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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Les professeurs font leur rentrée, mais c'est peut-être surtout l'autorité qui veut faire la sienne.
00:05Téléphone désormais interdit au lycée, débat sur les symboles républicains, drapeau marseillaise,
00:10discipline notamment à Nice, derrière toutes ces mesures.
00:13Une interrogation dépasse largement les programmes scolaires.
00:16Demande-t-on à nouveau à l'école de fabriquer du commun, autant que de transmettre des savoirs ?
00:22Question, faut-il remettre davantage d'autorité et de symboles républicains à l'école ?
00:28Dans le studio d'Europe 1, Joachim Lefloquimade, enseignant et essayiste,
00:32auteur de « Mains basses sur l'éducation nationale, enquête sur un suicide assisté aux éditions du CERF »
00:38et dans le studio d'Europe 1.
00:39Je mets tout de suite sur la table cette enquête, il faut pour l'excellence ruralité,
00:43publiée hier par le GDD, qui est extrêmement riche.
00:4688% des Français considèrent l'éducation comme l'un des chantiers prioritaires du prochain président.
00:53Joachim Lefloquimade.
00:54Ce que montre ce sondage, c'est que les Français, qui disaient des enfants ou non d'ailleurs,
00:58ont pris conscience de l'effondrement protéiforme qui frappe notre école.
01:02Effondrement du niveau d'abord, puisqu'on avait une école que le monde entier admirait, voire imitait,
01:06et qui aujourd'hui en mathématiques par exemple, c'est Thiem's qui le montre,
01:09se situe derrière l'Albanie et l'Azerbaïdjan.
01:11Effondrement de l'autorité ensuite.
01:13Le troisième pire climat scolaire de l'OCDE selon PISA.
01:17100 000 professeurs menacés ou agressés chaque année.
01:19Et un cinquième du temps scolaire qui est consacré aux problèmes de discipline.
01:23Effondrement enfin de l'éducation nationale comme institution,
01:25puisque un autre sondage montre que seul 0,3% des personnels sont optimistes pour l'avenir du système éducatif.
01:31Et qu'il faut rappeler par ailleurs, puisque c'est à la rentrée des professeurs aujourd'hui,
01:35qu'il y a une augmentation de démission de 679% en 15 ans.
01:39Donc tout ça dessine une situation absolument cataclysmique pour notre école.
01:43Donc je ne peux que comprendre les Français qui sont inquiets.
01:46Maintenant, ce que je veux leur dire aussi, c'est qu'il n'y a pas de fatalité à l
01:48'effondrement de notre école.
01:49Et que si on en est arrivé là, c'est aussi parce qu'il y a des choix politiques absolument
01:53délétères
01:53qui ont été faits ces 50 dernières années.
01:55Parce qu'il y a eu une prise en otage de l'école par un état profond.
01:59Et je crois que si on s'y prend avec du courage, avec de la méthode, avec des politiques publiques
02:02pertinentes,
02:03on peut inverser ces lames de fond.
02:05Je crois que de toute manière, on n'a pas le choix.
02:06Puisque la crise de l'école, en réalité, ce n'est pas une crise parmi d'autres.
02:09C'est une bombe à retardement pour la nation toute entière.
02:10Et que si en 2027, on n'est pas capable de passer du diagnostic à la thérapeutique,
02:15alors il en sera fini de la France telle qu'on la connaît, il en sera fini de la France
02:17telle qu'on l'aime.
02:19Joachim Lefloquimade, en direct sur Europe, enseignant et essayiste, Gabriel Cluzel.
02:24Alors bien sûr, l'école, c'est la mère des batailles.
02:26C'est Gabriel Attal qui le disait, avant de quitter d'ailleurs très vite le ministère dédié.
02:33Mais une fois qu'on a dit ça, on voit bien que depuis des dizaines d'années,
02:36eh bien, en réalité, l'école ne bouge pas.
02:40Parfois même des ministres qu'on disait de bonne volonté sont même stoccolmisés.
02:45Pardon, mais je pense à M. Blanquer, qui est fort sympathique,
02:48qui avait donné des fables de La Fontaine aux élèves de CM2, je crois.
02:52À la fin, ce qui est resté saillant, c'est la circulaire sur l'accueil des enfants réputés trans.
03:00Bon, voilà, est-ce que c'était tout à fait cela qu'on attendait de lui ?
03:03Ce n'est pas évident.
03:04Donc si vous voulez, il y a, aujourd'hui, c'est devenu une citadelle
03:07qui est complètement verrouillée par l'extrême-gauche.
03:11J'ose le dire, ce n'est pas l'école publique, c'est l'école idéologique.
03:15Et je ne vois pas comment un ministre même de bonne volonté peut arriver à entamer cela.
03:23On comprend la fuite, la fuite des parents vers l'école privée.
03:26On la comprend, même le privé sous contrat, même le privé hors contrat.
03:29Parce qu'on sait que le privé sous contrat est largement ficelé.
03:33Eh bien, évidemment, ils ont envie d'autre chose, même si ça leur coûte cher.
03:37Il faut le comprendre.
03:38Moi, j'entends dire, ah oui, quand on ferme des écoles du public,
03:40ce n'est pas normal, on devra en même temps fermer des écoles du privé.
03:42Ben non, les gars, si vous avez échoué,
03:44vous ne pouvez pas empêcher d'autres de réussir à où vous avez échoué.
03:49Donc, je crois qu'il faut vraiment remettre à plat tout ça.
03:53Je ne sais pas qui en aura le courage.
03:54Gabriel Cluzel sur Europe 1.
03:56Dans un instant, on aura Gérald qui nous appelle d'Occitanie.
03:59Arthur de Vintrigan pour réagir à ces sujets sur l'école.
04:03Faut-il remettre davantage d'autorité et de symboles républicains à l'école ?
04:07Écoutez d'abord ce sujet de Laura Legault sur Europe 1.
04:10Oui, à commencer par l'interdiction du téléphone portable au lycée.
04:13L'an dernier, seules les écoles primaires et collèges étaient concernées.
04:17Mais dans les lycées, cette mesure ne sera pas forcément applicable dès la rentrée.
04:21Les proviseurs doivent d'abord modifier le règlement intérieur,
04:24ce qui peut prendre du temps.
04:25Quant aux examens du baccalauréat et du brevet,
04:27ils se tiendront le matin pour mieux protéger les élèves des fortes chaleurs.
04:31Plus question de faire de fautes d'orthographe,
04:33le ministre de l'Éducation a acté l'instauration d'un barème.
04:37Des éléments de correction sur les épreuves du brevet et du baccalauréat
04:40seront rendus publics, notamment un barème précis sur le niveau de langue,
04:43par discipline et le nombre de points qu'une absence de maîtrise suffisante de la langue
04:47induira en termes de perte sur eux.
04:49La note finale.
04:50Edouard Geoffray veut aussi mieux prévenir et détecter les violences sexuelles sur les enfants
04:54grâce à un questionnaire.
04:55Tous les élèves de la grande section maternelle à la terminale
04:57rempliront un questionnaire sur les violences sexuelles dont ils n'auront pu être victimes.
05:01En grande section, on aura un questionnaire adapté,
05:04peut-être avec des smileys.
05:05Pour les grands, bien sûr, ce sont des questions qui seront plus littérales.
05:07Enfin, à partir de cette année, tous les élèves dès le CM1
05:10participeront à une commémoration du 11 novembre.
05:13Objectif du gouvernement, mieux construire l'unité nationale.
05:16Mieux construire l'unité nationale.
05:18Arthur de Vintrigan, direct sur Europe.
05:21Je pense que le diagnostic a été fait par beaucoup de gens.
05:24Tout le monde a compris les causes principales,
05:27la prise en otage idéologique du système éducatif français
05:30depuis de nombreuses décennies.
05:33Concernant le remède, moi j'en vois qu'un seul.
05:35C'est l'autonomie des directeurs d'établissement
05:38et le libre choix des parents de choisir l'école.
05:40Vous allez voir que si un directeur d'école choisit ses professeurs,
05:44choisit les règles qu'il faut mettre en place,
05:47et que les parents ont la liberté de choisir,
05:49parce qu'il faut supprimer la carte scolaire,
05:51toutes ces bêtises qui permettent à des gens avec beaucoup de morale,
05:54d'appliquer une morale dont ils ne vont pas subir les conséquences.
05:58Exemple, Émeric Caron qui vote pour ça,
05:59mais qui va foutre ses gamins dans le privé.
06:01Et ça, toute la gauche, c'est comme ça.
06:02Vous demandez à quelqu'un de gauche qui est pour la carte scolaire
06:04où est-ce qu'il a mis ses enfants,
06:05c'est toujours très drôle la réponse.
06:06Bref, vous donnez l'autonomie du directeur d'établissement
06:08et aux parents le choix de choisir l'école.
06:10Vous allez voir que bizarrement,
06:12tout ce qui est idéologie woke,
06:13tout ce qui est idéologie gauchiste,
06:15tout ce qui est un niveau très très bas,
06:17tout ce qui est téléphone portable,
06:19bizarrement, il n'y a pas un parent qui va choisir cette école-là.
06:20Alors, redonner les libertés aux parents et aux directeurs.
06:23On va voir si Gérald, qui nous appelle d'Occitanie,
06:25est d'accord avec vous,
06:26puisqu'il dit qu'il a une fille de 8 ans et il a peur.
06:28Dites-nous pourquoi, Gérald ?
06:29Oui, bonjour à tous.
06:30Vous avez tous raison.
06:32Je vous rejoins entièrement sur ce que vous venez de dire.
06:34Et en quelque sorte, nous, ma fille est en primaire actuellement.
06:37Elle va rentrer au collège, évidemment, dans peut-être deux ans.
06:42Et on a l'intention, en fait,
06:43tout simplement de déménager de notre village actuel
06:45parce que le collège dans lequel nous sommes rattachés,
06:48nous ne voulons pas mettre notre fille là-dedans.
06:49La raison, c'est qu'il y a 800 élèves dans ce collège.
06:53Donc, ça fait beaucoup.
06:55Ils seront tous mélangés avec les plus petits.
06:58Et du coup, on n'en a pas entièrement confiance
07:01à ce qui peut se passer au niveau des élèves eux-mêmes,
07:05au niveau du système scolaire,
07:08peut-être qu'il est fait, peut-être dans un environnement
07:10avec de trop nombreux élèves à gérer.
07:14Et avec, avant l'entendu, avec tout ce qui se passe
07:18concernant les harcèlements, etc.
07:21Donc, on tâche de déménager un projet
07:23sur un village qui est à côté
07:25et qui dépend, en fait, d'un autre bassin.
07:27Mais vous déménagez uniquement pour l'école ?
07:29Oui, en pression.
07:30Moi, je mets d'abord en priorité ma fille
07:34et son instruction scolaire,
07:38et pas l'éducation, évidemment.
07:39Parce que nos écoles ne sont pas faites
07:42pour être éduquées, mais pour instruire.
07:44Et donc, du coup, c'est pour nous très important.
07:47Et donc, on a l'intention de vendre la maison
07:49dans laquelle on est,
07:50et après, aménager et faire notre projet de vie
07:53sur le village à côté.
07:56Merci à Gérald de nous avoir appelés en direct sur Europe.
07:58Merci pour votre regard.
08:00Je rappelle le sondage,
08:01il faut pour le GDD,
08:02pourquoi l'école va mal selon les Français.
08:0443% baisse du niveau,
08:0542% manque de moyens,
08:0742% manque de soutien aux professeurs
08:09face aux élèves perturbateurs.
08:12Joachim Lefloquimade,
08:13comment vous réagissez rapidement
08:14avant de marquer une pause
08:15par rapport à cet auditeur qui nous appelle
08:18et qui dit, moi, je déménage.
08:19Je veux le meilleur pour mon enfant, je déménage.
08:21C'est un drame, ça raconte un drame national,
08:23le fait que les Français ont pris conscience
08:25d'un désastre,
08:26qu'ils ont le sentiment d'être matraqués fiscalement
08:28pour une école qui n'est plus fidèle
08:30à sa mission première,
08:32qui est la transmission des savoirs,
08:33et que dans ce marasme ambiant,
08:35ils en sont à chercher des espaces de refuge
08:37et pour une grande majorité d'entre eux désormais,
08:40à vouloir se tourner vers l'enseignement privé catholique,
08:43à aller vers leur contrat,
08:44voire parfois à scolariser leurs enfants à l'étranger.
08:47Moi, je ne leur jetterai jamais la pierre à ses parents
08:49et je suis pour qu'on arrête
08:51de vouloir détruire le peu qui tient encore debout
08:54dans son système.
08:55On marque une pause.
08:55Mais je suis aussi pour qu'on reconstruise
08:57une école qui tient la route pour tout le monde
08:59et donc ça passe par un redressement par l'eau.
09:01On marque une pause.
09:02On revient sur Europe 1
09:03avec notamment cette question,
09:04la levée de drapeaux,
09:06la marseillaise dans nos écoles,
09:07comme le fait Éric Ciotti à Nice.
09:09Est-ce une bonne chose ?
09:10Réagissez au 01-90-20-39-21,
09:13c'est le numéro.
09:14Pour contacter Christine Kelly
09:15sur Europe 1, à tout de suite.
09:16Sous-titrage Société Radio-Canada
09:19Sous-titrage Société Radio-Canada

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