- il y a 1 jour
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TVTranscription
00:00Prendre des petits qui faisaient des conneries, les rendre acteurs chez Netflix, c'est mieux que n'importe quel autre
00:04certif.
00:04J'ai fait des diamants, des platines, des porcs, je me dis que j'ai une part de mission accomplie.
00:09Zumba Café Carnaval, ça a marché parce que ça sortait du Covid, que les gens avaient besoin d'évasion.
00:14Et ces mots-là, ça leur faisait penser aux vacances, à la liberté.
00:17Zumba Café Carnaval, que je ne supporte plus entendre.
00:20Tu peux plus ?
00:21Ah, je peux plus.
00:22On a des modèles maintenant, on a des modèles.
00:24Il n'y a pas que moi dans le rap, dans le cinéma, dans le théâtre.
00:26Nous, on en avait peu. Si nous, on l'a fait, c'est que pour vous, ça doit être encore
00:29plus facile.
00:30On doit dire aux enfants, il y a vraiment deux, trois trucs à leur dire.
00:33Ton corps, c'est ton corps. Personne n'a le droit de toucher tes parties intérieures.
00:37Quand je dis personne, c'est personne de personne.
00:39Je dis frère, c'est ton grand frérot et je vais te parler avec le cœur.
00:43Bonjour, c'est Sossomanes d'Unclic. Cliquez, likez et abonnez-vous.
00:48Bienvenue dans un nouvel épisode de Clique.
00:50J'aimerais d'abord remercier toutes celles et tous ceux qui sont de plus en plus nombreuses et nombreux à
00:54s'abonner, à nous suivre sur les réseaux.
00:56À partager nos séquences sur Instagram, TikTok, Facebook, YouTube, à nous écouter en podcast tous les jours.
01:02On reçoit de plus en plus de messages et ça fait plaisir.
01:05Ce soir, une rencontre entre deux artistes qui portent des discours très forts.
01:10Maïlan Chapiron, bienvenue dans Clique.
01:12Merci.
01:12À la base, tu es chanteuse, compositrice, autrice et tu t'es mis à faire des livres pour enfants et
01:17maintenant de la prévention.
01:20Sossomanes, tu as commencé dans le rap.
01:22Maintenant, tu es acteur, réalisateur, producteur.
01:25Tu as commencé à faire une série sur YouTube qui a atterrivé sur Netflix et qui s'élissait dans le
01:30top de monde.
01:31Non, pas monde, France.
01:33Top 1, monde.
01:34Non, France.
01:35Je m'en fous, monde, on est marseillais.
01:37Est-ce que je peux être marseillais ?
01:39Oui, devant Christopher Nolan.
01:40Voilà, monde, devant l'Odyssée.
01:43Moi aussi, je peux être marseillais deux secondes.
01:45Trop bien.
01:45Donc, Sossomanes, c'était une des personnalités les plus célèbres du rap français.
01:49Ascension fulgurante, tu as commencé le rap à l'âge de 9-10 ans.
01:53On va raconter ton histoire dans un instant.
01:55Mais tous les deux, j'aimerais d'abord qu'on se livre à un petit exercice, c'est la photo.
01:59On va regarder chacun une photo de vous et vous allez devoir expliquer à cette photo ce que vous faites
02:05dans la vie.
02:06On commence avec la photo.
02:08Si la photo est bonne, si la photo est bonne, si la photo est bonne.
02:20On commence avec toi, Sossomanes.
02:23Une photo de toi.
02:24Explique à cette photo ce que tu fais dans la vie maintenant.
02:27Qu'est-ce que tu es devenu ?
02:28Franchement, beau gosse.
02:30Ouais, merci, c'est gentil.
02:31Limite coréen, là.
02:33Il y a un truc.
02:34Au fait, déjà, bonjour, mon petit Sosso, ça me fait plaisir de te voir.
02:40Je sais que dans ce regard, il y a de la tristesse, mais sache que ça va aller.
02:45Vraiment, ça va aller.
02:46Tu vas réaliser tes rêves, tu vas avoir des enfants, tu vas être épanoui, et tes parents, ils seront fiers
02:52de toi.
02:53Elle venait d'où cette tristesse ?
02:55Je ne sais pas.
02:56Mais à chaque fois que je vois cette photo, moi, je suis touché.
03:00Je me dis que ce n'est pas le regard d'un enfant, en fait.
03:04Ouais, c'est un regard d'adulte.
03:06T'as l'air déjà blasé.
03:08C'est fou, hein ?
03:10Beau gosse, quand même.
03:11Entre-temps, je me suis pris un but.
03:16Tu vois, je suis obligé de désamorcer par l'humour.
03:18Ouais.
03:18Et c'était quoi tes rêves quand tu étais petit ?
03:22On t'autorisait qu'à la rêve ?
03:24Moi, je rêvais d'aventure.
03:27Je rêvais d'aventure, tu sais.
03:28J'ai été bercé par les mangas, les dessins animés, par les quêtes.
03:33Je rêvais qu'un jour, on allait me dire que j'étais spécial, que j'allais avoir
03:38un sensei et que j'allais aller au bout d'une quête.
03:41Voilà.
03:41Et je pense que c'est ce que je suis en train de faire.
03:43Tu sais, dans les mangas qu'on regardait quand on était petit, c'était souvent ce
03:46qu'on appelle des shonen, Dragon Ball, les chevaux des Zodiacs.
03:49Et la valeur cardinale, c'était l'amitié.
03:52Et le plus grand pouvoir de Sengoku, c'est pas que c'est le mec qui se bat le mieux.
03:56C'est le mec qui est capable de fédérer le plus d'amis autour de lui.
03:59Est-ce que c'est ça, ton pouvoir, finalement ?
04:01C'est vrai que je suis quelqu'un qui a besoin constamment de rassembler les forces des uns
04:07et des autres.
04:07J'ai toujours ce cercle autour de moi et je sais que j'ai besoin d'eux comme ils
04:13ont besoin de moi.
04:14Et par exemple, moi, mon assistant, mon frérot, on est ensemble depuis la maternelle.
04:20Et à l'heure d'aujourd'hui, on travaille toujours ensemble.
04:23Et je pense que s'il y a quelque chose que j'aime qu'on garde de moi, quand on
04:30parle
04:30de Sosso Manès ou de Sofienne, dans les quartiers Nord ou à Marseille, c'est que je suis
04:34quelqu'un de loyal.
04:36C'est un mot qui se perd, la loyauté.
04:38Mais j'aimerais, et j'aime quand on dit que Sosso, il est loyal.
04:41Et c'est vrai que je pense que je le suis.
04:44On passe à la photo de Maïlan.
04:47Alors, qu'est-ce que tu as à dire à la personne sur cette photo ?
04:53J'ai envie de lui dire, écoute, tu réalises ton rêve, parce que cette petite fille chante
05:01aujourd'hui, je chante.
05:03Cette petite fille, on peut lui dire aussi qu'elle est tirée d'affaires, parce que je pense
05:08que c'est pour mon livre du loup, le livre de prévention que j'ai fait des violences
05:13sexuelles, qui a inspiré de ma propre histoire.
05:17Je me suis beaucoup inspirée de cette photo-là pour le personnage de la petite miette.
05:22Elle a une petite robe rose comme ça, avec des manches ballons.
05:27Et voilà.
05:28Donc, je lui dis, t'inquiète, t'es tirée d'affaires.
05:32Et tu chantais déjà petite ?
05:34Oui, je chantais petite, oui, apparemment.
05:37J'adorais chanter, inventer des histoires, inventer des chansons.
05:42Oui, je faisais ça tout le temps.
05:43C'est quoi le tableau qui est derrière ?
05:44Le tableau qui est derrière, c'est un tableau de mon père, Kiki Picasso.
05:48C'est un tableau qui nous représente nous.
05:51Lui, mon père, avec mon frère sur les épaules.
05:55Et moi, dans l'autre sens.
05:56Moi, je suis à l'envers.
05:58C'est intéressant.
05:59Ça dit déjà beaucoup.
06:01Oui, intéressant.
06:04On va passer à la conversation avec Sosomanes.
06:07Non, non, tu sais, hier, je pensais à un truc.
06:11Je me dis, c'est un truc sur toi.
06:13Et toi, je me dis, à tout le monde, je me cache des choses sur toi.
06:23Sosomanes, Sosomanes alias Sophia Monceau.
06:25Sosomanes.
06:26Sosomanes.
06:28Il y a Rimka, le tonton, et Sosomanes.
06:35Tu as grandi dans une famille nombreuse, six frères et sœurs.
06:39C'était quoi ta place dans la famille ?
06:42Franchement, c'est difficile pour moi de dire que j'avais une place.
06:50Tu sais, on était demi-frères, demi-sœurs.
06:55Et moi, j'étais le dernier des garçons.
06:57Je ne comprenais pas quelle était ma place entre violence et gâté.
07:06Tu vois ?
07:07Elle venait d'où la violence et il venait d'où le côté gâté ?
07:10Je pense que la violence, elle venait de la reproduction.
07:15Parce que mes grands frères et tout ça, ils ont quand même un vécu très compliqué, très violent.
07:21Et je pense que quand ils étaient violents avec moi, ils essayaient d'être gâtés pour un peu se faire
07:26pardonner de la violence.
07:27Ça reste une violence aussi psychologique.
07:29Donc, tu grandis ou tu ne sais plus comment il faut se comporter pour être…
07:37Voilà.
07:38Il y a aussi une histoire de…
07:40Pas de fantôme, mais il y a quelque chose de très dur.
07:43C'est que ton père a eu une première vie.
07:44Il a eu un enfant qui s'appelait Hakim, qui est décédé.
07:47Et tu portes son nom.
07:49C'est vrai que souvent, je pense à cette personne que je ne connais pas.
07:54Déjà, je pense à la douleur qu'a dû avoir mon père.
07:57Parce que j'ai un garçon et je me rends compte de l'amour que j'ai pour mes enfants.
08:04C'est abusé.
08:06Et ça me permet d'essayer d'avoir des réponses sur le silence de mon père.
08:12Je me dis qu'il a beaucoup souffert.
08:13Moi, j'ai souffert de ce silence.
08:16Et parfois, je me demande comment aurait été ce frère que je ne connais pas.
08:27Et est-ce que tu te demandes, aujourd'hui, maintenant que tu es père,
08:32ou est-ce que ça te donne des réponses sur les silences qu'il a pu te donner ?
08:38Sur les autres priorités qu'il avait ?
08:40Ouais.
08:41En fait, ça, c'est le plus grand mystère de ma vie.
08:45Tu vois, récemment, je jouais une pièce de théâtre avec Reda Kateb et Lina Koudri.
08:49Et il y a un monologue que tu t'adresses à ton père.
08:51Et il y a un monologue où je m'adresse à mon père.
08:53Et à chaque fois que je finissais le monologue, déjà, je finissais, près de limite, en larmes.
09:00Et tout ce que je rêve de dire à mon père, je ne lui ai pas dit.
09:04Et je l'ai tiré durant cette pièce de théâtre.
09:06J'ai écrit mon texte et j'ai essayé.
09:11Ah, du sel dans les yeux.
09:12Incroyable.
09:13Quelle expérience.
09:16J'ai essayé, mais je pense que...
09:20Je pense que, malheureusement, je n'aurai pas de réponse.
09:24Tu l'as encore en tête, ce monologue ?
09:26Ouais.
09:27Ça donne quoi ?
09:29Chouf Baba.
09:31Tout ça pour ça.
09:33T'es originaire de Hanaba.
09:34Je viens de Marseille.
09:36Tes vastes plaines, tu les as troquées pour méchants de béton.
09:39Et ce soir, pleins méchants sont à la mer.
09:43Disparus comme nos histoires qui flottent.
09:45Vides de nos souvenirs d'été.
09:46Tristes comme une soirée d'hiver.
09:49Chouf, Will, déchouf.
09:50J'ai jamais compris ce que tu voulais que je regarde à travers la vie de ton camion.
09:54Chouf, Will, dé, mais pleins de vide.
09:56Chouf, Baba, chouf, ma vie, chouf, nos tours.
09:58Ce soir, on roule tous ensemble dans ce camion crevé au bord de ce bateau à la dérive.
10:02Je ne sais pas où on va, mais on y va.
10:05Ensemble, en famille.
10:06La famille, bien sûr, celle que je ne connais pas.
10:10La famille, celle avec qui je n'ai pas grandi.
10:12Nos familles, nos histoires, on ne les connaît pas.
10:14Nos fondations, elles sont sur la mer.
10:16Elles boivent la tasse et s'entrechoquent.
10:18L'écume ton chemin.
10:19L'écume mon ciment.
10:21C'est quoi votre définition à tous les deux de ce mot, famille ?
10:25Je crois que c'est la définition de base en ce qui me concerne.
10:28La famille, c'est la famille de sang.
10:32C'est comme ça que ça m'évoque en tout premier lieu.
10:36La famille de sang.
10:38Moi, j'ai une famille qui est un peu comme un clan.
10:41On est très, très proches, très soudés les uns des autres.
10:48Et peut-être que c'est aussi pour ça que quand on vit une violence au sein de la famille,
10:53c'est d'autant plus difficile d'en parler, d'autant plus difficile d'être déloyale.
11:00J'utilise ton mot parce que ça m'a interpellée.
11:04Il y a quelque chose d'être de l'ordre de la transgression, en fait,
11:09de finalement se dresser contre une violence qu'on a pu subir dans une famille.
11:14C'est être déloyale.
11:16Et voilà, moi, la famille, c'est ça.
11:19J'ai une famille super, donc je suis hyper contente.
11:23Et voilà, la violence que j'ai vécue, c'est un inceste.
11:26J'ai été victime de mon grand-père.
11:27Donc, quand j'étais petite, j'ai toujours eu très, très peur de faire exploser cette famille.
11:33C'est ma plus grande crainte.
11:34Un enfant qui est victime d'inceste, il a peur de faire exploser son monde, en fait,
11:39et puis ensuite de ne pas savoir ce qu'il va devenir.
11:42Donc, c'est terrorisant pour un enfant.
11:44Et pour reprendre ce mot de déloyale, c'est un mot que j'utilise beaucoup maintenant.
11:50Il y a quelque chose qui m'a vraiment marquée et qui est devenue comme un mantra,
11:55c'est que la loyauté, c'est pas envers ses parents qu'on la doit, mais c'est envers ses
12:01enfants.
12:01Pour ne pas garder les secrets, pas garder les violences, les traces, tout ça, on doit s'en nettoyer.
12:07C'est notre devoir, je crois, en tant que parent aujourd'hui, de se nettoyer de tout ça,
12:10de ne pas laisser le transgénérationnel passer aux générations futures.
12:16Moi, la famille, c'est... Malheureusement, j'ai pas réussi, moi, à créer des liens avec ma famille.
12:24Je sais pas pourquoi, ça veut pas dire que je les aime pas,
12:27mais je suis quelqu'un qui me surprotège.
12:31Et jusqu'à maintenant...
12:33C'est-à-dire que les mariages, les baptêmes, tout ça, c'était pas ton truc ?
12:36Ça ne l'a jamais été.
12:36Les enterrements encore, j'imagine.
12:37C'est pas une fois que je suis devenu connu, où on me reproche, il est plus là, il ne
12:41vient pas nous voir.
12:42Non, c'est parce que même quand j'avais 20 ans, je n'ai jamais su développer un lien fort
12:49avec mes proches.
12:52C'est fou, hein, mais c'est comme ça et je m'en cache pas.
12:55Après, maintenant, j'ai trois enfants et par contre, eux, je suis complètement fou et gaga de mes enfants.
13:02Et au fait, j'essaie de faire un schéma différent, en tout cas,
13:06de ce que moi, j'ai vécu en étant petit,
13:10mais tout en essayant de comprendre aussi que c'était une autre génération.
13:14Tu vois, des fois, je peux en vouloir, mais je me dis, en vrai, c'était une autre génération.
13:18Ils ont aussi souffert.
13:19Toi, t'as aussi le côté de la famille choisie.
13:24C'est-à-dire que très vite, t'as embrassé la culture hip-hop,
13:28mais très, très jeune.
13:30T'as commencé la musique à l'âge de 9, 10 ans.
13:34T'étais le petit du quartier que tout le monde allait voir.
13:38Tu fabriquais toi-même ton merchandising.
13:39T'étais déjà entrepreneur avant l'heure.
13:42T'as même été sur un album d'Intouchable, groupe légendaire de la mafia qu'un frit,
13:47hyper jeune.
13:49Et c'était déjà un peu une famille choisie.
13:51Parce que cette culture, qu'on le veuille ou non, sans elle, on ne serait pas là.
13:57Et il y a eu un moment où t'as choisi une autre famille qui était la famille de la
14:00rue.
14:01C'est-à-dire que très vite, tu t'es dit, je vais faire de l'argent autrement.
14:05Et quelqu'un t'a proposé de dire, tu vas te mettre dans ce coin-là et tu vas être
14:09guetteur.
14:11Est-ce que tu peux, en te rappelant ce moment, te dire comment t'es tombé dans cet engrenage-là
14:16et pourquoi ?
14:19À la base, moi je guette pour la première fois de ma vie, je veux aller au ski.
14:24Il y avait une espèce de truc à la gare Saint-Charles qui s'appelait le train-neige.
14:30Et tu payais, tu montais dans les Alpes, tu skiais et je n'avais pas d'argent.
14:36Et du coup, j'ai demandé à mon grand-frère, est-ce que si je peux aller guetter ?
14:43Il m'a dit, ouais, vas-y, poste-toi.
14:45Et j'ai pris 150 euros, j'avais fait midi, 10 heures à l'époque.
14:50De là, quand t'as 15 ans, 16 ans, comment tu peux te dire,
14:56je vais aller travailler pour 1500 euros, me casser le dos alors que j'ai rien fait ?
15:01Mais au fait, c'est un piège, c'est un engrenage.
15:04Et pour revenir sur la famille et le monde du hip-hop et le monde de la rue,
15:09finalement, je pense que je cherchais de l'attention.
15:14Je l'ai trouvé avec Sat, avec Desmond, dans les studios.
15:18Mais justement, Sat, de la Fonky Family, il a cette fameuse rime.
15:21Qu'est-ce que tu veux que je dise aux gosses en face de moi
15:22qui font plus de thunes en un jour que moi dans le mois ?
15:26Qu'est-ce que toi, t'as à leur dire à ces gosses ?
15:29Là, maintenant ?
15:29Ouais.
15:32On a des modèles, maintenant.
15:34On a des modèles.
15:35Il n'y a pas que moi dans le rap, dans le cinéma, dans le théâtre,
15:38et aussi en tant que médecin, avocat.
15:41Nous, on en avait peu.
15:43Mais toi aussi, Mouloud.
15:45Donc, si nous, on l'a fait, c'est que pour vous, ça doit être encore plus facile.
15:51Juste mettez un pied après l'autre.
15:54J'en connais plein, maintenant, dans les quartiers qui se disent
15:56« Mais Soso, toi, tu l'as fait, tout ça, nanani, comment tu fais,
16:00pourquoi tu fais du théâtre et tout ? »
16:01Et pour moi, ça, c'est une réussite.
16:04Prendre des petits qui faisaient des conneries,
16:06les rendre acteurs chez Netflix,
16:08c'est mieux que n'importe quel autre certif.
16:10J'ai fait des diamants, des platines, des ors.
16:13Je me dis que j'ai une part de mission accomplie.
16:16J'aimerais te demander un truc, c'est que tu regardes la caméra
16:19et que tu t'adresses aux petits de 12, 13 ans
16:23qui peuvent être matrixés et qui peuvent se dire
16:25« Je vais aller guetter » ou « Je vais lâcher l'école ».
16:29Je dis, frère, c'est ton grand frérot
16:32et je vais te parler avec le cœur.
16:35La vie, c'est faire des choix.
16:38Et des fois, tu peux faire des choix
16:40où tu vas finir en croix.
16:42C'est réel.
16:43Ne crois pas que la rue, c'est un jeu.
16:45Ne crois pas que tu vas trouver de la loyauté.
16:49Écoute tes parents, des fois, malheureusement,
16:51tu te dis qu'ils ont peut-être tort
16:53et que tu as besoin d'aventure.
16:55Vis ta vie, ne te brûle pas les ailes.
16:58Je suis passé par là.
17:00J'en ai vu des dizaines et des dizaines et des dizaines
17:03et personne n'a réussi dans ce monde-là.
17:10Donc, concentre-toi.
17:12Toute l'énergie que tu comptes mettre dans le trafic,
17:15mets-le dans quelque chose qui te passionne.
17:18Et crois-moi que tu vas réussir.
17:22De toute façon, tu as intérêt.
17:24D'accord ?
17:25Et nous, on croit en toi.
17:28Et j'aimerais qu'on regarde un extrait
17:29de la série de Sosomanes sur Netflix.
17:31Top de France, top un monde.
17:34Je crois que même Elon Musk,
17:35il a acheté une planète.
17:36Non, non, non.
17:36Oui, il regarde déjà.
17:38Extrait.
17:39On clique.
17:40Aujourd'hui, on est réunis
17:42parce qu'il y a un enfant qui est mort.
17:45Et cet enfant, c'est son frère.
17:48Ça parle de poker.
17:50Ça parle de victoire.
17:52Ça parle de tout.
17:54Sauf de ce qu'il faut.
17:58Est-ce que vous connaissez
18:00la théorie du saut de crabe ?
18:02Tu connais ?
18:04Toi, tu connais ?
18:06Si demain, on prend un saut
18:08et qu'on met trois crabes dedans,
18:11l'un d'eux va essayer de sortir.
18:13Il sera constamment ramené
18:15au fond du saut
18:16à ces deux semblables.
18:20Et ça me fait penser à ce quartier.
18:24Parce qu'on est dans un saut.
18:27Et ce petit
18:28qui était voué
18:29à mieux que ça,
18:31il est mort parce qu'on l'a tiré,
18:32on l'a laissé dans ce quartier.
18:35Pourquoi tu as choisi cet extrait ?
18:38Est-ce que ça représente
18:41malheureusement
18:42parfois
18:44la façon de penser
18:46que l'on a dans les quartiers nord ?
18:48Au lieu de s'élever
18:49et de se donner la main,
18:55on est souvent tué par ses semblables.
18:57C'est ça qui est fou.
18:58Que ce soit aux Etats-Unis
18:59ou en France.
19:01C'est-à-dire qu'on a
19:02souvent la même histoire
19:04des grands-parents
19:04ou des parents
19:05issus de l'immigration
19:06qui ont grandi dans les quartiers.
19:08Les mamans,
19:09c'est les mêmes cris,
19:09c'est les mêmes larmes.
19:11Et de se dire
19:12qu'on est les mêmes
19:14et qu'on arrive
19:14à se faire du mal
19:15alors que si on se donnait la main,
19:18si on réfléchissait ensemble,
19:20il y aurait moyen
19:20de sortir
19:21de ce putain de saut
19:24à crabe.
19:25Il y a un album
19:27qui arrive en même temps
19:29dans lequel il y a un morceau
19:31qui est dédié à Eric Cantona.
19:33J'aimerais qu'on écoute
19:34un extrait d'Eric Cantona
19:35chez Klik
19:36parce que ça va te parler.
19:39Et ta femme,
19:40c'est ton ami ultime ?
19:41Ma femme,
19:42c'est ma soeur,
19:45c'est ma femme,
19:47c'est ma maîtresse,
19:49c'est mon ami,
19:51c'est ma copine,
19:52c'est mon ennemi.
19:53Ça fait 22 ans
19:54qu'on est ensemble maintenant.
19:56Et puis,
19:58j'ai l'impression
19:59que ça s'est passé comme ça.
20:00On a encore plein
20:01de belles choses
20:02à vivre ensemble.
20:03Comment on sait
20:03que c'est la bonne ?
20:04Comment t'as su ?
20:05Je crois que c'est
20:05comme on se voit
20:06dans les yeux de l'autre.
20:08Comme un miroir les yeux.
20:10C'est qu'est-ce
20:10qu'on nous renvoie.
20:11Aimer l'autre,
20:12c'est enfin s'aimer.
20:14Il faut que ça marche
20:15dans les deux sens
20:16pour qu'une histoire dure.
20:17Est-ce qu'elle t'a apaisé ?
20:19Elle m'a apaisé,
20:20elle m'a apaisé.
20:21Elle m'a ouvert
20:22à plein de choses.
20:23Elle m'a ouvert
20:23à plein de choses.
20:24On se nourrit.
20:26On se porte aussi.
20:27On se motive
20:28à faire plein de choses aussi.
20:31C'est une actrice exceptionnelle.
20:33C'est une chanteuse exceptionnelle.
20:35Une écrivaine exceptionnelle.
20:36Une écrivaine exceptionnelle.
20:38Elle touche à plein de choses.
20:39Et tout ce qu'elle fait,
20:40elle le fait merveilleusement bien.
20:42Et c'est important ça.
20:43Le secret,
20:43c'est d'être fan de sa femme.
20:45C'est être fan de sa femme
20:46et de s'ouvrir
20:48à plein de choses aussi,
20:49ensemble.
20:51C'est tellement juste.
20:53C'est tellement beau.
20:54Ça fait 22 ans
20:55qu'il est avec sa femme.
20:56Et toi ?
20:57Ça fait presque 22 ans
20:58que je la connais.
20:59On s'est rencontré,
21:00on avait 16 ans, 17 ans.
21:02Et je sais
21:04qu'elle fait partie
21:07en grande partie
21:09de mon élévation intellectuelle.
21:14et comme c'était une fille
21:16après une femme
21:17qui faisait de grandes études
21:18et que moi,
21:19j'étais un petit guetteur,
21:22je voulais l'impressionner.
21:24Donc, j'ai commencé
21:25à lire des livres,
21:27à aller au musée
21:27pour ne pas être largué.
21:31Et aujourd'hui,
21:32on est toujours ensemble
21:33et c'est ma force.
21:36j'ai toujours envie
21:37de l'impressionner.
21:38Voilà.
21:39Le petit de 17 ans
21:41qui lui disait
21:41« J'étais au musée,
21:43j'ai vu Victor Hugo. »
21:44Mais maintenant,
21:45j'essaie toujours
21:46de l'impressionner
21:47en lui disant
21:47« Regarde, on essaye Netflix. »
21:50Voilà.
21:51Je l'aime,
21:52je l'aime vraiment
21:52tout mon cœur.
21:53La dernière fois
21:54que tu es passé chez Klee,
21:55qu'il y avait autour de toi
21:56Damon One
21:57et Kerry James,
21:59et tu as fait
22:00une prise de parole
22:02où, quand elle est sortie,
22:03plein de gens
22:04t'ont pris pour un fou,
22:06m'ont pris pour un fou
22:07d'aborder ce sujet-là.
22:09Sauf Kerry
22:11et Damon One
22:12qui sont passés par là.
22:13Parce qu'il faut le rappeler
22:14que la mafia Kinfri,
22:15c'est une des équipes
22:16dans le rap
22:16qui a le plus souffert.
22:17Et j'aimerais
22:18qu'on regarde cet extrait
22:20et qu'on en reparle
22:20après tout ce qui s'est passé
22:22ces dernières années
22:23dans le rap français.
22:24Vous allez voir,
22:25là, je laisse,
22:26dans 2-3 ans,
22:27les 4 tombes
22:28de rappeurs
22:30en détention
22:34ou assassinés.
22:34Il y a eu un virage,
22:35là, à un certain moment.
22:36Ah oui.
22:37Moi, j'ai eu la chance
22:38d'être épargné de tout ça
22:39parce que j'ai vécu ça.
22:41J'ai grandi avec ces personnes-là.
22:42Donc, je suis un peu
22:43à l'abri de tout ça.
22:45Mais tu ne peux pas avoir 20 ans.
22:47C'est pour ça que là,
22:48j'ai un message
22:49important à faire passer.
22:50Tu ne peux pas avoir 20 ans
22:51demain et être multimillionnaire
22:52et que les gens vont te laisser.
22:54C'est comme ça.
22:54Ce n'est pas possible.
22:55Ça n'existe pas.
22:56Mais le jour
22:57où vous voyez
22:58que ça change
22:58dans votre quartier
22:59et que vous sentez
23:00la vibes bizarre
23:02autour de vous,
23:03partez.
23:04Si on vous interdit
23:05de clipper dans votre quartier,
23:06ne clippez pas
23:08dans votre quartier.
23:08Ne vous rabaissez pas
23:10à ces gens
23:11qui se disent
23:11qu'ils ne viennent plus chez nous.
23:12Il ne vient plus chez nous.
23:12Ah ben, pars.
23:14Là, tu auras les possibilités
23:15de faire partir ta mère,
23:16ton père,
23:17aider tes frères,
23:17tes soeurs.
23:18Ne reviens pas
23:19à cette mentalité
23:20de quartier
23:20où les gens,
23:21ils vont t'interdire
23:22nana, nana, nana, nana, nana,
23:23pars.
23:24Ce n'est pas grave.
23:24Tu n'as rien à prouver.
23:25Tu as un talent,
23:26vas-y au bout.
23:27Tu as conseillé
23:27à tous les gens
23:28de partir
23:29dès qu'ils pouvaient.
23:30Oui.
23:32Mais c'est fou
23:33parce que moi,
23:34j'y suis toujours.
23:35Aujourd'hui,
23:36je fais l'avant-première
23:36de l'épisode final
23:38dans mon quartier,
23:39chez moi.
23:41Parce qu'à cette période-là,
23:42je pensais comme ça.
23:43Mais si je pars,
23:43j'abandonne.
23:44Si je pars,
23:45qui c'est qui va
23:46leur montrer le chemin ?
23:48Oui, mais il y a
23:49énormément d'artistes
23:51qui ne peuvent plus mettre
23:51un pas dans leur quartier.
23:53Exactement.
23:55Pourquoi ?
23:57Tu sais,
23:58il y a tellement de facteurs
23:59qui entrent en jeu.
24:00Déjà, je pense,
24:01l'argent.
24:04Et comme je le dis souvent,
24:05en tant qu'artiste,
24:07on a un devoir.
24:08Et encore plus
24:09quand on vient des quartiers.
24:10Il faut donner
24:11de son cœur
24:12et de son temps.
24:13On ne peut pas venir
24:16spéculer
24:18sur le trafic,
24:20utiliser le champ lexical,
24:21utiliser les bâtiments,
24:22les larmes,
24:23les drames
24:23dans les textes du rap
24:25et ensuite partir
24:26comme ça,
24:28telle une paille
24:29de Caprisson.
24:30Et Keryl l'a chanté.
24:32Deux issues,
24:33la mort ou la prison.
24:34Il a chanté
24:34depuis tellement longtemps.
24:37Alors,
24:37pourquoi ?
24:39On est toujours
24:40dans ce schéma répétitif.
24:42Moi,
24:42c'est vraiment quelque chose
24:43où des fois,
24:44je te jure que je suis au quartier,
24:45je me pose
24:46et je réfléchis,
24:47je réfléchis,
24:48je réfléchis
24:48et je me dis
24:49qu'est-ce que je peux faire ?
24:52On ne peut pas
24:52dire les gens
24:53qui ne veulent pas
24:54s'aider eux-mêmes.
24:56Il y a Laura Luciano
24:58qui, je le rappelle,
24:59a sorti un des meilleurs
25:00albums de l'année.
25:01Il a quand même sorti
25:02juste deux albums
25:03en 26 ans,
25:04il faut le signaler.
25:05Mais quels albums ?
25:06Et il a une phrase
25:07dans son album
25:08qui m'a marqué,
25:09il dit
25:09avant les petits rêvettes
25:10d'être des stars,
25:11maintenant ils veulent
25:11les remonter.
25:14Il est trop fort.
25:16Je pense qu'il y a aussi
25:20une...
25:21Est-ce que les artistes
25:22sont devenus des cibles ?
25:23Oui,
25:23non mais bien sûr
25:24je ne t'apprends rien
25:25mais ça existe
25:26depuis la nuit des temps.
25:27Les boxeurs,
25:29Franck Sinatra,
25:33les footballeurs,
25:34mais ce qui est triste
25:36c'est de me dire
25:36qu'en vrai,
25:39c'est encore une fois
25:40les mêmes
25:41qui s'attaquent aux mêmes.
25:42ils te ressemblent,
25:43il a réussi,
25:44il ne va pas lui faire du mal.
25:46Mais aussi,
25:47est-ce que les artistes
25:47ils n'ont pas leur part
25:48de responsabilité
25:49dans tout ça ?
25:50Parce que c'est bien beau
25:51de parler toujours
25:52des méchants.
25:53Mais est-ce que les artistes
25:54aussi à un moment donné,
25:56ils n'ont pas
25:58joué le jeu
25:59de commencer à appeler,
26:02à les faire fantasmer ?
26:03Moi je connais la rue,
26:05je viens de la rue,
26:05je suis né dedans.
26:06Pas tous les artistes.
26:08C'est-à-dire que moi
26:08je suis né là,
26:09je veux partir de là.
26:11Eux ils ne sont pas nés là,
26:11ils veulent aller là.
26:13Il y a des codes quand même.
26:14Moi j'ai un sixième sens
26:15que j'ai développé dedans.
26:17J'ai un détecteur
26:18et eux ils arrivent
26:19avec un détecteur erroné.
26:21Est-ce qu'il y a des artistes
26:22qui t'ont appelé
26:23en disant
26:23voilà il y a telle personne
26:27qui est sur mes côtes,
26:28est-ce que tu peux m'aider
26:29à me sortir de cette situation ?
26:32Est-ce que ça t'est déjà arrivé ?
26:33Oui, moi bien sûr.
26:35Comment tu fais dans ce cas-là ?
26:36Est-ce que tu dis
26:36écoute, rentre même pas
26:37dans ce jeu-là parce que...
26:38Moi je suis tellement bon
26:42que je veux essayer
26:44d'arranger les choses.
26:45Et ça a un impact ?
26:47Il y en a que t'as pu aider ?
26:48Des fois oui, des fois non.
26:50Oui.
26:50Mais je ferai toujours du bien.
26:53Mais ça me porte préjudice.
26:56Quel genre de préjudice ça te porte ?
26:58Mais la paranoïa.
27:02Tu dors pas.
27:05Mais pourquoi je ne dors pas ?
27:07Je ne comprends pas
27:07ce qui se passe autour de moi.
27:09On va en parler tout à l'heure
27:09de ce morceau,
27:10ne t'inquiète même pas.
27:12Maïlan,
27:13le livre s'appelle
27:14Tous Différents.
27:15Tu viens de publier un album
27:16pour les enfants et les parents.
27:18Ça s'appelle
27:18On est tous différents.
27:20Alors je l'explique,
27:21c'est simple.
27:21Il n'y a pas un parent d'élève
27:22autour de moi
27:23qui n'a pas acheté ce livre.
27:25J'ai l'impression que c'est
27:27le best-seller de la rentrée.
27:29On est déjà à plus de 100 000
27:30exemplaires vendus.
27:31Tout le monde en parle.
27:33Est-ce que tu peux nous expliquer
27:34ce que c'est
27:34et pourquoi ce livre est un outil ?
27:37Alors ce livre,
27:38c'est un livre de prévention
27:40contre la discrimination.
27:43Voilà.
27:43C'est dans le sillon du travail
27:44que je fais depuis plusieurs années.
27:47J'ai commencé par
27:49la prévention des violences sexuelles.
27:51Puis le deuxième,
27:52c'était la prévention des violences
27:53en général et des violences
27:55éducatives ordinaires.
27:56Et là, je continue ce travail
27:57d'informer les tout-petits.
27:59C'est des livres qui s'adressent
27:59aux tout-petits
28:00sur tout type de violence.
28:01Donc la discrimination,
28:02c'est vraiment pour apprendre aux enfants
28:05que la discrimination est une violence.
28:07Et comment est-ce que ça se passe
28:09quand tu vas dans une salle de classe
28:11et que tu rencontres des enfants ?
28:12Est-ce que tu découvres des choses ?
28:14Est-ce qu'ils te disent des choses
28:15que tu n'étais pas forcément prête
28:17à entendre ?
28:18Et qu'est-ce que tu découvres
28:20de cette nouvelle génération ?
28:21En fait, moi,
28:23quand je vais dans les classes,
28:24je fais de la prévention
28:25des violences sexuelles.
28:26C'est vraiment l'objet premier
28:28de notre association Mille Miettes.
28:31Et quand j'explique aux enfants
28:33qu'on n'a pas le droit
28:34de toucher leur partie intime,
28:35que c'est interdit,
28:38souvent les enfants peuvent me dire
28:40« Ah, mais alors,
28:41est-ce qu'une fessée,
28:41c'est une agression sexuelle ? »
28:44Et donc là, j'ai été obligée
28:45de faire le deuxième livre
28:48pour leur expliquer
28:49que c'était interdit
28:49de leur faire mal.
28:51Et là, tous les enfants,
28:53vraiment, souvent,
28:54ça arrive vraiment presque
28:55à chaque séance,
28:56il y a vraiment énormément
28:57d'enfants dans la classe
28:59qui sont frappés, en fait,
29:00par leurs parents.
29:01Et ensuite,
29:02ce que je découvre aussi,
29:04pour en mettre un petit peu
29:04de positif dans tout ça,
29:06c'est qu'on avance.
29:07Pour faire des séances
29:08de prévention
29:09sur les violences sexuelles,
29:10c'était vraiment
29:10le parcours du combattant.
29:11Là, on voit
29:12que c'est beaucoup plus simple,
29:13on est complètement envahi
29:15de demandes à l'association
29:16à ne presque plus savoir
29:18qu'en faire
29:18et pas du tout pouvoir
29:19gérer le nombre de demandes.
29:21Et ce qui est aussi
29:22très, très, très, très cool,
29:24c'est que dans les classes,
29:25en effet,
29:26les enfants connaissent
29:27les livres.
29:28Et donc,
29:28quand on arrive,
29:29on dit « bon,
29:29on va raconter cette histoire
29:31pour vous apprendre des trucs.
29:32Mais moi,
29:33je l'ai déjà,
29:34ce livre, moi aussi,
29:34tous les enfants l'ont. »
29:35C'est vraiment très, très nouveau, ça.
29:37Donc, c'est vraiment
29:38des choses qui nous paraissent
29:40évidentes
29:40d'apprendre ça aux enfants.
29:41Ça, c'était partie intime,
29:42personne n'a le droit
29:42de les toucher.
29:43Ça nous paraît évident,
29:44mais en fait,
29:44tant qu'on ne leur dit pas,
29:45ça ne l'est pas évident pour eux.
29:46Là, Maïlan,
29:46on va imaginer
29:47qu'on est dans une salle de classe
29:48que tu débarques.
29:50Est-ce que tu peux faire
29:51comme si tu nous donnais un cours ?
29:53Il y a l'écran derrière toi,
29:54tu as choisi des images.
29:55Oui.
29:56À toi, à toi de jouer.
29:57OK.
29:57Donc, ce qu'on doit dire aux enfants,
29:59il y a vraiment
29:59deux, trois trucs à leur dire.
30:01Et une fois qu'on a dit ça,
30:02on peut estimer
30:02que les enfants sont prévenus.
30:04Alors, les choses à dire,
30:05c'est que ton corps,
30:06c'est ton corps.
30:07Personne n'a le droit
30:08de le toucher
30:14que je peux toucher ton genou.
30:15Si un enfant dit non,
30:16les autres doivent deviner
30:17si j'ai le droit
30:18de toucher son genou.
30:18C'est très facile.
30:19Ça, c'est la règle du corps.
30:21La règle du corps,
30:22elle dure toute la vie.
30:24Ensuite, il y a la règle
30:24des parties intimes.
30:26Ta bouche, ta poitrine,
30:27tes fesses et ton sexe,
30:29ce sont des parties intimes.
30:30C'est bien d'apprendre
30:31les vrais noms du sexe aux enfants.
30:33Les vrais noms du sexe,
30:34c'est la vulve et le pénis.
30:35Pourquoi ?
30:36Parce que quand les enfants
30:37ont un vocabulaire sérieux,
30:39ils peuvent en parler sérieusement.
30:40Tous les petits noms rigolos,
30:41ça les fait rigoler.
30:42C'est comme quelque chose
30:44de l'ordre du jeu, etc.
30:45Un enfant qui a les vrais mots,
30:47c'est un enfant qui est protégé.
30:48On sait qu'il y a des adultes derrière
30:49qui lui ont appris,
30:49qui lui ont donné
30:50comme une sorte de bouclier.
30:52Donc, il faut leur apprendre
30:53leurs vrais mots
30:54et leur dire la règle
30:54des parties intimes.
30:55Elle est très, très simple.
30:57La règle des parties intimes,
30:58c'est que toi,
30:59tes parties intimes,
30:59tu as le droit de les toucher
31:00autant que tu veux.
31:01C'est normal, c'est ton corps.
31:02Mais c'est intime,
31:03donc c'est privé.
31:05Donc, tu peux les toucher,
31:06mais pas devant tout le monde.
31:07Tu le fais quand tu es bien tranquille.
31:10Et la règle des parties intimes,
31:11c'est surtout que personne
31:14n'a le droit de toucher
31:15tes parties intimes.
31:16Quand je dis personne,
31:16c'est personne de personne,
31:18ni les enfants,
31:20ni les adultes,
31:22et ni même ta famille.
31:24Ça, c'est une info
31:25qui fait vraiment réagir les enfants.
31:27Quand je dis ni même ta famille,
31:29les enfants, ils disent
31:29« Oh, quoi ? »
31:30Mais quand même,
31:30les parents,
31:31ils ont le droit de toucher
31:31les parties intimes.
31:32Donc, il faut vraiment apprendre
31:34aux enfants que même les parents,
31:35ils doivent aussi respecter
31:36des règles.
31:37Et qu'il y a deux situations
31:39d'exception
31:39où on peut toucher
31:41les parties intimes
31:41d'un enfant pour l'aider.
31:42Quand ils ont besoin d'aide
31:44pour être essuyés
31:44ou pour se laver.
31:46Et la deuxième situation,
31:48c'est quand ils ont mal au corps,
31:49un problème,
31:50et qu'ils ont besoin
31:51d'être soignés.
31:51Il y a des petites précisions
31:52à ajouter à tout ça,
31:53mais voilà, c'est ça globalement.
31:55Ensuite,
31:56si quelqu'un essaye quand même
31:57de toucher tes parties intimes
31:59alors que tu n'as pas du tout
32:00besoin d'aide,
32:00ça, c'est très grave.
32:02C'est une agression sexuelle
32:03et c'est interdit
32:04et puni par la loi.
32:06Si c'est quelqu'un
32:07de ta famille qui fait ça,
32:08ça s'appelle l'inceste.
32:11C'est très grave
32:11parce que ça agresse
32:12le corps de l'enfant
32:14et ça agresse
32:15la tête de l'enfant.
32:17La seule façon
32:17pour se débarrasser
32:18de cette marque
32:18qui est un traumatisme,
32:20c'est d'en parler.
32:22Donc, c'est à peu près ça,
32:23les infos.
32:24Et donc,
32:24si ça t'arrive,
32:25ça, une agression sexuelle,
32:26info presque la plus importante,
32:28bien sûr,
32:28c'est qu'est-ce que tu dois faire
32:30si un jour ça t'arrive ?
32:31Si un jour ça t'arrive,
32:33tu dois en parler
32:33à une grande personne.
32:35Si l'adulte
32:36à qui tu parles
32:36ne fait rien,
32:38il faut absolument
32:38que tu trouves
32:39un autre adulte
32:40jusqu'à ce que quelqu'un t'aide.
32:41Tu cherches,
32:42tu cherches,
32:42tu cherches.
32:43Voilà.
32:43Et il y a un numéro d'appel.
32:44Et voilà,
32:45il y a aussi le numéro d'appel,
32:46le 119.
32:48Tu peux appeler ce numéro-là
32:50quand tu as besoin d'aide.
32:51Là,
32:51on va rentrer
32:52en année d'élection présidentielle.
32:54On a eu le scandale
32:55du périscolaire.
32:57Moi,
32:57j'ai plein d'amis
32:58parents d'élèves
32:58qui disent
32:59je ne sais même pas
33:01comment je vais mettre
33:02mes enfants à l'école
33:03parce qu'ils n'ont plus confiance.
33:04Il y a une perte de confiance.
33:06Pourquoi est-ce que ce sujet,
33:08il n'est pas mis sur la table
33:09de manière omniprésente
33:12alors qu'on nous parle
33:14d'exclure certains Français,
33:15on nous parle de division,
33:18alors que...
33:19Voilà,
33:20de tenue vestimentaire
33:20alors qu'il y a
33:22ce scandale du périscolaire
33:23et la protection des enfants.
33:25Oui,
33:25c'est assez incompréhensible.
33:27C'est vraiment
33:27quelque chose
33:28de systémique en fait.
33:31Ces violences-là,
33:32elles perdurent
33:32parce qu'elles sont systémiques.
33:33Elles sont...
33:34Il y a comme une forme
33:36d'impunité,
33:36on voit.
33:37Et c'est pour ça
33:37qu'en ce moment,
33:38on est vraiment
33:39toutes les assos
33:40féministes et enfantistes
33:41tous les lundis
33:42dans la rue
33:43pour réclamer
33:43une loi intégrale,
33:45une loi cadre
33:46pour avancer
33:47sur ces sujets-là.
33:47Ça fait des décennies
33:48et des décennies
33:49que les associations
33:51se battent
33:52et on ne comprend pas.
33:54Et en plus,
33:54c'est un sujet transpartisan
33:55donc tous les partis
33:56devraient pouvoir en parler.
33:57Exactement,
33:58bien sûr.
33:58Et c'est pour ça
33:59que je m'adresse à l'enfance.
34:00C'est-à-dire que
34:00j'ai l'impression
34:01que peut-être
34:02qu'on va réussir
34:02à avancer
34:05en parlant
34:05aux générations futures.
34:06Et les enfants,
34:07il faut vraiment
34:07les éveiller
34:08en leur disant
34:08voilà,
34:09on doit tous accepter
34:10les différences
34:11des uns,
34:12des autres.
34:13Et voilà,
34:13c'est pour ça
34:14que je m'intéresse
34:14au tout petit âge.
34:15Cette émission
34:16s'appelle Clique
34:17donc on clique
34:17sur plein de choses
34:18et j'aimerais vous partager
34:20mon Clique de la semaine
34:21qui va parler
34:21à Sosomanes.
34:22C'est un Clique
34:23sur un personnage
34:25de Marseille
34:26qui a fait le tour du monde,
34:28le professeur Raoult.
34:30Il y a un documentaire
34:31qui lui est consacré,
34:32je ne sais pas
34:33si tu es au courant,
34:35sur une organisation
34:37qui s'appelle
34:38le Gang des Cerises
34:39qui était là
34:40pour montrer
34:41que le professeur Raoult
34:42mentait.
34:43Sauf que dans cette organisation
34:45le Gang des Cerises,
34:46il y avait
34:46la fille
34:48du professeur Raoult
34:49elle-même.
34:50On regarde un extrait,
34:52on clique
34:52et on en reparle.
34:53La France découvre
34:54un nouveau personnage
34:55qui a beaucoup de bagou,
34:57qui a un certain charisme
34:58et qui a ce look
34:59un petit peu de druide
35:01qui détonne
35:01parmi les scientifiques.
35:04Et en plus de ça,
35:05il a créé
35:06une chaîne YouTube
35:07qui s'appelle
35:08Nous avons le droit
35:08d'être intelligent.
35:11A partir du Covid,
35:13il s'est mis à publier
35:13de plus en plus
35:14et des émissions
35:15quasiment hebdomadaires.
35:17Didier Raoult,
35:18comme toutes les semaines,
35:18où on est-on de l'épidémie ?
35:19Sur le point de cette situation,
35:21il y a des choses
35:22qu'il ne faut pas oublier.
35:23Il ne faut pas le faire.
35:24C'est très large.
35:24Je fais 42 ans
35:25que je fais ce métier
35:25et je vois toujours des malades.
35:26Parce que c'est ça
35:27qu'il faut faire.
35:27Ça, c'est un métier.
35:28Merci beaucoup.
35:31Il parle, en fait,
35:33à plein de Français
35:34qui vont croire
35:35en ces messages
35:36et qui vont le croire lui,
35:37en fait.
35:38On est là !
35:39On est venu
35:40pour remercier
35:41le professeur Raoult
35:41de tout ce qu'il a fait
35:42pour la France,
35:44pour la recherche
35:44et tout ce qu'il a fait
35:45aussi pour nous,
35:46les Marseillais.
35:47Toi, tu étais à Marseille
35:48pendant le Covid.
35:50Tu avais fait des messages
35:51parce que tes parents
35:52ont été atteints du Covid.
35:54Et on avait fait,
35:55à l'époque,
35:55un live sur Instagram
35:56où tu me disais
35:57je vais aller faire
35:58un tour à la Timone.
35:59Oui.
36:00Est-ce que tu as eu
36:01affaire au professeur Raoult
36:02ou pas ?
36:04Franchement,
36:05à cette période-là,
36:06j'étais tellement perdu
36:08et au bout de ma vie
36:12que j'étais limite
36:13comme le gars, là.
36:14Oui.
36:15Tu vois,
36:15on y a cru
36:17au professeur Raoult.
36:19Il était là,
36:20plein de messages.
36:22On avait l'impression
36:23qu'il pouvait soigner
36:25tout le monde
36:25et qu'il y avait
36:29un complot contre lui.
36:31et après,
36:32tu te rends compte
36:32que c'était
36:34tout bidon.com.
36:37Mais quand ça ne va pas
36:38dans ta vie,
36:39tu te rattaches rapidement
36:41à quelqu'un
36:41qui fait un peu de bruit.
36:43Ça ressemble aussi
36:44à la politique,
36:44finalement.
36:46Donc,
36:46tu es là,
36:46à la Timone ?
36:47Mes parents ont été.
36:48Oui.
36:49Ils n'ont pas été soignés
36:51à la chloroquine.
36:52Je ne sais plus.
36:53Je ne me rappelle plus.
36:54Tu m'as sorti
36:55un mot d'avant,
36:56la chloroquine.
36:58Parce qu'on a oublié
36:59ce moment bizarre du Covid.
37:01C'est vrai.
37:02Alors qu'on a passé
37:02une année très bizarre.
37:03Mais il y a quelque chose
37:04d'encore plus bizarre
37:05qu'on a oublié tous.
37:07C'est que,
37:08juste après le Covid,
37:09il y a eu le tube
37:10très organisé
37:11et que les campings,
37:13les mariages,
37:14les baptêmes,
37:14toutes les fêtes de villages
37:15de toute la France
37:17ont chanté un gars
37:19qui disait
37:21Zumba Café
37:22mais juste derrière,
37:24je suis dans le 4x4 teinté
37:26et pisté par la banale.
37:31Tu penses qu'ils ont compris
37:33ce que tu chantais ou pas ?
37:34Non, je ne pense pas.
37:36Dans Petrushka,
37:37je dis RS3,
37:384k Goul,
37:39un traceur.
37:40C'est les ténèbres,
37:42les paroles.
37:42Oui.
37:43Je pense que c'est le rythme.
37:45Je pense qu'ils ont plus gardé
37:46Zumba Café Carnaval
37:48et tu sais que j'ai vu
37:50une thèse
37:51d'un gars qui écrivait
37:52et qui disait
37:53que Zumba Café Carnaval,
37:54ça a marché
37:55parce que ça sortait du Covid
37:57et que les gens
37:58avaient besoin
37:58d'évasion
38:02et ces mots-là,
38:03ça leur faisait penser
38:04aux vacances,
38:04à la liberté.
38:05Et c'est pour ça
38:06que ça a pété.
38:07Un mec à Harvard.
38:08Mais ils n'ont pas
38:09écouté les paroles.
38:10Ils n'ont pas été au bout.
38:11Ils n'ont que Zumba Café Carnaval
38:13que je ne supporte plus entendre.
38:15Tu ne peux plus ?
38:15Ah, je ne peux plus.
38:16On te dit quoi dans la rue ?
38:17On te dit ça ?
38:17Non.
38:18Non, plus trop.
38:19Ça y est, c'est fini ?
38:20En fait, ça dépend.
38:21Depuis que ta série
38:22est numéro un Netflix monde.
38:23Non, non, non.
38:24Au fait,
38:26dès que c'est
38:28le cinquantenaire
38:28ou le quarantenaire
38:29avec les enfants,
38:31c'est Zumba Café,
38:32c'est Zumba Café,
38:33fais la photo avec lui.
38:34Ça me touche,
38:34ça fait plaisir.
38:36Sinon, pour les jeunes,
38:37je reste Soso.
38:39Soso Manest
38:40est devenue
38:41une star de Twitch.
38:43Donc, tu connais par cœur
38:44le concept de la tier liste.
38:45Maïlan, tu connais
38:46le concept de la tier liste ?
38:47Non.
38:48C'est qu'on prend
38:48des séquences,
38:49des images
38:49et on les classe ensemble.
38:51OK.
38:51Donc, on va se quitter.
38:52Il y a une petite légende
38:54à côté.
38:55On va faire la click list
38:57de Soso Manest.
38:58C'est parti pour la click list.
39:10Alors, on a plusieurs catégories
39:12qui vont s'afficher
39:13sur l'écran de la click list.
39:14On a
39:15« Je gère un tunnel »,
39:16« J'ai réalisé un rêve de gosse »,
39:18« J'aurais jamais dû
39:19lui serrer la main »,
39:20« A jamais le dernier,
39:21entre parenthèses,
39:22supporter de l'OM »
39:23et « Ça allait pas fort ».
39:24On commence avec le premier.
39:25J'ai une maladie à vie
39:27à cause du pancréas.
39:28Et quand j'étais chez le médecin,
39:30on n'arrivait pas
39:31à trouver machin, etc.
39:32Jusqu'à des scanners, etc.
39:34Et ils m'ont dit
39:35que c'était à cause
39:35de la malbouffe.
39:36Et peut-être
39:37d'un peu la bringue.
39:38Les gars,
39:39j'ai eu une insuffisance
39:41du pancréas,
39:42je sais pas quoi.
39:43Je chargeais des cachets
39:43à vie, des crayons.
39:45Et je les prends jamais, bro.
39:46Faudrait que je les prenne
39:47parce que je vais canner
39:48un jour, je vous ment pas.
39:50On classe où ?
39:51Ça allait pas fort.
39:53J'ai toujours
39:54ce problème-là.
39:56Ouais, ça allait pas fort.
39:57Ouais.
39:57Ah, ça allait pas fort.
39:59Exactement.
40:00Ça va un peu mieux ?
40:01Je prends mes cachets,
40:03je fais attention.
40:04C'est la malbouffe,
40:06les sandwichs tous les jours
40:08et un peu la flinky-fetch
40:10le week-end.
40:12Donc, ouais.
40:12La quoi ?
40:13L'alcool.
40:14Ah oui.
40:15C'est quoi le mot ?
40:16Flinky-fetch.
40:18Très bien.
40:19Je rappelle
40:20que l'abus
40:21de flinky-french
40:22est interdit.
40:25J'étais réduit, exactement.
40:27Deuxième extrait.
40:30Oui !
40:31L'ouverture du score
40:32de l'Olympique de Marseille
40:34sur un pénalty
40:35de Sanchez.
40:37Les gars,
40:38l'Olympique de Marseille
40:39m'aide
40:40face au PSG.
40:41Putain,
40:41mes enfants,
40:42ils dorment.
40:42Ma femme,
40:43elle va me niquer.
40:44Mais c'est pas grave.
40:45L'Olympique de Marseille
40:46a ouvert le score
40:47face à Paris.
40:48On mérite,
40:49on domine
40:49depuis le début.
40:50C'est magnifique,
40:52les brothers.
40:54Donc ça,
40:54on classe où ?
40:56À jamais le dernier.
40:57Ouais.
40:58À jamais le dernier.
41:00Là, c'est...
41:00En plus,
41:01je pense qu'après ça,
41:02ils ont dû nous en mettre 4.
41:03On a dû ouvrir le score,
41:04mais à chaque fois,
41:04on espère,
41:06mais on se fait éclater.
41:08Non, le classico
41:08n'existe plus.
41:09Je fais partie
41:10de ces personnes-là.
41:11Mais tu seras jamais
41:12le dernier supporter
41:12de l'OM.
41:13Tu les lâcheras pas ?
41:14Je les lâcherai jamais.
41:15Même en Ligue 2,
41:17on sera toujours là.
41:18Troisième extrait.
41:20C'est machique toi en plus ?
41:21Non, je crois que c'est machique.
41:23Non, je croyais.
41:25Non, non, regarde la vérité.
41:26En gros,
41:28moi, t'as vu,
41:28rentre dans le cercle,
41:29je croyais que c'était
41:29en premier comité.
41:31En gros, ça me ramène.
41:31Dans le 9-3,
41:32je sais plus,
41:32c'était où, tu vois ?
41:33Il y avait trop de gens.
41:34Voilà, j'étais mort de fou.
41:35Mon frère,
41:35il fallait faire les 30
41:36premières secondes.
41:37Après, t'as vu,
41:38il m'a dit quoi ?
41:38Il m'a dit,
41:39mais t'aurais pu reposer.
41:40Mais moi, je savais pas.
41:41Une fois,
41:41j'ai regardé une fois.
41:42Oui, moi, je me suis dit,
41:43bon ben,
41:43j'ai niqué ma perle,
41:44ben, tant pis.
41:45Tu as niqué ta carrière,
41:46là, surtout.
41:47Là, tu le mets où ?
41:49J'ai géré un tunnel
41:50des ténèbres
41:51de JL Tommy
41:52qui m'explique
41:53qu'en vrai,
41:53il était fort dans le rap
41:54et qu'il aurait dû
41:56faire un meilleur rang
41:57dans le cercle.
41:57Grosse dédicace à...
41:58On aime beaucoup JL Tommy.
42:00Autre extrait.
42:01Attendez.
42:04Hop là !
42:05Et ça, c'est le piment.
42:06Et ça, c'est le Z des bêtes.
42:08C'est que même sous Diarré,
42:10on récolte des fonds.
42:11Oh putain, il y a l'odeur.
42:13Oh putain, merde, j'ai bêté.
42:14Sosso, ça dit quoi ?
42:16Sosso Manes, mon frérot.
42:18Ça dit quoi, mon frérot ?
42:22J'aurais jamais dû
42:23lui serrer la main.
42:25J'aurais jamais dû
42:26lui serrer la main.
42:28Mais le plus important,
42:30c'est qu'à la fin
42:31de ce serrage de main,
42:33le ZD20 a réussi
42:34à récupérer
42:37plus de 30 millions d'euros
42:38pour les associations.
42:40et le message
42:41qu'il renvoie,
42:42c'est que les gars
42:43d'Internet,
42:45quand ils se mobilisent,
42:46il n'y a personne
42:47qui peut les arrêter.
42:48Et il faut les saluer
42:49parce que ça fait
42:50plusieurs années
42:52qu'ils font ça
42:53et c'était la dernière.
42:55Bravo
42:55au ZD20.
42:57Autre extrait.
42:58Les gars,
42:59j'ai fait un truc de fou.
43:00J'ai toujours rêvé
43:01de faire ça.
43:02J'ai toujours rêvé
43:03de faire ça.
43:04J'ai mis...
43:07Oh putain,
43:08je suis mort.
43:09J'ai mis un fond vert
43:11de fond vert.
43:13Gamberge.
43:14C'est pas un truc de fou ?
43:17Oh putain,
43:17je réalise un rêve de gosse.
43:19Et dans 4 heures,
43:21à cet endroit-là,
43:22j'ai mis un cinéma géant
43:23pour projeter
43:25en avant-première
43:26l'épisode final.
43:27C'est magnifique
43:28et j'espère que grâce à toi,
43:29des gosses auront
43:30d'autres rêves.
43:31Ils ont intérêt.
43:32Au bout d'un moment,
43:33ils vous avaient intérêt,
43:34les gars.
43:35Allez-y,
43:35on y croit.
43:37Dernier extrait.
43:38Bonjour à tous.
43:39C'est le commandement
43:41de Sosomanes.
43:42C'était un plaisir
43:43de vous avoir
43:44le B6-1894.
43:47Aujourd'hui,
43:48nous allons
43:48dans le Rio de Janeiro.
43:51La température
43:52de l'extérieur
43:52est de 900 F.
43:55Nous voulons
43:55dans le Rio
43:56à 9h.
43:58Enjoyz votre voyage.
43:59Ne vous esquez
44:00de mettre votre bouteille.
44:01Et allons-y
44:02à l'Airman S.
44:07Faites !
44:10C'est mes enfants
44:11qui m'apprennent
44:12à prendre un boulot.
44:13C'est un autre rêve de gosse.
44:14C'est un rêve de gosse.
44:16C'est un rêve de gosse,
44:17vraiment.
44:17la compagnie Hermann S.
44:19Là, maintenant
44:20que la série
44:21est un succès,
44:22il y avait un moment
44:23dans les tuyaux,
44:24en tout cas,
44:25j'entendais beaucoup parler
44:26d'un projet
44:27de long-métrage
44:27avec SCH.
44:29Ça, on est où ?
44:30Non, la réalité,
44:31c'est que Julien,
44:33il a mis énormément
44:34d'écarts
44:34avec...
44:35de distance, pardon,
44:36avec Marseille.
44:39Donc, on inclut
44:39les rappeurs aussi dedans.
44:42et moi,
44:43je continue
44:44de mon côté
44:45à essayer
44:46de pouvoir
44:46un jour
44:47réaliser
44:48un long-métrage
44:49avec du budget
44:50parce que je t'avoue
44:51que quand on fait
44:52ma série,
44:53c'est à base de...
44:54Allô, j'ai besoin
44:55d'un RS3 ?
44:56J'ai besoin
44:56d'une bonne vie ?
44:57Ta mère, elle fait quoi ?
44:58Est-ce que je peux avoir
44:59ton appartement ?
45:00C'est pour ça
45:00qu'on arrive à réduire
45:01les coûts.
45:02mais je rêve
45:04de pouvoir réaliser
45:05un jour,
45:06d'adhérer le combo
45:06et avoir des pitches
45:08entre midi et deux
45:09au quatrième.
45:10Mais je vais te dire
45:11un truc, Mouloud,
45:12que tu as oublié,
45:13qui est important
45:13et que je tiens
45:14à souligner aujourd'hui.
45:16J'étais venu
45:17à l'avant-première
45:17de ton film
45:19à l'époque,
45:20parce que c'était
45:21il y a quatre ans.
45:22J'étais venu
45:22à l'avant-première,
45:23sorti du Covid
45:24et j'étais venu
45:25avec un camion,
45:27pardon,
45:28avec des cars,
45:29avec tous les minots
45:30des cartes nord
45:30pour voir l'avant-première
45:32de Mouloud
45:33à Marseille.
45:34Et à la fin,
45:35Mouloud a pris le micro,
45:38on a posé des questions
45:39sur le film,
45:40on a discuté.
45:41Tu ne t'en souviens pas,
45:42mais moi,
45:43c'est un message
45:43qui m'a motivé
45:45et au micro,
45:45tu as dit,
45:50je vous le dis,
45:51Sosso Manet
45:52sera un jour
45:52un grand réalisateur.
45:53Mais je le sais.
45:54Ah, je te sais.
45:55Mais oui.
45:55Je te rappelle.
45:55Mais je le sais,
45:56j'en suis sûr.
45:57Ça me fait plaisir.
45:57J'en suis sûr.
45:58Moi, je pense que
46:00pour toi,
46:01la vie va commencer.
46:01Ça y est,
46:02c'est une nouvelle carrière
46:03qui démarre.
46:04J'ai l'impression
46:05que l'arc du rap,
46:07tu as commencé
46:08le jeu jeune,
46:09tu ne l'as pas fini
46:10et tu auras,
46:11quand tu auras envie
46:12de faire des morceaux
46:13qui te plaisent
46:14ou des trucs comme ça,
46:14avec la classe,
46:15là, c'est un nouvel arc
46:16qui s'ouvre
46:16et que ta place,
46:17elle est là.
46:19Il y a plein de rappeurs
46:20à qui je dirais
46:20que tu n'as pas forcément
46:22ta place au cinéma,
46:23mais on voit
46:24que tu sais jouer,
46:25on voit que tu sais écrire,
46:26tu as un sens
46:26de la mise en scène,
46:28que tu as une culture
46:29cinématographique,
46:30littéraire,
46:30ta place est là.
46:31Et puis même,
46:32il y a des vécus
46:32que seuls des gens
46:34comme toi
46:34ou comme Ladjli
46:35peuvent raconter.
46:36On a besoin
46:37de gens qui viennent
46:38de ces endroits
46:40pour raconter
46:40ces réalités.
46:42et cette phrase
46:43a résonné très longtemps
46:46durant toute cette période.
46:48Et Maïlan,
46:48je te pose la question,
46:49c'est que quand on voit
46:50le succès de ces livres,
46:52est-ce qu'on n'a pas envie
46:53de voir une adaptation
46:54de tout ça au cinéma ?
46:55Est-ce que ça passe à place
46:56pour que justement
46:57ça soit raconté
46:59quand on voit
47:00le nombre de parents
47:02qui achètent le livre,
47:03le nombre d'enfants
47:03que ça touche,
47:05que c'est un sujet
47:06qui n'est pas assez médiatisé
47:07alors que tous les Français
47:09en parlent,
47:09toutes les Françaises
47:10et les Français en parlent,
47:11est-ce que ce n'est pas
47:12le film qu'on a envie de voir ?
47:14Si, des petits formats vidéo,
47:17un film, pourquoi pas,
47:19une histoire
47:19dans laquelle on rentre.
47:20On sait que les enfants
47:21rentrent souvent en empathie,
47:23ils ont besoin de rentrer
47:23dans des émotions.
47:24Je dis ça parce qu'elle
47:25a un frère réalisateur.
47:26Oui, bien sûr.
47:28Oui, bien sûr.
47:29Moi, j'encourage
47:31et je me suis même
47:32sur plein de projets
47:33d'outils multiples
47:35de passer par tous les sens,
47:38de la musique,
47:39du film,
47:40des images.
47:41On sait que les enfants
47:42adorent les dessins animés
47:42donc bien sûr,
47:43passer par tous les outils possibles.
47:46En tout cas,
47:47merci à tous les deux
47:48d'être venus dans Click.
47:48Mania,
47:49à quelques étages,
47:50il y a Studio Canal
47:50donc le rendez-vous,
47:51il est facile à faire
47:52pour Sosomanes
47:53et pour Maïlan.
47:55Allez,
47:55c'est des films
47:56qu'il faut faire.
47:58Merci Sosomanes.
47:58L'épisode final
47:59de la série
48:00de Rescapés,
48:00c'est dispo sur Netflix.
48:02Nouvel album
48:03à écouter
48:03et Maïlan,
48:04le dernier album
48:05est également à écouter
48:07sur toutes les plateformes
48:08et les livres
48:09sont un carton.
48:10Merci à tous les deux
48:11et ça fait du bien
48:12de vous avoir entendu
48:13dans Click.
48:14Merci.
48:15Bonjour,
48:16c'est Maïlan dans Click.
48:17Cliquez,
48:18likez
48:18et abonnez-vous.