00:00Moi, ce que j'ai trouvé, c'est que finalement, la personne qui a le mieux répondu avec beaucoup de
00:04dignité à Marine Le Pen dans un échange intéressant,
00:06c'est M. Zelensky lui-même, dans l'échange in extenso qu'il a eu avec le Financial Times.
00:10Je pense que Mme Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails.
00:13Oui, ça c'est la fin de l'échange.
00:14Oui, c'est ce qu'il lui a dit.
00:15Absolument, et il y a le début de l'échange que j'ai regardé en entier, où finalement, il amorce
00:20un dialogue avec elle.
00:21D'ailleurs, elle lui a répondu ensuite, notamment hier soir, disons qu'elle était prête à le rencontrer,
00:26échanger sur la coopération entre la France et l'Ukraine, mais la partie importante, c'est que Marine Le Pen
00:30lui a dit
00:31la déclaration la plus honnête à lui faire.
00:34Et c'est ça le point de Marine Le Pen depuis le début de cette guerre.
00:36C'est qu'en fait, M. Macron, Mme Mélanie font beaucoup de promesses, mais ça ne suit que rarement.
00:42Mme Mélanie, elle dépense deux fois moins que la France, par exemple, donc elle peut faire des promesses.
00:46Ça n'engage que ceux qui les croient.
00:47Or, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:48C'est la partie européenne de l'aide que vous avez affichée, qui correspond à 18 milliards.
00:53Or, ces 18 milliards, ils correspondent à quoi ?
00:54Ils correspondent aux négociations qu'il y a aujourd'hui à Bruxelles, qu'on appelle le cadre financier pluriannuel
01:002028-2034, où en fait, personne n'est d'accord.
01:03Et donc, en fait, la France se trouve mêlée, via Mme Verdeleyen et la Commission,
01:07à des engagements financiers que plus personne ne veut payer.
01:10Et donc, il y a une grande hypocrisie autour de l'aide à l'Ukraine.
01:13C'est-à-dire qu'officiellement, tout le monde dit qu'ils veulent l'aide à l'Ukraine,
01:16mais aujourd'hui, ce sont des chèques sans provision, sans sous-provision.
01:19Et donc, c'est pour ça que Marine Le Pen insiste sur la coopération militaire,
01:23la formation de troupes, le don d'équipement,
01:25mais que l'aide financière sans garantie, à proprement parler,
01:28est en fait un chèque en blanc que tout le monde fait sur la main sur le cœur
01:32et que Marine Le Pen ait dit, en fait, vous n'aurez pas cet argent.
01:34Pardon, mais pour être précis, quand Marine Le Pen dit
01:36« Six mois après mon arrivée à l'Élysée, je coupe tout »,
01:39elle coupe, y compris ce que la France verse directement.
01:42Il n'y a plus aucun euro qui serait versé à l'Ukraine six mois après.
01:46Elle parle de la partie financière, qui dépend essentiellement de l'Union Européenne.
01:50Mais aussi de la France.
01:51Or, comme vous savez...
01:51Dont la France.
01:53Oui, mais vous savez très bien que nous, on remet en cause le cas de financier pluriannuel.
01:57Donc, s'il vous disait qu'on va aider l'Ukraine en remettant en cause,
01:59pas en cause le cas de financier pluriannuel,
02:01ce serait un mensonge.
02:03Interroger les autres, savoir comment ils vont payer.
02:04Parce que le cadre financier pluriannuel,
02:06dont on a beaucoup de mal à faire entrer dans le débat public,
02:08ce n'est pas de votre faute, c'est nos adversaires politiques,
02:10c'est une augmentation de la contribution de la France.
02:12Cette année, c'est 33 milliards d'euros.
02:13Jusqu'à 45 milliards d'euros.
02:16Donc, en fait, tout ça est une immense hypocrisie.
02:18Donc, pour répondre à votre question précise,
02:20Marine Le Pen n'a pas remis en cause,
02:21et encore hier soir, dans une émission d'une scène concurrente un peu longue,
02:24assez longue, pardon, en tout cas,
02:25le temps de s'expliquer, c'est ça que je veux dire,
02:28l'aide militaire, l'aide matérielle,
02:30mais l'argent financier, l'échec,
02:33ce sont des chèques en blanc.
02:35Et je vais vous dire,
02:36on le dit depuis le début,
02:37ceux qui disent l'inverse mentent.
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