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  • il y a 2 jours
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Transcription
00:00On avait fait aussi un clip à l'époque.
00:02Et Michael il regardait dans les persiennes, il regardait ce qui se passait.
00:05Peut-être qu'il a volé des pas à bisseau à bisseau.
00:07Même Jay-Z, c'est pareil.
00:08Le documentaire, il arrive, pam, il arrive, il a un morceau.
00:11Non, c'est pas comme ça que ça se passe.
00:13C'est une histoire forte.
00:15Et on arrive là et on serre la main, Nesson Mandela, c'est magnifique.
00:18C'est ce qu'un père pourrait dire à son fils de vie, quoi.
00:21C'est ce qui se passe pas en réalité, parce qu'il y a toujours beaucoup de non-dits
00:25dans le relationnel avec nos parents et tout, les vérités.
00:27Yes, c'est Lino. Salute, c'était Killer.
00:30On est dans Clique. Cliquez, likez et abonnez-vous.
00:35Clique prend hommage aujourd'hui à une légende du rap français, du hip-hop
00:41et de la culture française qui nous a quittés le 4 janvier 2026,
00:45Calbo d'Arsenic.
00:46Et pour lui rendre hommage, on est avec son frère Lino.
00:49Comment ça va, Lino ?
00:50Ça va, ça va, monsieur, on est bien.
00:52Il y a un concert qui est organisé le 14 octobre 2026 au Zenith de la Villette.
00:57On se fait hommage à Calbo.
01:00Est-ce que tu peux me décrypter cette affiche ?
01:02Bon, ça, c'est la famille, c'est nos descendants des enfants.
01:07Ça, c'est nos enfants.
01:09Je ne vais pas déclarer de qui ils sont, mais c'est nos enfants, c'est pareil.
01:13Mais voilà, c'était une manière de parler de l'héritage.
01:21Donc, ces gamins-là sont notre héritage aussi.
01:24Et il y a l'héritage rap.
01:27Donc, l'héritage rap, ce sera tous les artistes qui vont venir célébrer la mémoire de Calbo le 14.
01:34Il y a une phrase qui est célèbre de Calbo, c'est « Qui prétend faire du rap sans prendre
01:38position ? »
01:39Moi, je tenais à faire cette émission parce que qui peut prétendre écouter du rap sans connaître Arsenic, sans connaître
01:44Calbo ?
01:45Et c'est important de rappeler et de vous recontextualiser dans l'histoire de cette culture et même de la
01:50culture française.
01:51C'est en face de moi, je vous le dis, l'une des plus grandes plumes qu'on ait eues
01:53dans la musique.
01:54Et toute musique confondue.
01:56On va écouter plein de choses.
01:59J'aimerais, avant qu'on discute, te montrer moi la première fois que j'ai vu une image d'Arsenic.
02:05Et c'est une archive qui m'a hanté toute ma vie.
02:09C'était à l'époque de la compilation Hostile.
02:12Et il y avait une petite cassette faite par les équipes du Fanzine FBS à l'époque.
02:17Ouais, ouais, ouais.
02:17Tu vois ?
02:18Et on vous voit en studio.
02:20Et je me dis, mais c'est qui ces gars ?
02:22Je sais pas laquelle tome, mais je sais pas, faut voir.
02:25Le rap français s'améliore en ce moment.
02:27Il y a beaucoup plus de groupes qui sont écoutables.
02:30Ils sont tous en enfer en ce moment et comment ça remonte à la surface.
02:34À la surface.
02:35Quelques goûts suffisent.
02:38Quel que soit le déguisement du cafard, les copes le reconnaîtront.
02:44Les frères qui venaient.
02:46Tout était dit.
02:47Ouais, ouais.
02:48On était pas clairs à l'époque.
02:51Ouais, ouais, ouais.
02:52C'était justement, on avait même une diction très odiare.
02:58Enfin, je sais pas, il y avait un truc.
03:00On voulait partir dans un côté très français.
03:04C'était pas un rejet du rap américain, parce qu'on existait de ça.
03:07Vous y êtes ça, ouais.
03:08Et on était fans de tout, Wu-Tang, Nas, Jay-Z, tout.
03:14On était fans de ça, mais on voulait trouver notre singularité.
03:20Et votre identité.
03:21Voilà.
03:22Et donc, on voulait justement exagérer le côté français de la chose.
03:27Donc, vous, vous êtes arrivé du Congo, directement à Villelbel.
03:30Comment ça s'est passé, la première fois que vous avez écrit ?
03:34Est-ce que c'était chacun dans votre coin ?
03:35Est-ce que Calbo, c'était le grand frère ?
03:37Est-ce qu'il t'a dit, j'écris des textes, tu veux me suivre ?
03:39Ou c'est toi qui as démarré ?
03:41Non, je crois qu'on a démarré.
03:43C'est difficile, après, de trouver.
03:45Non, je pense qu'on a démarré ensemble.
03:47Mais c'était, on traînait déjà dans le même cercle.
03:50Vous avez commencé à écrire à une époque où personne, à part trois groupes.
03:54Oui, non, non.
03:56On avait quand même des exemples.
03:58Oui, il y avait Solar, NTM, Assassin.
04:01Il y avait AYAM.
04:01AYAM, mais qui en bivait, par exemple.
04:03Il y avait le ministère Hammer aussi qui était là.
04:05Donc, on avait quand même ce recul, là.
04:07Même si, en termes de…
04:11C'est grossier, mais rentabilité, on n'en savait rien du tout.
04:15On n'était pas là-dedans.
04:16On s'était purement artistique.
04:18Mais il y avait quand même des exemples.
04:21On se disait, on peut le faire.
04:21Le rap, c'était l'héritage du hip-hop, en fait.
04:26Et nous, on est cette génération-là.
04:27Donc, on ne pouvait pas y échapper.
04:30Il n'y a pas un mec de ma génération qui a pu échapper au hip-hop.
04:33Aucun.
04:34Pourquoi ça nous a autant frappés ?
04:36Parce que c'était nouveau.
04:37C'était l'expression de ce qu'on était à ce moment-là.
04:42Il fallait s'exprimer.
04:43On était des gens…
04:45Ce n'est pas pour faire du misérabilisme, mais on était en marge.
04:49Et l'expression du rap, du rap, parce qu'au début, il y avait différentes expressions, tu vois.
04:57Il fallait graffer, il fallait machin, il y avait plein d'expressions différentes.
05:01Et donc, c'était l'expression qu'on avait à ce moment-là, tu vois.
05:06Donc, il fallait s'exprimer.
05:07C'est important, s'exprimer.
05:08D'où le morceau « L'enfer remonte à la surface ».
05:11Il fallait remonter à la surface.
05:12Oui, exactement.
05:13L'enfer, c'était un mot…
05:16Encore, on était encore dans notre délire de franciser un peu le truc.
05:20Pour ne pas dire « underground ».
05:21Donc, pour nous, l'underground, c'était l'enfer.
05:24Et il y avait tout un lexique autour.
05:25Le sixième chaudron…
05:26Exactement.
05:27Aujourd'hui, on dirait « Ah putain, c'est des satanistes ».
05:29Puis, il y avait deux, trois centres de films d'horreur à droite à gauche.
05:32Exactement.
05:32On utilisait ça aussi.
05:34« Mithyville » ou je ne sais même plus.
05:35C'est le puits qui mène à l'enfer.
05:36Exactement, c'est un Mithyville.
05:39J'ai flippé Sarah, ce film, putain.
05:41On va se regarder ensemble une photo.
05:43Ça s'appelle l'instant photo.
05:44Et je vais te laisser t'adresser à cette photo.
05:46Ok ?
05:46L'instant photo, c'est quoi ?
05:48Si la photo est bonne
05:52Si la photo est bonne
05:55Si la photo est bonne
06:00Voici la photo, Olino.
06:02Est-ce que tu peux expliquer à cette photo
06:04qui tu es devenue et à qui sur cette photo ?
06:07Alors, il y a qui sur cette photo ?
06:09Putain, je ne m'en rappelle plus.
06:12On est trop vieux.
06:13Il y a Calbeau déjà.
06:15Calbeau sur mon épaule.
06:16C'est Calbeau.
06:17Moi, je suis en face là
06:19avec le tee-shirt bleu.
06:21C'était mon cousin Olivier
06:23et ma soeur Tatiana.
06:24Et il y a ma cousine derrière.
06:26On voit bien qu'on est des gars des 70's.
06:29On ne comprend pas les sapes.
06:31Mais non, c'est magnifique.
06:33C'est beau.
06:34Elle ressemblait à quoi, votre enfance ?
06:36On était une famille nombreuse.
06:39Je ne dis pas que c'est magnifique, mais presque.
06:42Mais presque.
06:44On était très proches.
06:48Garçons comme filles,
06:48on faisait toujours des choses ensemble et tout.
06:52Et non, je n'ai que des bons souvenirs.
06:54Bon, il y a des trucs bancals,
06:55mais on ne va pas non plus s'étaler là-dessus.
06:58Mais 90% du temps,
07:00quand je repense à quand on était gamins,
07:03c'était magnifique pour moi.
07:05Qu'est-ce qui a changé maintenant
07:06que tu es père de famille
07:07et que tu as des neveux, des nièces,
07:11d'être enfant à cette époque-là,
07:13dans un quartier, par rapport à maintenant ?
07:15Comment tu la vois, la jeunesse de maintenant ?
07:17Vous avez fait un morceau sublime
07:19qui s'appelle Regarde le Monde.
07:20Oui.
07:22Mais c'est différent.
07:23C'est différent pour la jeunesse de maintenant
07:25parce que c'est un peu plus brutal, je trouve.
07:29Quand tu es petit,
07:30on n'a pas le recul nécessaire
07:31pour comprendre le monde dans lequel tu es.
07:34OK ?
07:35Et vous l'avez souvent écrit dans Arsenic ?
07:36Oui.
07:37Comparer les deux jeunesses,
07:38c'est très complexe
07:39parce que ma jeunesse à moi, c'est ma jeunesse.
07:41Donc moi, je peux idéaliser ma jeunesse
07:43parce que c'est ma jeunesse.
07:45Je n'avais aucun problème.
07:48J'avais juste des problèmes de gosses.
07:51Tu vois ?
07:52On n'avait pas besoin de chercher de l'oseille,
07:54chercher des trucs.
07:55Donc tout est idéalisé dans la jeunesse.
07:57OK ?
07:58Maintenant, moi, à l'âge qu'un gamin d'aujourd'hui,
08:02je ne sais pas.
08:02Je ne pourrais pas te dire exactement.
08:04Ça serait complexe.
08:06J'aimerais qu'on regarde une autre photo
08:07qui est celle qui est importante pour vous,
08:10pour votre histoire
08:11et même pour l'histoire avec un grand H.
08:13Est-ce que tu peux nous en parler de celle-là ?
08:15Oui.
08:17Là, tu es parti d'un côté à un autre.
08:21Mais là, oui.
08:21C'est ce qu'on appelle une ascension fulgurante.
08:24On peut dire une consécration.
08:27Exactement.
08:27On peut dire une consécration, oui.
08:29On a des costumes, on est mignons.
08:32On a des cheveux.
08:35Donc oui, on peut dire que c'est une consécration.
08:37C'est bien.
08:38Nelson Mandela, quand même.
08:40Nelson Mandela, quand même.
08:43C'est une histoire forte.
08:45Et pour des mecs du 95, du 6e Chaudron,
08:50et on arrive là et on serre la manette Nelson Mandela,
08:53on est sacré meilleur groupe africain
08:57avec Bissona Bissot en Afrique du Sud,
09:02à Sun City.
09:03C'est magnifique.
09:05Ça, on ne peut pas l'anticiper.
09:06Est-ce que tu peux me raconter ce moment ?
09:09C'était très, très fort.
09:11Tu en as un souvenir précis ?
09:13Oui.
09:13J'en ai plein.
09:14Il y en a plein.
09:15Il y a différents souvenirs.
09:16Il y a effectivement la rencontre avec Nelson Mandela,
09:19et tout ça.
09:20Là, tu vois, on est face caméra,
09:21on est comme des ouf.
09:23Mais on voit Michael Jackson aussi.
09:26C'est ça.
09:27Michael est là.
09:27Michael était là aussi.
09:28Oui, Michael, il traîne dans les couloirs.
09:31On était là, on a croisé Michael.
09:33Bon, on ne s'est pas parlé.
09:34Si Michael n'est pas clair, mais...
09:38Bon, c'est Michael.
09:40Mais on l'a vu,
09:41on avait fait aussi un clip à l'époque.
09:44On faisait un clip et tout.
09:45Et Michael, il regardait dans les...
09:48Dans les persiennes, il regardait ce qui se passait.
09:51Peut-être qu'il volait des pas.
09:52Peut-être qu'il a volé des pas, bisso na bisso.
09:55J'ai refait l'histoire.
09:57Justement, à propos de l'histoire,
09:58qu'est-ce qui est représenté pour vous, Nelson Mandela, dans l'histoire ?
10:01Pour nous, et normalement pour la plupart des gens,
10:03c'est la résilience, c'est le combat.
10:08C'est le combat noir.
10:09C'est ça la réalité, c'est le combat noir.
10:12C'est Kouamekrumah, c'est tous ces mecs-là.
10:16C'est Malcolm, c'est Nelson, c'est Céga, c'est Huey.
10:21Les Black Hunters ?
10:23Oui, c'est tous ces gens-là.
10:25C'est tous ces gens-là, ils représentent ça.
10:28Et pour nous, c'est important.
10:29C'est un mec qui a donné sa vie.
10:32Il a donné 27 ans de sa vie.
10:33C'est énorme.
10:34J'aimerais qu'on revienne un peu sur Arsenic.
10:39Il y a quelque chose qui m'a toujours épaté avec vous deux,
10:43que ce soit Calbo ou toi,
10:45c'est que vous n'êtes jamais devenu,
10:46même après 30 ans de carrière, des vieux cons.
10:49Il n'y a jamais eu le « c'était mieux avant »,
10:52le jugement sur les nouvelles générations.
10:54Il n'y a jamais eu ça.
10:55Vous êtes toujours resté dans votre couloir,
10:57que ce soit en 1996 ou en 2026.
11:01C'est important de se savoir.
11:03Ça s'appelle avoir conscience de son espace.
11:06Je veux dire, pourquoi blâmer les nouvelles générations ?
11:09Les nouvelles générations sont les nouvelles générations.
11:11Nous, on était des nouvelles générations.
11:13On est tous une nouvelle génération, quelque part.
11:15Parce que la question, la vraie question, c'est quoi ?
11:19C'est pas être un vieux con ou détester ce qui se fait ou pas.
11:25Qu'est-ce que c'est devenu, en fait ?
11:28Pour moi, le rap, il y a des bases.
11:30Et là, je suis un vieux con.
11:34Eh bien, je suis avec toi.
11:36On passe à la séquence « Hier encore », complète cette phrase.
11:44Lino, complète la phrase « Hier encore ».
11:47J'avais 20 ans.
11:50On avait 20 ans.
11:51On a sorti quelques gouttes suffises.
11:57Magnifique.
11:58Je pense que c'était une très bonne époque.
11:59Une très bonne époque pour le rap, pour revenir à ce qu'on disait encore.
12:03Et on est attaché à ça, quoi.
12:05On est attaché à ça parce que les jalons qu'on a posés sont importants, ont été importants pour ce
12:10qui s'est passé après.
12:14Et voilà, magnifique.
12:15Les deux gars qui sont là, c'est beau.
12:18Deux gars sur un fauteuil.
12:20Et c'est une des pochettes d'un des plus grands albums de l'histoire.
12:24Ouais, ouais.
12:25Elle est venue d'où, l'idée ?
12:26Mais c'est magnifique parce qu'il y a beaucoup de gens qui disent « Ah putain, le concept, il
12:31n'y a pas de concept. »
12:33Non, il n'y a pas un concept de ouf.
12:35Ah si, enfin, non, ce n'est pas un concept de ouf, mais l'ADA…
12:38Calbo avait raconté que c'était dans un grand studio, que c'était un truc très produit en fait.
12:42Non, parce qu'on avait rendez-vous en studio pour faire la pochette de l'album et il n'y
12:49avait pas une idée de fou en fait.
12:51Moi, j'étais un fan de… Je suis un fan de Tupac.
12:57Je me rappelle de Tupac avec le Brut, le Marcel.
13:03Marcel Blanc Brut, Basket Blanche, dans le morceau remix de California Love.
13:11Le clip remix, ouais.
13:12Ouais, le clip remix.
13:13Avec Roger Thomas.
13:14Le truc de Mad Max.
13:15Non, celui dans la maison.
13:16Je ne l'aime pas celui-là.
13:17Non, mais on est d'accord, il n'y en a qu'un.
13:18J'aime le morceau, mais pas le clip.
13:20On aime le clip dans la maison.
13:21Ouais, ouais, ouais.
13:22Et donc, ce truc-là est l'inspiration du Brut et du truc, elle vient de là en fait.
13:28Est-ce que tu as conscience que vous avez créé un uniforme ?
13:34Ouais, c'est possible, ouais.
13:35C'est possible, ouais.
13:36Il y a vraiment une génération qui a vu comment on s'habillait dans les quartiers.
13:40À l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux.
13:42Vous avez été les inspirateurs de gens qui s'habillent encore comme ça, qui n'ont pas lâché.
13:47Ouais, c'est possible.
13:48C'est pas possible, c'est réel.
13:51Non, mais après, j'essaie d'être modeste.
13:52Moi, je sais, mais tu n'y arriveras jamais, Télino.
13:54C'est possible, mais malgré nous et volontairement.
13:59Il y a les deux, tu vois.
14:02C'était voulu, mais on ne savait pas.
14:04Nous, on n'aurait jamais pu comprendre l'impact que ça allait avoir.
14:08On passe à la conversation.
14:25Lino, lorsque Calbo nous a quittés, le 4 janvier, vous avez fait se communiquer.
14:29En ces moments particulièrement douloureux, la famille appelle à la bienveillance et au respect, à la retenue, tant qu'à
14:34son égard qu'à celle de ses proches.
14:36Au-delà de la figure publique, Calbo était avant tout un proche, un parent, un être cher.
14:40Est-ce que c'était important pour vous de recadrer les choses et de séparer la sphère publique et la
14:45sphère privée ?
14:46Oui, bien sûr.
14:48Après, ce n'est pas des trucs que je gère.
14:50J'étais dans ma peine, donc je n'ai pas à gérer ce genre de choses.
14:56Ce sont des trucs qui sont formels, il faut gérer ça pour les gens et tout.
14:59Mais oui, c'est important.
15:01Oui, ça, c'est important.
15:02Toi, tu as toujours été très pudique et on va le rester dans cette émission, on ne va pas rentrer
15:05dans le pathos.
15:07Il y a eu un moment où tu t'es posé la question de continuer ou pas ?
15:10Continuer, justement, c'est ce qui me fait...
15:14Surmonter la peine.
15:15Exactement, exactement.
15:18Sur le coup, ce n'est pas simple parce que c'est trop frais, mais en réalité, plus je continue,
15:26mieux c'est.
15:28Et est-ce que vous avez évoqué le sujet avant sa disparition ?
15:31Pas du tout.
15:32C'est-à-dire de...
15:33De la musique ?
15:34Non, pas dans ce sens-là, non, jamais, jamais, jamais, jamais.
15:39On était un peu compliqués dans les trucs parce qu'on était très lents dans notre expression musicale, mais on
15:48n'a jamais parlé de ça de cette manière.
15:53Et si j'ai un regret, c'est peut-être de ne pas avoir sorti le troisième parce qu'on
16:00y était.
16:02À propos de troisième, il y a Tequila qui va nous rejoindre tout à l'heure, troisième frère de la
16:06famille.
16:08Il y a eu cette Arlésienne du troisième album d'Arsenic.
16:12On a des images dans quasiment tous les épisodes de Clique où on en part.
16:16Il y a même un moment où ça vous déclenche un fou rire tellement...
16:20Oui, bien sûr, bien sûr.
16:22Moi, je pense que ce n'est pas de la lenteur, c'est laisser des choses arriver et tout ça.
16:29Après, effectivement, je peux comprendre que quand tu es fan, tu te dis « Ah putain, non, j'ai envie
16:36de l'album et tout, c'est normal. »
16:38Mais c'est vrai qu'on est spécial là-dessus.
16:40On a une tendance aussi à laisser passer des choses.
16:43On le sent, on ne le sent pas et tout.
16:45Et effectivement, on est en studio.
16:48Il y a ce troisième album.
16:53Il existe, en fait.
16:56Il va sortir ?
16:57Il existe.
16:58Il va sortir ?
17:01Non, il existe, il a existé.
17:02Il existe en plusieurs formes.
17:05Mais oui, je pense qu'il va sortir.
17:09On le ferait, on le fera, on le sortira pour les fans.
17:14On fera écouter ce qu'on a fait.
17:15C'est important.
17:17C'est important.
17:19Mais il y a aussi du perfectionnisme maladif qui peut parfois pousser à...
17:31Ouais, ça peut être problématique à un moment donné.
17:36J'aimerais qu'on écoute Calbo parler de toi parce que quand il parlait de ton écriture,
17:42c'est marrant parce que c'est un mélange de lâcher prise et de perfectionnisme de l'autre.
17:46J'aimerais qu'on l'écoute.
17:47Le sans pression du Lino, si je voulais que je te raconte un peu pour que tout le monde
17:51voie un peu, c'est le gars qui va arriver en studio.
17:54On est là, on va écrire.
17:56Les duos souvent s'écrivent en direct en studio.
17:59Il va être là, vous allez vous prendre la tête à écrire des morceaux, mais lui,
18:02il va parler d'autres choses.
18:04On va dire, à quel moment il écrit ?
18:06On ne sait pas.
18:06Et les heures passent.
18:08On peut arriver à 4h du matin, il n'a toujours pas écrit.
18:10Et toi, tu es là, tu t'es pris sur la feuille, il va te parler.
18:12Oui, la guerre en Ukraine, le truc.
18:14Et dès qu'on va dire, il ne reste qu'une heure, il va aller derrière le micro.
18:16Donc, ça veut dire qu'ils sont en studio en ce moment pour un troisième album.
18:20Et là, il va aller derrière le micro, il va te poser un truc de fou.
18:24C'est donc ce non-stress qui te parle, c'est un peu ça.
18:29Ouais, ouais, c'est vrai, oui.
18:32On entend toujours des légendes de rappeurs comme Jay-Z ou Biggie.
18:39Et les mecs, ils te disent, ouais, Biggie, il est arrivé en studio, il n'avait pas de feuilles.
18:46On a mis le son, il est parti dans une pièce.
18:5030 minutes après, il est revenu, il a écrit le texte.
18:53Non.
18:54Faux.
18:56Faut que les gars comprennent que je ne suis pas sûr que ça existe.
18:59Même Jay-Z, c'est pareil.
19:01Les mecs, ils se disent, Jay-Z, il n'écrit pas.
19:03C'est comme, tu vois, le documentaire avec Rick Rubin.
19:07On en a parlé avec Grimka la semaine dernière.
19:08Il arrive et il te fait 99 problèmes et il arrive, il arrive, il a le morceau.
19:14Non.
19:15Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
19:18On est un peu préparé, en fait.
19:21Tu vois ?
19:21Tu es quand même un peu préparé.
19:24Tu vois ?
19:24Tu n'arrives pas sans rien.
19:27Tu vois, je n'arrive pas sans rien.
19:28Il peut m'arriver d'arriver en studio et d'écrire direct, comme ça.
19:33Mais en général, j'ai de la préparation.
19:37Tu vois ?
19:37Moi, c'est exactement ce que j'ai envie de comprendre avec Arsenic.
19:41C'est qu'à l'époque, on pouvait situer l'inspiration d'un tel ou d'un tel par rapport
19:45au rap américain.
19:47Quand vous, vous êtes arrivé, il y avait une utilisation des multis, des assonances, des métaphores
19:53qui étaient franco-françaises.
19:55Ce n'était pas un flot que j'avais entendu aux États-Unis.
19:57Oui, on essayait vraiment d'avoir, pas sans trop forcer, parce qu'il y avait aussi
20:03beaucoup de naturel, mais on essayait d'accentuer le côté français de la chose.
20:09Pas qu'on rejetait la culture américaine, puisqu'on était totalement de nous, en vérité.
20:14New York à fond, mais LA aussi.
20:17Moi, je suis un grand fan du rap de LA et tout.
20:21Mélangé avec du cinéma, et j'aimerais qu'on regarde un extrait d'un film culte
20:25qui s'est retrouvé dans votre premier album, c'est le syndicat du crime.
20:28Ah oui.
20:29Moi, je sais ce que je veux.
20:32Tu sais c'est quoi mon but ? Être un putain de bourgeois.
20:35Gagner du blé à rien glander.
20:37Je ne veux surtout pas retourner où j'étais.
20:38Je ne veux plus cirer les pompes d'un enculé pour avoir de quoi vivre.
20:42Et maintenant ?
20:43Magnifique.
20:43Trois temps plus tard.
20:48Déjà, ce que je pense de cette phrase.
20:51Oui.
20:51Ça a été samplé dans le morceau « Sexe, pouvoir et bifton ».
20:53Oui.
20:54Après, on a des postures qui sont des postures de nos âges.
21:00Après, je ne sais pas si je valide tout.
21:03Enfin non, il n'y a même pas à valider.
21:04C'était aussi une manière d'exprimer la chose.
21:07C'est-à-dire, quand on disait « Sexe, pouvoir et bifton, s'il reste, passe par là »,
21:10voilà ce qui fait courir l'escarla.
21:13En fait, on posait un diagnostic.
21:16Voilà, on posait un diagnostic.
21:18La société est malade, voilà ce qui se passe.
21:20Voilà ce qui fait courir les mecs, les mecs de chez nous.
21:23C'est bête et méchant, mais c'était une réalité, tu vois.
21:28Après, ça ne représente pas la pensée propre d'Arsenic.
21:33Parce que si tu écoutes Arsenic, tu sais que ce n'est pas des mecs qui sont dans les trucs
21:37d'oseille, machin, tout ça.
21:40Donc, c'était poser un diagnostic.
21:42« Sexe, pouvoir et bifton », c'est ça.
21:44Et c'est une question qu'on a dû te poser 3000 fois, mais tu es tellement inspiré par le
21:49cinéma.
21:50Est-ce que l'écriture de scénarios, c'est quelque chose qui t'a traversé l'esprit,
21:53sur lequel tu as déjà réfléchi ?
21:56Là, tu es là pour un hommage à Calbeau, mais en vérité, cette histoire, elle mérite d'être racontée.
22:01C'est pour ça que je t'ai montré la photo avec Nelson Mandela, c'est que la trajectoire, elle
22:04est incroyable.
22:05Oui, bien sûr, bien sûr.
22:08Bien sûr, c'est quelque chose que j'ai envie de faire, bien sûr.
22:11Ça, je l'ai déjà dit plusieurs fois en interview.
22:13C'est même avant, même très tôt.
22:16Je pense que c'est un média qui m'intéresse beaucoup.
22:20Et je pense que je vais finir par faire deux, trois trucs.
22:24On revient sur Calbeau.
22:26On t'a demandé de choisir quelques couplets qui t'ont marqué.
22:31Commence avec ça.
22:32Fils, aujourd'hui, on va se parler comme des hommes.
22:35Ça me désole de devoir le faire maintenant, mais dehors, c'est désordre.
22:37Je ne dis pas qu'il faut rentrer dans les ordres ou t'isoler.
22:39Mais le sujet, il faut qu'on l'apporde avant que je finisse sous camisole.
22:42Je suis désolé.
22:43La vie, il faut que tu la mordes.
22:44La plainte dans la corde, pot, sous la tête, tension.
22:46Quand tu commenceras, ton vol.
22:48Beaucoup de mecs t'en veulent.
22:49Et tu ne sais même pas, t'as irrité de tous mes biens et ceux qui ne m'aiment pas.
22:53Réfléchis bien avant de te lancer.
22:55Vas-y au bluff, fais gaffe au teuf.
22:57Suspect au keuf qui vient de t'ambiancer.
22:58Tu ne gagneras jamais rien à suivre le troupeau.
23:01On nous a tous trompés à en rire.
23:02Aujourd'hui, on est trop peu.
23:04Troc ton armure de caïd pour un cerveau qui règle.
23:07Toutes les mères de drogue dure, genre concaïd.
23:09Faut pas que tu réagisses par saison des conseils.
23:12Il y a tout ?
23:12Il y a tout.
23:13Qu'est-ce que tu veux que je te dise là-dedans ?
23:15C'est ce qu'un père pourrait dire à son fils de mieux.
23:19Ce qu'en général, c'est ce qui ne se passe pas en réalité.
23:24Parce que souvent, il y a toujours beaucoup de non-dits
23:30dans le relationnel avec nos parents et tout, en vérité.
23:33Il y a beaucoup de non-dits.
23:37Ce truc, regarde le monde, c'est une manière de dire à nos enfants
23:41ce qu'on pense du monde
23:42et donner deux-trois tips.
23:46Mais en vérité,
23:48c'est parce qu'en réalité,
23:50on n'a pas ces conversations.
23:52C'est très rare de prendre ton gosse
23:54et de le mettre là.
23:54Ouais, alors fais gaffe.
23:56En vérité, ça ne se passe pas comme ça.
23:58Tu vois ?
24:00C'est un...
24:02C'est l'anti-non-dit, quoi.
24:04Le regard le monde.
24:05C'était plus facile de leur parler en musique ?
24:08Forcément.
24:10Et est-ce qu'ils vous en ont reparlé en grandissant de ce moment ?
24:12Jamais ?
24:13Beaucoup de pudeur, il n'y a pas ce truc-là.
24:16Parce que c'est très deep, c'est très profond.
24:20Non, on n'en a pas parlé.
24:22Je trouve que c'est votre plus beau morceau.
24:25Ouais, c'est possible.
24:26C'est possible.
24:27C'est marrant parce que...
24:30Je pourrais sortir une liste de classiques d'Arsenic.
24:33Ouais, ouais, ouais.
24:33Mais je trouve que c'est même votre plus belle chanson.
24:36Non, mais je comprends.
24:37Je comprends ce que tu dis
24:37parce que c'est très ancré dans quelque chose.
24:40Et moi, je pense que c'est ça le plus important.
24:42C'est pour ça que c'est...
24:43C'est pour ça que c'est un de nos morceaux phares.
24:47Quand on est en concert
24:48et qu'on balance regard le monde,
24:49c'est un truc de ouf.
24:51Autre morceau.
24:52Tu danses sur l'air de la lame,
24:54le chant des fusils.
24:55L'air est malsain.
24:56C'est une époque à d'un et à cinq.
24:57Quand ma musique crache, la mort j'accuse.
24:59Arrache la muse au lire, cache.
25:00Je mâche plus mes mots, je lâche des bombages.
25:02La croissage.
25:03T'es l'heure, j'éproche.
25:04La verse tire tes proches avant le clash.
25:06Leur assanglant.
25:07Rime, taille dans la roche, j'attache.
25:08De l'importance au sens dans mes textes.
25:10Posez, misère en prose.
25:12Puisz, posez pour la bonne grosse.
25:13La BG sous une bâche.
25:15À qui profite la guerre ?
25:16La BG censure un rap moins violent.
25:33Moi, j'aimerais qu'on ne s'arrête pas sur la punchline
25:36qui peut prétendre faire du rap sans prendre position,
25:39mais sur la fin du couplet.
25:40Alors, on est sur quoi ?
25:41Sur la fin du couplet ?
25:43Prétendre au bonheur sans être abonné.
25:45Ouais.
25:46Elle est folle, cette formule.
25:48Ouais, mais boxe avec les mots, il y a tout.
25:53Boxe avec les mots, c'est la philosophie d'Arsenik,
25:57c'est la technique de rap d'Arsenik, c'est tout ça.
26:01Et il y a un côté utopiste.
26:03Quand on écoute le couplet de Calbeau,
26:04il est extrêmement utopiste.
26:06C'est-à-dire qu'il parle.
26:07Ouais, de boxer, mais il évoque le bonheur.
26:10Il évoque la peine.
26:12C'est ça.
26:13C'est ce qu'on avait.
26:15En fait, nous, on avait un truc,
26:19on ne voulait pas faire du freestyle bête et méchant.
26:22Enfin, quand on dit freestyle dans le rap,
26:24c'est faire un égo-triple.
26:25On ne voulait pas faire de l'égo-triple bête et méchant.
26:28Boxe avec les mots, c'est la philosophie d'Arsenik.
26:31C'est boxer avec les mots et donner quelque chose aux gens.
26:40Je ne sais pas, moi, j'estime que quand tu as un micro,
26:44il faut donner de toi un petit truc quand même.
26:47Je ne peux pas, moi, prendre ton attention
26:52et dire de la merde H24, tu vois.
26:54Il faut quand même que tu ressortes avec quelque chose quand même.
26:57Donc, même si je suis dans l'égo-triple, tu chopes un truc.
27:00On adhère totalement à cette philosophie.
27:01Donc, c'est ça, boxe avec les mots et c'est la technique, quoi.
27:06C'est la technique de boxer avec les mots.
27:09La métaphore avec la boxe, elle vient du fait que, voilà,
27:12c'est donner le jab, c'est le mot, enfin, c'est les phrases classiques
27:18et les punchlines, c'est l'hupercute ou le crochet du gauche.
27:22Voilà.
27:23Donc, une fois qu'on met une punchline, c'est un crochet du gauche.
27:26Autre couplet.
27:50C'est pareil.
27:53Il dit les choses de manière très, très simple.
27:56En parlant, voilà, il n'y a pas de débouche à l'horizon,
27:59la source de tous les problèmes.
28:01Et de toutes les oppressions.
28:03Oui, bien sûr.
28:04Et ça, c'est une saison blanche et sèche.
28:08C'est mon deuxième morceau préféré.
28:09Il y a beaucoup de titres inspirés par le cinéma dans l'album.
28:15Et celui-là, on a un exemple.
28:19Et là, on parle du...
28:21À l'époque, c'est le FN.
28:24C'est le FN.
28:26Mais est-ce qu'on est sorti du FN ?
28:29Donc là, c'est le RN.
28:31Donc, voilà, quoi.
28:33On va accueillir ton frère, Tequila,
28:37qui a rappé également très, très jeune.
28:38Et on va faire un exercice ensemble.
28:39C'est qu'on va faire une tier liste.
28:41Tu sais ce que c'est qu'une tier liste ?
28:42Ouais, j'ai une idée.
28:44On va faire un classement.
28:45C'est qu'on va classer des films avec ton frère
28:46et on va voir à quel morceau d'Arsenic ils correspondent.
28:50C'est la click list.
28:501, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.
29:01Tequila, merci de nous avoir rejoints dans le click.
29:03Merci à toi pour l'invitation.
29:04Tu participeras également au concert en hommage à Calbo.
29:08Tu es sur scène avec Lino.
29:09Tu as également ta carrière.
29:11Tu as commencé très, très jeune le rap, à l'âge de 14 ans.
29:14Non, plus tôt encore.
29:15Plus tôt encore.
29:16La première fois que je t'entends, peut-être à 14 ans.
29:19Les 11 ans, j'avais 11 ans.
29:21T'avais 11 ans, sur les 11 ans ?
29:22Ouais, sur la mouflet, j'avais 11 ans.
29:24Waouh, incroyable.
29:25J'ai commencé tôt.
29:26Mais qui t'a laissé épouser ?
29:28À mon avis, j'étais prêt.
29:32Alors on a une saison blanche et sèche,
29:34l'enfer remonte à la surface,
29:36quelque chose a survécu,
29:37quelques gouttes suffisent et première classe.
29:39Voilà la catégorie.
29:41Premier film, La Cité de la peur.
29:56Meurs, pourritueux communistes.
30:07Ouais, ouais, ouais.
30:08C'était les nuls.
30:10C'était un peu le pendant diabolique des inconnus.
30:15Tu le classes où ?
30:16À la place des morceaux ?
30:19Ouais.
30:20Ah, c'est ça ?
30:21D'accord, d'accord.
30:22J'ai pas compris le truc depuis tout à l'heure.
30:24Non, moi, je suis un animal.
30:27Quelque chose a survécu, ouais.
30:28Très bien.
30:29Les trois frères.
30:31Comme ceci, monsieur le président.
30:33Non, non, plus fort.
30:34Comme ça.
30:35Et lors, quand je leur ai parlé en latin,
30:37alors là, horrible.
30:38Des revêtres.
30:39Et ils vous ont insulté.
30:41Affirmative.
30:42Ah non, c'est faux, espèce d'enfoiré.
30:48Mais vous aviez de bons rapports avec monsieur Latour ?
30:51Mais bien sûr, monsieur le président.
30:52Je lui ai même fait des propositions de promotion intéressantes.
30:57Mais vous l'avez licencié ?
30:58Eh oui.
30:58Parce que vous savez, monsieur le président,
31:00une société, c'est un peu comme...
31:01Comme une mangolfière.
31:03Une machine à laver.
31:04Si vous voulez qu'elle marche,
31:05de temps en temps, il faut retirer un peu de linge sale.
31:10Enfin, il faut retirer du linge, quoi.
31:11Ouais, c'est ça, dit tout de suite qu'on est des tâches, hein.
31:13Eh non, mais c'est vrai qu'on est des tâches,
31:14et vous allez faire quoi ?
31:15Vous allez nous passer du...
31:16Du détache tout de suite pour les enlever.
31:18La tâche de vanille, la tâche de marron.
31:19Et vous croyez que ça va être le Mimi,
31:20ça va être le Rara, ça va être le...
31:22Miracle.
31:23Eh ben non, je peux vous dire,
31:24parce que les tâches, vous allez beau frotter,
31:25vous les ferez jamais partir.
31:27Et ça sera toujours la caca, la cata, ça va être là.
31:28La catastrophe.
31:30Parce que je vais vous dire, le blême,
31:31enfin le problème, monsieur le président,
31:32c'est pas les tâches,
31:34c'est ceux qui les font.
31:40Les trois frères par rapport à vous, bien évidemment.
31:43Non, non, non, les trois frères, c'est un classique shit.
31:45On le met en première classe ?
31:47Ouais, là, c'est première classe,
31:48on va tu mettre affaire de famille.
31:50Affaire de famille, très bien.
31:52Ah bah oui.
31:52Non, mais c'est...
31:53Ouais, c'est en première classe.
31:54Quatrième extrait, Training Day.
31:57C'est en première classe.
31:58Wow, merde, c'est en première classe.
32:00Il est en office, baby.
32:04C'est en première classe.
32:06C'est en première classe.
32:14C'est en première classe.
33:40Il est très bon parce que Denzel est toujours bon de toute façon
33:43Mais je ne comprends pas pourquoi on ne lui a pas donné pour Malcolm
33:45Après c'est aussi important de dire que Denzel n'a jamais raté un rendez-vous
33:50Non, il est toujours bon
33:51Mais il aurait dû l'avoir pour Malcolm
33:54Celui-là, bon
33:55C'est mon préféré de Denzel, c'est Malcolm aussi
33:57Le film était complexe, c'est pour ça
34:00Oui, il y avait d'autres enjeux
34:02Bonne explication de tequila
34:06Autre film
34:06On se regarde, il était une fois de Bronx
34:10C'est une fois de Mont Carmel
34:11C'est une fois de Mont Carmel
34:11C'est une fois de Mont Carmel
34:42C'était beau, il était beau
34:46C'est un récordif
34:50Alors ?
34:53Très très bon film
34:54J'ai beaucoup aimé
34:55Mais il souffre la comparaison avec les scores 16
34:59Comme tu vois, il y a ce truc-là
35:04Donc tu mets où ?
35:05Quelques gouttes suffisent ?
35:06Quelques gouttes suffisent
35:07Quelques gouttes suffisent ?
35:07Quelques gouttes suffisent
35:08Allez, on continue avec
35:10Jour de tonnerre
35:13Et Trickle a移é
35:14Dans le numéro 2
35:15Il y a derrière
35:16Routy Burns
35:17Je suis derrière
35:17Le leader
35:185 laps
35:19C'est à gore
35:24Reconnais-moi ?
35:26Qu'est-ce que c'est
35:27Qu'est-ce qu'il y a ?
35:28Just un petit rougne, Harry
35:30Rougne, Drake
35:31Je vais prendre ce rookie
35:38Once et pour all
35:43Vous le mettez où
35:44Jour de tonnerre ?
35:46Jour de tonnerre ?
35:47Fous-le là-haut
35:47Non, pas pour
35:49Mère, là, Jour de tonnerre
35:50Mais là, l'enfer remonte à la surface
35:55On fout le là
35:58Quelques gouttes suffisent
35:59Ok
36:00On enchaîne avec
36:02Batman
36:02Le premier de Tim Burton
36:04J'aimerais savoir, mon ami
36:07As-tu jamais dansé
36:08Avec le diable
36:09Au clair de lune
36:11Quoi ?
36:12Je demande toujours ça
36:13À mes proies
36:14C'est le meilleur joker
36:15J'adore le son
36:16De cette phrase
36:23Il faudrait tout de même
36:24Pas me prendre
36:25Pour une poire
36:26Il fait raf
36:27Il fait raf
36:28Ouais, ouais
36:30Mais là, c'est en place
36:31Non, quelques gouttes suffisent
36:34Quelques gouttes suffisent ?
36:35Ouais
36:36Ouais
36:36Ça a été samplé dans votre morceau
36:38L'enfer remonte à la surface
36:39Ouais, l'enfer remonte à la surface
36:40Mais j'ai dit
36:41C'est le meilleur joker
36:42Mais non
36:43Il fallait dire
36:43Il était bon
36:44Sledger est incroyable
36:45C'est très dur de faire mieux
36:46Qu'il Sledger
36:47Ouais, il était
36:49Il était inquiétant
36:52Ouais, quelques gouttes suffisent
36:54Snatch on le met où ?
36:56Snatch
36:56Ouais
37:13Do you know who this bookie belongs to ?
37:15Look, if you know what's good for you, right
37:16You give me everything you...
37:18No !
37:23Vince, what are you doing up there ?
37:25What does it look like I'm doing up here ?
37:27Oh !
37:30This is starting to hurt, Solomon !
37:33Drop the screen now !
37:38How are you doing, Vince ?
37:39I'll be doing a lot better
37:40You've stopped using my note
37:42Fill that back
37:43All bets are off
37:57Première classe
37:57Première classe direct
37:58Ouais
37:59Et il y a aussi
38:00La série The Wire
38:02Omar
38:05Omar
38:05Yo !
38:06Omar !
38:07Omar's coming, yo !
38:09Omar, Omaruell !
38:09Omar's coming, yo !
38:10Omar !
38:12Omar's coming !
38:12Omar's coming !
38:12Get out of here !
38:13Omar coming !
38:14Omar !
38:14Put that shit down !
38:15Omar's coming !
38:17Somebody in, come from there !
38:18Come on, let's go !
38:20Yo !
40:56Ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve responsable de 3 milliards de morts
41:01Il prit ça assez bien
41:04J'ai l'impression que je vais vomir
41:13Vous me jugez pour des choses que je n'ai pas encore faites
41:22Comment vouliez-vous que l'on sache ?
41:27Oui, nom de Dieu
41:30Comment vouliez-vous savoir ?
41:33Mais merde, des hommes comme vous ont créé la bombe à hydrogène
41:37Des hommes comme vous ont eu l'idée de la faire
41:45Vous vous croyez si créatif
41:48Vous ne savez même pas ce que créer signifie vraiment
41:51Créer une vie
41:53Sentir une vie grandir en vous
41:55Tout ce que vous savez créer c'est la mort et la destruction
42:00Si j'étais Terminator, tu serais ?
42:02Ça sera connard
42:05On est pile poil dedans les gars
42:07Bah oui
42:07C'est pour ça que je t'ai montré cet extrait
42:09Je ne veux pas rentrer dans des trucs
42:12Ah si, si, vas-y, je t'écoute
42:13On n'a pas eu peur le temps
42:14Je t'écoute, c'est sur ce sujet-là que je veux entendre l'IA
42:17Pas sur l'IA dans la musique, sur l'IA dans la vie
42:19Bah on y est
42:21On y est totalement quoi
42:23Ce qui va totalement chambouler les choses
42:26C'est l'appréciation de l'art
42:28De l'art ou des choses en général
42:30C'est-à-dire qu'on va avoir un truc
42:32Au-dessus de l'IA
42:34C'est de l'IA
42:35Et on va totalement mettre ça de côté
42:38C'est-à-dire que dès la mesure où on va dire
42:40On va te subsonner que c'est de l'IA
42:41On va dire, on s'en branle, c'est de l'IA
42:45Mais je...
42:45Notre génération
42:48Mais la génération d'après
42:50Elle n'aura pas cette appréciation-là
42:51La génération d'après
42:53Elle n'aura rien à foutre totalement
42:55Ils seront totalement dedans
42:57Ils n'en auront plus rien à foutre
42:59Que ce soit de l'IA ou pas
43:00Donc ils seront totalement dedans
43:02Donc c'est la mort de l'art
43:03Pour moi
43:04Pour moi c'est la mort de l'art
43:06Mais il restera les concerts
43:07Ou ça peut être juste un outil ?
43:08Jusqu'à quand ?
43:10Moi j'ai vu des mecs
43:11J'ai vu des mecs qui font des concerts
43:12Le mec il est en dessin
43:13Un mec fou l'IA
43:14Il fait des concerts
43:15Les gens ils sont contents quand même
43:17Non, il ne faut pas juste de l'art
43:18La mort de tout
43:20Moi je pense que ça va être...
43:21Non, non, là je voulais pas aller trop loin
43:22Donc je suis resté...
43:24Allons-y
43:24Non, volontairement
43:25Tu veux aller dans la fin de la civilisation
43:27Ah non mais ça va être...
43:28Mais si tu veux aller dans la fin de la civilisation
43:29Tu regardes Terminator
43:30T'as compris
43:31Bah oui mais tout va être cuit
43:33Les robots vont nous fumer
43:38Est-ce que moi je peux vous recommander quelque chose ?
43:40Un clic ?
43:40Vas-y, vas-y
43:41J'aimerais vous recommander la série Mobland
43:43Je sais pas si vous avez vu la première saison
43:44On est dedans
43:45Qu'est-ce que tu racontes quand on est dedans ?
43:47On clique sur le récap et je vous laisse en parler
43:49On est dedans
43:50Je sais pas si tu racontes quand on est dedans
44:30Et tu la détestes
44:33Pourquoi est-ce qu'il faut cliquer sur Mobland ?
44:35Ah non, magnifique la série
44:37Putain
44:38Pierce Brosnan
44:39Tom Hardy
44:41James Bond
44:43La rôle d'enfoiré dernier degré
44:46Tom Hardy
44:47Bane
44:48Ouais
44:49Mais, et Guéritchi aussi.
44:52Parce que beaucoup de gens critiquent le gars.
44:55Lui, il réalise beaucoup d'épisodes, je crois.
44:59C'est une série, moi, qui m'a fait du bien.
45:02Au moment où elle est sortie, c'était un été où il n'y avait pas grand-chose.
45:04Et je me la suis avalée d'un coup.
45:06Oui, mais c'est une lâcher prise totale.
45:09Oui, ça ressemble beaucoup à du Guéritchi, franchement.
45:12On se souvient d'une vieille interview de Kenzie du Sector A
45:16qui disait, moi je lis Strange,
45:19et alors, qu'est-ce que ça peut vous faire ?
45:20Est-ce que les films Marvel, c'est quelque chose qui vous a intéressé, vous ?
45:24Oui, mais là, il commence un peu à...
45:26J'aimerais juste partir dans le moment théorie,
45:30après le film qu'on attend tous,
45:32le 16 décembre, Avengers Doomsday.
45:35Moi, perso, je l'attends.
45:36Je veux la vie de l'inno, mais on regarde les images.
45:42Victor était toujours le plus le plus le plus le plus le plus le plus le plus le plus le
45:48plus.
45:48Dans tous les villes, il y a toujours être différent.
45:56Il a toujours été différent.
45:57Il a toujours être gentil, il a toujours être décoré.
46:02Et puis, tout ce qu'il a aimé a été pris de lui.
46:10Je savais qu'il était perdu, mais je n'ai pas réalisé que il était mort.
46:28Víctor, tu l'as fait ?
46:35Tout d'entre vous...
46:39... avez vécu...
46:42... des vies de la mort.
46:45Mais maintenant, tu dois les donner.
46:50Answer me, Víctor ! Tu l'as fait ?
46:56Je t'en prie, tu vas te demander pour l'Hell avant que je te déjeuner.
47:10L'Hell répond à moi.
47:16Pour que je...
47:17... est mort.
47:32Moi, je fais partie des gens qui ont pris leur place day one, 9h du matin.
47:34Non, mais je vais y aller, il n'y a pas de souci.
47:40Alors, dis-moi, quelle critique tu as à faire à ce film ?
47:42Je ne sais pas, je ne sais pas ce qu'il se passe.
47:46Je trouve qu'ils ont tellement mélangé des choses.
47:49Je crois qu'ils se sont un peu perdus dans le truc.
47:54Ben déjà...
47:55Déjà, qu'est-ce que je fous là, Robert Donné ?
47:59En Docteur Doom ?
48:00Pourquoi il est en Docteur Doom ?
48:03Pourquoi ?
48:03Parce que ça fait 10 ans qu'il y a des films qui ne marchent pas sans lui.
48:06Non, non, non, il n'est pas le problème.
48:08Ils ont tellement de matière, ils ont tellement de matière,
48:11ils ont tellement des trucs de ouf à faire.
48:13Oui, mais l'arc Secret Wars dont est inspiré le film, c'est un arc incroyable.
48:16Oui, mais ils ne le respectent pas.
48:18Ils ne le respectent pas.
48:20Ils font autre chose.
48:21Et c'est ça qui est problématique.
48:23C'est-à-dire qu'ils avaient tout, ils pouvaient suivre totalement les BD,
48:31mais ils ne le font pas.
48:32Ils font autre chose.
48:34Et je ne comprends pas, Namor, il est claqué.
48:37Les nouveaux Avengers, sérieusement.
48:42Tu en penses quoi, les nouveaux Avengers ?
48:43Moi, ça me ment, je ne vois pas dans ses yeux.
48:47Dans ses yeux, il y a tout, tout est dit.
48:49Il est là, mon problème.
48:50Mais j'ai quand même envie de le voir, pourquoi ?
48:52Oui, je vais aller le voir, je vais kiffer.
48:54Enfin, kiffer, je ne sais pas, mais ce n'est pas possible.
48:56Ils ont promis qu'il n'y aurait pas de blague dans ce film.
48:59Oui, mais il est où, Wolverine ?
49:04Ah ben, je pense qu'on va le voir.
49:06C'est qui, c'est Hugh Jackman ?
49:07Oui, je pense que ça va commencer avec un affrontement Wolverine-Spiderman.
49:12Ah, je crois que Spider-Man, il n'est pas.
49:14Si, si.
49:14Non, il n'est pas.
49:15Je pense qu'il y a plusieurs Spider-Man.
49:17Ah, ils ont mis les anciens.
49:18À mon avis, je pense qu'il y a le retour de plusieurs Hulk ou de plusieurs Spider-Man.
49:23Ah, d'accord, ok, ok.
49:23Ah, d'accord, ok, d'accord.
49:24Les variants, ils ont mis.
49:25Les variants.
49:26Donc, c'est toute une bande de variants qui va...
49:28Oui, oui, oui.
49:28Mon loup, c'est toi qui a écrit le...
49:29Je ne sais pas.
49:30C'est toi qui a écrit le sément ou c'est comment.
49:31Non, mais moi, je passe ma vie à regarder les théories de théoriciens.
49:34C'est profond.
49:35Alors que les vidéos, franchement, elles sont reloues.
49:38Ouais, ouais, ouais.
49:39Mais je vais, non, je vais regarder.
49:40Mais non, je suis totalement fan de Marvel.
49:44Mais ils ont beaucoup perdu ces derniers temps.
49:49C'est l'avis définitif de Lino, d'Arsenic, Téquila ?
49:53Je vous ai laissé finir.
49:54Tu y vas ou tu n'y vas pas ?
49:55Sûr.
49:56Tu vas aller le voir Avengers ?
49:57Je pense que je serai avec lui à ce moment-là.
49:59En plus.
50:00Avec un plat d'hérit.
50:03En tout cas, il y a un endroit où il faut être, c'est le Zénith.
50:06Ça se passe le 14 octobre 2026.
50:11C'est le grand concert en hommage à Calbeau.
50:14Une immense partie du rap français sera là.
50:18Je pense qu'il y a même des absents qui regretteront de ne pas être là ou qui auraient voulu.
50:23Ouais, il y a des trucs qui n'ont pas pu se faire.
50:25Voilà, mais je sais qu'il n'y a eu que des gens de bonne volonté autour.
50:28Ouais, bien sûr.
50:29Non, mais il y a des mecs qui n'ont pas pu être là aussi.
50:31C'est le moment où on a fait le truc.
50:33Mais ça va être un événement incroyable.
50:35Il faut absolument prendre vos places pour le 14 octobre 2026 au Zénith.
50:40Je le rappelle, les recettes de ce concert seront renversées à la famille.
50:45Et ça reste une affaire de famille.
50:46Et c'est un plaisir de vous avoir.
50:48Merci.
50:48Et Lino, quand tu veux, tu reviens et on décode les morceaux.
50:54Et T'Equila, si tu peux le dire, d'accélérer la sortie de l'album.
50:58Tout ça là, en off, on s'est déjà parlé.
51:00Très bien.
51:00Ça veut dire que tu n'inquiètes pas que les projets vont sortir.
51:04Il y a un moment, c'est bon.
51:07Il y a un moment, il faut que ça sorte.
51:08Tout est réglé.
51:09Ça arrive, je ne donne plus de dates parce que quand je donne des dates, c'est compliqué.
51:12C'est mauvais.
51:13Donc je ne parle plus.
51:14Comme disait l'autre.
51:15Tout est réglé.
51:16Comme disait l'autre.
51:16Yeah, yeah, it's my year.
51:18Yes.
51:19Merci les amis.
51:19Yes.
51:20Merci beaucoup.
51:20Merci à toi, mon Dieu.
51:21Et que l'âme de Calbeau repose en paix, cette émission lui a été déduite.
51:24Yes.
51:25Yes.
51:26Yes.
51:27Yes.
51:27Et que l'âme de Calbeau repose en paix, cette émission lui a été déduite.

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