00:00Le ministre de l'Intérieur, ah oui, il était très bon, très expérimenté en tant que préfet de police.
00:05En tant que ministre, je pense qu'il est dans un monde, je ne sais pas, c'est un monde
00:09qui est différent, c'est ordre contre ordre.
00:11Pour nous, c'est compliqué. Tout ce que je peux vous dire, c'est que nous, demain, je ne le
00:14cache pas, on y va avec le doute.
00:16Et quand un policier, il a le doute, c'est très compliqué.
00:18C'est grâce à ce que vous nous dites là.
00:20Si vous vous doutez...
00:21Non, on y va avec le doute, pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas faire abstraction de ce qui
00:26s'est passé avec la Fernelle.
00:27On ne peut pas nous avoir dit inexcusable, inexplicable.
00:31Aujourd'hui, on a peur de sortir notre arme.
00:33Un collègue CRS, il a tiré une grenade ressourdissante à la demande de sa hiérarchie, je précise.
00:39Et derrière, le lendemain, on se dit, bon, maintenant, les grenades, ça suffit, les gars.
00:42Vous savez, on arrive avec le doute, donc on a peur.
00:45Dès qu'on met un coup de genou, c'est vu comme un acte extrêmement grave, donc c'est compliqué
00:49pour nous.