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  • il y a 4 minutes
Reda Belhaj, porte-parole du syndicat policier Un1té île-de-France, sur un homme interpellé et déjà connu des services de police: «Je ne suis pas surpris».

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Transcription
00:00Rien d'amélage, ça vous déprime ?
00:02Vous voulez dire que vos collègues l'avaient interpellé à 27 reprises
00:04et qu'il finit par poignarder une femme ?
00:06Pour moi c'est encore une des multiples affaires
00:10où on peut établir un constat d'échec
00:12parce qu'on manque de moyens.
00:14Le gars, s'il est connu au tâche pour 27 ou 24 faits,
00:18c'est qu'on l'a interpellé 27 ou 24 fois.
00:21Donc voilà, 27 fois.
00:23Donc ça veut dire que nous, de notre côté,
00:25le boulot a été fait, mais une fois de plus,
00:27la réponse pénale n'a pas été au rendez-vous.
00:29Est-ce que ça vous déprime de vous dire
00:31tout ce temps, toute cette énergie à interpeller un individu
00:34pour qu'il finisse toujours par ressortir ?
00:35Je ne veux pas vous cacher que ça ne me déprime pas.
00:37Pourquoi ? Parce qu'on est habitué à ça en fait.
00:39On vit avec, on travaille avec ça.
00:41Et ça fait plus de 25 ans que c'est comme ça.
00:44Donc dire que je suis surpris, non, pas du tout.
00:46Il y a des mecs comme ça, il y en a des milliers en France.
00:49Des affaires comme ça, il y en a plusieurs centaines en France.
00:52Et à chaque fois, c'est la même problématique.
00:54Sauf qu'aujourd'hui, et je vous en remercie,
00:56aujourd'hui on le dénonce dans les médias,
00:58dans certains médias en tout cas.
00:59Et c'est ça qui fait la différence.
01:01Et c'est ça qui fait la différence,
01:03parce que les gens s'en rendent compte.
01:04Et après, c'est bien pour nous,
01:06et je pense que c'est pour ça que l'image de la police
01:09elle est en train de changer, du moins d'un côté.
01:12C'est que les gens se rendent compte
01:14de ce qu'on subit, nous, chaque jour.
01:15Parce qu'on le subit, nous, notre projet,
01:18c'est qu'on est rentré dans la police par vocation
01:19pour aider les autres et pour protéger les autres.
01:22Et aujourd'hui, on n'est plus en capacité de le faire
01:24parce que oui, des gars qu'on interpelle plusieurs fois,
01:27il y en a plein, je prends à chaque fois l'affaire
01:31Naël Merzouk, du refus d'obtempérer.
01:34On va voir le procès et vous verrez qu'il était connu aussi.
01:36Il était ultra connu du service de police.
01:38Et qu'il y a un moment, au niveau du gouvernement,
01:42là on a condamné mon collègue,
01:44on n'a pas respecté la présomption d'innocence,
01:46ils ont leur part de responsabilité.
01:48Parce qu'il est connu ce service de police, ce jeune homme.
01:51Et il a fait des méfaits.
01:54Et que ce soit à la justice ou au niveau social,
01:58rien n'a été fait pour essayer de l'encadrer.
02:00Alors la justice qui n'est toujours pas capable
02:01de mettre hors d'état de nuire un homme
02:03qu'on arrête 27 fois.
02:04Et maintenant, il faut qu'il poignarde une femme.
02:06Déjà, on va le dire aussi,
02:08cet homme, il n'est pas français,
02:09il est né au Tchad.
02:13Comme le disait Eric, il n'a rien à faire en France.
02:15Il n'a rien à faire en France.
02:17Il doit être expulsé, Manu Militari.
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