- il y a 41 minutes
Nourris par la colère des lycéens, des appels à se mobiliser largement ce samedi 17 octobre circulent sur les réseaux sociaux. Alors que l'exécutif prévoit quelque "250 manifestations et 80 cortèges", le ministère de l'Intérieur a autorisé les policiers et gendarmes à recourir à "l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition".
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Tout le monde nous dit à gauche, oui oui on y est, ça y est les syndicats, les lycéens, les
00:04agriculteurs tous ensemble dans la rue
00:06et on entend une autre frange, disons des français, qu'il y a arrêté de rêver.
00:10Vous êtes où vous dans ce débat là ?
00:12D'abord il y a une raison qui je pense fait consensus, c'est que nous sommes absolument tous raquettés
00:19par les compagnies pétrolières,
00:21absolument tous en ce moment, et que ça pèse, et que c'est des dizaines d'euros, parfois des centaines
00:27d'euros qui manquent
00:28et donc les difficultés pour vivre aujourd'hui sont de plus en plus grandes.
00:31Quand on est salarié, quand on est ouvrier, quand on est aussi petit entrepreneur, artisan, quand on travaille effectivement dans
00:38l'agriculture,
00:40donc ces difficultés là elles sont communes, ça fait des ingrédients en effet pour qu'il y ait une contestation
00:46sociale réelle, importante, massive.
00:48Je n'oublie pas non plus les retraités et l'ensemble du monde du travail dont le pouvoir d'achat
00:56n'a fait que reculer,
00:58ces dernières années.
00:59Alain Dehamel, la convergence des luttes, est-ce que ça existe et est-ce que c'est demain ?
01:04Est-ce que ça existe historiquement ? On en a eu beaucoup d'exemples quand même.
01:10Les moments où, en particulier en France, où les mobilisations sont plus nombreuses,
01:16où les manifestants sont plus actifs et où la discussion est plus vive,
01:23ben oui, il y a toujours eu des convergences de luttes entre des gens qui viennent d'horizons différents, bien
01:27sûr,
01:28il y avait aussi bien la CGT d'à côté et puis on voyait des individus qui arrivaient et qui
01:35s'y mêlaient,
01:36enfin on a toujours reconnu ça, dans les périodes, pas simplement animées,
01:41mais qui commencent à être passionnées dans des périodes comme ça, ça coagule.
01:47– Ça coagule entre des organisations et des individus et c'est la coagulation qui fait à ce moment-là
01:59réellement,
02:00quand ça coagule, c'est que ça devient sérieux.
02:02– Est-ce que vous sentez que ça pourrait coaguler, pour reprendre votre expression, aujourd'hui ?
02:07– C'est en tout cas une hypothèse sérieuse, oui, parce qu'on sent très bien qu'il y a
02:12d'abord beaucoup de mécontentement,
02:15au pluriel, et qu'ensuite il y a une capacité, non pas à se rassembler comme si c'était un
02:22accord politique,
02:23mais à converger, ce qui est autre chose, à converger concrètement.
02:27– Et oui, je pense que par exemple, dans les manifestations de demain,
02:31il y aura des gens qui viendront pour des raisons très différentes,
02:34qui ne se connaîtront pas, il y en a qui appartiendront à des organisations,
02:38et d'autres pas du tout, et que, je ne vais pas vous dire que c'est la première fois
02:43de ma vie que je vois ça.
02:44– J'ai qu'il voulait me dire que vous alliez manifester.
02:46– Mais que je vois ça.
02:48– Oui, oui, j'ai bien entendu.
02:50– En plus je vis à un endroit où je vois les manifestations sous mes fenêtres, quasi quotidiennement,
02:55donc je suis presque un expert en ce qui concerne les manifestations.
03:00– Antoine Oberdorff.
03:01– Oui, une question, madame Arthaud, vous disiez combien, de votre point de vue,
03:04cette convergence des luttes est non seulement souhaitable, mais inéluctable,
03:07compte tenu des dix années de macronisme qui vous apparaissent comme une forme de violence sociale.
03:12J'ai une question, est-ce qu'au fond, cette convergence des luttes nécessite et aussi implique
03:18que vous fassiez abstraction de la coloration politique des gens avec qui vous défilerez,
03:24parce qu'il y aura peut-être parmi eux, chez les pêcheurs, chez les agriculteurs,
03:29des gens qui sont à l'autre bout du spectre, qui sont, pour reprendre une expression célèbre,
03:33des fâchés mais pas fâchaux, mais qui voteront bien peut-être Marine Le Pen en 2027.
03:37Est-ce que vous vous sentez, au nom de la convergence des luttes, être à leur côté ?
03:41– Justement, c'est le propre de toute mobilisation sociale.
03:45Là, les femmes et les hommes qui ont du mal à vivre aujourd'hui en travaillant,
03:49qui ont du mal à vivre de leur pension de retraite, de leur allocation,
03:54eh bien, ils ne se trompent plus.
03:55Ils ne se trompent plus.
03:57Ils vont revendiquer pour augmenter, en effet, leur pouvoir d'achat.
04:01Et ils ont mille fois raison.
04:03– Pardon, mais vous ne répondez pas à la question, Antoine.
04:05Si demain, dans le cortège, je suppose que vous y serez,
04:08il y a quelqu'un qui vote Marine Le Pen, vous lui dites quoi ?
04:10– Je lui dis, bienvenue.
04:13Et ensemble, on va essayer d'arracher ces augmentations de salaire
04:16dont nous avons tant besoin.
04:18Et ensemble, nous allons réaliser qu'il y a de l'argent dans la société,
04:24qu'on peut prendre sur ses profits,
04:25que ça suffit qu'il y ait une poignée de milliardaires qui s'enrichissent encore et toujours.
04:31Et donc, en fait, y compris ces femmes et ces hommes qui s'égarent,
04:34à mon avis, qui se trompent et qui se tirent même, en fait, une balle dans le pied,
04:38réaliseront que c'est par les luttes collectives qu'on peut faire avancer notre sort
04:42et qu'on peut même faire avancer toute la société.
04:45Parce que, moi, je crois qu'il y a vraiment une préoccupation commune.
04:48Et elle va même au-delà, en fait, du pouvoir d'achat.
04:51C'est aussi dans quelle société voulons-nous vivre ?
04:54On veut une société où on ferme des écoles, on ouvre des prisons ?
04:58On veut une société où une poignée, finalement, vit sur un tas d'or,
05:03sur des milliards et des milliards,
05:05alors que le monde du travail a beau trimer du matin au soir
05:10et finalement est réduit à faire de plus en plus de sacrifices.
05:15C'est dans cette société-là qu'on veut vivre dans une société
05:17qui est de plus en plus guerrière, qui est de plus en plus folle.
05:22C'est la question, je pense aussi, que posent les jeunes, en fait,
05:24mais qu'on a tous au fond de nos têtes.
05:27Où allons-nous ? Où allons-nous ?
05:29Alain Dommel.
05:30D'abord, je suis heureux de voir Arlette Laguillet égale à elle-même,
05:34comme je la connais depuis longtemps.
05:36C'est très flatteur, je vous remercie.
05:39Pourtant, ça fait quatre fois que vous y alliez à sa place.
05:41Ça fait longtemps que vous l'avez remplacée à la tête.
05:42Je revendique la continuité, absolument.
05:45Avec ses talents, et puis cet allant,
05:51ce talent aussi, mais cet allant,
05:53et puis cette capacité à incarner quelque chose.
05:57Alors, ce qui est intéressant chez elle,
05:59comme je le vois depuis longtemps,
06:00c'est qu'elle a toujours un mélange de colère et d'espérance.
06:06Il y a beaucoup de protestations qui sont des colères.
06:10Il y a quelques fois des espérances qui apparaissent,
06:13quand même, heureusement.
06:14Mais c'est assez rare d'exprimer les deux en même temps.
06:18Et c'est toujours le sentiment que j'ai en la regardant,
06:21en l'écoutant, en connaissant son discours, évidemment,
06:25et son analyse, parce que foncièrement sur la société,
06:29son analyse, c'est la même qu'il y a dix ans ou vingt ans, bien sûr.
06:33Et son combat, c'est le même,
06:34mais c'est un combat, elle ne se résignera jamais.
06:40Absolument.
06:41Mais oui, oui, c'est ce que je pense.
06:43Mais comment se résigner quand on voit toutes les possibilités de cette société ?
06:47Ça dépend qui.
06:48Mais vous vous rendez compte ?
06:49Moi, je vois les progrès, je vois les richesses,
06:53je vois les possibilités.
06:54Non, mais ce que je veux dire...
06:55Pourquoi serait-elle réservée à une minorité ?
06:58C'est là que, justement, je dis, il faut qu'on se batte.
07:01S'il est absolument hors de question que les connaissances qui existent,
07:04les possibilités soient réservées à une minorité.
07:06Donc oui, c'est beaucoup d'optimisme, oui, d'optimisme,
07:09mais d'optimisme pour lutter.
07:12Il faut lutter.
07:12Si on veut vivre mieux, il faut prendre le chemin des luttes collectives.
07:16Mais ça, c'est toujours votre message,
07:17et il est d'ailleurs parfaitement honorable, ce message-là.
07:22Simplement, il n'y a pas dix mille Arlette Laguillet,
07:25et il n'y a pas des millions de gens...
07:27Peut-être que demain, il y en aura quelques milliers dans la rue,
07:29et on s'en réjouira, parce que...
07:32Non, il y aura du monde.
07:34Dire qu'il sera construit comme vous l'êtes,
07:36et qu'il milite comme vous le faites, non.
07:39Mais c'est justement...
07:40Ce sont ces moments-là.
07:41Vous êtes quand même...
07:43Mais ce n'est pas du tout désobligeant, ce que je dis,
07:45mais vous êtes un symbole.
07:47Oui, mais c'est dans ces moments-là, je peux vous dire,
07:49que, justement, les femmes et les hommes se politisent
07:51dans le meilleur sens du terme.
07:53Oui, mais je le sais bien.
07:53Parce que, justement, on n'en est plus à chercher un sauveur suprême
07:57et à faire un ploum-ploum.
07:59Non, on découvre notre force collective.
08:02On découvre notre possibilité de prendre des initiatives,
08:05de nous organiser et de peser sur le gouvernement.
08:09Parce que moi, ce que je vois quand même,
08:10c'est un gouvernement qui n'emmène pas large.
08:13Je vois que depuis qu'il y a cette contestation de la jeunesse,
08:16eh bien, en fait, il y a une fébrilité à la tête de l'État.
08:19Alors, il essaie de la masquer avec la répression policière.
08:22Mais il y a cette fébrilité.
08:24Donc, moi, je dis, effectivement, il faut être très nombreux.
08:26Il faut montrer que l'esprit de révolte n'a pas d'âge demain.
08:29Alors, que un gouvernement soit inquiet et soit mobilisé
08:35quand il y a une contestation sérieuse de jeunes,
08:39je dirais que c'est le B.A.B.A.,
08:41que c'est l'intelligence minimale.
08:44Évidemment que quand il y a un problème,
08:45quand on voit que les jeunes commencent à se mobiliser
08:48sur des motifs qui, en plus, ne sont pas des motifs utopiques.
08:52Puisque ce dont ils parlent, c'est des salles de classe,
08:54c'est des horaires, c'est des programmes,
08:57c'est des choses concrètes.
08:58Ce n'est pas l'apocalypse ou la redécouverte d'un monde.
09:02C'est juste de ne pas être méprisé, de ne pas être relégué.
09:04Mais dans ces cas-là, alors, méprisé ou relégué,
09:08il ne faut pas non plus généraliser,
09:10parce qu'il y a aussi un corps enseignant
09:11qui sont leurs interlocuteurs quotidiens, naturels, légitimes, normaux.
09:16Bien placés pour vous en parler.
09:18Oui, moi aussi j'ai enseigné.
09:19Donc, il ne faut pas non plus négliger ce qui existe réellement
09:23dans les relations entre les élèves et les enseignants.
09:26Bien sûr, heureusement.
09:27Vous parliez il y a un instant, Alain Dehamel, Nathalie Arthaud,
09:31du gouvernement et du chef de l'État, Emmanuel Macron,
09:33qui a dit quelques mots ce soir sur la journée de demain.
09:37C'était en marche du Conseil européen de Bruxelles.
09:39Écoutez ce qu'il dit précisément.
09:42Évidemment qu'un message a passé, c'est celui de l'appel au calme.
09:46On peut, je pense, c'est le fait même de notre démocratie.
09:49J'ai toujours été vigilant et attentif à cela.
09:52Il y a un droit constitutionnel de manifester, s'exprimer.
09:56Il est pleinement respecté.
09:57Mais je pense que le... Enfin, je ne pense pas.
09:59Ce qui va avec ce droit, c'est le respect.
10:03Le respect des personnes, le respect des biens,
10:05et donc de ne pas insulter, de ne pas casser.
10:08Et donc, moi, j'appelle au calme et au respect
10:10pour préserver ce droit, nous tous.
10:12On en est le dépositaire, c'est une responsabilité
10:13qui va avec ce droit.
10:15Voilà, j'appelle au calme.
10:17Pas de casse, dit le chef de l'État.
10:19Il est dans son rôle.
10:20Oui, ça, c'est absolument classique.
10:22Et si on entendait, madame Micron, dire
10:25« Allez-y, casser ! »
10:26Si il disait l'inverse, on en aurait peut-être parlé
10:27plus tôt dans l'émission.
10:28Je suis d'accord avec vous.
10:30Comment faire pour ne pas qu'il y ait de casse demain ?
10:32Moi, je crois que les plus grands casseurs,
10:34ils sont au gouvernement.
10:35Il en fait partie, en fait.
10:37Il est en train de tout casser.
10:38Il est en train de casser l'éducation.
10:39Il est en train de casser les hôpitaux.
10:41Il est en train de casser les retraites.
10:43Il est en train de casser le pouvoir d'achat des salariés,
10:46tant et si bien qu'il y a effectivement de plus en plus de travailleurs
10:49qui ont du mal à se loger.
10:51Pardon, Nathalie, ça justifie d'incenduer un lycée,
10:55de tirer des mortiers, de blesser des policiers, des gendarmes ?
10:58Ça justifie de se battre.
10:59Ça justifie de se mettre en colère.
11:01Ça justifie de se lever et de dire « Ça suffit. »
11:05Il faut que les femmes et les hommes qui font tourner cette société
11:08puissent vivre dignement.
11:10Et ça suffit de voir finalement tous leurs efforts
11:12et toutes les richesses qu'ils créent
11:14partir à un pôle de la société.
11:16Voilà.
11:17Servir pour quoi ?
11:17Pour aller faire les guerres,
11:19être mis au service de gens qui sont irresponsables,
11:22irresponsables.
11:23Cette classe capitaliste qui dirige
11:25et qui effectivement profite de tout ce travail-là.
11:28Et là, on fait quoi ?
11:28Le réchauffement climatique, crise sur crise.
11:31Donc à un moment donné, il faut se lever,
11:33il faut dire « Stop ».
11:34Voilà.
11:34Donc moi, je pense que la révolte, elle est légitime.
11:38Et vous pourrez dire et répéter
11:39qu'il y a la violence.
11:41Mais ce n'est rien par rapport à la catastrophe
11:44qui existe aujourd'hui dans la société.
11:45C'est rien par rapport aux souffrances
11:47de millions.
11:48Sauf s'il y a des blessés et des morts.
11:49– Sauf s'il y a des blessés et des morts.
11:51– Sauf s'il y a des blessés et des morts.
11:52– Je vous assure, je vous assure.
11:54– Si demain, il y a un drame, Nathalie Rthaud,
11:56vous ne direz pas la même chose.
11:56– Mais le drame, vous savez, c'est tous les jours.
11:59À l'heure où nous nous parlons, là,
12:01je pense qu'il y a des dizaines de milliers
12:04de femmes et d'hommes qui sont en train
12:05de chercher un endroit pour dormir.
12:07Un endroit sous les ponts.
12:08Un endroit dans des parcs, etc.
12:12Ce sont des femmes et des hommes qui…
12:13C'est une violence inouïte de se retrouver
12:15avec rien sur son compte en banque
12:17pour remplir son frigo, pour nourrir ses enfants.
12:19C'est cette situation-là, vous voyez.
12:22Et on est en train de dire, en plus, aux retraités,
12:25on va encore vous reprendre de l'argent,
12:26il faudra vous serrer la ceinture.
12:28Voilà, c'est des humiliations et finalement
12:30une insulte au monde du travail en permanence.
12:34Et ça, il faut mesurer la violence que c'est.
12:36Il faut mesurer la violence que c'est.
12:38Donc moi, je pense que la révolte,
12:39elle est nécessaire.
12:40Et on peut inverser le rapport de force
12:43parce que je crois qu'il y a de quoi
12:46augmenter les salaires, indexer les salaires.
12:49Moi, je milite pour monter le SMIC
12:50à 2200 euros net.
12:52Je milite aussi pour que le travail
12:54soit réparti sur tous sans diminution de salaire
12:57et qu'on en finisse avec ce chômage de masse.
12:59Un mot, puisque vous parlez
13:00de votre programme présidentiel, Nathalie Hato.
13:01Qui est aussi destructeur.
13:02Pas votre programme.
13:03Le chômage de masse.
13:04Un mot de l'élection présidentielle.
13:06On n'en parle jamais.
13:06C'est votre quatrième candidature.
13:07Ça vous fait un point commun avec Jean-Luc Mélenchon.
13:09Est-ce que vous vous réjouissez
13:11qu'il soit aussi haut aujourd'hui dans les sondages ?
13:14Moi, je me réjouis surtout
13:17qu'il y ait cette mobilité.
13:20Moi, c'est ce qui me marque dans cette campagne.
13:23Sur Jean-Luc Mélenchon ?
13:24Non, mais sur Jean-Luc Mélenchon,
13:26je pense que ça reflète quand même une aspiration
13:29à plus d'égalité,
13:31à plus de tolérance.
13:34Je pense que oui, par rapport, y compris au racisme qui monte,
13:38il a réussi à incarner quelque chose.
13:40Et ça, c'est un point de départ qui est positif.
13:42Maintenant, moi, je sais très bien
13:44que ce n'est pas avec des sauveurs suprêmes
13:46et que même si Jean-Luc Mélenchon s'installe à l'Élysée,
13:49il sera comme les autres.
13:50Ça sera la marionnette, finalement, du grand capital.
13:54La marionnette de...
13:56Ah oui ?
13:57Donc, tu as un tournant de rigueur, etc.
13:59Eh bien, peut-être oui.
14:00Peut-être oui, en fait.
14:02Exactement.
14:02D'ailleurs, son icône, ça reste François Mitterrand.
14:06Il connaît parfaitement cette page-là de l'histoire
14:09et apparemment, il ne la trouve pas mauvaise.
14:13Mais oui, parce qu'en réalité,
14:14moi, si je suis candidate,
14:15c'est précisément pour dire que le vrai pouvoir,
14:17il n'est pas à l'Élysée.
14:18À l'Élysée, on trouve des pantins,
14:20mais dont les ficelles remontent à qui ?
14:22La grande bourgeoisie.
14:24Merci.
14:24qui tiennent les cordons de la bourse,
14:26les financiers, la classe capitaliste.
14:28Arthaud.
14:29Pour l'affronter,
14:30c'est demain.
14:30Merci, Nathalie Arthaud.
14:31Merci, Antoine.
14:31Demain, dans la rue,
14:32pour les manifestations élégées.
14:34Non, non, non, Alain Dommel,
14:35parce que sinon, on aura plus de temps.
14:36Moi, j'ai besoin d'un seul mot.
14:37Oui.
14:38Nathalie Arthaud.