00:00Ce que j'entendais dans la voix de François-Olivier Gisbert, c'est de dire que finalement la ligne du Rassemblement National est assez illisible,
00:06notamment en matière d'économie.
00:08Et comment prendre François-Olivier Gisbert ?
00:10Le déplacement de Jordan Bardella par exemple, qui va au Royaume-Uni rencontrer Nigel Farage,
00:14qui est donc un homme qui est pro-Brexit.
00:17Est-ce que ça envoie un signal que le Rassemblement National voudrait...
00:21Un grand homme, vous dites.
00:22Mais vous vous rendez compte, dans sa vie, il va peut-être mettre à terre un parti qu'à 300 ans.
00:26Alors pourquoi est-ce que vous n'allez pas justement le Rassemblement National sur sa ligne,
00:29c'est-à-dire le Frexit ?
00:30Parce que le Royaume-Uni n'est pas la France, et la France n'est pas le Royaume-Uni.
00:33Et qui ne voulait pas du Royaume-Uni dans l'Union Européenne ? Le général de Gaulle.
00:36Vous voyez ce que je dis sur...
00:37Et donc le Royaume-Uni, pour vous, a bien fait de sortir de l'Europe ?
00:40Ah ben, ils font ce qu'ils veulent.
00:41Bien sûr, mais je vous demande s'ils ont bien fait.
00:43Mais je n'ai pas à me prononcer à la place du peuple britannique.
00:45C'est vrai que les souverainistes, c'est un peu une espèce qui est en voie de disparition.
00:48Alors grâce à Marine Le Pen, on est revenu un peu au devant de la scène,
00:51mais moi, je n'ai pas à me prononcer, les Britanniques font ce qu'ils veulent.
00:53Qu'est-ce qui vous retient de sortir de l'Europe ?
00:55Qu'est-ce qui vous retient de sortir de l'Europe ?
00:57Mais on n'a pas raison de quitter l'Europe que nous avons fondée.
01:00Il faut reprendre le contrôle de ce machin européen qui est en roue libre.
01:03Vous dites reprendre le contrôle, mais c'est toujours la même histoire.
01:06C'est-à-dire qu'on voit que...
01:08Je parlais tout à l'heure de courage et de volonté
01:09qui a manqué à nos gouvernants depuis longtemps.
01:12Il suffit de vouloir, et on fait.
01:15Exemple Georgia Melody, exemple Mette Fédéricson.
01:18Enfin, on peut prendre la liste, elle est assez longue.
01:20Il y a des gens qui font ce qu'ils veulent.
01:22Et on nous explique qu'en France, ou ailleurs d'ailleurs, dans d'autres pays,
01:25on ne peut pas le faire, c'est la faute à Bruxelles.
01:27Mais ce n'est pas la faute à Bruxelles.
01:28Puisque si on prend les décisions, elles sont appliquées.
01:32Mais Georgia Melody a quand même fait sa campagne anti-Europe.
01:34Elle disait, elle parlait effectivement d'un gros machin difficile à bouger.
01:37Et puis aujourd'hui, finalement, on le négocie directement avec Ursula von der Leyen.
01:40Est-ce que vous pensez que Marine Le Pen, si jamais elle est élue présidente de la République,
01:43fera preuve de pragmatisme finalement
01:45et se mettra tranquillement à la tête des négociations ?
01:47– Je reste trop ancien pour lire dans le Mar de Café,
01:51mais je pense qu'effectivement, elle peut faire ça.
01:52De toute façon, quand vous arrivez au pouvoir, les choses sont différentes
01:56et vous ne voyez pas la politique de la même façon.
02:00Ce ne serait pas la première transfiguration.
02:01– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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