00:00Quand la gauche joue la carte de l'intimidation, Thomas Bonnet, un événement organisé par un élu de droite
00:06a dû être reprogrammé et déplacé à cause de menaces de l'extrême gauche.
00:11Thomas, c'est une nouvelle illustration du climat d'intimidation qui est à l'œuvre pendant cette campagne présidentielle ?
00:16Oui, c'est un schéma auquel on commence à être habitué.
00:18Un événement organisé avec des voix de droite, et puis une nébuleuse militante d'extrême gauche qui se met en
00:24branle,
00:24lance des pétitions, organise des manifs pour l'empêcher.
00:27Une pression qui s'exerce et qui contraint parfois les organisateurs à revoir leurs plans.
00:31C'est précisément ce qui s'est passé ces dernières heures à Avignon,
00:34où Julien Aubert, membre des Républicains, avait prévu de réunir des figures de droite pour discuter
00:39aux universités d'été de son mouvement qui s'appelle Oser la France.
00:43Il avait eu le malheur d'inviter Sarah Knaffo et François Fillon.
00:47Tant pis si des voix de gauche étaient également au programme.
00:50La simple présence de ces deux personnalités a suffi à sortir une poignée de militants professionnels
00:56de leur droit à la paresse face aux risques de troubles à l'ordre public.
00:59Julien Aubert doit choisir un nouveau lieu qu'il préfère tenir secret pour éviter de subir à nouveau des pressions,
01:05comme ça a été le cas pour le théâtre qui devait accueillir l'événement initialement.
01:08Alors Julien Aubert qualifie ses intimidations et ses appels au boycott de fascisme.
01:13Oui, le terme est également repris par Bruno Rotaillot,
01:15et la définition de ce terme leur donne raison.
01:17Quand un groupe d'individus fait pression de manière autoritaire et arbitraire pour imposer ses idées,
01:22comment le qualifier autrement ?
01:24Sous couverte de luttes prétendument antifascistes,
01:26l'extrême gauche en reprend les codes et les habits.
01:28On s'est habitué depuis des années à ces pressions, à ces menaces,
01:31qui, si elles émanaient d'un groupe de droite,
01:33provoqueraient un battage médiatique de plusieurs jours.
01:36C'est un événement politique, une séance de dédicaces, une réunion publique.
01:40À chaque fois, c'est le même topo.
01:42Ces méthodes totalitaires sortent même du cadre de la simple extrême gauche.
01:45Quiconque ose aujourd'hui s'attaquer au magistère moral de la bien-pensance
01:49s'expose à la calomnie, à la diffamation, à la mort sociale, voire aux menaces.
01:54Le meilleur exemple, et le dernier exemple en date, c'est Charles Aloncle,
01:57qui a subi les foudres du milieu pour avoir osé s'attaquer au fonctionnement de l'audiovisuel public.
02:02Alors, quel impact peuvent avoir ces intimidations sur le débat public en cette année présidentielle ?
02:08Le risque, Romain, c'est celui du pourrissement.
02:10Une partie de la gauche radicale a compris qu'elle ne gagnera pas dans les urnes
02:12et donc elle veut déplacer le combat dans la rue.
02:14Ça crée des climats de tension.
02:16Bien sûr, ça peut conduire au pire, comme la mort de Quentin Deranque nous l'a tristement rappelé.
02:20Ce climat, on le voit à l'œuvre quasiment tous les jours.
02:22Par exemple, une poignée de militants radicalisés d'extrême gauche
02:26peut occuper illégalement pendant trois jours l'université de Nantes
02:30en s'appropriant les lieux, en dégradant le matériel au passage.
02:33C'est symptomatique de ces militants qui se croient tout permis au nom de leur combat politique.
02:37Ces soi-disant défenseurs de la démocratie sont en fait des artisans de la tyrannie.
02:42Alors face à ce constat, on ne peut pas simplement avoir les condamnations
02:45parfois un peu timides d'une partie de la droite
02:46parce que beaucoup s'accommodent malheureusement de ces violences
02:49parce qu'au fond, ils partagent peut-être le même objectif
02:52mais ils ne partagent pas les mêmes méthodes.
02:54Ils veulent tout faire pour éviter, comme on dit, de faire le jeu de la droite.
02:58Je crois que c'est manqué parce qu'il y a de moins en moins d'électeurs
03:00qui se laissent intimider.
03:01Mais il faut à chaque fois condamner très fermement ces actions.