Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 jours
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il y a quand même des jeunes extraordinaires dans ce pays.
00:02C'est une minorité, il ne faut pas oublier.
00:04Mais il faut revenir aux fondamentaux.
00:07Il faut simplement apprendre à ces mômes-là, à ces gens-là,
00:14qu'il faut rétablir le civisme, il faut apprendre.
00:17Alors, les profs sont bien gentils, mais parfois, moi, je rêve que d'une chose,
00:23j'aimerais qu'il y ait des caméras cachées dans l'école.
00:25Vous savez, j'ai le souvenir de Dordogne.
00:28Simplement voir l'intégrité, la neutralité des profs, par exemple,
00:32voir comment se comportent les élèves.
00:33Juste une anecdote, je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:36moi, je suis de Dordogne et pas de Gironde,
00:37Nicolas Sarkozy, à l'époque, était venu visiter une école en Dordogne.
00:42Et ce qui m'avait fait halluciner que personne n'a relevé,
00:45M. Sarkozy rentre dans la classe, tout le monde est resté assis,
00:49personne ne s'est levé.
00:50Vous imaginez que même le président qui rentre dans une classe,
00:55les mômes restent assis, les mômes devraient se lever
00:57pour leurs profs rentrent.
00:58Vous voyez, il faut revenir simplement aux fondamentaux.
01:01Et j'espère que ce n'est pas trop tard.
01:03Malheureusement, ça va être difficile de corriger tout ça.
01:05Merci beaucoup, Christophe, de nous avoir appelés au standard européen.
01:08On vous a appelé de Gironde.
01:09C'est très intéressant ce que vous dites,
01:11parce que dans les écoles privées, je ne sais pas,
01:13je parle sous votre contrôle, peut-être Gabriel Cusel,
01:15vous avez peut-être un regard plus large,
01:17souvent on assiste sur ce petit détail.
01:19Mais ce ne sont pas des détails.
01:20Les élèves se lèvent, bien sûr, les élèves se levaient quand j'arrivais en classe.
01:25Vous étiez dans le privé ?
01:26Oui, ils attendaient que je leur dise « sit down » pour s'asseoir.
01:28Moi, je suis dans le public et c'est aussi quand je suis dans le public.
01:31Et les élèves se lèvent quand il y a le ou la CPE, pardon, le ou le proviseur.
01:36Ça dépend beaucoup des écoles dans le public.
01:40Il y a des écoles où peut-être que ça se fait, et tant mieux,
01:42ça prouve que ce sont des écoles bien tenues.
01:45Mais il y a des écoles où ça ne se fait pas, et j'en connais.
01:49Mais vous savez, malheureusement, ceux qui sont les victimes
01:52ont été aussi les artisans de tout ça.
01:54Pas tous, évidemment, mais le déboulonnage de l'autorité,
02:00il a été fait aussi parfois par les profs eux-mêmes, hélas.
02:03C'est ce que disait Christophe, en fait.
02:04Qui sont descendus de la tribune, de l'estrade, pardon,
02:09qui ont refusé d'assumer une forme d'autorité.
02:11Qui ont commencé à militer aussi.
02:13Mais ceux-ci n'excusent pas les violences envers eux.
02:15Oui, mais même à l'école maternelle,
02:17mes enfants, je me souviens, je leur disais,
02:19tu dis maîtresse ou madame,
02:21je préfère ça plutôt qu'ils l'appellent par leur prénom.
02:23Parce que je trouvais que ça faisait une distance d'adultes.
02:26Et c'est un peu vrai pour tout.
02:28Quand on est prof copain,
02:30c'est vrai que c'est plus rigolo de s'amuser avec les élèves,
02:34de faire des petites blagounettes,
02:35plutôt que de faire de l'autorité.
02:38On s'expose, vous savez, la familiarité engendrant le mépris,
02:41à des réactions de ce genre-là.
02:43Donc, c'est un détricotage général de l'autorité dans notre pays.
02:46Et c'est une certitude, ça va être long à retricoter.
02:48On continue à en parler.
02:49Nathalie, je vous donne la parole dans un instant.
02:51Nathalie Combarie, en direct sur Europe 1.
02:55Alexandre, merci beaucoup Christophe pour votre impérat.
02:57Alexandre, vous appelez d'Auvergne.
02:58Et vous dites qu'il n'y a plus aucune autorité dans les établissements.
03:02Oui, bonjour Christian.
03:03Bonjour.
03:05Effectivement, je rejoindrai ce qu'a dit Christophe et puis l'intervenante précédente.
03:09Moi, on est cuit.
03:11C'est des décennies, des décennies de laisser aller.
03:14Il n'y a plus du tout d'autorité.
03:16Les jeunes ne respectent plus personne.
03:18Alors, comment faire justement pour rétablir l'autorité ?
03:21Il faut remettre l'autorité.
03:22Il faut qu'on apprenne à respecter les supérieurs, les adultes.
03:26Je ne comprends pas que les élèves tutoient les AED.
03:29On rentre, on fait des checks à tout le monde.
03:31C'est la fête du script dans certaines classes.
03:33Mais pour moi, si on doit se lever, quand quelqu'un rentre dans une classe,
03:37on doit dire bonjour, on doit vouvoyer ces AED.
03:40Moi, je me rappelle quand j'étais jeune, et je ne suis pas très vieux,
03:42je n'ai qu'une quarantaine d'années,
03:43mais j'ai eu la génération d'instituteurs, de proviseurs principaux
03:47que mes parents ont eus.
03:48Donc, ils étaient en fin de carrière.
03:49Moi, j'ai eu ces anciens-là.
03:50Alors, Alexandre, restez en ligne avec nous.
03:52Vous avez 44 ans, effectivement.
03:53Vous nous appelez d'Auvergne, vous dites qu'il faut restaurer l'autorité.
03:57Vous dites un peu comme Christophe, on parle d'Auvergne, là.
03:59C'est-à-dire, on parle d'un jeune garçon de 14 ans
04:02qui a tiré sur le principal et sur une enseignante.
04:06Et vous dites que pour tout cela, il faut restaurer l'autorité.

Recommandations