30:01Mais selon vous,
30:02quel premier résultat
30:03concret
30:03cette équipe
30:04devra-t-elle obtenir
30:05pour installer
30:06la confiance
30:06auprès des Marocains ?
30:08Très rapidement.
30:09Alors,
30:09bien sûr,
30:10d'abord,
30:10il y a la loi de finances.
30:11Donc,
30:12la loi de finances
30:12devrait être déposée
30:13le 20.
30:14et donc,
30:15il y a moyen
30:15d'apporter
30:16quelques réajustements.
30:18Et puis,
30:19à travers l'étape,
30:21le processus
30:21d'amendement,
30:22là également,
30:23le gouvernement,
30:23comme les parlementaires,
30:25il peut apporter
30:25des amendements.
30:26Donc,
30:27tout cela,
30:27il peut être configuré
30:28au niveau de la loi de finances.
30:29Mais au-delà,
30:30il y a aujourd'hui
30:31ce qu'on appelle
30:31les 100 jours
30:32pour tout gouvernement.
30:33Il va falloir donner
30:34des signaux.
30:35Des signaux
30:36comme quoi on engage
30:37un certain nombre d'actions
30:38qui n'ont pas forcément
30:39besoin d'un grand budget.
30:41bien sûr,
30:42il y a des réformes
30:43qui vont demander du temps,
30:44mais il y a des actions,
30:45notamment en matière
30:46de pouvoir d'achat,
30:47en termes d'éducation,
30:48en termes des jeunes,
30:49par exemple,
30:49les jeunes.
30:50Il va falloir lancer
30:51en fait des actions
30:53qui montreraient
30:54l'intérêt
30:55de ce gouvernement
30:57spécial
30:57à accorder
30:58à la jeunesse
30:58à la femme.
30:59Donc,
31:00il y a un certain
31:00nombre de mesures
31:01qui peuvent être lancées
31:01à très court terme.
31:03Merci beaucoup
31:04Abdel Latif Komat
31:05pour votre analyse.
31:07Très bonne soirée à vous.
31:08Merci à vous.
31:11Allez,
31:11il est 18h30,
31:12place à présent
31:13à votre journal.
31:25Sa Majesté,
31:26le Roi Mohamed VI
31:27a présidé ce vendredi
31:28au Palais Royal de Rabat
31:30la cérémonie
31:31de nomination
31:32des membres
31:32du nouveau gouvernement
31:33de Fatima Zahra
31:35El Mansouri.
31:39Sous la présidence
31:41effective
31:42de la princesse
31:43Lalla Mriem,
31:44l'Observatoire national
31:45des droits de l'enfant
31:46a lancé
31:47ce vendredi
31:47à Rabat
31:48le dispositif national
31:50d'éradication
31:51du travail des enfants.
31:52Un dispositif
31:53destiné
31:53à accompagner
31:54chaque enfant
31:55du retrait
31:56du travail
31:56à sa réintégration.
32:02Ce n'est pas
32:03le moment
32:03de cesser
32:04d'aider l'Ukraine
32:05ou de lever
32:05les sanctions
32:06contre la Russie.
32:07C'est ce qu'ont affirmé
32:08ce vendredi
32:09à Bruxelles
32:09les deux principaux
32:11dirigeants
32:11de l'Union Européenne
32:12aux côtés
32:13de Volodymyr Zelensky.
32:15Le président ukrainien
32:16plaide
32:16pour un soutien
32:17réaffirmé
32:18de ses alliés européens
32:20réunis en sommet.
32:25A la une
32:26de l'actualité
32:27ce vendredi
32:28sa majesté
32:29le roi Mohamed VI
32:30a présidé
32:30aujourd'hui
32:31au palais royal
32:32arabe
32:32la cérémonie
32:33de nomination
32:34des membres
32:34du nouveau gouvernement.
32:36Fatima Zahra
32:37El Mansouri
32:38est donc
32:38chef du gouvernement.
32:40Abdel Wafi Laftit
32:42Nasser Bourita
32:42Abdel Latif
32:43Wahbi
32:44Ahmed Taufiq
32:45Nizar Baraka
32:46Riyad Mzour
32:48Mehdi Ben Saïd
32:49Azeddin
32:50El Midaoui
32:51Abdel Samad
32:51Qiyou
32:52gardent leur portefeuille
32:53ministériel.
32:55Hassan Tariq
32:56est désigné
32:57secrétaire général
32:58du gouvernement.
33:00Fouzil Gja'
33:01ministère
33:02de l'économie
33:03des finances
33:03et de la performance
33:05publique.
33:06Nabil Ben Abdallah
33:07ministre
33:08de l'éducation nationale
33:09du préscolaire
33:11de la formation
33:11professionnelle
33:12et de la qualification.
33:14Younz Bjijou
33:15ministre de la santé
33:17et de la protection sociale.
33:20Khalid Hatimi
33:21ministre de l'agriculture
33:22de la pêche maritime
33:24et de la souveraineté
33:25alimentaire.
33:28Sharafat Afailel
33:29ministre de l'énergie
33:30des mines
33:30et du développement durable.
33:33Abdur Rahim Shahid
33:35ministre de l'emploi
33:37et du dialogue social.
33:39Samir Belfri
33:41ministre de l'aménagement
33:42du territoire national
33:43de l'urbanisme
33:45de l'habitat
33:45et de la politique
33:46de la ville
33:47porte-parole
33:48du gouvernement.
33:50Ahmed Rahou
33:51ministre de l'intelligence
33:53artificielle
33:53de la transformation
33:54numérique
33:55et de la réforme
33:56de l'administration.
33:58Jalal Sharaf
34:00ministre du tourisme
34:01de l'artisanat
34:02et de l'économie
34:03solidaire.
34:05Najwa Koukous
34:06est désigné
34:07ministre de la famille
34:08du développement social
34:09et de l'égalité.
34:11Et à cette occasion
34:12les membres du gouvernement
34:13nouvellement nommés
34:14ont prêté serment
34:15devant sa majesté
34:16le roi Mohamed VI.
34:25Je vous propose d'ailleurs
34:27d'écouter la déclaration
34:28de la chef du gouvernement
34:29Fatima Zahra El Mansouri.
34:31Nous avons été honorés
34:33aujourd'hui
34:33de la nomination
34:35de sa majesté le roi
34:36que Dieu l'assiste
34:37des membres
34:39du gouvernement.
34:41C'est un gouvernement
34:42qui se compose
34:43de quatre partis politiques
34:44qui ont un référentiel proche
34:47et qui ont des programmes
34:49qui convergent.
34:52Et de cela
34:53nous avons pu mettre en place
34:54un programme gouvernemental
34:56ambitieux, responsable,
34:59fort,
35:00empli de solutions
35:02pour les citoyennes
35:03et citoyens de ce pays
35:05tel que nous l'avons ressenti
35:06lors des campagnes électorales.
35:08Les Marocains attendent
35:10de l'impact
35:10sur leur vie quotidienne.
35:14L'impact sur l'emploi,
35:15sur le pouvoir d'achat,
35:16un certain nombre
35:17de problématiques
35:18mais aussi un gouvernement
35:19qui est en mesure
35:20de relever les défis importants
35:22que nous a tracés
35:23sa majesté
35:23lors de ses derniers discours
35:25notamment celui
35:26de l'ouverture du Parlement.
35:28C'est un gouvernement aussi
35:29en plus de l'expertise
35:31qu'il apporte
35:33il y a une forte représentation
35:34de la femme
35:35et de la jeunesse
35:36parce que
35:38plus sensible
35:39aux problématiques
35:40qui sont les problématiques
35:41de notre société
35:42des femmes
35:43et des jeunes
35:44c'est un gouvernement
35:45qui porte
35:46l'optimisme.
35:49Sous le haut patronage
35:50de sa majesté
35:51le roi Mohamed VI
35:52et sous la présidence
35:53effective
35:54de la princesse
35:55Lella Mriem
35:56l'Observatoire national
35:57des droits de l'enfant
35:58a lancé aujourd'hui
35:59à Rabat
35:59le dispositif national
36:01d'éradication
36:02du travail des enfants.
36:04Le dispositif
36:05assure une prise en charge
36:06globale
36:07et individualisée
36:08de chaque enfant concerné
36:10depuis son identification
36:11et son retrait du travail
36:13jusqu'à sa réintégration
36:15avec un soutien
36:16personnalisé
36:17de sa famille.
36:17Ce dispositif national
36:19renforce la coordination
36:20entre les acteurs
36:21institutionnels
36:22et associatifs
36:23et vient répondre
36:24aux principales limites
36:25des mécanismes existants
36:26avec notamment
36:27une continuité
36:28de la chaîne d'intervention
36:30un ciblage sectoriel
36:31et géographique
36:32un dossier individuel
36:34et enfin
36:34un soutien économique
36:36à la famille
36:37à compter
36:37du jour du retrait.
36:45En exécution
36:46des hautes instructions royales
36:48Abdel-Tefi Lodi
36:50ministre délégué
36:51auprès du chef
36:52du gouvernement
36:53chargé de l'administration
36:54de la défense nationale
36:56a reçu aujourd'hui
36:57une délégation
36:58du concret américain
36:59conduite par
36:59le congressman
37:01Mike Rogers
37:02président de la commission
37:04des forces armées
37:05de la chambre
37:06des représentants
37:07américaines
37:08en visite de travail
37:09dans le royaume.
37:10Les deux responsables
37:12ont passé en revue
37:13l'état de la coopération
37:14dans le domaine
37:15de la défense
37:16marqué notamment
37:17par la signature
37:18en avril dernier
37:19de la feuille
37:20de route de coopération
37:21militaire
37:222026-2036
37:23la tenue régulière
37:24du comité consultatif
37:26de défense
37:26de défense
37:28l'échange fréquent
37:29des visites
37:29des hauts responsables
37:30et enfin
37:31l'organisation conjointe
37:32de l'exercice annuel
37:33d'envergure
37:34African Lion
37:35qui représente
37:36aujourd'hui
37:37un levier majeur
37:38de réussite
37:38servant
37:39l'interopérabilité
37:40des forces armées
37:42des pays participants
37:43et notamment
37:43des pays africains.
37:48Nouvelle série
37:49d'interceptions
37:50dans le ciel saoudien
37:51la coalition menée
37:52par l'Arabie Saoudite
37:53annonce ce vendredi
37:54avoir intercepté
37:55plusieurs missiles
37:56et drones
37:57au-dessus de Riyad
37:58et d'autres régions
37:59du royaume.
38:00Cette annonce
38:01intervient au lendemain
38:02d'une condamnation ferme
38:03du Conseil de sécurité
38:05des Nations Unies
38:06face à la multiplication
38:07des attaques
38:08des outils
38:08contre le territoire
38:09saoudien.
38:10Dans une déclaration
38:11de sa présidence
38:13le Conseil de sécurité
38:15condamne avec
38:16la plus grande fermeté
38:17ces attaques
38:18notamment celles
38:18visant des infrastructures
38:19aériennes,
38:21civiles et énergétiques
38:22qui ont fait
38:22plusieurs morts
38:23et blessés.
38:24Ces membres réaffirment
38:25leur solidarité
38:26avec l'Arabie Saoudite
38:27et reconnaissent
38:28son droit
38:28à la légitime défense
38:30conformément
38:31aux droits
38:31internationaux
38:32le Conseil
38:33dénonce également
38:34les attaques
38:34et les menaces
38:35persistantes
38:36des outils
38:36contre la navigation
38:38commerciale
38:38en mer Rouge
38:39et dans le détroit
38:40de Bab el-Mendeb.
38:44L'aéroport
38:45international
38:46King Khalid
38:47de Riyad
38:47prit pour cible
38:48à 20 reprises
38:49depuis le mois
38:50d'octobre.
38:51C'est en tout cas
38:51ce qu'affirme
38:52Turki el-Maliki
38:53porte-parole
38:54de la coalition
38:55dirigée par
38:55l'Arabie Saoudite
38:56au Yémen
38:57lors d'une conférence
38:58de presse.
38:59Il est revenu
39:00sur la multiplication
39:01des attaques
39:02outils
39:02contre les infrastructures
39:03saoudiennes.
39:04On l'écoute.
39:11Les outils doivent
39:13immédiatement
39:14mettre fin
39:14à toutes leurs
39:15opérations
39:16terroristes
39:17visant les civils
39:17et les infrastructures
39:18civiles,
39:19notamment les aéroports,
39:21les ports,
39:21les installations
39:22pétrolières
39:22et les infrastructures
39:23essentielles.
39:24Ces dernières années,
39:26les forces
39:26de la coalition
39:27ont mené
39:27des opérations
39:28militaires
39:28ciblant les capacités
39:29et les éléments
39:30des outils
39:30tout en préservant
39:32les ressources
39:33du peuple yéménite
39:34et en évitant
39:35que les civils
39:36et les infrastructures
39:37civiles
39:38ne subissent
39:39des dommages
39:39collatéraux.
39:46A Bruxelles,
39:48les Européens
39:49resserrent
39:49les rangs
39:50autour de l'Ukraine
39:51mais derrière
39:52cette unité affichée,
39:53les incertitudes
39:54grandissent
39:54sur l'avenir
39:55du soutien américain
39:56entre l'intensification
39:58des frappes russes,
39:59les besoins militaires
40:00urgents de Kiev
40:01et sa dépendance
40:02aux technologies
40:03américaines.
40:04Volodymyr Zelensky
40:05fait face
40:06à plusieurs défis.
40:07Le point
40:08avec Dina Brini.
40:10A Bruxelles,
40:11l'heure est à la solidarité
40:13avec Kiev
40:13mais aussi
40:14à la prise de conscience
40:15des dépendances
40:16stratégiques européennes.
40:18Réunis en sommet,
40:20les dirigeants
40:20de l'Union Européenne
40:22ont accueilli
40:22Volodymyr Zelensky
40:24venu réclamer
40:25un soutien militaire
40:26renforcé
40:27face aux attaques russes.
40:28Missiles intercepteurs,
40:30munitions
40:31et protection
40:32des infrastructures
40:33énergétiques,
40:34les besoins ukrainiens
40:35restent urgents.
40:36De son côté,
40:38Donald Trump
40:39appelle Moscou
40:40et Kiev
40:40à cesser cette guerre.
40:43Je veux que cette guerre
40:45s'arrête.
40:45Je veux que Zelensky
40:47arrête
40:47et je veux que
40:47Poutine arrête aussi.
40:49Si Zelensky
40:49s'attaque à nouveau
40:50aux raffineries,
40:51tout ce qu'il fait
40:51c'est faire grimper
40:52les prix mondiaux
40:53du pétrole.
40:54Et il le fait très bien.
40:55Je trouve cela honteux.
40:56Il y a beaucoup
40:57d'autres cibles
40:58qui ne doivent pas
40:59être touchées.
41:00Il existe
41:01de nombreuses autres
41:02cibles
41:02qu'ils peuvent viser.
41:04Mais lorsqu'on s'attaque
41:05aux raffineries qui produisent
41:06du gasoil
41:07dont nous avons besoin
41:08et dont le monde entier
41:09a besoin,
41:09on ne rend pas service
41:11au monde.
41:12Une autre fragilité
41:14s'impose au cœur
41:15des discussions,
41:16celle des communications
41:17satellitaires,
41:18essentielles aux opérations
41:20militaires sur le terrain.
41:21Les récentes restrictions
41:23du réseau militaire
41:24Starshield,
41:25exploitées par SpaceX,
41:27ont ravivé
41:27les inquiétudes
41:28de Kiev.
41:31Notre priorité,
41:32c'est avant tout
41:33de répondre
41:33aux besoins énergétiques.
41:35C'est le premier point,
41:36notre ordre du jour.
41:37Bien sûr,
41:38nous voulons mettre fin
41:38à cette guerre
41:39le plus rapidement possible,
41:40mais nous ne voyons
41:41aucun signe
41:42de la part de la Russie
41:43indiquant qu'elle est prête
41:44à y mettre fin.
41:49Sur le plan politique,
41:50le message des 27
41:51se veut sans ambiguïté.
41:53Le soutien à l'Ukraine
41:54doit se poursuivre.
41:59Notre message
42:00au président Zelensky
42:01est très simple.
42:02Le soutien de l'Union européenne
42:03à l'Ukraine
42:04reste aussi fort que jamais.
42:06Ce n'est pas le moment
42:07de cesser de soutenir l'Ukraine
42:08ni d'alléger les sanctions
42:10contre la Russie.
42:11C'est maintenant
42:11qu'il faut renforcer
42:12notre soutien.
42:17Pour l'Ukraine,
42:18l'enjeu est désormais
42:19de préserver l'appui européen
42:21tout en faisant face
42:22aux incertitudes
42:23sur l'engagement américain.
42:27Mise en garde
42:28sans détour
42:29du secrétaire général
42:30des Nations Unies
42:31pour Antonio Guterres
42:33subventionner
42:33les énergies fossiles
42:34revient à subventionner
42:37le suicide.
42:37Une déclaration
42:38faite à Erevan
42:39en Arménie
42:40à quelques jours
42:41de l'ouverture
42:41de la COP17
42:42consacrée à la biodiversité.
42:45Le chef de l'ONU
42:46dénonce les conséquences
42:47des hydrocarbures
42:48sur le réchauffement climatique
42:50et la destruction
42:51de la biodiversité.
42:52Il appelle les Etats
42:53à accélérer
42:54la réduction
42:55des subventions
42:56aux activités
42:57néfastes
42:57pour la nature.
42:58Un engagement
42:59pris dès 2022
43:00mais dont la mise
43:01en œuvre
43:02reste insuffisante.
43:03Les progrès
43:04accomplis
43:05seront justement
43:05au cœur
43:06des discussions
43:07de cette COP17
43:08qui s'ouvre lundi
43:09en Arménie.
43:15La course
43:16à la présidence
43:17brésilienne
43:18se resserre.
43:19A neuf jours
43:20du second tour,
43:21le président sortant
43:22Lula réduit son retard
43:24face à son adversaire
43:25conservateur
43:26Flavio Bolsonaro.
43:27Selon un sondage
43:28d'AFA FOIA
43:30publié jeudi,
43:31seuls deux points
43:32séparent désormais
43:33les deux candidats.
43:35Flavio Bolsonaro
43:36recueille 51%
43:38des intentions de vote
43:39contre 49%
43:40pour Lula
43:42avec une marge
43:43d'erreur
43:44de deux points.
43:45La semaine dernière
43:46l'écart était encore
43:47de quatre points.
43:48Le fils de l'ancien
43:49président Jair Bolsonaro
43:51conserve donc
43:52une courte avance
43:54après avoir créé
43:55la surprise
43:56au premier tour.
43:57Le sénateur
43:58de 45 ans
43:58avait obtenu
43:5947% des suffrages
44:01contre 45%
44:03pour Lula
44:03déjouant
44:04les prévisions
44:05des sondages.
44:06Un duel
44:07particulièrement serré
44:08à l'approche
44:09du scrutin
44:10décisif
44:10du 25 octobre.
44:16Une voiture
44:17capable
44:18de s'envoler
44:19dans les airs.
44:20Elon Musk
44:20veut faire entrer
44:21l'automobile
44:22dans une nouvelle
44:23dimension.
44:24Le patron
44:25de Tesla
44:26a dévoilé
44:27jeudi soir
44:27au Texas
44:28son nouveau
44:29Roadster,
44:30un véhicule
44:30futuriste
44:31équipé
44:31de propulseurs
44:32inspirés
44:33des technologies
44:33spatiales
44:34de SpaceX.
44:35Devant
44:35un parterre
44:36d'invités,
44:37la démonstration
44:38avait des allures
44:39de films
44:39de science-fiction.
44:40Sans pilote
44:41à bord,
44:42le véhicule
44:43s'est été lancé
44:43depuis une rampe
44:44avant d'effectuer
44:45un tonneau
44:46complet dans les airs.
44:47Il a ensuite
44:47retrouvé le sol
44:49sur ses quatre roues
44:50grâce à un système
44:51de rétro-propulseurs.
44:53Une spectaculaire
44:54démonstration technologique
44:55pour Elon Musk
44:56qui entend repousser
44:58les limites
44:58de l'automobile
44:59traditionnelle.
45:10On passe maintenant
45:11à l'économie
45:12avec Nasruddin
45:13Ounein
45:13et Bachir Tcham.
45:27La nouvelle majorité
45:30gouvernementale marocaine
45:31affiche de grandes ambitions
45:32économiques,
45:32on le disait tout à l'heure
45:33à Nasser.
45:34Le PAM,
45:34l'Estircle,
45:35l'USFP
45:36et le PPS
45:37ont beaucoup
45:38de points en commun.
45:40Mais quand on regarde
45:41les chiffres,
45:42Nasser,
45:42il y a aussi
45:42plusieurs désaccords
45:44qui apparaissent
45:45très rapidement.
45:47Alors comment on fait
45:48pour y voir plus clair ?
45:49Nasser,
45:49aidez-nous.
45:50Je suis là pour aider.
45:52Alors c'est tout l'enjeu
45:53justement du programme
45:53gouvernemental
45:54pour la période
45:562027-2031.
45:57On le sait,
45:58les quatre parties
45:58ont officialisé
45:59leur alliance
46:00mais le travail
46:01est encore loin
46:01d'être terminé.
46:02Ils doivent maintenant
46:03transformer leurs programmes
46:05électoraux respectifs
46:06en une feuille
46:07de route commune
46:08et il y a des points
46:09de convergence
46:10notamment sur le travail.
46:12Le PAM vise
46:13au moins un million
46:14d'emplois nets
46:15sur cinq ans.
46:16Même objectif
46:16pour le PPS,
46:17un million d'emplois
46:18sur la mandature.
46:19Ce dernier veut aussi
46:20ramener le taux
46:22de chômage national
46:23sous la barre
46:23des 10% en 2031
46:25selon l'ancienne
46:26méthodologie
46:27du Haut Commissariat
46:28au plan
46:28retenue dans son programme.
46:30L'USFP
46:31de son côté
46:32promet d'intégrer
46:33200 000 jeunes par an
46:34sur le marché du travail.
46:36Là encore,
46:36sur cinq ans,
46:37ça représente
46:38un million de jeunes.
46:40L'Istiklal
46:40n'annonce pas encore
46:42d'objectifs
46:43globaux chiffrés
46:43de création d'emplois
46:44mais propose
46:45des dispositifs
46:47d'insertion professionnelle
46:48et aussi
46:49des programmes
46:50de formation seulement.
46:51Et Nasser,
46:52un autre dossier
46:53sur lequel les quatre
46:53formations semblent d'accord,
46:55c'est celui
46:56du pouvoir d'achat.
46:58Et sur ce terrain,
46:59les promesses
47:00sont bien nombreuses
47:01et certaines sont
47:03particulièrement concrètes.
47:04Alors oui,
47:05effectivement,
47:05le PAM veut agir
47:07sur plusieurs fronts,
47:08les prix des produits
47:09alimentaires,
47:10les factures d'électricité,
47:11l'impôt sur les salaires
47:12et les pensions
47:13de retraite.
47:14Le parti propose
47:15notamment
47:16de porter progressivement
47:17le montant minimum
47:19de l'aide sociale
47:20direct à 1 000 dirhams
47:21par mois.
47:22Il prévoit également
47:23la gratuité
47:24des factures mensuelles
47:25d'électricité
47:26inférieures à 100 dirhams
47:28ainsi qu'une pension
47:29de retraite minimale
47:30de 3 000 dirhams.
47:32Le PPS avance
47:33lui aussi un revenu
47:34minimum de dignité
47:36de 1 000 dirhams
47:37par mois
47:37pour les ménages
47:38en situation
47:39de pauvreté
47:41multidimensionnelle.
47:42Les deux partis
47:42veulent également
47:43revoir les mécanismes
47:45de ciblage
47:45pour mieux identifier
47:47les bénéficiaires.
47:48Et ces aides,
47:49l'USFP lui aussi
47:50insiste sur l'amélioration
47:52des salaires
47:52et le renforcement
47:53de la classe moyenne.
47:55Pour le parti,
47:55il faut une révision
47:56périodique des salaires
47:58en tenant en compte
47:59de l'inflation
48:00et de l'évolution
48:01des prix.
48:01Les cirrales
48:02comptent lui aussi agir
48:03notamment en s'accent
48:05sur les circuits
48:05de distribution
48:06et également
48:07les marges commerciales.
48:08Et au-delà
48:10des chiffres,
48:11il y a aussi
48:12des visions communes.
48:13Alors effectivement,
48:14vous êtes très bien
48:15renseigné comme toujours
48:16Selma,
48:16les quatre partis
48:17veulent également
48:18renforcer
48:19la production nationale,
48:20le développement industriel,
48:22soutien aux petites
48:23et moyennes entreprises,
48:24création de valeurs
48:25ajoutées locales,
48:26ces priorités
48:27figurent dans leurs programmes.
48:29Même convergence
48:30sur la santé,
48:31l'éducation
48:32et la protection sociale
48:33ou encore
48:34sur la lutte
48:35contre les monopoles,
48:36les situations de rente,
48:38les pratiques
48:38anti-concurrentielles
48:40et les conflits
48:41d'intérêts.
48:41Sur le papier,
48:42le socle économique
48:43et social
48:44de la future majorité
48:45est donc assez large.
48:47Mais attention,
48:47parce qu'il faut le rappeler,
48:48être d'accord
48:49sur les objectifs
48:50ne signifie pas
48:51être d'accord
48:51sur les moyens.
48:52Et effectivement,
48:54Bachir,
48:55de la convergence
48:56mais aussi
48:57de la divergence.
48:59Je veux même dire
49:00des divergences
49:01seulement sur les moyens,
49:02il a rappelé,
49:03et le pilotage macroéconomique
49:05parce que
49:05derrière les priorités
49:07partagées
49:07par ces partis-là,
49:09chacun affiche
49:10des différences
49:11notables
49:11quant à la manière
49:12d'exécuter justement
49:13ces politiques,
49:14ce qui exigera
49:15de lourds arbitrages.
49:17Je ne sais pas comment
49:18mais en tout cas
49:18sur beaucoup de points,
49:20donc la fiscalité
49:21en l'occurrence
49:21et la répartition
49:22des richesses,
49:23ça, ça va poser
49:24problème car
49:25les partis de gauche,
49:26l'ISFP
49:27et le PPS,
49:29eux,
49:30plaident historiquement
49:31pour une fiscalité
49:32beaucoup plus redistributive.
49:34Or,
49:35qu'une taxation
49:36accrue sur les hauts revenus,
49:37le PAM,
49:38lui et le Sirlal
49:39doivent équilibrer
49:39ces demandes
49:40avec la nécessité
49:41forcément de maintenir
49:42un climat attractif
49:43pour les investisseurs.
49:45C'est important.
49:46Les financements
49:47aussi posent des questions
49:48parce que les ressources financières
49:50et les instruments
49:50à mettre en place
49:52mobilisés
49:52pour financer
49:53le programme gouvernemental
49:54demandent beaucoup,
49:55beaucoup,
49:56beaucoup de ressources
49:57et où est-ce qu'on va
49:58les chercher ?
49:58Comment donc
49:59on finance ces politiques-là ?
50:00Ça, c'est l'autre question.
50:01L'arbitrage macroéconomique
50:03quant à lui,
50:03c'est le dernier,
50:04je vais m'arrêter là,
50:06c'est les objectifs
50:06de croissance socialement,
50:08les seuils acceptables
50:09de déficit
50:09et la gestion
50:10de la dette publique.
50:11Tout ça,
50:12c'est des questions
50:12à discuter politiquement
50:13autour de la table,
50:14je crois.
50:15À discuter,
50:15à méditer.
50:16Les différences ne s'arrêtent
50:18pas là, Nasser.
50:19D'autres points de discorde,
50:21notamment sur les taux d'imposition
50:23mais aussi sur les taxes.
50:25Effectivement,
50:25on va continuer
50:26sur les points de divergence
50:27déjà amorcés par Bachir
50:29et aussi un autre sujet
50:30que vous avez abordé,
50:31c'est la fiscalité.
50:32Le PAM mise notamment
50:33sur une baisse
50:34de l'impôt sur le revenu.
50:35Il propose de passer
50:36à trois tranches
50:37avec une exonération
50:38des salaires bruts mensuels
50:40inférieurs à 15 000 dirhams.
50:42Au-dessus,
50:42le taux serait de 10%
50:43entre 15 000 et 46 000 dirhams
50:45puis de 20% au-delà.
50:47Le taux marginal maximal
50:48passerait ainsi
50:49de 37% à 20%.
50:51Le SFP défend également
50:53un allégement
50:54de l'impôt sur le revenu.
50:56Il propose de relever
50:58progressivement
50:58le seuil annuel
51:00exonéré à 50 000 dirhams
51:02et d'autoriser la déduction
51:03d'une partie des dépenses
51:05de santé,
51:05d'éducation
51:06et de logement.
51:07Mais l'USFP
51:08veut aussi instaurer
51:09un impôt progressif,
51:11notamment sur les grandes fortunes
51:12nettes en exonérant
51:13les actifs productifs.
51:15Le PPS va dans
51:16une direction similaire
51:17avec un impôt de solidarité
51:19sur la fortune
51:20dont le taux serait progressif
51:22entre 0,3 et 0,5%.
51:24Les recettes serviraient donc
51:25à financer
51:26l'assurance maladie obligatoire
51:28et la protection sociale.
51:30Pour terminer avec
51:31Elistir Lal,
51:31lui propose
51:32de renforcer
51:33la progressivité
51:34de l'impôt sur les sociétés
51:35avec un taux
51:36pouvant atteindre
51:37les 40%
51:37pour les activités
51:38bénéficiant
51:39de positions monopolistiques
51:41ou de rentes économiques
51:43exceptionnelles.
51:43Les critères resteraient
51:44à fixer,
51:45bien entendu,
51:45par la loi.
51:46– Bachir,
51:48un dernier mot à ajouter
51:49sur les propositions
51:50des différents partis
51:51très rapidement,
51:51s'il vous plaît,
51:52Bachir.
51:52– Oui, justement,
51:53parce qu'il faut aussi
51:53rappeler que c'est
51:54la loi de finances,
51:55le projet de loi de finances
51:56en tout cas 2017,
51:57c'est l'épreuve du feu
51:59qui attend ce gouvernement,
52:01je crois,
52:02parce que la capacité
52:03de ce nouvel exécutif
52:04à surmonter
52:05ces divergences
52:06sera testée immédiatement,
52:07parce que ça sera
52:08le 20 octobre
52:09de ce mois-ci
52:10pour justement
52:11arriver à un accord
52:13définitif
52:14pour avancer
52:14sur les politiques
52:15à déployer.
52:17– Et un dernier mot
52:17sur la facture ?
52:18– Justement,
52:19la facture,
52:20c'est qui va la payer
52:21et comment on va
52:21la financer justement.
52:22Parce que si vous avez remarqué,
52:24il y a deux parties
52:24qui plaident pour le social,
52:26le tout social pratiquement,
52:27en tout cas,
52:27le soutien immédiat
52:28du pouvoir d'achat,
52:30Nasser,
52:30vous l'avez rappelé,
52:31la lutte contre le chômage aussi
52:33et ensuite,
52:34les deux autres parties
52:35qui, eux,
52:35veulent consolider
52:36l'état social
52:37et la décentralisation
52:39et le développement.
52:39Donc, tout ça,
52:41qui va le payer ?
52:42Salma,
52:43on va.
52:43– Seul l'avenir nous le dira.
52:45Merci beaucoup,
52:46merci beaucoup Bachir.
52:47Merci Nasser.
52:48À lundi, du coup.
52:50Place à présent
52:51à votre JT Sport
52:53avec Nargis Bechiri.
53:05Allez Nargis,
53:06c'est à vous.
53:07Le Maroc poursuit sa route
53:10dans la canne de futsal.
53:11Déjà qualifié pour les demi-finales,
53:12les Lyons de l'Atlas
53:13affrontent la Libye ce soir
53:15au palais des sports
53:16du complexe Prince Moulay
53:17Abdallah à Rabat.
53:18Les Lyons doivent composer
53:20avec l'absence
53:20de Soufiane Charaoui,
53:22blessée face à la Zambie.
53:23Alors, ce soir,
53:24contre la Libye,
53:25l'objectif est de confirmer
53:26cette solidité défensive
53:28avec aucun but encaissé
53:29et de conserver
53:30la première place du groupe A
53:31avant les demi-finales
53:33la semaine prochaine.
53:36En championnat Botola Pro,
53:39elle reprend deux rencontres.
53:41Sont au programme demain,
53:42le club Omnisport de Meknes
53:44reçoit l'Union Tuarga
53:45à 16h au stade Donner
53:46à 20h.
53:47Le Difféh Hassani
53:48d'El Jadida
53:49affronte le Maugreb
53:50de Titouane
53:51au stade El Abdi.
53:52La quatrième journée
53:53se terminera dimanche
53:54avec deux autres matchs.
53:56Le Ouïdette de Temara
53:56sera opposé
53:57au Kaukab de Marrakech
53:59à 18h au stade olympique
54:01d'Orabat.
54:02Puis, à 20h,
54:03le Ouïdette de Casablanca
54:04accueillera l'union sportive
54:06d'Amel Tiznit
54:07au complexe Mohamed V
54:08de Casablanca.
54:12Direction maintenant
54:13la Ligue Europa.
54:14L'AC Milan a signé
54:15une victoire nette
54:16sur le terrain
54:16du Red Bull Salzbourg.
54:18Quatre buts à zéro.
54:19Le grand artisan
54:20de ce succès,
54:20c'est Alpha Gossissé
54:22à seulement 19 ans.
54:23Il inscrit à triplé.
54:24Gonzalo Ramos,
54:25en Saint-Parisien,
54:26a ensuite inscrit
54:26le quatrième but.
54:27L'AC Milan décroche
54:28ses premiers points
54:29après sa défaite
54:30contre Benfica.
54:31Lors de la première journée,
54:33seul point noir,
54:34Filippo Terracciano
54:35a été expulsé
54:36en fin de rencontre.
54:41On passe maintenant
54:42à l'actualité de la FIFA.
54:43Gianni Infantino
54:44a présenté ses excuses
54:45lors du conseil de la FIFA.
54:47Réuni hier à Zurich,
54:48le président de l'instance
54:50a reconnu des erreurs
54:51dans la conduite
54:52et la communication
54:53du projet FIFA
54:53for World Enterprise,
54:55désormais définitivement
54:56abandonné.
54:57En parallèle,
54:58il a annoncé
54:59un programme
54:59de solidarité
55:00destiné à augmenter
55:01les financements
55:02du football mondial.
55:03L'objectif affiché,
55:04atteindre 6,35 milliards
55:06de dollars
55:06d'investissement
55:07au bénéfice
55:08des 211 associations
55:09membres
55:10avec une attention
55:11particulière
55:11au football féminin,
55:13aux jeunes
55:13et aux infrastructures.
55:17Le bras de fer
55:18entre le Real Madrid
55:19et Javier Teba
55:20s'intensifie
55:21après que le président
55:23de la Liga
55:23ait comparé
55:24les méthodes
55:25de la communication
55:25du club madrilène
55:26à celles
55:27de la propagande nazie.
55:28Les Meringues
55:29réclament sa démission
55:30immédiate.
55:31Dans un communiqué
55:32du club publié
55:33cet après-midi,
55:34il dénonce
55:35des propos absolument
55:36intolérables
55:37et extrêmement graves.
55:38Une nouvelle escalade
55:39qui accentue
55:40les tensions
55:41au sommet du football
55:42espagnol.
55:45Et on termine
55:46avec du tennis.
55:48Selma Alexander Zverev
55:49s'est qualifié
55:50pour les demi-finales
55:51du Master 1000
55:51de Shanghai
55:52en battant
55:53Alex de Minor
55:546-4-6-4
55:55en 1h17.
55:57L'Allemand
55:58a notamment
55:59fait la différence
56:00grâce à la qualité
56:01de son service.
56:02Zverev disputera
56:03ainsi sa troisième
56:04demi-finale à Shanghai
56:05et la 28e
56:06de sa carrière
56:07en Master 1000
56:08pour une place
56:09en finale.
56:09Il affrontera
56:10Alejandro Davidovic
56:11Fokina qualifié
56:13après le forfait
56:14d'aturgea.
56:16Et une dernière
56:18petite information
56:18si je peux me permettre.
56:19La Fédération
56:20royale espagnole
56:21de football
56:22a été sanctionnée
56:23par la FIFA.
56:23On vient de l'apprendre
56:24par rapport
56:24aux chants islamophobes
56:26qui ont été tenus
56:26lors du match amical
56:27le 30 mars dernier
56:28face à l'Egypte.
56:30On se souvient
56:31notamment de
56:31la Minamal
56:32et de Pedri
56:33et encore
56:33le Premier ministre
56:34Pedro Sanchez
56:35qui avait qualifié
56:35ce comportement
56:36d'inacceptable.
56:37Merci beaucoup Nargis.
56:38Voilà.
56:39Merci Nargis.
56:39C'est tout
56:40pour cette première
56:41partie du Carrefour.
56:42Retrouvez-nous
56:43pour la deuxième partie
56:44sur Canal Afrique.
56:45Dès 19h
56:46sur Canal Maghreb
56:47vous retrouverez
56:49Sada El Hadat.
56:51On revient
56:51tout de suite.
56:52Restez avec nous.
56:53Sous-titrage Société Radio-Canada
56:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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